Hello mes chers lecteurs !
Voila donc la suite des aventures de Gabrielle et de Harry... Gaby est enfin introduite à Poudlard et se prépare à sa véritable arrivée (dans le prochain chap) J'espère que vous allez aimé !
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The Death Of An Angel
Chapitre 3 : Learning
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"Voilà pourquoi il est nécessaire qu'elle vienne avec moi Monsieur Delacroix." Déclara Dumbledore, après avoir expliqué la situation.
M. Delacroix s'enfonça un peu plus profondément dans son fauteuil en cuir noir, le front plissé et les mains croisées. Sa femme, elle, s'agita sur son siège et s'écria d'un ton joyeux :
"Ma fille, une sorcière ! Je suis tellement fière."
M. Delacroix soupira devant tant d'exubérance, mais il devait se rendre à l'évidence. Ce Dumbledore lui en avait fourni la preuve plusieurs fois de suite, la magie existait. Et sa fille possédait également ce genre de pouvoir. Intérieurement, il était heureux. Heureux que sa fille ait enfin trouvé une voie qui lui convenait. Il avait toujours su qu'elle était spéciale, et sans qu'elle ne le sache, il l'avait toujours préférée aux deux autres. Mais M. Delacroix n'aimait pas faire de favoritisme...
"Apparemment, vous avez raison. Si ce que vous me dites est vrai, ses pouvoirs risqueraient de devenir incontrôlables si elle ne va pas dans cette école ?"
"C'est tout à fait vrai. Et le fait qu'elle ait obtenu ses pouvoirs si tard est encore plus alarmant. Un sorcier tardif bénéficie le plus souvent d'une surcharge de pouvoirs, qui se sont accumulés au fil des ans sans avoir la possibilité de se relâcher. C'est d'ailleurs encore étrange qu'elle n'ait pas tout explosé. Elle est la seule depuis le XIVe siècle à obtenir son pouvoir à seize ans !"
Ses parents s'écartèrent sensiblement de Gabrielle, qui était restée silencieuse pendant toute la conversation. Elle-même était mitigée, elle désirait ardemment apprendre à se servir de ses pouvoirs et suivre Harry, mais cela voulait dire quitter Clémence et Cory, ses deux amours. Ce que lui dit Dumbledore, cependant, lui fit prendre une décision. Il fallait qu'elle apprenne à se contrôler, sinon elle risquait de mettre en danger ses amis et sa famille.
"J'irai à Poudlard Père." Annonça-t-elle, surprenant tout le monde. "Je pense que c'est important, pour moi et pour vous, que j'apprenne à maîtriser cette force."
Son père l'observa un moment, plongé dans ses pensées. Puis il dit :
"Bien, c'est ton choix et je n'y vois pas d'inconvénient."
Alors Gabrielle fit une chose qu'elle n'avait jamais osé faire de toute sa vie : elle se jeta dans les bras de son père. Celui-ci resta droit et immobile, gêné devant ce déploiement d'affection.
"Je ne vous décevrais pas Père, vous verrez."
"Je n'en doute pas." Répondit-il, et pour la première fois, Gabrielle aperçut une étincelle d'amour dans le regard de son père.
Elle eut un large sourire, mais remarqua que sa mère n'était pas tout à fait heureuse du déroulement de la situation. Gabrielle connaissait assez sa mère pour savoir qu'elle était jalouse. Elle s'approcha donc d'elle et lui fit un bisou sur la joue.
"Merci à vous aussi Mère."
Cette fois, Mme Delacroix sourit, bien qu'avec un peu d'hésitation.
"Parfait, parfait." Dit Dumbledore. "Nous devrions partir tout de suite alors."
"Tout de suite ?" S'exclama Gabrielle. "Mais je n'ai prévenu personne. Et je dois m'occuper de mon cheval, et préparer mes affaires."
"Malheureusement, l'année scolaire a déjà commencé et vous avez cinq années de cours à rattraper. Pour ce qui est de votre cheval, je pourrais m'arranger pour qu'il soit autorisé à Poudlard. Je suis sûr que notre professeur de Soin aux Créatures Magiques, Hagrid, sera ravi de s'en occuper."
Gabrielle se réjouit à l'idée de ne pas avoir à quitter son étalon, mais elle n'était pas certaine que Cory se laisserait emmener par n'importe qui. Mais un souvenir lui revint d'une de ses conversations avec Harry : Hagrid était un demi-géant ! Elle ricana intérieurement. Comme elle aurait aimé voir la tête de Cory en l'apercevant...
"Une autre chose, je dois vous dire qu'il est impossible d'informer vos amis de votre situation actuelle. Ce cercle est strictement restreint à votre famille proche."
"Quoi ?" S'écria Gabrielle. "Même ma meilleure amie ?"
"Oui, vous devrez lui dire que vous partez dans un pensionnat privé en Angleterre. Bien sûr, cela ne vous empêche pas de lui écrire. Il suffira d'envoyer votre lettre à vos parents qui la lui transmettront j'en suis certain."
"Bien." Dit-elle, résignée.
Elle se leva et ajouta :
"Je suppose que je dois aller préparer mes affaires."
"Oh, ne vous inquiétez pas, Harry et ses amis l'ont déjà fait pour vous."
"Vous !" Cria M. Delacroix. "Vous saviez déjà que nous allions accepter !"
"Je m'excuse si j'ai donné cette impression. J'ai juste fait cela par mesure de précaution."
Mais ses yeux pétillèrent plus que jamais. Tous sortirent du bureau de M. Delacroix pour rejoindre les quatre adolescents qui attendaient avec impatience. Gabrielle remarqua deux grosses valises déjà prêtes à côté d'Harry. Celui-ci leva aussitôt les yeux à leur arrivée et en voyant le grand sourire de Gabrielle, il le lui rendit. Ils échangèrent un long regard de compréhension. Chacun était heureux de ne pas avoir à quitter l'autre.
"Tiens Gabrielle." Dit M. Delacroix en sortant une grosse enveloppe de son manteau. "Tu en auras besoin pour t'acheter de nouvelles affaires."
"Merci Père. Au revoir."
Elle se leva sur la pointe des pieds pour lui faire la bise, puis fit de même avec sa mère.
"Vous raconterez tout à Julien et Grand Mère d'accord ? Et surtout expliquez à Clémence que ce fut une décision précipitée et que je ne serais jamais partie sans lui dire au revoir sinon."
"Bien ma chérie." Dit Mme Delacroix en souriant.
"Bon, allons-y." Dit Dumbledore. "Le voyage par la poudre de Cheminette est court, mais l'on doit quand même traverser une mer entière !"
Harry sortit sa baguette et réduisit les bagages de Gabrielle pour ensuite les fourrer dans sa poche. Tous se dirigèrent vers la cheminée.
"M. Weasley, passez le premier pour lui montrer comment faire."
"Oui Professeur."
Il prit de la poudre verte dans la petite bourse que lui tendait Harry et s'avança vers l'âtre de la cheminée.
"Bureau d'Albus Dumbledore. Poudlard."
Il y eut un tourbillon de fumée verte et il disparut. Gabrielle observa le processus plusieurs fois tandis qu'Hermione et Ginny répétaient ce même rituel. Finalement, Harry lui tendit la bourse. Elle en ressortit la main pleine de poudre, elle mit un pas dans la cheminée et cria, tout en jetant la poudre à ses pieds, sa destination. Au grand soulagement du Gryffondor, elle ne s'était pas trompée. Dumbledore la suivit.
Harry, avant de partir, se tourna vers M. Delacroix.
"Je pense que vous aimeriez savoir que l'anniversaire de votre fille était il y a deux jours, et que vous l'avez complètement oublié. Sur ce, au revoir monsieur."
Il disparut à son tour.
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"Attention où tu mets tes pieds !"
"Sors de là, Ron, avant que les autres n'arrivent."
"Oui, oui c'est bon."
Il sortit de la cheminée, suivi d'Hermione et de Ginny. Puis arrivèrent Gabrielle et Dumbledore, et enfin Harry. Gabrielle ouvrit grand les yeux, le bureau de Dumbledore était incroyable. Il y avait de nombreux objets qu'elle ne connaissait pas mais qui avaient l'air extrêmement superflus, comme un chapeau usé posé sur une étagère et une cage dorée complètement vide. Dans un coin, on pouvait également voir une petite fontaine à l'eau argentée...
"Votre bureau est magnifique Professeur." Dit-elle avec sincérité.
Dumbledore la regarda et lui sourit.
"Bien chers enfants, il se fait tard et je crois que vous allez devoir rentrer dans vos dortoirs, pendant que Miss Delacroix et moi-même avons une petite discussion. Harry, attends un moment s'il-te plaît, j'ai aussi à te parler."
Ron, Hermione et Ginny sortirent de la pièce en grommelant. Dumbledore invita Gabrielle et Harry à s'asseoir sur des sièges, tandis que lui-même s'assit sur son énorme fauteuil. Il resta un moment silencieux puis dit :
"Harry, tu sais que ce qu'il s'est passé il y a quatre mois n'était pas de ta faute, n'est-ce pas ?"
Harry jeta un coup d'oeil à Gabrielle avant de répondre.
"Si je n'avais pas été là, Voldemort n'aurait jamais attaqué l'école."
"C'est là que tu te trompes, ta présence a peut-être accéléré les choses mais Voldemort aurait un jour ou l'autre attaqué Poudlard, simplement parce que j'en suis le directeur. De plus, Poudlard est un symbole, celui du futur, de l'espoir. Détruire l'école n'avait pas pour seul but de te détruire toi, mais de détruire cet espoir. Tu comprends ?"
"Oui Professeur..."
"Tu n'aurais pas dû partir comme cela, sans prévenir. Je sais que tu as beaucoup travaillé ta magie l'année dernière et que tu es devenu très puissant, mais n'importe quoi aurait pu t'arriver."
"Mais Voldemort détient une mèche de mes cheveux ! Il peut me localiser !"
"Si tu étais resté à Poudlard, ça n'aurait pas eu d'importance. Sais-tu qu'avec une mèche de cheveux, on peut faire des choses beaucoup plus dangereuses que localiser quelqu'un ?"
"Il aurait pu essayer de faire passer quelqu'un d'autre pour moi !" S'écria Harry, n'y ayant pas pensé.
"Oh, je t'assure qu'il a essayé. Mais heureusement pour nous, Miss Granger est plus intelligente que cela. Elle a tout de suite détecté l'intrus et il se trouve actuellement à Azkaban en interrogatoire. Heureusement aussi que Voldemort avait besoin de cette maigre mèche de cheveux, qu'il doit avoir épuisé à l'heure qu'il est, pour te localiser sinon il aurait pu t'empoisonner à distance."
"Hmm... Professeur, je crois qu'il y a pensé. J'ai été malade pendant les deux premières semaines. Mais un sorcier péruvien m'a aidé et m'a fourni des antidotes. Depuis, j'en prends tous les trois jours pour éviter ce genre d'attaque."
"Tu as eu de la chance mon garçon. Mais maintenant, tu es en sécurité ici. Le nouveau système de sécurité bloque toutes les attaques extérieures, quelle que soit leur origine."
"Bien Professeur. Je suis désolé d'être parti de cette façon, mais je pense que ce "voyage" m'a beaucoup aidé."
Dumbledore hocha la tête, puis tourna son attention vers Gabrielle.
"Maintenant ma chère, à nous. D'après Miss Weasley, j'ai cru comprendre que votre aura était dorée. Du jamais vu, je dois l'avouer."
"Je... Je ne connais la magie que depuis trois jours Professeur." Répondit Gabrielle, un peu intimidée. "Tout ce dont vous parlez m'est encore inconnu et j'ignore vraiment comment j'ai pu obtenir cette "aura"."
"Oh, ne vous inquiétez pas, ce n'est en aucun cas un reproche. Harry, peux-tu l'attendre dehors ? Tu lui montreras le chemin comme cela."
"Bien Professeur."
Il sortit de la pièce. Gabrielle se retrouva seule dans le bureau, Dumbledore en face d'elle. Soudain, une flamme rouge apparut au milieu de la pièce et un immense oiseau rouge et or en sortit. Gabrielle poussa un cri sans le vouloir. L'oiseau vint se poser sur l'épaule du directeur et ses yeux couleur or observèrent la jeune fille. Elle pouvait y voir une profondeur incroyable.
"Je vous présente Fumseck. C'est un phoenix." Lui dit Dumbledore.
"Il est magnifique."
Et en effet, le phoenix était la plus belle créature qu'elle ait jamais vue. Elle avait déjà pu voir des représentations de ces animaux mythiques mais elles étaient loin de la réalité. Fumseck émit une sorte de ronronnement mélodique. Dumbledore eut un petit rire.
"Je crois qu'il a apprécié le compliment."
Le phoenix refit le même bruit puis alla se mettre sur son perchoir.
"Bien, passons aux choses sérieuses, en dehors de votre aura mystérieuse. Je dois vous expliquer un peu le système de Poudlard. L'école se divise en quatre maisons : Poufsouffle, la loyauté, Serdaigle, l'intelligence, Serpentard, la ruse, et Gryffondor, le courage. Bien sûr, ce ne sont que des catégories. Quoi qu'il en soit, vous allez devoir être sortie dans l'une de ses maisons, qui restera votre famille jusqu'à la fin de votre parcours scolaire."
"Mais Professeur, comment vais-je faire pour rattraper cinq années tout en suivant des cours ?" Demanda Gabrielle.
"Chaque chose en son temps."
Il se leva et alla chercher le chapeau usé que Gabrielle avait aperçu en rentrant. Sans prévenir, Dumbledore le déposa sur sa tête.
"Quelle aura..." Murmura une voix dans sa tête.
"Qui êtes-vous ?" Dit-elle intérieurement.
"Je suis l'esprit des quatre Fondateurs de Poudlard, et je suis chargé de trouver la maison qui te convienne le mieux."
"Euh... Je vous en prie alors..."
"Comme je disais, je n'ai jamais vu une telle aura chez un être humain. Pas depuis les Fondateurs en tout cas. Et ce que je vois, tellement de qualités... Mais il y a de la solitude en toi. Tu cherches une famille..."
"Vous êtes là pour me faire un portrait psychologique ou quoi ?"
Une fulgurante douleur dans sa tête la fit grincer des dents.
"Petite insolente ! On ne parle pas de cette manière au Choixpeau !"
"Ça va, ça va. Pas besoin de se prendre la tête."
"Hmm... Avec tout ça, je ne sais toujours pas dans quelle maison te mettre. Tes pensées sont trop confuses pour être catégorisées. Je pense que n'importe quelle maison te conviendrait... En réalité, tu possèdes les qualités requises pour chacune d'entre elles."
"Dans quelle maison se trouve Harry Potter ?" Dit-elle, car elle voulait à tout prix rester avec lui.
"Le jeune Potter ? À Gryffondor bien sûr, comme toutes les générations de sa famille."
"Alors je pourrais aller dans cette maison ?"
"Bien, tu as fait ton choix, alors ta maison sera..."
"GRYFFONDOR !" Cria-t-il à haute voix.
Dumbledore retira le Choixpeau, il avait l'air un peu surpris.
"Cela faisait longtemps que le Choixpeau avait pris autant de temps pour sortir un élève." Déclara Dumbledore.
"Il a dit que j'avais les qualités pour aller dans la maison de mon choix." Dit Gabrielle.
"Ah oui ?" Mais il n'attendit pas la réponse. "Bon, à propos de votre retard scolaire, je crois avoir trouvé une solution efficace et rapide. Mais elle devra rester entièrement secrète. Si quelqu'un l'apprenait, ce serait un désastre pour l'éducation."
Autant dire que Gabrielle était toute ouïe.
"Voilà." Continua Dumbledore, en sortant une paire de lunettes de son tiroir. "On appelle ça des Lunettes à Lecture Rapide. Il n'en existe que cinq paires dans le monde et elles valent extrêmement chères, mais je vous les prête pendant un moment, pour rattraper votre retard. Ces lunettes permettent de lire à une vitesse incroyable et d'apprendre aussitôt ce que vous avez lu."
"Vous rigolez ?"
"Non, je vous assure. C'est pourquoi vous allez devoir attendre au moins une semaine avant de commencer à assister au cours. Demain, Harry et un professeur vous emmèneront acheter des affaires. Ensuite, vous devrez rester dans une chambre spéciale pour apprendre tout ce que vous devez savoir. Pendant cette semaine, vous dormirez là-bas et personne ne devra vous voir. Ils devront tous croire que vous êtes une élève transférée de Beaubâtons, l'école de magie française. C'est compris ?"
Gabrielle déglutit. Le travail acharné n'était pas tellement son fort... Elle préférait de loin rêver et ne penser à rien. Mais elle hocha la tête d'un air qui se voulait déterminé. Dumbledore n'était pas dupe et il ajouta :
"Ne vous inquiétez pas, ces lunettes sont tellement incroyables que vous allez vite prendre goût à la lecture je vous assure."
Gabrielle eut un sourire. Elle en doutait fortement...
"Harry !" Appela le directeur.
Harry rentra aussitôt dans la pièce et Gabrielle eut la distincte impression qu'il avait tout entendu.
"Pas besoin de te demander d'accompagner Miss Delacroix au Chemin de Traverse il me semble ?" Continua-t-il. Harry eut la bonne grâce de rougir. "Et je voudrais que tu l'amènes jusqu'à la Pièce des Souhaits. Je crois également que tu connais bien le chemin... Quand vous serez là-bas, vous devrez passer trois fois devant la porte et penser très fort "Je veux que Gabrielle ait un endroit confortable pour rattraper ses cinq premières années d'études à Poudlard." La phrase est longue mais retenez-la bien."
Les deux adolescents acquiescèrent. Puis Dumbledore les congédia d'un revers de la main, tout en leur souhaitant bonne nuit. Il précisa à Gabrielle qu'il viendrait une fois par jour la voir pour voir où elle en était et pratiquer un peu. Gabrielle le remercia et elle et Harry sortirent du bureau du directeur.
Malgré la nuit, la jeune fille ne cessait d'observer son environnement. Elle était fascinée par ces tableaux dont les personnages parlaient et bougeaient, même si elle avait déjà aperçu ce même phénomène dans le bureau de Dumbledore. Poudlard ressemblait à un château médiéval avec ses lourds tapis brodés, ses portes en bois sculpté et ses murs en pierre grise. Elle était tout à coup transportée dans un monde de princes et de princesses, de monstres abominables et de fantômes... DE FANTÔMES !
La jeune fille retint un hurlement. Face à elle se tenait un être translucide, habillé en gentilhomme du XVIe siècle. Harry posa une main rassurante sur son bras et dit au fantôme.
"Bonsoir Sir Nicholas."
"Harry !" S'exclama le fantôme, une expression étonnée sur son "visage". "Tu es de retour finalement ! Tu nous as manqué pendant ces deux mois."
"Oui sir Nicholas, et merci."
"Et qui est cette jolie demoiselle ?"
"Sir Nicholas, Gabrielle Delacroix. Elle vient de Beaubâtons, mais c'est un secret pour l'instant. Personne ne doit savoir."
Le fantôme hocha la tête gravement. Puis il s'inclina vers Gabrielle, faisant tomber sa tête à moitié coupée sur le côté. La jeune fille se saisit de la main d'Harry sans s'en rendre compte et lui broya les doigts. Mais elle se retint de crier, par politesse.
"Enchanté Sir."
Elle s'inclina à son tour, bien que nerveusement et sans lâcher la main du Gryffondor.
"En voilà une bien polie dis donc." Commenta Nick Quasi Sans Tête.
Harry sourit puis lui fit savoir qu'ils devaient se dépêcher. Une fois seuls à nouveau, le jeune homme laissa échapper un petit rire.
"Je ne te savais pas si froussarde..."
Gabrielle fit une moue irritée.
"Tu n'en menais pas large non plus devant mon Cory."
Elle lui tira la langue comme une gamine. Il frémit à l'idée de l'immense étalon mais finit par sourire à son tour.
"Tu dois être heureuse qu'il puisse venir ici." Dit Harry.
"Oui... Je crois que je n'aurais pas pu survivre sans lui toutes ces années à Paris. Et puis je sais que cela doit paraître étrange mais j'ai l'impression qu'il peut tout comprendre. Parfois j'ai même l'impression qu'il a des expressions humaines !"
"Oh, je vois très bien ce que tu veux dire." Répondit Harry, se rappelant l'air amusé de l'étalon après qu'il l'ait ridiculisé.
Ils continuèrent à marcher en silence, jusqu'à ce qu'ils arrivent à la porte recherchée. Obéissant à la lettre aux instructions de Dumbledore, ils n'eurent aucun mal à déclancher la magie de la "Pièce à Souhaits", comme l'appelait le directeur.
Gabrielle ouvrit la porte et fut accueillie par une vision magnifique. En face d'elle se trouvait un paysage aux dimensions inimaginables : il y avait une première partie habitable, confortable, et une deuxième qui défiait toute logique.
La partie "maison" était assez simple, dans les couleurs chaudes. Il y avait un salon très mignon, une immense bibliothèque, une chambre au lit double et une salle de bain toute neuve. Mais il n'y avait pas de plafond, laissant voir un soleil resplendissant et après une sorte de véranda, du sable chaud prenait la place sur le parquet. Plus loin, la mer bleue et calme se dressait dans toute sa splendeur.
"On peut dire que tu as de l'imagination..." Commenta Harry, encore surpris.
Il en déduit qu'il était celui qui avait pensé la maison et Gabrielle la plage. Celle-ci lui fit un sourire embarrassé.
"J'avais peur d'étouffer... Je ne supporterais pas de rester une semaine enfermée dans la même pièce."
"Je comprends."
Puis il sortit deux petits paquets de sa poche. D'un coup de baguette, il les agrandit de nouveau pour que Gabrielle puisse ranger ses affaires.
"J'ai pris le plus de choses possibles, je ne savais pas vraiment ce que tu voulais. Au pire, tu pourras toujours demander à tes parents de t'envoyer le reste."
"Ne t'inquiète pas, je ne suis pas très attachée à toutes mes affaires..."
Harry acquiesça, puis ajouta :
"Je viendrais te chercher demain matin vers 10h30 pour aller au Chemin de Traverse. Ne sois pas en retard !"
"Tu me connais..." Gabrielle lui adressa un sourire entendu.
"Justement." Fut la réponse attendue d'Harry.
Il lui dit bonsoir et juste avant de partir de la pièce, il se retourna.
"Je suis content que tu sois là... Que nous ne soyons pas quittés je veux dire..."
Et il sortit sans attendre la réponse.
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"GABRIELLE !"
"Quoi ?"
"J'en étais sûr ! Il est 11h00 !"
"Hein !"
Elle ouvrit un oeil endormi. Le visage en colère d'un certain Harry Potter l'accueillit sans douceur dans le monde de la réalité.
"Je t'ai laissé une demi-heure de plus en sachant que tu serais en retard." Continua-t-il, sans remarquer que Gabrielle replongeait lentement dans le sommeil. "Mais apparemment, ça ne suffit pas !"
Il arracha le drap qui couvrait la jeune fille. Il ne faisait pas froid, mais Gabrielle replia ses jambes sur elle-même en frissonnant.
"T'as pas le droit !" Grommela-t-elle.
"Oh que si !" Répliqua-t-il. "Allez DEBOUT !"
"Ça va, ça va... Ce que tu peux être énervant."
Elle se glissa rapidement hors de son lit et de la pièce avant qu'Harry ne lui lance une réponse acerbe. Se douchant et s'habillant, ce qui, vu son expérience en retards, était extrêmement rapide, elle opta pour un jean tout simple et un pull rouge. En ressortant de la salle de bain, elle aperçut Harry qui l'attendait, assis sur un fauteuil et encore très en colère.
"Hmm... Tu es fâché ?"
"Pas du tout." Dit-il d'un ton qui démontrait tout le contraire.
"Oh allez, ne fais pas ton grincheux pour quelques minutes... euh pardon, une demi-heure de retard." Corrigea-t-elle en voyant son regard outré.
Harry poussa un soupir puis finit par dire :
"Ce n'est pas vraiment à cause de toi... C'est juste que revenir à Poudlard après mon absence est un peu plus difficile que je ne me l'imaginais. Tant de gens que je pensais avoir oublié... Et puis tout le monde me regarde comme si j'étais un aliéné ou un assassin qui allait leur sauter dessus au moindre mouvement. Heureusement que les Gryffondors, et toi bien sûr, êtes là sinon je serais déjà parti en courant."
"Pourquoi te traitent-ils de cette manière ?"
"C'est à propos de ce qu'il s'est passé il y a quatre mois... Mais ce serait trop long à raconter, et Professeur Lupin doit nous attendre depuis un bon moment maintenant."
Il se leva et ensemble, ils sortirent de la pièce. Les élèves étant en classe, ils ne risquaient pas de rencontrer quelqu'un.
"Qui est le professeur Lupin ?" Demanda Gabrielle, intriguée.
"Notre professeur de Défense Contre les Forces du Mal. Il a souvent l'air malade mais il est très gentil."
"Ah oui ! J'ai lu des choses sur cette matière, il s'agit d'apprendre à se défendre contre les mages noirs et les créatures magiques non ?"
"Tout à fait. Je vois que tu n'as pas attendu pour te mettre au travail."
"Oui, ces Lunettes sont merveilleuses ! Dumbledore avait raison quand il disait qu'elles donnaient goût à la lecture. Hier soir, je n'ai pas pu m'arrêter et j'ai lu jusqu'à deux heures du matin environ. Et je connais presque chaque livre par coeur !"
"J'arrive pas à croire que Dumbledore ne m'en ait jamais parlé." Commenta Harry. "Cela aurait pu me servir pour mon apprentissage."
"Peut-être qu'il ne voulait pas que tu en fasse mauvais usage..."
Harry la regarda d'un air dubitatif, puis il se tut. Gabrielle en profita pour regarder à nouveau le château. Décidément, il était encore plus captivant la journée. Il respirait la magie, comme si elle en faisait partie intégrante et qu'elle lui donnait une âme. Du bout des doigts, la jeune fille effleura un des murs. Il lui sembla le sentir frissonner. Elle mit cela sur le compte de son imagination.
Ils arrivèrent enfin au bureau de Dumbledore, dont l'entrée était une immense gargouille. À l'intérieur, se trouvaient le directeur et un homme d'âge moyen, d'aspect un peu miteux. Sa robe avait l'air d'avoir traîné trop longtemps dans la machine et la corde était usée et délavée. Mais quand l'homme tourna son visage vers elle, elle fut surprise par la douceur que celui-ci dégageait, malgré son air pâle.
"Voici donc la nouvelle Merlin." Dit l'homme en l'observant avec amusement.
"Pardon ?" Demanda la jeune fille.
Elle connaissait Merlin mais ne voyait pas le rapport avec elle.
"Merlin est le dernier sorcier à avoir obtenu son pouvoir aussi tard que toi." Expliqua Dumbledore. "J'espère que vous appréciez votre chambre, Miss Delacroix."
À la lueur amusée dans son regard, on pouvait se rendre compte qu'il était au courant pour la plage.
"Oui Professeur Dumbledore. Et vos Lunettes sont incroyables."
Le sorcier au visage pâle s'avança alors et serra la main de la jeune fille.
"Je m'appelle Rémus Lupin, enchanté."
"Gabrielle Delacroix."
Elle lui rendit son sourire.
"Nous devrions y aller tout de suite." Intervint Harry. "Vu que certaines personnes ne sont pas capables d'arriver à l'heure."
Gabrielle se retint de lui tirer la langue mais lui lança tout de même un regard venimeux.
Puis chacun prit une poignée de Poudre de Cheminette et, l'un après l'autre, ils atterrirent au Chaudron Baveur.
Gabrielle regarda curieusement autour d'elle, le pub était très sombre et regorgeait de personnes bizarres, comme un homme aux longues oreilles, un autre qui portait une sorte de masque africain, ou encore une sorcière dissimulée sous une cape rose fluo. Tous les observèrent avec attention mais la jeune fille remarqua qu'ils avaient plutôt tendance à regarder Harry. Sûrement à cause de sa célébrité...
Harry et Lupin allèrent saluer le barman, Tom, puis ils passèrent ensemble dans l'arrière-cour. Gabrielle ne comprenait pas très bien pourquoi mais l'explication vint rapidement lorsque Harry sortit sa baguette et tapota quelques pierres sur le mur d'en face. Celui-ci s'ouvrit brusquement pour laisser la place à une immense rue animée et remplie de magasins.
"Bienvenue au Chemin de Traverse." Lui lança Harry en voyant son regard impressionné.
Gabrielle resta silencieuse.
"On va d'abord passer à la banque." Continua-t-il. "Comme ça, tu pourras changer ton argent."
Elle hocha la tête, toujours à court de mots. Harry eut un sourire en la voyant ainsi. Finalement il lui prit la main et l'entraîna à sa suite. Étonnée, la jeune fille ne retira pourtant pas sa main, trop contente de ressentir enfin un peu de chaleur humaine. Après un moment, un énorme bâtiment, construit de manière un peu bancale, se dressa devant eux. Il portait l'inscription suivante : Gringotts, Banque pour Sorciers et Autres Créatures Magiques.
En lisant la petite pancarte à l'entrée, Gabrielle eut un frisson. Ces gobelins n'avaient pas l'air de rigoler, surtout en matière de vol. Ce sentiment s'accentua à la vue des gobelins eux-mêmes : petits, secs et sévères. Mais Harry avait l'air tout à fait à l'aise lorsqu'il s'accouda à un comptoir et qu'il s'adressa à un des gobelins.
"Bonjour Khrix."
"M. Potter, un plaisir comme toujours. Dois-je préparer le transporteur ?"
"Ce ne sera pas la peine Khrix. Je suis juste là pour accompagner une amie, elle désire changer de l'argent moldu."
"Bien entendu. Un instant Mademoiselle." Dit-il en prenant l'argent qu'elle lui tendait.
Il posa la liasse de billets sur une étrange balance, puis nota sur un papier quelque chose. Puis il reprit l'argent et alla le fourrer dans un coffre derrière lui. Bizarrement, il avait suffit à Khrix de toucher la serrure pour que celle-ci s'ouvre. Ce devait sûrement être un système de sécurité qui réagissait à l'empreinte magique du gobelin. En elle-même, Gabrielle fut impressionnée par la quantité de connaissance qu'elle avait ingurgité en seulement une nuit.
Khrix revint alors avec une bourse bien remplie et dit à Gabrielle :
"J'ai posé un sortilège sur la bourse pour qu'elle pèse moins lourd et prenne moins de place dans vos affaires. Surtout n'essayez pas de le modifier, la sorcellerie réagit très mal avec la magie gobeline. Cela peut donner des résultats très... dérangeants."
"Bien Monsieur." Acquiesça Gabrielle, tout en lançant un regard suspicieux à la bourse dans sa main, comme si elle était sur le point d'exploser.
Ils dirent au revoir à Khrix et se dirigèrent ensuite vers la boutique de Baguettes Magiques d'Olivander. Le magasin en lui-même était d'aspect peu ragoûtant et un peu poussiéreux. Quand la cloche de la porte d'entrée se déclencha, un vieil homme sortit de l'arrière pièce pour les rejoindre.
"M. Potter, M. Lupin, que me vaut votre visite ? Un problème de baguette ?" Demanda-t-il.
Sa voix paraissait aussi poussiéreuse que son magasin, remarqua Gabrielle. Il n'avait presque plus de cheveux et les seuls qui lui restaient étaient d'un blanc grisé. Sa robe était aussi grise que son teint. En un mot, il était plutôt sinistre.
"Nous sommes là pour Mlle Delacroix ici présente." Intervint Lupin. "Sa magie vient d'apparaître et elle a besoin d'une baguette pour la contrôler au plus vite."
"Comment ? Mais l'apparition d'une magie aussi tardive n'est pas arrivée depuis..."
"Merlin." Le coupa Harry. "Oui, on sait."
Olivander lui lança un regard irrité mais ne dit rien d'autre. Il se contenta d'aller chercher une boîte dans sa large collection.
Deux heures et quelques milliers d'essayages de baguette plus tard, Gabrielle n'avait toujours pas trouvé la baguette qui lui correspondait. M. Olivander avait presque l'air d'être au bord de la crise de nerfs. Il s'était assis depuis un bon moment déjà et semblait réfléchir activement à une solution.
"Ce n'est pas possible." Marmonnait-il. "Je lui ai fait essayer toutes les combinaisons, aucune réaction..."
Gabrielle ne comprenait pas non plus. Lorsqu'elle tenait les baguettes dans la main, il ne se passait rien du tout, et pourtant avec la baguette de Dumbledore, sa magie avait réagi violemment...
D'un coup, Olivander se leva et se précipita, aussi vite qu'il pouvait avec son vieux corps, vers le fin fond de son magasin. Il revint avec une boîte si ancienne qu'elle était trouée à plusieurs endroits et que le bois avait commencé à moisir.
"C'est la dernière que je puisse vous faire essayer. Après ça, je ne vois pas d'autres solutions."
Gabrielle déglutit difficilement.
"À vrai dire, je pensais ne jamais avoir à la sortir car cette baguette est un vrai mystère, comme son créateur d'ailleurs : 20 centimètres, en corne de licorne, avec un mélange de poil de licorne, de nerf de dragon et de plume de phénix, ainsi qu'une plume d'un oiseau inconnu. Je peux vous dire que cette baguette a donné du fil à retordre à mes collègues lorsqu'ils ont voulu l'examiner. Dans tous les cas, elle est unique au monde et le restera, je peux vous l'assurer, car il est présentement impossible d'associer autant de matériaux si opposés."
Après ce discours qui avait largement refroidi tout le monde, il présenta la boîte ouverte à Gabrielle. La baguette était d'un blanc éclatant, pur et raffiné, et des gravures étranges ornaient la corne de licorne. La jeune fille prit une inspiration puis ferma les doigts sur sa dernière chance.
Ce qui suivit ce mouvement se passa aussi rapidement qu'un clignement de paupières. Tout à coup, la pièce était envahie de plantes de toutes les sortes, des étincelles multicolores apparaissaient et disparaissaient de manière aléatoire et une fine pluie tombait sur l'herbe du sol, sans pour autant mouiller quoi que ce soit. Tout le monde resta silencieux. Même Olivander. Puis il parut se reprendre et s'exclama :
"Incroyable ! Quand je dirais cela à mes collègues... De toute évidence, vous êtes destinée à faire de grandes choses mademoiselle. Je vous conseillerais cependant d'apprendre rapidement à contrôler votre magie."
Gabrielle hocha la tête, penaude. Elle observa la baguette qu'elle tenait en main. Une étrange chaleur s'en dégageait et se propageait jusqu'au plus profond d'elle-même. Pour la première fois depuis sa courte existence, Gabrielle se sentait profondément heureuse.
"On peut dire que tu as l'art du spectacle." Commenta Harry en souriant.
Cette fois-ci, Gabrielle lui tira la langue, ce qui eut pour effet de le faire rire.
"Mademoiselle Delacroix, si vous voulez bien faire disparaître tous ces phénomènes de ma boutique, je vous en serais extrêmement reconnaissant." Lui dit Olivander.
Gabrielle rougit et se concentra. Après quelques essais, tout redevint normal. Elle paya le vieil homme et sortit précipitamment. Cette boutique était décidément trop sinistre. Elle se demanda si ce n'était pas ce sentiment qui avait provoqué la réaction de la baguette. Du coin de l'oeil, elle remarqua que Lupin l'observait attentivement, presque avec prudence...
Après cet incident, tout se passa normalement, elle acheta toutes ses affaires magiques : des robes de sorciers aux chaudrons. Enfin, Harry lui proposa d'aller acheter un animal. Gabrielle acquiesça avec avidité, elle avait toujours beaucoup aimé les animaux.
"Hmm... Je ne sais vraiment pas quoi choisir..." Dit-elle en regardant les différentes espèces.
Elle ne prendrait pas un rat ni un crapaud, cela était sûr... Mais un chat ou un hibou étaient plutôt tentants. Mais soudain, son regard rencontra des yeux noirs qui lui étaient familiers.
"Toi !" S'écria-t-elle en se dirigeant vers le chiot qui l'avait mené à Harry, il y avait à peine quelques jours. "Que fais-tu ici ?"
Bien sûr il ne répondit pas, et se contenta de japper joyeusement. La jeune fille le prit dans ses bras et le caressa.
"Tu te souviens Harry ? C'est le chiot qui nous a fait nous rencontrer !"
"Oui, je m'en souviens... Mais tu ne trouves pas cela étrange ? Il était à Paris et maintenant il se trouve ici, pile au moment où tu es là. Trop de coïncidences à mon goût..."
"Oh, je ne vous conseillerais pas ce chiot, Mademoiselle." Intervint la vendeuse.
"Pourquoi cela ?" Demanda Gabrielle, sans lâcher le chiot.
"Il est croisé Ignitus, ce sont des loups qui crachent du feu, et Sinistros. Un bien étrange spécimen, je dois l'avouer, il peut même transplaner. Même si d'un point de vue esthétique il est parfait, il a tendance à porter malheur. Gênes paternels autant que maternels je dois dire"
Gabrielle jeta un regard aux yeux innocents du chiot. Au moins cela expliquait comment il avait pu venir de Paris jusqu'ici.
"Voyons, ce n'est qu'une petite boule de poils. Que voulez-vous qu'il fasse ?"
"Je vous aurais prévenu..." Répondit la vendeuse en haussant les épaules.
"Tu ne vas tout de même pas le prendre ?" Demanda Harry en jetant un regard méfiant au chiot.
Il n'aimait pas les coïncidences...
"Et pourquoi pas ? Je le trouve très bien moi ! De plus, c'est grâce à lui que j'ai découvert la magie, je lui dois bien ça."
"Il a du sang de Sinistros..."
"Ne sois pas si plein de préjugés Harry ! On ne le connaît même pas."
"Elle a raison Harry." Dit Lupin, qui n'avait pas beaucoup parlé depuis le début de la journée.
Harry se tut immédiatement. Lupin était bien placé pour parler ainsi, vu sa condition de lycanthrope.
"Bien, garde-le." Soupira-t-il. "Mais ne viens pas te plaindre si jamais il porte malheur."
Gabrielle poussa un cri de joie et serra le chiot un peu plus contre elle.
"Entre Cory et ce chiot, tu as le don pour te trouver des animaux bizarres." Commenta Harry.
"Je suis sûr que Cory l'aimera lui ! Alors comment vais-je t'appeler ? Hmm... Pourquoi pas... Nighteyes ! Ça te va bien non ? Tu as de si jolis yeux noirs."
Le chiot lui lécha le visage abondamment. Elle se mit à rire.
"Je crois que ça lui plaît !" Rigola-t-elle entre deux coups de langues.
"Je la sens mal cette histoire." Dit Harry d'un air sombre.
Le regard noir de Gabrielle lui coupa la parole. Il soupira. Après tout, que pouvait bien faire un chiot inoffensif ?
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Finito chaptero numbero 3 !
Maintenant réponse aux reviews :
SusyBones : tjs aussi fidèle lectrice dis donc, je t'ADORE ! Et si, johnny depp est parfait en tout point et en plus il n'est pas prétentieux. Je vais te dire un truc qui va trop te dégoûter mais je peux pas m'empêcher de le dire à tout le monde ! IL HABITE JUSTE A COTE DE CHEZ MOI ! Enfin... a 2 min en voiture environ.. C'est mon rêve devenu réalité... Il me reste plus qu'à tuer vanessa paradis dans son sommeil lol ! Quant aux chevaux t'as vraiment trop de chance d'en avoir deux, moi je risque pas d'en avoir de si tôt... ca coûte trop cher lol... Mon niveau est plutôt moyen si tu veux tout savoir (galop 5) et ça fait 4 ans que j'ai pas fait de cheval... Mais je compte reprendre cette année, ça me manque trop ! kiss kiss
Desea Oreiro : merci merci et merci pour tous tes compliments. Quant à Malfoy, il apparaîtra dans le prochain chap, c'est promis. Même si on ne le voit pas beaucoup au début, il a un rôle majeur ! Et quant à mon ego, je t'assure qu'il a remonté d'un cran mdr
Lune : lol oui oui je continue toutes mes histoires, enfin les 3 principales càd : Au coeur des ténèbres, le jeu du chat et de la souris (d'ailleurs j'ai posté un nouveau chapitre il y a pas longtemps) et celle la
Kattia black : "accro" c'est un très grand mot lol... Alors voilà pour ta dose... Je suis trop gentille
Arvedin : pour l'histoire de l'académie, je t'avoue que je n'y avais pas pensé. Mais bon, on n'a qu'à dire que comme c'est Dumby qui a trouvé Gabrielle le premier, il a le droit de la prendre à Poudlard... Je suis douée pour inventé des excuses bidons lol... Les explications sur les pouvoirs de Ginny viendront dans le prochain chap, enfin en grande partie. Et pour le fait que Gabrielle soit un demi ange, rien n'est joué pour l'instant... C'est plus compliqué que ça en a l'air. Merci pour mon bac et ne t'inquiète pas j'ai réussi ! Bisous
A la prochaine tlm
