9h55. Parc de Poudlard.
Scorpius n'avait pas écouté un mot du cours de Mrs Peurl, et lorsque la sonnerie retentie, il jeta son livre de potion dans son sac et coinça le magazine sous son bras. C'était la récréation et il allait en profiter pour comprendre. Comprendre pourquoi ses parents ne travaillaient pas, pourquoi les gens dans la rue les regardaient avec méfiance, pourquoi son père cachait son visage sous sa cape, pourquoi personne ne lui avait jamais parlé comme Isabelle l'avait fait. Il s'était éloigné des autres après le cours même si Potter avait semblé apte à l'accepter à ses côtés après avoir vu le magazine.
Mais Scorpius avait pensé immédiatement que c'était par curiosité et non pas par amitié qu'Al l'aurait accepté dans sa troupe de joyeux Weasley.
Potter et le raz de marée Weasley étaient maintenant regroupés dans un coin de la cour et observaient avec agitation le magazine qu'Al avait sur les genoux. Scorpius, lui, était seul dans cette école. Ses parents lui avaient expliqué clairement, hier à King's Cross, que peu de gens voudront être ami avec lui et qu'il devait lui-même faire attention à ses fréquentations.
"-Tu ne pourras pas être ami avec ceux qui ne te comprennent pas et ceux dont les parents n'ont jamais été suspectés de faire de la magie noire ne pourront accepter ta présence à leur côté.
-Et tu ne dois pas être trop ami avec ceux qui sont comme toi, sinon cela donnera l'impression que vous manigancez quelque chose."
Scorpius voyait encore le visage de sa mère derrière ses paupières closes, ses yeux verts inquiets posés sur lui. Elle pensait à l'arrestation de deux enfants de Mangemort il y a trois ans alors qu'il se promenait ensemble à Prés-au-Lard. Les deux adolescents en question étaient des Sang Pur, d'après les autorités ils se pavanaient fièrement dans les rues du village usant de leur statut pour terroriser d'autres sorciers. Il n'y avait pas vraiment pensé hier dans le train, il avait simplement cru pouvoir y échapper, il ne comprenait d'ailleurs pas réellement ce que l'avertissement signifiait. Mais maintenant il comprenait, ce que disais les journaux sur les Potter était des ignominies, ces magazines n'était pas sérieux et c'était certainement les vieilles dames avides de ragots qui l'achetaient. Celui à propos de la famille Malefoy était bien différent, c'était une mise en garde, un moyen de rappeler au peuple les erreurs d'un père de famille.
Scorpius posa lui aussi le magazine sur ses genoux et inspira profondément.
Il avait l'habitude des terribles secrets finalement. Deux ans plus tôt il avait appris que son père ne faisait pas partis des gens qui avaient été récompensé pour leur courage pendant la Bataille de Poudlard en 1997. Il avait demandé des explications et sa mère avait posé sa main sur celle de son père avec un regard d'encouragement. Ton père a fait des erreurs, avait-elle finit par dire, C'était tout ce qu'il avait le droit de savoir. L'année dernière, Scorpius avait aussi appris que ses parents avaient été forcés de se marier. Il n'avait pas compris sur le moment, ses parents s'étaient rencontrés pour la premières fois le jour même de leur mariage et l'amour qu'il y avait entre eux avait mis un temps fou à s'installer. Cela avait été un choc, il ne pensait pas que cela pouvait arriver mais peut-être avait-il lu trop de contes pour sorciers.
Il baissa les yeux sur la couverture et se résolut à l'ouvrir lorsqu 'Isabelle fit son apparition près de lui.
"-C'est ta mère?
Scopius fit oui de la tête et cacha instinctivement le magazine contre sa poitrine.
-Elle est très belle, continua Isabelle faisant mine de n'avoir rien vu.
Scorpius ne répondit pas. Peut-être allait-elle le laisser tranquille si il ne répondait pas.
-Que ce soit clair Scorpius, je reste là. Je sais ce qu'il y a dans ces fichus magazines, ma mère les achètent toutes les semaines et même si elle fait semblant de détester les mensonges qu'il y a là-dedans, je suis sure qu'elle adore lire ces bêtises.
Résigné, Scorpius ouvrit le magazine après avoir lancé un regard à glacer le lac entier aux Gryffondors qui poussaient des cris à quelque mètres de lui et Isabelle. Pendant une fraction de seconde il croisa même le regard d'Al. Il n'avait pas eu la même chance qu'Al, James, Rosie ou encore Isabelle, personne ne lui avait dit clairement ce qu'il s'était passé 19 ans plus tôt.
Al avait lu trois des Vingt secrets révélés en exclusivité pour l'anniversaire d'Harry Potter! James était penché au dessus de son épaule gauche, Rosie sur son épaule droite. Une douzaine de yeux à rallonge (360 degrés, 4 couleurs aux choix, rotation des images sans perte de qualité), très efficace pour lire à l'envers avait été distribué aux Weasley de Gryffondor et aux Maraudeurs, les meilleurs amis de James. Les trois articles étaient loin d'être des révélations, Rosie savait très bien que son père avait énormément de difficulté à rendre un devoir à temps. Elle savait aussi que Draco Malefoy avait reconnu ses grands parents alors qu'ils cherchaient l'entrée du ministère de la magie pour rendre visite à leur fille. Mr Malefoy leur avait alors montré le chemin puisqu'il était contraint de passer par l'entrée des visiteurs depuis qu'il n'avait plus le droit de transplanter ou d'utiliser la poudre de cheminette. De la même manière Al et James savaient que leur père était sortit avec Cho Davies qui était maintenant une vague amie.
Cependant en lisant ces articles on pouvait comprendre que Ronald Weasley était un cancre finit qui avait eu grandement recours à l'aide d'Harry Potter pour devenir Auror, que Draco Malefoy avait sauvé Mr et Mrs Granger de la mort et que Cho était le véritable amour d'Harry Potter. Les Weasley laissèrent pas mal d'injures échapper de leurs bouches en voyant certaines photos, des photos magiquement retouchées, Al en était sûr. Son père n'avait jamais été photographié embrassant langoureusement Cho…
Passablement troublé, même s'il savait que tout cela était faux, il tourna la page. Sur cette nouvelle page Al et James reconnurent leur grand père, leur père et eux même. C'était pour la plupart des photos de classe sauf pour Al qui était en train de marcher sur le Chemin de Traverse sans s'apercevoir qu'il était pris en photo, Rose avait été coupée au montage et on devinait simplement que la touffe de cheveux roux qui apparaissait dans le cadre par moment était à elle. Quatre autres photos étaient dispersées de l'autre côté de la page, s'opposant aux photos des trois générations de Gryffondor. Lucius Malefoy dont les cheveux platines n'offraient plus le même effet derrière les barreaux d'Azkaban, Draco Malefoy dans une photo de classe à l'époque de sa sixième année (d'après la légende), Scorpius qui comme Al avait été pris en photo sans le savoir et un autre garçon aux yeux très vert pris de la même manière (Léto Malefoy qui soit dit en passant n'héritera en rien de la fortune Malefoy puisque normalement les Malefoy n'ont qu'un enfant pour que celui-ci ait droit à toute la fortune, une fois marié bien sûr et toujours d'après la légende). Al avait l'impression d'entendre les gloussements du journaliste lorsqu'il avait écrit cela. Le titre de l'article changeait régulièrement de couleur, passant du vert de Serpentard au rouge de Gryffondor:
La querelle continue?
Al leva les yeux et capta immédiatement le regard de Scorpius, peut-être avait-il été abusé par l'article mais il lui sembla déceler une haine toute nouvelle dans les yeux gris du Malefoy. L'article n'était pas très intéressant. James fit remarquer que c'était Al et Lily qui avaient la vedette puisque chacun d'eux avait et allait avoir un Malefoy dans leur année. Au bas de la seconde page se trouvait une interview, exclusive toujours, de Pansy Parkinson qui expliquait à quel point Draco Malefoy avait été odieux avec "notre sauveur" durant toute sa scolarité. Les trois articles suivants étaient aussi un amas de bêtises, L'association caritative que la mère de Rosie avait créé en faveur des Elfes de maison était tournée en dérision dans un minuscule article accompagné d'une photo d'un elfe très soigneusement habillé. Cet article était suivi d'un autre très long que les enfants abandonnèrent très vite. L'article était une suite de thèses sur les Patronus du trio. Mais arrivé à la page 8, les Potter et les Weasley explosèrent de rire, ils venaient tous de découvrir un poème, celui-là même que Mrs Potter avait écrit à Harry Potter à l'époque où elle s'appelait encore Weasley et qu'elle était en première année. James séchait ses larmes, déjà certain d'avoir de quoi faire enrager sa mère durant les vingt prochaines années, Al quand à lui venait de comprendre un élément du caractère de sa sœur. Lily avait elle aussi gribouillé ce genre de poèmes à propos de Scorpius, il avait même la forte impression que les mots "divin" et "à moi" étaient commun aux deux poèmes. Bon sang, se dit alors Al, si ma mère s'est mariée avec mon père après lui avoir écri ça, il va falloir que je surveille Lily…
La sonnerie de fin de récréation retentit, tout le monde gémit malgré les 30 minutes de pause que leur directeur avait fait appliquer lorsqu'il était entré en service. Al ne savait toujours pas par quel miracle le vieux loufoque était devenu directeur de Poudlard.
10h25, Salle de métamorphose. Poudlard.
Rosie fit passer le mot à tous les Weasley de Gryffondors: Rendez-vous ce soir dans le dortoir de James pour la suite. Elle s'était mise d'accord avec James : le dortoir des Maraudeurs était le plus sûr puisque tout le monde avait l'habitude d'y entendre beaucoup de bruit. Rosie avait hâte de lire l'article écrit par Mrs Peurl. Elle avait lu le titre dans le sommaire: Les enfants Weasley-Potter, coupés du monde? Cet article l'intéressait vraiment ; Mrs Peurl avait éveillé leur curiosité sur ce qu'ils avaient déjà cru comprendre, ils savaient tout ce qu'ils devaient savoir sur leurs parents, ils connaissaient la vérité mais certaines choses, comme disait sa mère, leurs avait été cachées, pour leur bien. Rosie voulait savoir, par curiosité simplement, ce que des gens pouvaient dire sur d'autres gens sans savoir grand chose d'eux. Elle avait d'ailleurs décidé de parler en privé au professeur à la fin du prochain cours, bizarrement elle n'avait pas le même sentiment pour Mrs Peurl que Al. Elle ne doit pas être vraiment méchante, pensa-t-elle en transformant une aiguille d'argent en vermicelle sous le regard admiratif des Gryffondors. Mr Fairy lui accorda 20 points mais elle était tellement plongée dans ses pensées qu'il semblait que rien ne s'était passé.
"-Comment tu fais Rose? lui souffla gravement Al à l'oreille, personne n'y est encore arrivé!
-Hein, quoi?
-Comment tu fais? "
Rose fronça les sourcils, puis leva la main.
"-Une question, mademoiselle?
-Comment je fais?
-Comment ?
-Comment je fais pour que le vermicelle devienne une aiguille professeurs?
-Vous utilisez la formule en vous concentrant sur l'objet que vous voulez transformer, comme vous venez de le faire.
-Quelle formule professeur?
Al se frappa le front. Certains élèves explosèrent de rire. Le professeur regarda attentivement le visage de Rosie se demandant certainement si elle se moquait de lui.
-Vous n'avez pas ouvert votre livre, Weasley.
-Non, professeur.
-Comment avez-vous alors transformé cette aiguille?
-Parce que vous l'avez demandé alors je… je… l'ai fait…
-Et vous n'y arrivez plus?
Rosie avait perdu tous ses moyens, elle était rouge pivoine et ses grands yeux bleus avaient quelque chose d'insolite dans toutes les teintes rouges qui couraient dans ses cheveux et sur son visage. Al savait que ce qu'elle disait était vrai. Rose était douée et très tête en l'air ; elle avait certainement oublié que maintenant qu'elle était à Poudlard, elle ne pouvait plus utiliser la magie comme un enfant.
"-Les enfants sorciers n'utilisent pas de baguette magique et font simplement de la magie par envie, mademoiselle. Vous, vous avez une baguette en main et je suis certain que si vous êtes arrivé à transformer l'aiguille sans canaliser vos pouvoirs dans une baguette et avec une incantation précise vous allez y arriver avec."
Rosie ouvrit enfin son livre de métamorphose, elle tremblait, mais elle réussit du premier coup avec la formule et la baguette à changer son vermicelle en aiguille.
Mr Fairy haussa un sourcil puis nota quelque chose dans un carnet.
13h29. Le Terrier.
Une petite fille frêle et rousse se promenait pieds nus dans les blés. Sa chevelure formait une bannière de feu derrière elle. Se pieds ne faisait aucun bruit et elle se fondait dans la nature comme si elle en faisait intégralement partie.
Lily avait obligé son cousin Hugo à faire semblant de jouer avec elle dans le jardin de leurs grands parents, elle l'avait menacé de le faire ressembler à un gnome si il allait dire à mamie Molly qu'elle avait passé la barrière pour faire un tour seule.
Lily était rêveuse, elle pensait à son avenir, elle voulait devenir aussi connue que son père ou au moins autant que sa mère. Elle inventait des scénarios sur sa vie au collège Poudlard, et pour cela elle avait besoin d'être seule.
A la télévision, elle avait vu des séries qui l'avaient fait encore plus rêver. Des séries dans lesquelles les filles jolies étaient toutes populaires et douées en magie, des séries qui contenaient toutes un beau jeune homme. Dans sa tête, le casting était fait, elle serait la fille la plus populaire, la plus belle et la plus redoutée de Poudlard et lui le plus beau, le plus redouté, le plus intelligent mais aussi le plus gentil. Celui qui l'inviterait au bal serait Sorpius Malefoy. Lily ordonna mentalement à quelques épis de blés et quelques brins d'herbe de former des poupées. Longtemps, elle les fit danser, ses doigts traçant leur chemin dans les airs.
20h Tour de Griffondor. Dortoir des Garçons.
James Potter, Franck Londubat, Tristan Isherwood et Cléa Nott s'étaient répartis dans les confortables fauteuils du dortoir. L'an passé Hagrid leur avait raconté l'histoire des Maraudeurs dont faisait parti James Potter, le grand père du James Harry Potter actuel. Depuis que Hagrid leur avait dit qu'ils leur ressemblaient un peu beaucoup, ils avaient fait en sorte que tout le monde à Poudlard les connaissent sous ce nom.
Rose et Al arrivèrent à l'heure exacte du rendez-vous. Les jumelles et leur frère Fred rejoignirent Simon sur son lit quelques instants plus tard et les aînés d'Oncle Charly arrivèrent accompagnés de Victoire qui avait entendu parler du magazine dans l'après midi. Ils étaient maintenant tous installés, les plus âgés qui étaient arrivés les derniers avaient chipé les places des plus jeunes et Justine distribua les yeux à rallonge. James eut l'honneur d'avoir le magazine sur les genoux et, lui et Tristan, qui avaient réussi à se coincer tous les deux dans le fauteuil, n'avaient pas besoin de mettre les yeux à rallonge qui étaient certes agréables à porter mais donnaient aussi fortement l'impression d'avoir des tentacules agitées à la place des yeux. Lorsque tout le monde fut tranquille et que tous les yeux avaient trouvé une place au dessus du magazine, James l'ouvrit là où ils l'avaient laissé le matin. La plupart des articles n'étaient que des idioties, Victoire avait fait remarquer qu'elle avait vu bien pire dans certains magazines que sa mère avait achetés.
"-Ces articles ne sont que des rumeurs pour femmes aux foyers en manque d'action, avait ajouté Marcus qui occupait semblait-il une bonne partie du dortoir à lui tout seul à cause de ses épaules de joueurs de Quidditch.
-Vous pensez que ma mère est sortie avec leur père? Demanda Rosie d'une petite voix en désignant James puis Al.
-Ce serait répugnant! S'exclama Victoire
-Ne t'inquiète pas Rosie, les journalistes on déduit cela en voyant les photos de classe de leur première et deuxième années.
Rosie faufila ses yeux à rallonge entre les autres pour regarder les photos. Sa mère et son oncle étaient bien plus proches l'un de l'autre à cette époque et son père était de l'autre côté de Harry. Il n'y avait rien à déduire de cette photo, juste que son père n'était pas à côté de sa mère mais à côté de son oncle.
-Ils s'attendaient certainement à ce que tes parents soient fous amoureux dès leur première année et s'embrassent langoureusement sur toutes les photos, ajouta Sven.
-Ces journalistes sont simplement pathétiques! murmura Victoire en secouant ses yeux d'un air dépité"
Les quatre articles suivant étaient pareillement stupides. Lavande Isherwood était le sujet de l'un d'eux. Pour accompagner l'article dans lequel la journaliste développait ce qui c'était passé entre Ronald Weasley et Lavande, il y avait une photo du visage plein de cicatrices de la femme.
Tristan grogna s'agitant dans son fauteuil.
"-Ça vient d'une interview sur la Bataille de Poudlard. Ma mère a simplement répondu qu'elle était bien sortie avec Ronald et les journalistes sont allés fouiner un peu partout pour avoir plus de détails. Je n'en reviens pas que cet article bidon paraisse tous les ans. "
L'article était bien plus insultant que Tristan le laissait paraître. Sa mère était un Loup Garou et l'article laissait sous-entendre que le Ministère de la Magie n'aurait jamais dû la laisser avoir des enfants. Les articles concernant les anciens petits amis d'Hermione Weasley et Ginny Potter étaient bien plus fâcheux. Il était évident que les journalistes voulaient les faire passer pour des croqueuses d'hommes, insinuants même qu'Hermione aurait eu une aventure d'une nuit avec Draco Malfoy, (d'après l'interview de Pansy Parkinson). Un autre article sous une énorme photo de Fleur Weasley et de son beau frère Ronald, insinuait que ce dernier l'avait toujours convoité.
Seul Al et Rosie furent étonnés de lire certains faits de la vie privé de leurs parents à l'époque où ils étaient à Poudlard. Les autres en avaient tous entendus parler un jour après avoir écouté deux filles jacasser. Mais ce qui avait intéressé tous les Weasley et en particulier les plus âgés, c'était l'article page douze. Tous le monde connaissaient Mrs Peurl, elle était parfois sèche et blessante mais elle accordait des points lorsque le travaille était bien fait. Au départ elle ne détestait pas les Weasley, bien au contraire elle faisait tout pour se rapprocher de Victoire et de Marcus au début de leur scolarité. Mais ils avaient rapidement compris qu'elle voulait avoir quelques détails sur la vie des héros de la guerre. Victoire avait découvert un matin de sa deuxième année un article dans la Gazette du Sorcier intitulé : "décidément les Weasley-Delacour ne sont pas tout à fait humains: un père loup garou, une mère vélane qui a participé aux tournois des trois (non quatre) sorciers : un mélange explosif!". L'article étaitsigné Crystaline Peurl et portait sur elle-même et ses petites sœurs, révélant certaines capacités de Victoire pour le Quidditch violant et la viande saignante. Victoire avait alors déclaré une guerre ouverte à Mrs Peurl et même France qui était dans la maison de Peurl lui menait la vie dure. Elles n'étaient pas des loups Garous, Tristan non plus d'ailleurs, mais parfois certains traits de caractère du loup garou apparaissaient et si elle avait laissé Peurl répandre des rumeurs sur leur dangerosité supposée, certains parents auraient pu essayer de les faire renvoyer de l'écoleVictoire et Marcus étaient donc venu voir le premier article paru de la main de Peurl depuis le jour où elle faisait cours à la classe de Victoire et que sa plume avait essayer de se planter dans son nez après avoir gravé "je suis une menteuse prête à tout pour qu'on me regarde" au tableau.
L'article qui avait éveillé leur curiosité avait des accents bien plus tragiques que les autre, plus sérieux aussi. C'était comme si Peurl s'était prise pour un Psychomage et avait analysé les changements de comportement chez le trio après la guerre. D'après elle, ils n'avaient jamais été aussi sombres et tristes. Bien sur, se dit James, Oncle Fred est mort, Lupin et Tonks aussi, leurs amis son mort et des membres de leurs familles…
La deuxième partie de l'article essayait de montrer que les petits Potter et les petits Weasley n'avaient aucune idée de ce qui c'était passé. Elle avait décidément tout faux, ils savaient, même Lily et Hugo savaient. Une seule chose se trouvant dans le magazine avait été une révélation, le merveilleux poème de Mrs Potter. Enfin si cela était vrai puisque tout le reste du magasine ne contenait que des idioties allant même jusqu'à insinuer que le garçon au teint cireux et au nez crochu qui tenait affectueusement Lily Evans (la grand-mère de James Al et Lily) par les épaules à l'époque du lycée était le vrai père de Harry Potter. Victoire était allée se coucher furieuse après un article sur Ted Lupin, Ted était métamorphomage mais l'article, qui semblait s'inspirer d'une photo de Teddy essayant d'effrayer Lily en ayant transformé sa tête en celle d'un monstre aux longues dents, disait qu'il était un sorcier difforme et dangereux à cause de la "reproduction" d'une métamorphomage et d'un Loup Garou.
C'était ignoble, tout. Soit des mensonges ou des suppositions douteuses, soit des moments privés qui n'avaient aucun droit d'être révélé au grand public de cette manière. Certaines personnes étaient persuadées que tout dans ces magazines était vrai, d'autres comme Peurl étaient persuadés que ça avait de l'importance.
Cette nuit là, Rosie s'endormit comme une souche (pour ne pas changer), mais elle avait décidé de ne plus parler à Peurl. Elle savait ce qu'elle pensait et s'en fichait. James et Al en revanche eurent du mal à s'endormir, mais pas pour les mêmes raisons. James voulait en savoir plus, il avait toujours l'impression de ne pas avoir tout saisi, son père lui avait donné la cape à Noël dernier, il ne s'en était jamais servi malgré l'insistance des Maraudeurs. Je vais m'en servir finalement, je ne sais pas pourquoi mais on verra bien…Un étage plus bas, Al ne trouvait pas le sommeil, des mots revenaient dans sa tête, inlassablement Quelque chose le tracassait, quelque chose qui concernait une histoire que sa mère leur avait racontée lorsqu'ils étaient enfants.
Voila un chapitre long qui a été difficile à écrire, laissait moi vos impressions! (si vous en avez)
