3 février 1976
23h45
James Charlus Potter Sirius Black III Remus Lupin Peter Pettigrew.
Salle commune de Gryffondor. Murs du fond.
Rosie croisa le regard d'Albus, puis celui d'Hugo. Un livre était ouvert sur ses genoux et autour d'elle une bonne vingtaine d'élèves étaient rassemblés dans un collé séré qui semblait bien peu confortable.
« -Le livre dit qu'il faut toucher la page, murmura-t-elle, dubitative.
Le livre n'était pas très grand et si ils voulaient vraiment tous toucher la page il leur faudrait faire un peu beaucoup de gymnastique.
-Tous le monde n'est pas forcement intéressé par les vieux maraudeurs, dit Tristan en regardant la jeune Weasley. Je propose que ceux qui sont intéressés par un autre sujet se plongent dedans.
Plusieurs personnes approuvèrent. Scorpius tendit le bras en écrasant Isabelle et Albus pour attraper un livre qui lui paraissait plus hautement plus intéressant. Justine et Sophie s'étaient déjà éloignées avec un autre livre et Rosie fini même par donner le livre à Tristan pour rejoindre Albus et Hugo qui avaient réussi à se glisser vers un lit à baldaquin.
Les maraudeurs assis en cercle (accompagnés d'Alice Londubat, Fred et Jonathan Weasley) se préparaient mentalement à s'introduire dans ce passé de Poudlard qui avait vu leurs ancêtres grandir. James en particulier appréhendait le moment où il verrait son grand père alors qu'il était étudiant à Poudlard.
James Potter était son idole, il faisait tout comme son grand père, il le connaissait à travers les histoires que son père lui racontait, des histoires courtes et rares parce que Harry Potter n'avait jamais vraiment connu son père. Quand il baissa les yeux vers le livre des remords le prirent soudainement au cœur, son père devait lui aussi pénétrer dans les souvenirs des murs ancestraux, il en avait plus le droit que lui.
-On y va James ?
Les yeux fauves de Tristan l'interrogeaient du regard. James hocha la tête et leva une main bronzée par l'été au dessus du livre.
-A trois.
Au même instant tous les doigts prirent contact avec le papier lisse et palpitant. La sensation était des plus terrifiante. Leurs corps se figèrent entièrement, leurs yeux dans leur orbite furent comme gelés. Ils faisaient désormais parti des murs autant que les têtes de lion qui les ornaient dans la salle commune de Gryffondor. Leur champ de vision était largement réduit mais ils avaient devant eux la salle commune de Gryffondor, pas celle de 2018 mais celles des années 1970, presque la même que celle de leur époque même si elle avait complètement changé de place depuis les bouleversements du matin même.
Au centre, bien en face de leurs iris figés, se tenaient les quatre Maraudeurs.
« -Pas mal le grand père, s'exclama Cléa en essayant de donner un coup de coude à son ami ce qui n'eu pour résultat qu'une douleur dans le coude comme si elle s'était cogné à la pierre.
-Chut!
Les vieux maraudeurs semblaient en grande conversation, James et Sirius confortablement installés dans deux grands fauteuils (qui, à l'heure actuelle c'est-à-dire en 2018, étaient les deux fauteuils les plus usés de la salle commune et qui avaient été repoussés au coin le plus sombre). Remus Lupin, que James avait reconnu en tant que tel pour avoir vu une photo de mariage des parents de Teddy, était debout devant eux avec un livre énorme ouvert sur les mains, Peter Pettigrew était assis en tailleur devant James senior. C'était exactement dans cette position que James c'était toujours représenté le petit groupe. Son grand père, si jeune et jeune pour l'éternité lui ressemblait énormément, ou plutôt il ressemblait énormément à ce jeune garçon à la fossette moqueuse entouré de ses amis qui ne dépasserait jamais sa 21ème année. Amer, James pensa que l'avenir des autres ne se révélerait pas plus glorieux, l'un mourant dans la force de l'age à cause d'un stupide rideau après avoir passé la moitié de sa vie en cavale ou en prison ; l'autre mourant alors que son fils n'avait même pas encore eu l'âge de prononcer un mot. Quand au traître de Peter Pettigrew, le dernier acte de sa vie fut certes glorieux mais aussi très retardataire. James eut soudain très envie de hurler, de prévenir, de protéger ce Grand père resté trop jeune. Il retint son cri dans sa gorge le gardant à l'intérieur comme un couteau aiguisé, il était inutile de se montrer. Changer leur avenir ne serait pas judicieux, d'ailleurs il n'était pas vraiment sûr que ces livres le permettent. Il ne faut pas essayer de changer l'avenir ni le passé, mais Papa à sauvé Buck… James se demanda alors si il existerait, lui, son frère et sa sœur, si ses parents se seraient rencontrés et aimés, si le monde serait tel qu'il est maintenant sans les évènements du 31 octobre 1981 qui avait vu le plus grand mage noir déclarer un enfant de un an comme son ennemi juré.
-C'est la dernière fois que je répète
les gars ! Dublin, Glasgow, Godric's Hollow, Paris, Strasbourg en
France, Berlin et quelque part au milieu de la mer du nord.
La
voix de Remus avait claqué dans la salle commune arrachant
James junior à ses tristes pensées et James senior à
son babillement continu.
-Ok, mais ça sert à quoi de pas utiliser sa baguette pour faire de la magie ?
-Peter, réfléchis pour une fois. Pas de formules magique, pas de mouvement complexe et pas de baguette perdue et de merde ensuite, Sirius pencha un visage sévère vers le rat mesquin qu'était Peter Pettigrew (les autres ne le savaient pas encore..). James Jr eut un frisson de dégoût, il avait envie d'entrer dans la pièce. Tellement envie que tout ses muscles s'étaient douloureusement contractés parce que les murs retenaient ses gestes rageurs, ce Maraudeur… Il espérait savoir mieux choisir ses amis que son Grand Père.
-Remus, je crois qu'on aura jamais le temps d'aller voir ces Huit points en croix, qui d'ailleurs ne sont pas en croix, Lily…
-Lily a des projets, on sait James !
Sirius et James s'affrontèrent un instant du regard, mais leurs visages se radoucirent presque immédiatement. Ils étaient aussi proches que James et Tristan et rien ne pouvait briser leur amitié, pas même une petite dispute et l'amour.
-Rem, je crois qu'il a raison, finit par dire Sirius.
-Bon j'irais rendre ce livre à la bibliothèque mais je ne veux plus vous entendre sur comment obtenir plus de pouvoir. Après tout ça ne vous concernait que vous et vous êtes déjà Animagus.
-Quoi ?!!!?
James II avait hurlé.
James senior d'ailleurs sembla s'apercevoir de quelque chose, mais au moment où ses yeux marron allaient se poser là où son descendant se tenait, les yeux des intrus se déglacèrent et ils furent rapidement ramenés à leur réalité actuelle.
James grogna de douleur en retrouvant son dortoir. Il massa les muscles de ses bras, l'air effaré comme si on venait de lui apprendre que son père avait embrassé celui de Scorpius. Les autres ne semblaient pas s'être agités durant la petite excursion et aucun d'eux ne semblait souffrir de crampes, Cléa avait simplement vérifié que tout se trouvait bien à la même place. James croisa le regard des Maraudeurs. Les yeux vert eau de Cléa brillaient d'une manière presque démente, Tristan semblait animé d'une curiosité sauvage et Franck, habituellement calme et posé, ne pouvait cacher son impatience. Leur plus grand rêve était de devenir Animagus et ils allaient forcément y arriver si James senior et les vieux maraudeurs y été parvenus. Décidément ils avaient bien fait de choisir ce nom pour leur clan…
OOo
Un peu plus tôt à moins d'un mètre de James.
Lily jubilait royalement, elle était assise entre Scorpius et Létò et dans quelques secondes ils allaient tous pénétrer dans un souvenir concernant Draco Malfoy et son père.
Scorpius leva sa main et demanda à chacun si il était
prêt. Juste avant poser son doigt sur le papier, Lily jeta son
regard le plus mauvais à sa cousine Isabelle qui
malheureusement (pour la nouvelle recrue de Serpentard) faisait parti
de ceux qui était intéressés par «
toilettes du deuxième étage Harry J Potter et Draco L
Malfoy. »
Comme pour les autres leurs yeux se figèrent,
leurs corps aussi immobiles que les statues moldues. Tous semblaient
maintenant faire partit du mur crado des toilettes de Mimi Geignarde.
Scorpius étouffa une exclamation d'effroi. Sa bouche
tenta de former un « o », mais il s'aperçut que
cela lui était impossible, il tenta alors de se détendre
mais faire parti d'un mur était loin d'être une
activité de détente et d'ailleurs Son Père,
son Draco Malfoy de père, cet homme froid qui semblait souvent
sans émotion (souvent est ici un euphémisme..), ce
serpent ce prince des vert et argent était en train de
sangloter, de pleurer à chaudes larmes, d'inonder encore
plus les toilettes lugubres et déjà trop humides. Draco
Malfoy, âgé de seize ou dix sept ans, se cramponnant à
un lavabo terriblement crasseux. Draco Malfoy, à la peau
laiteuse, aux cheveux si blonds qu'ils semblaient presque blancs,
tremblant comme les dernières feuilles de l'automne.
Scorpius comprit l'ampleur de sa ressemblance avec lui, son
père après tout, lorsque ses yeux trop humides se
reflétèrent un instant dans le miroir craquelé
et couvert de taches de rouille. Même si ce père avait
les joues creuse, l'œil cerné et un barbe d'au loin trois
jours (invisible en réalité pour ceux qui n'ont pas
l'habitude de voir une barbe de cette couleur…). Ce père
avait sa taille, peut-être était il plus grand mais
Scorpius n'en pris pas note, ce père n'était pas
encore père et pour cela il ressemblait plus à son fils
qu'à lui-même. Scorpius ce demanda s'il avait
commencé à raser les murs à cette époque.
Mais, toujours mais était-ce bien son père ? Ce jeune homme sans vergogne avec ses larmes ? Ce tremblement qui parcourait les muscles fins de ce garçon avait-ils traversés ceux de son père ? C'était inconcevable pour Scorpius, inconcevable pour Létò, et encore plus inconcevable pour Lily, mais Draco Malfoy se tenait là devant eux en 1997. Ce Draco Malfoy n'était pas encore un homme, mais une marque noire parcourait son bras gauche (Scorpius et Létò ne la connaissait que blanche et glacée), dans moins d'un an il serait marié à une splendide hongroise et Harry Potter lui emprunterait gentiment sa baguette pour tuer un certain Lord…
Le fantôme de Mimi Geignarde cessa de chanter ce qui ressemblait à un mauvais Ave Maria et fit mine de caresser l'épaule tremblante du garçon.
Drago semblait être sur le point de vomir mais seul un
sanglot s'échappa de sa gorge.
Soudainement, le Harry
Potter de 1997 ouvrit la porte, le plus silencieusement possible et
le choc qui se lisait sur son visage lorsqu'il comprit que Malfoy
pleurait était des plus impressionnants.
-Non calme-toi. Calme toi… Dis moi ce qui ne vas pas… Je peux t'aider…
La voix de Mimi s'élevait maintenant de l'une des
cabines, les quatre intrus avaient les yeux fixés sur le
visage pour le moins stupéfait du jeune Harry Potter mais
lorsque la voix tremblante s'éleva du corps de Draco Malfoy
tous tournèrent leurs iris vers lui.
-Personne ne peut
m'aider. Je n'y arrive pas… C'est impossible… Ça ne
marchera pas… Et si je n'y parviens pas bientôt… Il a dit
qu'il me tuerait…
Malfoy renifla, frissonnant et faisant frissonner ses futurs enfants par ce ton plaintif et détestable qu'il avait employé. Soudain Draco leva les yeux et rencontra dans le miroir artistiquement taché de rouille le regard choqué de Harry Potter.
Pleurant mais vif, Draco fit volt face et envoya un sort à Potter, sort qui finit par exploser une lampe derrière lui. D'autre sort fusèrent, aucun ne fut prononcés, sous les cris suppliants de Mimi. Malfoy fit exploser un réservoir de chasse d'eau, l'eau les encercla faisant perdre à Harry l'équilibre.
Deux sortilèges furent alors prononcés. Un « endoloris »haché par la rage et un « Sectusempra » net, hurlé, sifflé ou craché par Harry Potter.
Létò faillit crier, Scorpius voulut fermer les yeux (mais cela était impossible), la bouche de Lily formait un « o » charmant, Isabelle, sous le choc, laissa échapper un sanglot.
Draco s'était effondré, comme désarticulé.
Le sang jaillissait de son corps comme d'une fontaine trop pale et
trop rouge à la fois. Harry avait lâché sa
baguette et s'était précipité près de
Malfoy. Il semblait vouloir le protéger de son propre corps et
murmurait des « non » frénétiques, des
excuses misérables, une jolie repentance…
Severus Rogue
attrapa alors violement Harry par le col et le projeta contre le mur
puis se pencha vers son filleul, l'air sévère mais
aussi inquiet.
Soudain les intrus retournèrent dans leur propre époque. Létò et Scorpius poussèrent un soupir de soulagement, ça ne pouvait pas être aussi grave que ça en avait l'air puisqu'ils existaient tout les deux, le fils Malfoy et Astrée, la petite Astrée au nez pointu et aux cheveux blond d'argent. Malgré tout ce sang, ces fleurs de sang et d'eau sur le carrelage crasseux qui avait déjà connu le meurtre, leur père avait forcément survécu. N'empêche… Aucun d'eux n'avait entendu parlé de ce sort, pas même Lily. Lily qui d'ailleurs était dans un flou total. Son père s'était montré fort et dangereux et d'après ce qu'elle avait déduit de l'histoire de la bataille finale, son père avait vaincu tête de serpent grâce à l'amour mais tout lui semblait incohérent comme si on lui cachait encore quelque chose. Malfoy, son deuxième grand héros, paraissait si faible, si misérable. C'était trop de chamboulements en une seule soirée. Elle avait toujours estimé son père. Il avait tué le mage noir, il avait sauvé des gens plus d'une fois et ce dès la première année de sa vie. Mais Drago Malfoy et ses fils… Serpentard jusqu'au fond des yeux. C'était quand même beaucoup mieux… De retour dans le dortoir de 2018, les jeunes Malfoys eurent tôt fait de reposer leur masque sur leur nez de Malfoy. Lily paraissait perplexe, les Malfoys ne paraissaient rien du tout et Isabelle fit semblant de ne rien avoir vu, chose très judicieuse puisque Scorpius se demandait déjà pourquoi il avait accepté que des filles visitent ce souvenir. Maintenant il avait envie de prendre tous les livres où apparaissait le nom de son paternel…
Scorpius jeta un œil à James, il se massait les épaules et parlait avec agitation aux autres maraudeurs, sans croiser le regard d'Isa il chercha celui qui ne pouvait pas non plus mentir sur l'identité de son père… A sa grande surprise Albus et ceux qui s'étaient rassemblés autour de lui s'apprêtaient seulement à poser un doigt sur le livre. Scorpius se leva alors et enjamba quelques corps qui semblaient endormis (leurs yeux grand ouverts et suivant des mouvements invisibles donnaient cependant une drôle d'impression) et attrapa d'autres livres, à la recherche de quelque chose, il ne savait pas quoi mais quelque chose qui peut-être pourrait encore lui montrer que son père n'était pas une machine. Ce n'était pas qu'il n'en avait pas déjà conscience, dans l'intimité de leur manoir Draco était un vrai père pour lui, mais lorsqu'il était en public, et en particulier lorsque Harry Potter était à moins de deux cent mètres, son sang et ses sentiments semblaient se glacer comme s'il fallait plus de glaçons à son verre de xeres. Scorpius avait récemment commencé à comprendre quelque chose que sa mère avait déjà souligné vingt fois, sans pouvoir rien y faire cependant car femme, le père prétendait beaucoup et les gens l'avaient haï pour cette comédie. Son père avait été un bon acteur et il le demeurait. Pourquoi continuer cette comédie maintenant ? Pourquoi avec sa femme ? Pourquoi avec ses enfants ?
Scorpius cherchait dans les livres, il ne cherchait pas de réponses (même si il était convaincu qu'il en cherchait) ce qu'il cherchait c'était de mieux connaître ce père.
De l'autre côté du dortoir Albus, Rose et Hugo s'étaient enfin mis d'accord sur le chapitre à visiter.
« 2 mai 1934 : Cedrella Black et Septimus Weasley. Murs du couloir du cinquième étage »
Ce chapitre était particulièrement intéressant puisqu'il concernait leurs arrières grands parents, du côté maternel pour Albus et paternel pour Rose et Hugo. Ils n'avaient rien appris de très utile, mais ils avaient pu voir le visage de leurs arrière grands parents à l'âge de dix sept ans ce qui était déjà une chance incroyable. Et puis… ils seraient désormais capables d'affirmer que César Weasley le grand frère de leur grand père avait bien été conçu à Poudlard… dans la Salle sur Demande qui, à l'époque était encore située, au cinquième étage.
Même jour même heure maison des Weasley.
Hermione riait aux éclats, éclats qui n'avaient plus retentis depuis très longtemps dans la maison aux tons rouges… Elle était assise dans un canapé en compagnie de Ron qui savourait visiblement ce bonheur retrouvé. Hermione avait ressorti un vieil album photos dont la plupart avaient été faites par Collin et Denis, Denis leur avait simplement offert l'album par la suite et Hermione y avait ajouté celles qu'ils avaient faites avec son appareil moldu puis à partir de la troisième année avec un appareil photo sorcier. Pour la première année ils n'avaient semble t-il qu'une seule photo, un portrait du trio, riant, les joues rondes suintant l'innocence et la joie. La suite devenait de plus en plus sombre mais le couple à l'équilibre précaire n'en avait pas conscience. C'était leur histoire, ces sourires tordus parfois, ceux de Harry le plus souvent. Cette ombre qui recouvrait leurs visages d'enfants, ces photos qui n'avaient pas été prises en particulier pendant les années de guerre… tout cela faisait parti de leur vie. Les temps avaient été durs mais ils avaient oublié la signification de la lueur qui brillait dans leurs yeux. Car il y brillait une lueur, celle qui disait « carpe diem maintenant, les dangers juste après ». L'album photos les rendait cependant mélancoliques, leurs années de cours avaient été comme c'est souvent le cas, à la fois les meilleures et les pires années de leur vie.
« -Je sais pas pour toi Hermy mais ça me manque presque leurs disputes…
-Si je crois que ça me manque aussi… C'était comme une distraction… »
Elle tourna la page, précipitant dans l'ombre une photo de 1995, clichés pris par Collin représentant Draco Malfoy et Harry Potter se disputer violement, certainement sur le statut de sang ou sur on ne sait plus quelles valeurs morales.
Ce souvenir du bon vieux temps avait été un facteur favorable à la réconciliation de Ron et Hermione. A cet instant, serrés l'un contre l'autre ils en oubliaient presque leurs problèmes, presque…
Rose utilisait de la magie non canalisée à tout bout de chant et surtout quand elle oubliait de se servir de sa baguette en bois de rosier. Les autres, Lily en particulier, utilisaient ce type de magie quand ils pensaient que les parents ne pouvaient pas les voir. Je veux un bébé. Harry va replonger demain dans son passé lugubre en allant jeter un coup d'œil chez sa tata et chez son tonton chéri. Je vais voir Klara demain, lui changer les idées, passer au chemin de traverse aussi, Lily a besoin de quelque petite chose de couleur verte (un blason par exemple).
Ginny soupira et sortit de la salle de bain. Ce n'était pas joyeux mais elle chassa le bilan de sa vie et le programme du lendemain de sa tête pour être tranquille avec son mari.
