Chapitre 17: Minerva McGonagall (2)

Harry regarda autour de lui, il avait posé un bras autour des épaules de James et les gens se bousculaient autour de lui et du reste de sa famille.

Comme toujours depuis des années et des années.

Quelque part dans sa tête une voix lui disait qu'il était heureux d'être là. McGonagal était morte, c'était triste mais le monde était là. Son regard glissa rapidement sur tous les autres qui souriait légèrement ou parlait gravement. James de son côté entamait la même réflexion que son père… sans le savoir.

James les avaient admiré, dès qu'il avait su ce qu'ils avaient fait. Ses oncles, Ronald son parrain, sa marraine Hermione, Oncle George qui avait perdu son frère jumeaux, Oncle Percy qui s'étaient alliés aux autres au dernier moment, Oncle Charly père de sept enfants comme il l'avait toujours souhaité, oncle Bill au visage de cicatrices, sa grand-mère qui avait tuée Bellatrix Lestrange et son grand père membre des deux ordres…Et les autres, les Londubat, les Finnigan, Lavande Isherwood, la mère de Tristan, Hagrid… Ces gens faisaient monter en lui un sentiment incroyable, une terrifiante envie d'action, de l'adrénaline pure, quelque chose qui fait de lui un garçon qui aime se battre, un joueur de Quidditch hors pair qui terrifiait les joueurs adverses. James aurait tout donner pour participer à la grande Bataille de Poudlard. Les murs brisés à jamais, les tombes qui s'étendaient dans le parc, lui inspirait un franc respect et un insupportable besoin d'action.

Les Potter saluèrent les autres familles présente (ce qui mis plus d'une demi heure) puis se dirigèrent vers la grande salle. Pour des raisons de sécurité et de facilité un repas de midi avait été mis en place pour ceux qui arriverait avant midi à Poudlard. Harry avait lui-même organisé les arrivées, presque tout la communauté magique d'Angleterre était attendus et ils ne fallait certainement pas qu'ils arrivent tous en même temps. Surtout avec ces idiots d'extrémistes.

Harry s'installa à la table des Griffondor avec sa famille, en pensant aux groupes éxtrémistes, il y en avait trois, l'un était d'inspiration Mangemort et les autres au contraire souhaitait la mort de ceux qui avait eu un lien avec les mange morts c'était problématique les uns provoquait des accident dans le nord de l'Anglettere, des accidents minime, le département des Aurors avait remarqué que les extrémistes d'influence Mangemort était des jeunes sorciers à peine diplômée dangereux à une certaine mesure mais facile à contrôlé. Les autres extrémistes étaient divisé en deux groupes, l'un au sud, l'autre au nord. Les deux ayant pour but de tuer ou du moins faire du mal à la descendance Mangemort, ce qui révoltait profondément Harry car les enfants ne sont pas forcement comme leurs parents surtout lorsque ces enfants n'avaient jamais connus leurs parents parce que mort durant la guerre.

-Je devrais peut-être m'asseoir à la table des Serpentard papa?

-Hein?

Harry leva la tête, une expression ahuri sur le visage.

Puis il se souvint.

Sa fille, sa FILLE, Lily Potter deuxième du nom, était à Serpentard. Putain.

-Non. Tu reste ici avec le reste de ta famille.

Harry avait pris un ton sec et dur, qu'il réservait bien plus souvent à ses élèves à l'école d'Auror ou à ses employés qu'à sa fille.

Harry vit clairement les regards se tourner vers lui et sa fille, Ginny faisait semblant de ne rien avoir entendu, se disant peut être qu'elle aurait eu la même réaction. Lily ne demanda pas son reste, elle s'assit entre ses deux frères. James la regarda avec des yeux noirs mais avant qu'ils n'aient pu ouvrir la bouche pour lui faire une remarque acide une jeune Auror, Ava Loam, s'approcha discrètement de son patron et lui chuchota quelque mots à l'oreille. Harry hocha la tête, puis se leva de table faisant signe à Ron qu'il pouvait rester avec les autres.

-Papa! Je peu venir avec toi?

James venait d'appeler son père Papa en public mais il s'en fichait carrément, son père c'était Harry Potter.

Harry se tourna vers son fils. Il n'avait pas l'habitude de regarder son fils sans devoir se pencher vers lui et ne prendrais jamais cette habitude stupide.

James voulait fermement devenir Auror, il l'avait déclaré cet été et Harry ne pouvait pas sortir la veille excuse du « tu est trop jeune » car James avait du répondant et lui aurait répliqué que lui, à son age s'était retrouvé confronté deux fois à Voldemort, une fois à un Basilic, une fois à un faux tueur en série et un faux rat qui était en réalité le vrai tueur en série….Harry regarda son fils dans les yeux.

-Il n'y a aucun danger mais ne quitte pas ta baguette.

James fit son plus grand sourire et suivit son père. Sa baguette était dans sa poche, mais elle ne lui était d'aucune utilité. James claqua discrètement des doigts, Tristan se tourna automatiquement vers lui bien qu'il fut à plusieurs rangé de là où James était en train de marcher à reculons.

James agita ses doigts devant lui imitant une secrétaire tapant sur une machine à écrire puis souffla dans sa main en direction de Tristan comme si il lui envoyait un baiser. Tristan suivit un instant du regard quelque chose qu'il semblait le seul à percevoir puis l'attrapa des deux mains. Une demi seconde plus tard il leva son pouce en direction de James qui marchait toujours à reculons derrière son père et Ava pour voir sa réponse.

Le trio sorti de la Grande salle. Comme James l'avait espéré Ava s'éloignât d'eux après avoir donné quelque renseignement à Harry et une carte Poudlard.

-Qu'Est-ce qui ce passe?

-Un problème pour le transfère des Malfoys.

James fit oui de la tête. Il s'en fichait royalement à vrai dire.

-Papa?

-Oui.?

-C'est vrai que ton père était un Animagus? (note: je pense que James ne peu pas dire Papi ou Grand père pour quelque un qu'il n'as pas connu et que même son père n'as pas connus et qui sur les photos est plus jeunes que son propre père vus qu'il est mort à l'age de 21 ans).

Harry se tourna vers son fils, les sourcils froncés.

-D'où tu tiens ça?

-… Oh un magazine bidon, tu sais.

Harry hocha la tête sombrement. Les magazines lui sortaient par les trous de nez, ils avaient tout prétendus, qu'il avait une sœur au Pakistan, qu'il était homosexuel, qu'il avait un tatouage « I LOVE DUMBY » sur la fesse gauche, qu'il avait fait de la danse classique, que son rêve avait été de devenir chauffeur de camion etc.…

Malheureusement certain journalistes tombaient juste parce qu'ils avaient trouvé la bonne source, et son fils savait maintenant que son grand-père n'était pas un sain et qu'il avait fait quelque chose de pas bien.

-Oui ton grand père était un Animagus.

Harry ne voulait pas lui mentir, car il saurait la vérité un jour, quatorze ans n'était cependant pas l'âge ou il faut apprendre que ses grand parents avaient fait des choses illégales.

-Et Sirius?

-Sirius aussi.

-Ils se changeaient en quoi?

-Ton grand père en cerf et Sirius en chien.

-Pourquoi tu m'as dit que Peter Pettigrew était un Animagus et pas que ton père et Sirius l'étaient aussi?

James avait ce ton innocent qui ne dupait pas le moins du monde Harry.

-Parce qu'il n'était pas déclaré et qu'ils avaient quinze ans.

-Et le père de Ted il l'était aussi?

James avait l'air détaché mais la conversation arrivait au point qui avait le plus d'intérêt pour lui.

-Non les Loup Garous ne peuvent pas devenir Animagus.

-Même si ils sont juste un peu Loup Garous?

Harry jeta un regard suspicieux à son fils, qui affichait (Harry l'aurait juré) la même expression d'innocence que lorsqu'il était nouveau né.

-Non, les demi Loup Garous peuvent devenir Animagus mais ils se transforment bien plus souvent en bête sauvage qu'un être normal.

-Tu entend quoi par bête sauvage?

-Tout ce qui n'est ni chien ni chat ni hamster ni cochon d'Inde…ni fouine.

Harry rentra dans une pièce subitement après avoir jeté un dernier regard à la carte.

James souriait, il était en train d'imaginer Tristan en cochon d'Inde.

La famille Malfoy venait d'apparaître dans l'âtre de la cheminée, entourée d'une lumière verte éblouissante et d'un cri suraigu de bébé paniqué.

Dans un coin de la pièce Zabini Blaise et un autre Auror tenait fermement un jeune garçon. A vue de nez il n'avait pas beaucoup plus de 20 ans et regardait d'un air avide les Malfoy. Harry fit un léger signe de tête vers Zabini Blaise qui se dirigea vers la cheminé tenant toujours fermement le garçon. Harry se tourna alors vers les Malfoys qui s'était déplacés vers le centre de la pièce sans pourtant être sorti de la bulle verte qui commençait à brûler les tapis de Poudlard. Harry jeta un regard perplexe sur la scène. Le bébé, dont le nom lui était inconnu, hurlait de toute la force de ses poumons ne s'arrêtait que pour reprendre sa respiration malgré les efforts simultanés de Draco et Klara Malfoy pour la faire cesser.

-Wow, elle a du coffre la gamine.

Harry pinça ses lèvres, faisant semblant de ne pas avoir entendu la remarque de son fils. Mais il devait bien avouer que la gamine avait en effet un sacré coffre…au point qu'il ne s'entendait pas penser…

Il essaya tout de même quelque sortilèges, sans obtenir de résultat puis fit les cent pas faisant tourner sa baguette dans ses doigts. Les Malfoys ne semblait pas conscient de la présence des deux Aurors et de James mais eux avait largement conscience de leur présence et seul James trouvait comique de voir le couple prendre tour a tour le bébé et tenter de la calmer. Harry surpris Draco essayer de fermer la bouche de l'enfant avec sa main et Harry eu une idée soudaine.

-Assourdiato!

Astrée avait toujours la bouche grande ouverte, mais le son avait cessé. Elle s'en aperçut et la referma, regardant autour d'elle en plissant les yeux, des yeux très secs d'ailleurs.

-Ôte cette putain de bulle maintenant, Astrée.

Harry fut impressionné. Klara avait prononcé les même mots que son mari au même instant et le bébé les observait avec un calme olympien et une morgue impressionnante. Cependant la bulle s'évaporat peu à peu, laissant une vapeur verte à l'odeur bizarre derrière elle. Le bébé, enfin plus vraiment un bébé puisqu'elle avait deux ans et demi croisa les bras. Harry ne pu s'empêcher de sourire, moqueur.

-Elle te ressemble à 200 celle là Malfoy!

-Très drôle Potter.

James ricana. Avec Malfoy dans les parage son père n'était pas un papa consciencieux de 38 ans mais un gamin de quinze ans qui agissait comme lui en présence du clan de Blaise.

Harry sembla comprendre pourquoi son fils affichait un rictus des plus agaçant et demanda d'un air très professionnel ce qui c'était produit.

-Le gosse nous a sauté dessus par cheminé interposée mais la petite à fait ce truc bizarre, l'Auror pris la menotte d'Astrée dans sa main en souriant puis Astrée retirât sa main de la sienne avec un air suffisant.

L'Auror haussa les épaules.

-Je veux un rapport précis pour… disons mercredi sur mon bureau.

- Oui Mr Potter.

14h30, ce jour là.

La cérémonie était presque achevée. Personne ne versait de larmes, MacGonagall n'avait pas de famille proche, mais le nombre de personne présente à son enterrement montrait à quel point elle était respectée dans le monde des sorciers. Les Malfoys n'était présent que pour faire bonne impression.

Narcissa Malfoy avait forcé son fils et sa belle fille à assister à l'enterrement de ce membre respecté de l'Ordre du Phenix, dans l'espoir de remonter leurs cote de popularité dans les journaux et d'échapper aux attaques des extrémistes. Ils était donc assis là, un Auror vigilant à leurs côté. Draco droit comme un « i » était assis entre sa femme et sa mère, se demandant vaguement pourquoi il devait toujours écouter sa mère et pourquoi sa femme parvenait toujours à obtenir le dernier mot.

Il préférait largement rester au manoir, tourner en rond, s'occuper patiemment d'Astrée et se morfondre sans trêve. Et cette préférence expliquait largement son air boudeur et ses bras croisés, serrés sur sa poitrine. En plus Potter, ce fils de s, c'est foutu de ma gueule.

Draco jeta un regard plein de haine vers son ennemi né qu'il devait désormais faire semblant d'aimer ou du moins de respecter, de supporter. Draco soupira bruyamment. Potter me doit désormais une bague et une baguette…il prendra quoi la prochaine fois, ma femme?

Draco enroula ses doigts fin et froid autour de la main de Klara. Il ne fut pas étonné de la voir se tourner vers lui violement, la bouche en « o », mais il le fut quand elle lui adressa un sourire, un sourire rassurant, comme si il avait eu peur, comme si Klara était sa mère. Il retira sa main, sèchement et réprimandât Létô qui agitait ses pieds un peu trop à son goût.

La cérémonie pris fin vers 15heure 30. Klara en fut soulagé. Elle était une bonne sorcière, elle respectait les gens qui l'avait sortit du triste sort que lui réservait Voldemort. Klara remis en place la cravate de Scorpius, replaça quelque mèche blonde sur la tête de Létô et commença à se diriger vers l'imposant château.

-Je suis heureuse que ta mère nous ai traîné jusqu'ici, Draco.

-Moi aussi, Klara.

Klara sursauta violement. La voix qui lui avait répondus n'était pas celle de son mari mais celle de sa belle mère.

-Madame Malfoy. Où…où est Draco?

Narcissa indiqua vaguement le cimetière de Poudlard de la main. Klara scruta l'endroit du regard avec un regard de fauve à l'affût de sa proie. Elle n'aimait pas sa belle mère, elle lui donnait froid dans le dot, depuis qu'elle avait lacé son corset le jour de son mariage mais elle détestai une chose par dessus tous le reste, qu'on emmène son bébé loin d'elle. C'était la première fois qu'Astrée n'était pas à ses côté et elle cherchait désespérément sa fille du regard. Sa respiration s'accéléra subitement ses cheveux virevoltèrent autour d'elle.

-Klara. Qu'avez-vous donc?

Klara venait de l'apercevoir. Draco Malfoy. Le père certes. Mais Draco Malfoy avant tout. Ele ne pouvait lui faire confiance.

-Mére? Mére?

-Maman…

Scorpius et Létô suivirent des yeux leurs mère qui entamait une course effréné. Elle rattrapa avec une rapidité incroyable son mari et lui arracha littéralement le bébé des bras.

Lorsque Scorpius et Létô l'eurent rattrapé (et pour cela il leur avait fallut se glisser entre une masse bruissante de sorcier parfois muni d'appareil photo), elle avait l'air démente et ne cessait de répéter « Malfoy Mal Foy », tenant ferment Astrée dans ses bras.

La foule avait l'air éberluée. En particulier (et Scorpius eu l'impression d'avoir pris un coup de poing dans le ventre lorsqu'il s'en aperçut) les Potter.

Draco était livide, il regarda se femme avec effroi, puis les journalistes, puis la foule de sorciers qui comme lui s'apprêtait à visiter le cimetière et avait été stoppé par cette blonde hurlante. Il fulminait intérieurement la colère n'était plus un feu brûlant chez lui, et ceux depuis bien longtemps, mais un seau de glaçons perdu dans sa gorge. Il n'était plus un sorcier comme les autres. Agir était une chose révolu pour lui, définitivement. Alors quelqu'un devait réagir à sa place et calmer sa femme sinon ils allaient pouvoir encore une fois écumer les kiosques à journaux et ajouter les photos à leurs album photo…

Mrs Peurl, la directrice adjointe, fit alors quelque chose que personne ne s'attendait à la voir faire. Elle se précipita sur la mère et sa fille et s'exclama:

-Madame Malfoy! Quel plaisir de vous voir enfin apparaître, ce cher Mr Malfoy et moi-même avons tout essayé pour calmer cette gentille petite…fille.

C'était visiblement une bonne idée car les journalistes qui n'avaient pas assisté à toute la scène pouvait désormais déduire que la petite fille voulait rejoindre sa maman à grand cris avant que Klara ne la rejoigne à grand cris. Mais cette petite mise en scène n'était pas suffisante pour disperser le rassemblement. Mrs Peurl repris donc, sa voix haut perché couvrant le murmure de la foule.

- Ce qu'elle peu être attachante! Et quelle blondeur!!! Ses yeux aussi sont magnifiques, assurément! Et cette robe! D'où vient elle? Elle est absolument ravissante!

Miranda Peurl avait eu une très bonne éducation anglaise et ne s'était jamais débarrassé de cette préciosité qui agacait particulièrement toute les autres personnes (elle aussi d'ailleurs) et au bout d'une vingtaine de compliment la foule s'était largement éloignée.

Draco avait déjà disparu quand les Potter et les Weasley reprirent leur route vers le cimetière. Harry en fut désolé, car il avait décidément beaucoup de chose à lui rendre et que même s'il devinait aisément où il se dirigeai il aurait préféré pouvoir lui parler tout de suite. Ça lui aurait évité de parler avec Peurl, (qui lui faisait penser à Ombrage, il l'avait compris quand Peurl avait commencé ses minauderies face à la petite Malfoy) et ça il ne pensait pas pouvoir se laisser penser ça un jour.

Peurl se jeta à ses côté et se mit directement à débiter un flot de mots qui passèrent avec grande discrétion d'une oreille à l'autre du cerveau de Harry.

Harry la coupa dans sa phrase, lui évitant ainsi de trop se fatiguer la langue.

-J'ai parlé à Mr le Ministre. Votre mutation est imminente.

Peurl lui adressa un sourire entendu, et le laissa rejoindre sa famille. Après tout elle avait obtenue ce qu'elle voulait, inutile donc de continuer à se fatiguer avec lui.

Harry rejoignit sa famille, sa grande famille, ses deux grand fils, sa fille, sa femme… il lui semblait toujours que sa faisait beaucoup pour lui, un orphelin.

Ils étaient autour de la tombe de Fred. Les dates sur la tombe était ridiculement courtes.

Le vent avait commencé à se lever, bruissant dans les arbres de la forêt interdite.Harry leva les yeux vert l'étendus sombre de la forêt, son regard glissa sur les arbres devinant l'endroit ou il avait succomber à la baguette de Voldemort. Il ne se souvenait pas vraiment de la bataille finale, des images se succédaient, il ne se souvenait que de la fatigue. La forêt et Poudlard le ramenait en quelque sorte à la vie. Ici, et plus d'une fois, le destin avait choisi de lui donner cette vie, de lui offrir sur un plateau d'or et d'argent, en l'empêchant de mourir. Le destin l'avait choisi lui, pour survivre et vaincre, mais les Lupin étaient morts laissant un garçon seul avec sa grand mère… Harry d'ailleurs rejoignit alors Teddy, Victoire et Andromeda Tonks qui se recueillait devant la tombe des parents de Teddy.

Andromeda lui fit un sourire triste.

-J'ai vu ma sœur. Il semble qu'elle tente de me faire croire à moi aussi qu'elle n'as jamais crus à, je cite, « ces balivernes d'histoire de sang pur ».

Harry lui rendit son sourire.

-Elle m'as sauvé la vie. Et en quelque sorte c'est grâce à elle que j'ai pu vaincre.

-Une mère est prête à tous pour sauver ses enfants, elle ne la pas fait pour vous mais pour son fils.

-Je sais. Mais Narcissa Malfoy n'as jamais été marquée, elle n'as jamais réellement fait du mal à quelqu'un et sans son acharnement pour la vie de son fils, et si j'avais laisser votre neveu mourir je crois que tout ce serait passé autrement.

Andromeda soupira et murmura un vague et traînant « vous avez certainement raison », puis lui adressa un sourire et s'en alla avec Victoire laissant Harry et Teddy seul.

« -Je pense que je vais l'épouser.

Harry hocha la tête en souriant.

-Tu est d'accord?

Harry rit doucement. Bien sur qu'il était d'accord.

-C'est à Bill que tu dois demander ça.

-Oué, ça c'est une autre paire de croc.

-Bill t'aime bien et il s'attend déjà fortement à ce mariage.

-C'est vrai?

-Oui.

-Ils auraient pensé quoi eux de moi et Victoire.

Harry regarda attentivement son filleul.

Ses cheveux, turquoise et mis long, semblaient vouloir suivre le vent vers la forêt interdite et cachaient son visage. Harry regarda la tombe, que Teddy avait désigné du doigt. « Eux » n'était plus qu'une large pierre blanche marquée de deux noms:

Remus John Lupin

1960-1998

Nymphadora Lupin née Tonks

1973-1998

Mort pour la paix.

Les mots étaient sobres. Les dates trop courtes. Et un bébé était devenu orphelin alors qu'il n'avait pas deux mois.

-Ton père serait fier, mais inquiet aussi. Ta mère serait surexcité, elle ne lâcherai certainement pas Victoire et serait en train de lui choisir une robe de mariée splendide après avoir renversé toute la boutique.

Teddy souriait. C'était l'essentiel.

Harry racontait n'importe quoi, comment pourrait il dire ce qu'en aurait pensé Lupin et Tonks? Harry les connaissait certes beaucoup plus que Teddy, et c'était injuste, mais il les connaissait comme deux adultes membres de l'ordre du phénix. Il n'avait jamais été vraiment proche de Remus, même si il le serait probablement devenu après. Tonks était une jeune auror drôle et impétueuse qui avait vue immédiatement en Remus l'homme qu'elle suivrait à jamais, dans tous les combats.

Teddy était un orphelin comme lui, mais il ne pouvait s'empêcher de penser que lui avait eu plus de chance. Il avait connu ses parents une année entière et surtout, et ça lui déchirait le cœur de penser ça d'un ami de son père, ses parents était mort en son nom, ils ne l'avait pas quitté pour combattre, ou du moins ils ne l'avaient pas encore fait.

-Je vais la rejoindre, Grand-mère doit être en train de la saouler…

Harry tapota l'épaule du garçon.

-Bonne chance avec Lily et sa nouvelle maison.

Harry soupira et salua son filleul se souvenant qu'il avait mis largement trois ans à s'habituer au fait que Teddy soit entré dans la maison de Poufsouffle.

Harry soupira une nouvelle fois se souvenant qu'il devait s'entretenir avec Mr Malfoy. Il savait où il était c'était évident.

En gravissant la bute que formait le cimetière il repensa à ce qu'il avait dit à Andromeda. Très tôt il avait compris que la vie, la destinée était une équation dont les variantes étaient infinies (note de l'auteur: je suis une littéraire pur souche c'est-à-dire que ma dernière bonne note en maths remonte à ma quatrième donc les histoires d'équations sont à prendre d'une manière très imagées). Les « si », mélodies de toute les vies, avaient une place importante dans toute les pensées de Harry Potter.

Si Tom Jedusor n'était pas né, si Sirius était encore vivant, sisisi…Toujours le même refrain, toujours une litanie désolante de remords.

Les choses auraient pu se passer autrement. Le hasard aujourd'hui, le pur et simple hasard avait mis en sa possession une bague et une baguette. La bague était à Malfoy, il la lui rendrait ça ne posait aucun problème mais pour la baguette c'était une autre paire de manches. La baguette d'Aubepine était à lui, point. Il allait le lui faire comprendre. C'était avec elle qu'il avait vaincu.

Harry aperçut enfin la tête blonde exactement à l'endroit où il l'attendait. Il lui avait toujours fait pitié, toujours. Ses parents et son éducation avait réduit ses connaissances aux sang purs et à certain sang-mêlé, trop gâté il avait vécu comme un prince pour finir à seize ans comme un simple esclave à la merci d'un mage noir et d'un père à qui il offrait toute sa dévotion. Il était aujourd'hui marié, un mariage sans amour, et Harry était bien placé pour le savoir à la vue du nombre de fois où il avait du intervenir pour sa femme. Le garçon mièvre et gâté pourri qu'il avait été durant sa scolarité s'était transformé en un homme fil de fer, enfermé dans son manoir, dépossédé de ses biens et tournant comme un lion en cage ou plutôt comme un serpent dans un vivarium.

-Malfoy.

Le nommé se tourna. Fronça les sourcils et se retourna vers la tombe murmurant un froid:

-Potter.

-Ma femme m'as dit que tu souhaite récupérer ta baguette.

-Hein?

L'élégance Malfoyenne s'envola d'un seul coup avec ce « hein ».

-Ma femme m'as dit que tu souhaite récupérer ta baguette.

-Quel baguette?

-Celle-ci.

Harry sortit une baguette de sa poche.

-Aubépine, crin de licorne, 30 centimètres.

-Ce n'est pas ma baguette. Elle est à toi. C'est certainement Klara qui à a fait des siennes.

-Je suis heureux de voir que tu as la même logique que moi en ce qui concerne les baguette magique…et le caractère des femmes.

Harry n'avait jamais employé un tel ton avec Malfoy, les deux se forcèrent à sourire.

-D'ailleurs ça lui arrive souvent de faire ce genre de crise avec le bébé?

-Astrée est sa fille. Scorpius et Létò sont mes fils. La petite à une incidence incroyable sur sa mère mais j'était prévenus.

-C'est-à-dire?

-C'est la première sorcière née Malfoy depuis des générations et des générations. Je ne savais pas que ce serait aussi grave, elle a un pouvoir énorme et n'a pas encore trois ans. Sa mère est comme son esclave… comme moi je pense…

Un ange passa pendant que Harry assimilé ce qu'il venait d'entendre puis il dit:

-J'ai récupéré la bague.

-C'est bien.

Draco pris la bague entre ses doigts et plissa instantanément les yeux. Il secoua la tête.

-Je peu prendre ta baguette deux secondes?

Sans réfléchir et un peu intrigué, Harry lui tendit la baguette d'Aubépine.

-Non pas celle la.

-Pourquoi?

-Elle a tué Voldemort.

Harry releva les sourcils l'air de dire « tiens je vais peut-être pouvoir enfin l'enfermer à Azkaban… ».

-Non pas que je regrette ce cher Voldemort, mais sa marque est toujours dans ma chair et la magie qu'il a utilisé pour l'y mettre dépasse l'entendement des lois mortelle.

Harry lui tendit avec réticence la baguette de houx. Draco murmura une formule tendant la baguette en direction de la bague. Au grand étonnement de Harry la bague qui semblait en or se révéla être une bague en plastique de petite fille.

-Ta fille est douée. Ne soit pas étonnée de la voire à Serpentard même si je te plaint sincèrement… si l'un de mes enfants serait un Griffondor ou un Poufsouffle… je crois que je me serais jeté du haut de la plus haute tour de mon manoir…

Harry grogna un menacent « Lily Potter ».

-Je te reconnais bien là Malfoy.

-C'est dans ma nature.

Harry se perdit un instant dans ses prévisions de punition vis-à-vis de sa fille et observât la bague que Malfoy portait à l'auriculaire.

-Comment je fais pour la reconnaître?

-Elle donne froid. Elle rend…Malfoy.

Draco tendit la baguette à son propriétaire qui venait de comprendre pas mal de choses…

A suivre…