Fin du flash-back.

Je me suis passé la scène de son enterrement en boucle dans ma tête et tout à coup je me suis rendue compte que nous n'étions pas seuls. Nous souffrions mais d'autre pleurés aussi. Brooke, Lucas, Peyton, Micro, Jake, Skills, mes grands-parents, mes oncles et tantes. Toutes ces personnes pour qui Haley compté ont aussi souffert mais nous étions trop enfermés dans notre propre douleur pour nous en apercevoir.

Le lendemain matin, n'ayant pas cours, je m'en vais dans les rues de Tree Hill quand je parviens devant une grande maison blanche. Il y a bien longtemps que je n'y étais pas rentré. C'est comme un retour en arrière. L'époque où j'assistais au réunions entre filles avec Brooke, Peyton et ma mère. Je pousse légèrement la porte. L'obscurité a envahit la pièce et si je me fit à l'odeur qui y règne cette maison n'a pas été aérée depuis un long moment. J'avance lentement, cherchant du regard l'objet de ma venue. Je l'appelle, je cris son nom dans toute la maison quand j'entends la musique. Je la suis. Elle vient de l'étage. Sa chambre. J'aurais du y songer plus tôt. Je cogne légèrement. Aucune réponse. Je frappe plus fort. Toujours pas de réponse. Tant pis, j'entre quand même. Elle ne m'a sans doute pas entendu. La salle est tout aussi sombre que le reste de la maison. Je vois dans le coin de la pièce une boule qui tremble. Je m'approche et perçoit des yeux entre ouverts. Je cherche des mains l'interrupteur. Une fois trouvé, la lumière qui envahit la pièce m'oblige à ouvrir et fermer les yeux pour faire disparaître les flashs qui peuplent mon champ de vision. Soudain j'aperçoit cette boule plus en détail. Qu'est-ce qui lui arrive ? Comment a-t-elle pu en arriver là. Je m'approche de cette masse amorphe dont seuls les légers bruits de respiration m'indique qu'elle vit encore.

Sam : Peyton ?

Peyton : Haley ?

Sam : Non, Peyton c'est moi Sam.

Peyton : Oh Sam ! Comme tu as grandit ! La dernière fois que je t'ai vu tu étais haute comme trois pommes. Comment vont tes parents ?

Sam : Papa va bien.

Peyton : Et ta mère ?

Sam : Elle est morte Peyton.

Peyton : Oh euh oui. Excuse-moi. Je suis un peu dans les nuages en ce moment.

Sam : Ce n'est rien.

Peyton : Assis-toi. Fais comme chez toi.

Je cherche un endroit où m'asseoir. Mon regard dérive et je scrute chaque endroit de cette pièce. Il paraît qu'une chambre et le reflet de son propriétaire. Si c'est le cas alors Peyton doit avoir des choses à régler. Tout à coup mon regard est attiré pas un plateau en métal. Dessus repose un billet de 10 dollars et une curieuse poudre blanche. D'un bond je m'approche de ce plateau. Plus je m'y approche, plus les doutes se font minces et plus mon regard se fait dur.

Sam : Peyton, depuis quand tu prends ces cochonneries.

Peton : Je vois pas en quoi ça te regarde. De toute façon qu'est-ce que ça peut te faire ? Tout le monde se fou pas mal de comment je vais. En fait tout le monde se fou de tout le monde ! J'aurais pu crever ici seule dans cette chambre que personne ne s'en serait rendu compte.

Sam : Ecoute Peyton, c'est vrai que ces derniers temps on a pas était là les uns pour les autres mais ça va changer.

Peyton : Foutaises !

Sam : Je te le promet Peyton. A partir de ce jour je déclare solennellement que je serai toujours là pour toi peu importe l'heure du jour ou de la nuit. Tu pourras toujours compter sur moi.

Elle lève la tête vers moi. Un timide sourire apparaît puis il se fait plus franc.

Peyton : Tu ressemble vraiment à ta mère.

Je sens les larmes me venir aux yeux. C'était la première fois depuis sa mort qu'on me compare à elle.

Sam : Merci.

Je me ressaisie. D'un revers de la main j'efface cette larme et je prends Peyton dans mes bras. Elle se met à pleurer. Un véritable torrent s'écoule sur ses joues. Je repose sa tête sur mes cuisses et la berce lentement en lui caressant les cheveux. Je la sens ce calmer après de longues minutes de pleurs. Je ne cesse de penser à ce qui aurait pu lui arriver si je n'étais pas venue. Quelqu'un d'autre serait-il venu ou serait-elle morte dans cette chambre sans que personne ne s'en rende compte ?