Je déambule dans les couloirs de ce grand bâtiment de béton que nous appelons plus communément le lycée. Je suis dans mes pensée quand tout à coup, (et ce n'est rien de le dire) je me retrouve violemment projetée au sol. Aïe, mais c'est que ça fait mal. Quand mon père m'a fait prendre des cours de judo, j'aurai dû écouter ce que disait e prof au niveau des chutes plutôt que de le regarder avidement. Ca m'apprendra à m'intéresser aux garçons. Je relève la tête et vois une fille à peine plus vieille que moi brune et plutôt grande. Mais c'est étrange son visage ne me dit rien.

?: Je, je suis désolée. Je n'ai pas regardé où je marchais.

Sam : Ce n'est rien. Tu es nouvelle dans le coin.

?: Oui.

Sam : Tree Hill est une petite ville. Ici tout le monde connaît tout le monde. Au fait, je m'appelle Sam, Sam Scott.

?: Scott, comme le coach ?

Sam : Oui, tu viens à peine d'arriver et tu connais déjà mon père ?

?: Disons qu'on m'avait déjà parler de lui avant que je n'arrive au lycée de Tree Hill.

Sam : Ok, mais dis-moi euh…

?: Jenny.

Sam : Jenny, que fais-tu ici ? Dans ce coin aussi perdu qu'est Tree Hill ?

Jenny : Mon père y a vécu lorsqu'il était jeune. Il était même au lycée ici.

Sam : Donc nous sommes des filles d'anciens élèves de Tree Hill.

Jenny : Tes parents étaient à Tree Hill High ?

Sam : Et oui, le problème c'est que les professeurs espèrent que je sois aussi ntelligente que ma mère ou aussi douée au basket que mon père.

Jenny : Et alors ?

Sam : C'est le cas.

Je crois que j'ai réussi à la détendre un peu. Je ne saurais expliquer ce qu'il se passe mais j'ai comme l'impression que dans un avenir très proche, elle et moi seront très amies.

Je rentre dans la salle de littérature en retard comme d'habitude. Heureusement, le professeur n'a pas encore fermé a porte. Je cherche du regard une place libre. Mon regard s'accroche sur une chaise sans propriétaire, puis je constate que le voisin n'est autre que CJ. Il ne dira rien, c'est la seule place de libre et puis ce n'est pas comme si je le draguais. Ainsi, je m'installe et risque à jeter un œil dans sa direction mais lui s'évertue à rester fixer sur le tableau. Un mouvement vers ses mains, puis le tableau puis ses mains. Ok, je crois qu'il va falloir que je fasse le premier pas.

Sam : Salut CJ.

CJ : 'lut.

Sam : Tu n'as pas l'intention de me faciliter la tâche ?

CJ : Pourquoi je te faciliterai quoique ce soit ?

Sam : Ecoute, je… tu me manque.

CJ : Tant mieux pour toi.

Sam : Qu'est-ce que j'ai fait pour que tu me déteste autant ?

CJ : Je ne te déteste pas.

Sam : Mais ça ne t'empêche pas de me parler comme si tu n'en avais rien à faire de moi.

CJ : Ecoute Sam. Cette situation n'est pas facile pour moi non plus mais…

Sam : Mais quoi ?

CJ : Ton père a raison. On ne doit plus se voir.

Sam : Pourquoi ?!

CJ : Parce que tu as ta famille et moi la mienne.

Sam : Et je suis sûre que nos deux mondes ne sont pas incompatible.

CJ : Quand le père de l'un a voler la femme au père de l'autre alors si, c'est incompatible.

Sam : Mais…

CJ : Ecoute Sam, on doit se faire une raison. Je serais toujours le fils de Chris Keller et tu seras toujours la fille de Nathan Scott.

Sam : Oui, mais nous sommes aussi Sam et CJ deux personnes à part entières.

CJ : Sam, ne cherche pas, c'est impossible.

Sam : Mais nous pouvons au moins être amis ?

CJ : Je… euh… oui. Nous pouvons être amis.

Sam : Alors amis ?

CJ : … amis.

Après cette discussion, nous nous tournons tous les deux vers le professeur. Je tente en vain de suivre le cours. A défaut de suivre, je prends mon crayon et gribouille sur mon cahier. Mon esprit s'égare. Je pense à CJ et moi, à Jenny. A Peyton qui vient d'emménager chez nous en attendant qu'elle aille mieux.