N/A : Petite scène semi-hot, Nc-15.
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
Deux mois plus tard :
Si elle devait écrire une liste des pires journées de sa vie, celle ci serait dans le top10. Elle fut retenue au travail jusqu'à neuf heures ce soir là. Elle n'aimait pas boire. Elle était loin d'être une alcoolique, mais elle avait pris l'habitude de boire quelques verres après une mauvaise journée ou quand elle n'avait pas le moral. Elle résistait très mal à l'alcool et se réveillait bien trop souvent dans un lit qui n'était pas le sien, se sentant encore plus mal qu'avant. Malgré cela elle une bouteille de Rouge ce soir-là, se répétant qu'elle pouvait très bien boire sans finir chez House. Elle ne lui avait pas rendu de « visite » depuis deux mois, depuis qu'il avait commencé à agir aussi…bizarrement. Le traitre. Elle était bien décidée à ne plus jamais commettre l'erreur de coucher avec lui. Elle se retrouva dans un taxi sans vraiment savoir comment et se tapa la tête contre la vitre de séparation. Elle n'eut cependant pas le temps de remettre en question ses agissements, son attention focalisée sur le fait qu'elle puisse ou non arriver à destination sans vomir.
Miraculeusement, elle y parvient. Elle s'étala sur les marches de l'entrée et éclata de rire quand elle ne parvint plus à se relever. Sa porte s'ouvrit sans qu'elle ait besoin d'y frapper et il sembla, lui aussi, trouver son comportement très drôle.
« Tu as encore oublié ton adresse ? »
Son ton était moqueur et elle grimaça sous la lumière trop…lumineuse qui parvenait de son salon. Elle était finalement parvenue à se relever, bien qu'elle n'était pas sûre de tenir debout sans l'aide du mur…et de l'épaule de House.
« Non. Je suis venue ici », balbutia-t-elle.
« J'ai remarqué »
Il l'aida à entrer et referma la porte derrière elle à l'aide de sa canne, la soutenant comme il pouvait de son bras gauche. Elle ne semblait plus se rappeler comment marcher et, ne pouvant la porter, il la traîna presque jusqu'à sa chambre. Il la poussa sur son lit où elle tomba en riant.
« Et que me vaut le plaisir de cette visite ? »
Elle se redressa pour s'asseoir au bord du lit, s'allonger n'était pas une bonne idée, ça faisait tout tourner. Quand la pièce s'arrêta de bouger autour d'elle, elle focalisa son attention sur le col de son tee-shirt. Elle posa une main sur sa cuisse gauche alors qu'il était toujours debout devant elle. Il était grand. Assise ainsi, elle avait l'impression que c'était un géant. Elle écrit « géant » sur son jeans du bout des doigts. Elle leva les yeux vers lui, il l'observait d'un air grave. Elle sentit son estomac se serrer et inspira profondément alors qu'elle posait sa main à plat sur sa cuisse, la remontant jusqu'à son entrejambe.
« Cuddy… »
Il ne put s'empêcher de grogner quand elle pressa un peu plus sa main contre lui. Elle pouvait le sentir pulser en dessous de son jeans. Elle le sentait.
Une liste de raisons allant contre tout cela commença à se répéter dans sa tête, comme à chaque fois. Comme à chaque fois, elle l'ignora. Elle sentit sa main se poser sur son épaule. Il avait perdu sa canne en cours de route et avait besoin de reprendre son équilibre. Elle glissa sa main sous son tee-shirt, caressant la peau de sa taille, redessinant le tour de son nombril. Il frissonna, ses muscles abdominaux se contractant sous ses doigts.
« On ne devrait pas faire ça »
Sa voix était plus rauque et elle posa ses mains sur sa ceinture, la défaisant avant de s'attaquer au bouton de son jeans.
« On ne fait jamais ce qu'il faut de toute façon. »
« Pas faux ».
Elle tendit le bras pour attraper son épaule et le ramener à elle. Quand leurs bouches se rencontrèrent, une nouvelle bataille s'engagea, un combat de langues et de dents, de morsures et de caresses qui les firent gémir à l'unisson. Elle ne pouvait plus respirer, ne le voulait plus. Elle était saoule, assez saoule pour croire que c'était la solution à une mauvaise journée. Assez saoule pour briser ses propres règles. Mais pas assez saoule pour ne pas s'en vouloir le lendemain matin. Alcool allait avec gueule de bois, House allait avec regrets. Tout avait un prix.
« Tu vas t'en vouloir demain ».
Sa voix était étouffée par sa peau alors qu'il parlait contre son ventre et elle fronça les sourcils. A quel moment avait-elle enlevé son haut ? Elle attrapa son visage et le tira vers elle jusqu'à ce qu'elle puisse de nouveau atteindre sa bouche. Elle sentait son souffle contre ses lèvres alors qu'elle essayait de lire cette expression inconnue qui marquait son visage.
« Je ne serais pas là pour le regretter ».
Il posa son front contre le sien et ferma les yeux. Elle n'avait pas eu le temps de comprendre cette émotion, mais sentait son estomac se serrer en même temps que sa gorge.
« Du sexe et aucun engagement. Depuis quand es-tu devenue la femme parfaite ? »
« Depuis que je suis devenue inaccessible. Maintenant, tais-toi. »
HHHHHHHHHHHHHHHHHHHHH
« Vous n'êtes pas sérieuse ? »
« Si je le suis. Vous voyez, ça c'est mon expression sérieuse », affirma-t-elle en faisant une mimique grave.
Il se laissa tomber sur le canapé à côté d'elle.
« Je ne le ferais pas », contesta-t-il.
Elle lui sourit, elle savait qu'il dirait ça. Après s'être sermonnée durant des jours pour avoir encore une fois cédée à la tentation et atterrit chez lui, elle en était arrivée à une conclusion : Même les ennemis étaient liés d'une certaine façon. House et elle avait une relation qui leur était propre. Ils luttaient l'un contre l'autre et contre eux-mêmes vis à vis de l'autre depuis des années. Elle ne gagnerait que si elle continuait à combattre…par tous les moyens.
Elle avait longuement analysé le comportement du diagnosticien après la scène de l'explosion de l'IRM. Elle avait compris que House était près à user de tous les stratagèmes pour avoir ce qu'il voulait. Jusqu'ici, elle s'était imposée des limites. Elle n'aurait pas du.
« Bien », sourit-elle, satisfaite de le voir confus de sa réaction. « Je vais donc devoir retirer la moitié de votre salaire pendant les clinquantes prochaines années pour pouvoir couvrir les frais de remplacements de l'IRM que vous avez cassé. »
« Vous ne pouvez pas faire ça ! », objecta-t-il.
Elle sourit un peu plus, se penchant vers lui pour planter ses pupilles dans les siennes.
« En fait, si, je peux. C'est un des avantage quand on dirige un hôpital. J'ai pleeiinnn d'avantages ».
Il la regarda de travers, avant de gigoter sur le canapé, cherchant une échappatoire. Elle était toujours stupéfaite quand il faisait ça. Quand il cherchait une solution à un problème, elle pouvait presque voir la mécanique derrière ses yeux, entendre le tic tac de ses pensées qui s'emballaient. Une lueur se fit dans son regard, et il s'approcha un peu plus d'elle, envahissant son espace personnel. Elle reconnut sa stratégie habituelle, malheureusement pour lui, elle avait appris à y résister. Maintenant, c'était à elle de le surprendre.
« Je hais les enfants ».
« Peut-être, mais eux, il ne vous déteste pas. Chaque fois que je vous vois avec un enfant, il a l'air plus heureux que plusieurs de vos patients réunis. »
Elle se pencha légèrement vers lui, laissant ses seins frôler son bras.
« Rien à faire. Je ne ferais pas de consultations en pédiatrie. »
Son regard déviait un peu trop vers le bas, elle le déconcentrait. Le jeu était beaucoup plus drôle avec plus de liberté. Il avait une mine presque boudeuse et elle sourit un peu plus. Elle avait eu cette idée, qu'elle qualifiait de brillante, deux nuits auparavant. Une clinique gratuite pour enfants ferait de la bonne pub pour l'hôpital, tout en aidant beaucoup de gens.
« C'est dommage. Rappelez-moi, combien vous coute l'assurance qui paie vos chères doses de Vicodin, déjà ? »
« Vous ne pouvez pas me couper les vivres ! », insista-t-il, à la limite de l'outrage.
« Malheureusement pour vous, si, je le peux et je le ferais. J'ai même le pouvoir de faire beaucoup plus que ça »
« Vous ne me virerez pas », affirma-t-il, sûr de lui.
Elle sourit et secoua la tête.
« Non, je ne le ferais pas. Faire de votre vie un enfer est beaucoup plus amusant », dit-elle doucement, s'approchant un peu plus.
« Des menaces, toujours des menaces. »
Il fit mine de bailler et elle sentit une minuscule boule de rage gonfler dans sa gorge. Oui, de la rage. C'était devenu un sentiment dominant quand elle posait les yeux sur lui ces derniers temps.
« Je n'avais pas encore mis ma menace à exécution. Je peux vous couper les vivres et suspendre vos autorisations pour que vous ne puissiez plus rien faire sans mon accord ».
Il la scruta un moment avant de changer de tactique, il s'avança jusqu'à être nez à nez avec elle.
« Vous gênez pas ».
Sa voix était calme et son souffle si proche qu'elle sentit une mèche de cheveux virevolter sur son front. Elle frissonna malgré elle.
« Moi aussi je peux jouer à ça, Cuddy. J'ai pas mal d'idées pour vous rendre la vie impossible. »
« J'attends de voir », répondit-elle.
C'était stupide de le provoquer, mais elle était pressée de voir ce que donnerait leur bataille, une fois qu'il aurait compris qu'elle était prête à lui tenir tête à tous les niveaux. Et puis, bien qu'elle savait prendre des risques, elle n'avait pas vraiment peur de lui. Sa main se retrouva soudain sur son genoux, glissant jusqu'à l'intérieur de ses cuisses.
« Tu es sûre ? Parce que j'ai une vidéo qui devrait intéresser… »
« Tu ne t'en servirais pas pour si peu. Tu en as besoin pour… »
« Je peux faire des copies. Jouer à des niveaux différents. D'abord l'hôpital, puis youtube… »
Son ton était légèrement rauque et elle sentit ses poils se dresser sur ses bras. Ses yeux bleus brillaient de malice. Elle avait repoussé les limites et il était intéressé par ce qu'il pouvait advenir de leur jeu. Elle dut avouer qu'elle aussi était excitée à cette idée, elle sentait ses joues la brûler et était impatiente de voir ce qu'il allait faire ensuite…Et s'il glissait sa main juste un petit peu plus haut…
« Tu ferais mieux d'abandonner tout de suite ».
Elle posa une main sur son torse et laissa ses doigts glisser doucement, de plus en plus bas.
« Tu veux que je capitule ? »
« Tu ne peux pas gagner. »
Elle redessina la fermeture de son jeans d'un doigt. Il attrapa sa main et elle se figea quand il sembla reprendre son sérieux.
« Si je perds, je gagne », annonça-t-il sérieusement.
Il traça de petits cercles dans la paume de la jeune femme avant de suivre le cheminement d'une veine sur son poignet, puis le long de son avant-bras. Elle frissonna et retira vivement sa main. Il sourit avant de se lever, tapant sa canne sur le sol.
« Mais on sait tous les deux que tu ne gagneras jamais, Cuddy ».
Il fit volte-face et s'avança jusqu'à la porte avant de s'arrêter, une main sur la poignée.
« Moi, ça me va, j'adore te voir essayer. »
« Clinique, House. Je suis sérieuse. »
Elle lâcha un soupir frustrée quand la porte claqua avant qu'elle ait fini sa phrase et qu'elle le vit partir dans le sens opposé à la clinique.
« Je le déteste », marmonna-t-elle dans ses mains.
Sa peau la chatouillait encore là où il l'avait touché et elle grogna.
« Bon sang je le hais ! »
TBC…
