Chapitre 8 : La Forêt.
Roy se réveilla le lendemain avec une impression d'angoisse qu'il eut du mal à s'expliquer sur le coup... Puis les événements de la nuit lui revinrent en mémoire, et il se redressa vivement : l'adolescent dormait profondément, toujours bien caché par sa couverture ; sa respiration était régulière, et il semblait paisible...
Roy soupira, puis se leva, et s'habilla après avoir rapidement fait sa toilette. En sortant de la petite pièce, il vérifia que le graçon n'avait plus de fièvre, puis sortit silencieusement de la chambre, descendant l'escalier au bout du couloir pour se retrouver dans la salle du 'restaurant'. Le patron était déjà derrière son bar, faisant travailler son chiffon, et il entendait des bruits métalliques venir des cuisines. Il était encore très tôt, mais l'aubergiste et sa femme étaient déjà au travail.
"Alors, comment va le petiot ?"
Roy s'assit à une table et tourna sa chaise vers le bar.
"Plus ou moins bien... Je ne sais pas vraiment quoi faire d'autre... Où en est-on ?"
"Jean et Riza sont allé patrouiller en ville du côté du mur d'enceinte, avec quelques gars. Quant à Hugues, il est parti aux renseignements tout à l'heure : il a dit qu'il reviendrait dans la matinée, et qu'il allait voir si les soldats avaient décidé de faire des recherches... Ah, et Falman est revenu un peu avant que tu descendes, visiblement tout va bien au niveau de l'organisation, mais il a dit qu'il faudrait bientôt trouver une autre planque pour les armes, parce que les gardes passent un peu trop souvent par-là, ces derniers temps..."
"Mince... va pas être facile à déplacer... faudra que j'y réfléchisse..."
"?? ... T'es fatigué ? Mal dormi ?"
"Plus ou moins..." Pour confirmer ses dires, il laissa tomber sa tête dans ses bras croisés sur la table ; l'aubergiste posa son chiffon et son verre, et se pencha sur le comptoir.
"Si c'est à cause du petit, t'as qu'à laisser quelqu'un d'autre s'en occuper... !"
"Ce n'est pas un 'petit'... et certainement pas un paquet qu'on peut se passer de mains en mains quand ça nous chante !"
"T'énerves pas, je te proposais juste une solution pour que tu dormes un peu !"
"De toute façon, il est dans ma chambre, alors ça ne changerait rien... !"
"D'accord, d'accord..."
Un long silence s'installa dans la salle encore obscure, qui s'éclairait petit à petit à mesure que le soleil se levait. Roy était en train de déjeuner quand Hugues arriva, dans une entrée... disons peu discrète...
"Salut la compagnie !!"
Blam !, fit la porte contre le mur...
"Salut, Hugues..."
"Wow... bonjour la compagnie... !"
"Tu veux vraiment m'obliger à dire que je suis content de te voir ?"
"Ça, c'est méchant ! T'as mal dormi ?"
"Bon sang, ça se voit tant que ça ?!"
"Aux vues de ton expression plutôt aphatique, je suppute qu'il est arrivé quelque chose pendant la nuit !"
" ... ?"
"C'est le petiot ? Qu'est-ce qui s'est passé ?"
"Il a eu une crise, mais c'est fini, maintenant... Je vais lui apporter son déjeuner..."
Roy se leva et se dirigea derrière le bar ; il trouva la cuisinière et Gracia en train de préparer les repas du jour.
"Bonjour Roy ! Mal dormi ?"
"C'est une manie, ou quoi ?!"
Les deux femmes se contentèrent de rire, et lui désignèrent le meuble à sa gauche.
"Son plateau est prêt, tu peux lui monter !"
"... merci."
Il s'en empara et sortit rapidement de la cuisine, puis remonta les escalier et suivit le couloir jusqu'à sa chambre. Il s'arrêta un instant et tendit l'oreille, cherchant à savoir si le garçon s'était réveillé ou pas. N'entendant aucun bruit, il entra en silence.
Edward était assis dans son lit, et regardait le ciel par la fenêtre.
L'auberge avait en effet la chance de se trouver près d'un petit bois, au sein même de la ville ; il n'y avait donc pas beaucoup d'autres bâtiments autour, et il y avait une belle vue depuis les fenêtres des chambres...
Il tourna la tête lorsqu'il entendit la porte s'ouvrir, et Roy eut un pincement au coeur en le voyant se recroqueviller légèrement, resserrant la couverture autour de lui. Mais il comprit subitement pourquoi il était méfiant, en voyant la seule chemise qu'il portait : l'une des siennes. Il devait être en train d'imaginer un tas de choses déplaisantes à son sujet... Roy se contenta de sourire, et porta le plateau sur la table de nuit, puis s'assit sur la chaise, comme d'habitude.
"Est-ce que ça va mieux ?"
Pas de réponse. "Oh oh..." songea-t-il. Il fallait mettre les choses au clair rapidement... !
"Tu as eu une crise cette nuit, tu t'en souviens ?"
Silence. Pas même un mouvement de tête. Juste deux grands yeux qui le fixaient avec peur et colère. "Merde... Il va falloir tout recommencer..."
"Tu étais plutôt mal en point, et... en fait, tes vêtements étaient trempés, alors... tu comprends, je ne pouvais pas te laisser dormir comme ça... Mais ne te fais pas d'idées, j'ai juste... enfin, voulu..."
Il se tut et détourna les yeux. Mince, pourquoi était-il incapable de s'expliquer ?! Il n'avait pourtant rien fait de mal ! Mais le regard accusateur du blond le mettait extrêmement mal à l'aise, et il ne pouvait s'empêcher de penser à ce qu'il aurait pû faire... Nul doute que le gamin avait les mêmes pensées en tête...
"Est-ce que je pourrais avoir autre chose, maintenant ?"
Roy releva les yeux. "Autre chose ?"
"Pour m'habiller..."
"Euh, oui, bien sûr !" Il se leva précipitamment, et s'apprêtait à fouiller dans ses tiroirs quand il stoppa son mouvement, et se redressa. Il regarda le garçon et fit :
"Puisque tu as l'air en forme, tu devrais en profiter pour aller prendre un bain, après la nuit que tu as passée, ça te fera du bien. Ensuite tu n'auras qu'à chercher ce qu'il te faut. Sers-toi ! Je te laisse tranquille..."
Et il ressortit de la chambre, prenant soin de fermer la porte à clé...
Edward resta un moment interdit, stupéfait de la réponse de l'homme. Puis il regarda les tiroirs à moitié ouverts ; le linge dépassait par endroits, là où l'homme l'avait retourné...
Il repoussa lentement la couverture, et s'assit au bord du lit, les pieds dans le vide. Il avait de sérieux doutes quant à sa capacité à tenir debout... déjà s'asseoir lui causait quelques vertiges, alors aller jusqu'à la salle d'eau, revenir... Il inspira profondément et se laissa glisser du matelas. Il atterrit sur ses pieds et ne s'écroula pas. Bon point. Le plancher était chaud... ah non, c'était juste le soleil qui tapait dessus... Il fit le tour du lit en gardant une main dessus pour se soutenir, puis se dirigea vers la petite pièce ; il poussa lentement la porte, entra, et la referma derrière lui. Il avait entendu la serrure de la porte de la chambre cliqueter tout à l'heure, il ne risquait donc rien à laisser celle-ci entr'ouverte...
La salle d'eau était vraiment minuscule ; la baignoire était au fond de la pièce, il y avait un cabinet derrière la porte, un lavabo juste à côté, et le reste du peu d'espace disponible était occupé par des étagères pleines de produits divers, et un petit meuble qui ressemblait à une table basse ; il y avait aussi un tapis devant la baignoire, et deux crochets fixés au mur au-dessus du meuble. Edward s'avança ; s'appuyant sur le rebord lisse, il ouvrit les robinets, et laissa couler l'eau un moment, jusqu'à ce qu'elle remplisse à moitié la baignoire, en vérifiant la température de temps en temps. L'eau fumait quand il l'arrêta. Puis il prit une serviette sur l'étagère, la plaça sur le rebord, ôta la chemise qui lui avait servi de pyjama, puis se glissa précautionneusement dans l'eau.
Son corps était engourdi... sans doute parce qu'il ne s'était pas lever depuis pratiquement une semaine... Un bon bain lui ferait effectivement beaucoup de bien. Il ferma les yeux, savourant le contact de l'eau chaude. Au bout d'une demi-heure - pendant laquelle il faillit même se rendormir - il entreprit de se laver correctement, et termina sa douche.
Il se sentait un peu mieux... Il s'essuya vigoureusement, puis noua la serviette autour de sa taille et retourna dans la chambre ; après avoir farfouillé un moment dans les tiroirs, il finit par trouver des vêtements pas trop grands pour lui... "Raaaah !!..." et s'habilla rapidement. Étrange comme les tissus étaient de bonne qualité, alors que pratiquement tout le royaume arrivait à peine à s'acheter de quoi manger... Malheureusment pour lui, le pantalon lui tombait sur les hanches ; heureusement pour lui, personne ne le remarquerait puisqu'il ne sortait pas de la chambre...
Il finit de s'essuyer les cheveux, et il ne trouva qu'un peigne dans la salle de bain pour se coiffer : ce n'était pas pratique, mais il fit avec. Il était assis devant la fenêtre en train de faire sa tresse quand la serrure cliqueta de nouveau.
Roy avait vérifié à travers la serrure que le garçon avait bien terminé ; alors il entra de nouveau, tenant absolument à s'expliquer. Étrangement, il n'y avait plus de trace de colère dans ses yeux, et il fut grandement soulagé... "Hugues, je te hais... !!" Il alla s'asseoir à sa place près de la table de nuit, et regarda le garçon finir de se coiffer. "Il a l'air en meilleure forme... J'espère que ça durera..."
"Tu as faim ?"
"... non."
"Il faut que tu manges, tu vas retomber malade, sinon."
Pas de réponse.
"Tu as trouvé des vêtements à ta taille ?"
Regard furieux du blond qui se tourna vivement vers lui pour crier :
"C'est quoi cette question !?" Roy leva les mains en signe d'apaisement.
"Ce n'est rien ! Je ne voulais pas te vexer !"
Il le regarda mieux : chemise blanche et pantalon brun, ça lui allait plutôt bien - même si la chemise était un peu lâche au niveau des épaules et qu'il semblait flotter dans le pantalon... Il sourit sans s'en rendre compte.
"C'est quoi, ce sourire ? Vous vous moquez de moi ?!"
"Non !! Pas du tout ! Attends une seconde..."
Edward observa le moindre de ses gestes, tandis qu'il se levait et marchait vers les tiroirs ; il ouvrit le dernier et en sortit une longue et fine écharpe de coton, qu'il agita d'un air satisfait. Puis il se tourna vers lui :
"Debout !" Edward mit un temps à répondre.
"Non..." Roy se tut un instant, déstabilisé, puis reprit :
"Je te demande de te lever."
"Je vous ai dit non..."
"Tu ne veux pas que je vois ton pantalon te tomber sur les chevilles ?"
Le garçon se leva d'un bond :
"Je vous interdit de vous moquez de moi !!"
Pouf, fit le pantalon en glissant.
Il le rattrapa à temps, son visage prenant une adorable couleur tomate. Roy sourit et s'approcha, la ceinture dans les mains. Mais il ne fit qu'un pas, s'arrêtant dès qu'il vit le blond reculer contre le rebord de la fenêtre : il n'était plus rouge, mais livide, et sa respiration s'était accelérée... Roy jura intérieurement : il lui avait encore fait peur ! Pourquoi agissait-il toujours avant de s'expliquer ?
"Hey... Si tu veux, je peux t'aider à mettre ça..." fit-il en montrant la ceinture. "Elle t'évitera d'avoir à tenir ton pantalon tout le temps..."
Il ne fit plus un mouvement, attendant une réponse. Elle tarda à venir... mais elle vint :
"... d'accord."
Roy eut un sourire rassurant, et s'approcha lentement, les mains bien en évidence ; il s'accroupit devant l'adolescent, et remarqua ses doigts cripés sur le tissu. Avec un soupir imperceptible, il ne bougea plus et leva les yeux vers lui.
"Et si tu t'éloignais du mur ? Ça serait plus facile..."
Edward avait très chaud... sans doute un reste de fièvre. Tendu, il s'avança légèrement pour laisser l'homme passer ses mains derrière lui : il enfila la ceinture là où il fallait, lui écarta les bras pour agripper le haut du pantalon et le mettre en place, la chemise à l'intérieur. Puis il ramena les deux bouts de la ceinture devant lui et les noua soigneusement.
Roy releva les yeux, souriant, mais ce qu'il vit lui fit mal au coeur. Edward fixait la porte, ou plutôt le vide, sa respiration était saccadée et il semblait sur le point de pleurer... Roy se recula aussitôt. Son geste fut sans doute trop brusque car le garçon sursauta ; il ramena son regard sur lui, passa ses mains sur la ceinture pour vérifier ce qu'il avait fait, puis croisa les bras sur son torse et détourna la tête, les yeux brillants. Roy se sentit très triste devant une telle attitude de crainte, et il jugea bon de dire quelque chose :
"Ça te va très bien..."
Edward releva de grands yeux surpris, juste à temps pour voir Roy esquisser un sourire sincère. Il baissa la tête : c'était vrai que l'écharpe était assez fine pour lui permettre de garder un peu d'allure... Il grimaça et essuya vigoureusement ses larmes d'une manche.
"Tu devrais peut-être manger quelque chose, maintenant..."
Il regarda le plateau, toujours posé sur la table de nuit, qui attendait désespérément qu'on s'occupe de lui...
"... oui..."
"Tu sais... tu n'es pas obligé de rester enfermé ici... Tu pourrais déjeuner en bas, avec les autres. Ça te ferait marcher un peu..."
"Qu'est-ce qui vous prend tout à coup ?"
"??!" Roy regarda le garçon, qui l'observait avec suspicion.
"Et ben... ! Je me disais simplement que tu aimerais peut-être sortir un peu..."
"Vous vous moquez de moi... Je n'ai pas le droit de sortir."
Roy croisa les bras et prit une expression sérieuse :
"Au Château peut-être, mais ici, c'est moi qui décide !"
Il en avait fait un peu trop... Les yeux d'or le fixaient, surpris et légèrement effrayés. Il ajouta, pour le rassurer :
"Cette chambre n'est pas tout ce qu'il y a de plus agréable... Et si tu es encore malade, un peu d'air frais te ferait sûrement beaucoup de bien. Je connais un endroit qui..."
Roy s'interrompit, pétrifié : pourquoi est-ce qu'il se remettait à pleurer ?? Le blond avait lentement glissé le long du mur, une main sur la bouche, pendant qu'il parlait... Les larmes dévalaient ses joues, mais il ne comprenait pas pourquoi : qu'avait-il encore dit ? Rien de mal, n'est-ce pas ? Il y avait décidément beaucoup trop de choses qu'il ignorait sur ce garçon, et il se demanda encore une fois pourquoi il était seul dans sa chambre cette nuit-là... Il s'approcha tout doucement, pour ne l'effrayer davantage, et s'assit près de lui, sans qu'il réagisse. "Au moins, il ne recule pas..." songea Roy avec dépit. Il ne savait pas vraiment quoi faire, et resta là, à le regarder pleurer en silence, sans bouger... Au bout d'un petit moment, il entendit le garçon murmurer entre ses pleurs, des paroles qui l'intriguèrent plus encore qu'il ne l'était déjà.
"... il ne faut pas... pas le droit... je dois pas..."
Sans s'en rendre compte, Roy passa un bras autour de ses épaules et l'attira contre lui, ne s'apercevant que trop tard que ce geste pourrait déclencher une nouvelle vague de peur et de colère... À sa grande surprise, le blond vint se blottir contre lui, les épaules secouées de sanglots, enfouissant son visage dans sa chemise qui s'humidifia lentement. Mais Roy s'en fichait. Il l'entoura de ses bras et le serra contre lui, tentant de ne pas prêter attention aux paroles qu'il chuchotait comme une litanie, hoquetant parfois quand il venait à manquer d'air...
Pendant qu'il pleurait, Roy réfléchissait : comment ce garçon avait-il donc été élevé, pour avoir si peur de sortir ? Et comment pourrait-il l'aider, lui ?
Son idée était toujours valable... Mais le bois était trop fréquenté pour pouvoir s'y promener... Il vaudrait mieux aller en forêt ; pas celle qui entourait le Château - ils risqueraient de se faire voir - mais celle qui s'étendait un peu plus au Sud... Il y avait un chemin parfait depuis l'auberge qu'ils pourraient emprunter sans que les soldats risquent de les surprendre. Ce serait le moyen idéal de lui faire prendre l'air en toute sécurité...
Sentant qu'il s'était un peu calmé, il s'écarta doucement et lui releva la tête d'une main sous le menton :
"Ça va mieux ?" Le garçon renifla et se dégagea, essuyant ses joues. Il était prostré, serrant ses genoux contre lui, le visage caché entre ses bras. Roy ne chercha plus à le toucher, sentant que cette fois-ci, il réagirait, et continua :
"Tu n'as jamais eu envie d'aller dehors ?"
Et comme Edward ne savait pas mentir, il hocha lentement la tête, le regard baissé, comme s'il avait fait une bêtise...
"Je te propose d'aller faire un tour... une petite balade en forêt... tu n'as pas envie d'y aller ?"
Il n'aurait pas dû insister... le garçon se remit à trembler, les mains crispées sur ses genoux.
"Tout le monde va s'y promener de temps en temps, il n'y a aucun danger... Je t'emmènerais, ça te fera prendre l'air..."
"... non..."
"Je suppose que tu es resté enfermé très longtemps, mais... tu sais, c'est mauvais aussi pour la santé, de ne jamais sortir... toi qui es déjà malade, ce n'est pas très intelligent..."
"... s'il vous plait..."
Roy se tut, et vit qu'Edward s'était remis à pleurer. Il hésitait sur la conduite à tenir quand il fut surpris de sentir le blond s'accrocher à lui de nouveau. Mais cette fois-ci, il le regardait dans les yeux, avec un regard si terrifié et implorant que Roy se retrouva complètement désemparé.
"... s'il vous plait... je vous en prie... j'ai pas le droit... je dois pas... pitié..."
Il éclata en sanglots et s'agrippa à sa chemise, presque désespérément...
"Et moi, je pense que cela te fera beaucoup de bien."
"NON !!"
Il releva les yeux, totalement paniqué, et vit dans le regard de l'homme qu'il était décidé à l'emmener dehors de gré ou de force. Il voulut se dégager mais l'homme le maintenait serré contre lui. Il sanglota de plus belle, s'épuisant rapidement, chuchotant inlassablement qu'il était interdit de sortir... Quand il n'eut plus de souffle, complètement vidé de ses forces, il finit par s'endormir, le coeur angoissé, et Roy occupant toutes ses pensées...
(Kin Yu) C'est bien que ça s'arrête là... Je voulais écrire la scène dans la forêt !
Il ne se passe pas grand-chose, mais j'espère que vous laisserez des reviews quand même !
