Chapitre 14 : Envie.

"Maes... mais où as-tu eu ça ?"

"Bah ! C'est pas pour rien que je me suis fait passer pour un soldat pendant tout ce temps ! J'allais pas quitter le Château les mains vides... !"

"Tu es génial ! Allez, ouvre vite !"

Maes se releva et alla fièrement jusqu'à la grille, agitant les treize clés d'argent, en glissa une dans la serrure et tourna d'un geste sec : le clic retentit, mais rien ne se produisit... Roy se passa une main sur le visage, sa bonne humeur inexplicablement envolée...

"Hugues... ne me dis pas qu'on va devoir les essayer une par une ?"

"Bah... si... Eh ! Ne me regarde pas comme ça, j'ai jamais jeté personne en prison, moi ! Comment je pourrais savoir laquelle est la bonne ?"

"Bon bon, dépêche-toi ! On n'a pas jusqu'à demain..."

En effet, le lendemain était prévue leur exécution, et s'ils pouvaient y échapper, ils n'allaient pas traîner !

"Ca y est ! C'est ouvert ! Alors, c'est qui le génie ?"

"Sûrement pas toi, il y avait une chance sur treize pour que tu tombes sur la bonne... Allez, sortons ! Je suppose que tu connais le chemin, aussi ?"

"Par ici, messieurs dames !"

Ils suivirent Hugues le long des couloirs sombres, et finir par trouver les larges escaliers par lesquels ils étaient arrivés. Ils grimpèrent silencieusement ; même si la nuit était tombée depuis un moment, il y avait toujours les gardes qui patrouillaient dans les couloirs, et ils ne voulaient surtout pas les croiser... Malheureusement, ils se rendirent vite compte que cette partie du Château leur était totalement inconnue, et ils ne savaient absolument pas où ils étaient... Au détour d'un couloir humide, Hugues aperçut une silhouette dans l'obscurité, et fit immédiatement signe aux autres de s'arrêter : Roy s'approcha de lui pour voir aussi, et ils s'immobilisèrent... La silhouette se rapprocha, elle aussi, et ils reconnurent la jeune fille lorsqu'elle alluma sa lampe, à quelques pas d'eux :

"Oh !"

"Ah ?!"

"Vous êtes... Winry, n'est-ce pas ?"

"Euh... oui... vous vous êtes échappés ?!"

"Visiblement..."

"C'est drôle, j'allais justement vous délivrer... ! Je suppose que vous cherchez la sortie ? Suivez-moi !"

Roy l'attrapa par le bras pour l'arrêter :

"Non, pas la sortie... Je cherche le Prince... !"

La jeune fille le regarda un instant, se demandant visiblement ce qu'il comptait encore faire... Mais elle hocha finalement la tête, et leur fit signe de la suivre...


Dans sa chambre, assis à terre, Edward fixait le sol de ses yeux vides... il avait tellement pleuré qu'il se sentait exténué, sans force... il n'arrivait même pas à se hisser sur son lit... Pourquoi avait-il dit ça ? Pourquoi ne lui avait-il jamais parlé de ce qui s'était passé ? Il n'avait jamais rien su, personne n'acceptait de lui expliquer... Pourquoi maintenant ? Pourquoi aussi méchamment ? Pourquoi alors qu'il avait enfin la conviction que sa vie allait finalement mené à quelque chose... ?

Les larmes coulaient toujours, sans bruit... le col de sa chemise était trempé, aussi... il était complètement perdu...

La porte s'ouvrit soudain. Ed releva les yeux par réflexe, et eut un sursaut : Envy se tenait sur le seuil, son grand sourire aux lèvres... Il entra et referma soigneusement derrière lui...

"Savais-tu que personne ne peut entendre ce qui se passe dans cette chambre ? Elle est totalement insonorisée... C'est intéressant, non ?"

"Allez-vous en..." marmonna Edward sans conviction... Il était trop fatigué pour répondre, il ne voulait voir personne, qu'il s'en aille, il avait eu ce qu'il voulait...

"Tu vois, nous sommes censés nous marier dans peu de temps... Il faut bien que l'on se connaisse un peu, tu ne crois pas ?"

"... rien à faire... Partez... !"

"Tu n'as pas bien compris... Les nuits sont longues quand on est seul et qu'on pense à toi... ! Puisqu'on est fiancés, je voulais profiter de cette nuit avec toi..."

Edward fit l'effort de relever les yeux : Envy était accroupi devant lui... souriant d'un air mauvais, comme à son habitude...

"Qu'est-ce que vous voulez... ?"

"Hum... ce n'est pas une chose qui s'explique... Je vais plutôt te montrer !"

Il l'attrapa par le col de se chemise et le souleva brusquement pour l'asseoir sur le lit ; Ed cria de surprise et voulut reculer, mais le baron lui agrippa les poignets pour le plaquer sur le lit, les mains de chaque côté de sa tête, entre les jambes du prince. Alors qu'Edward se débattait pour échapper à la poigne d'Envy, celui-ci se colla un peu plus à lui et Ed s'immobilisa aussitôt, les yeux écarquillés. Envy se rapprocha de son visage pour souffler, souriant :

"Hum... Pauvre petite chose... Tu n'y connais rien, n'est-ce pas ? On ne trouve pas ce genre de choses dans les livres..."

"...ch... choses... ?"

Au lieu de répondre, Envy se contenta de sourire, et d'un geste vif, le retourna sur le ventre ; Ed cria et voulut se redresser, mais il sentit ses bras tirés en arrière et se retrouva le visage enfoncé dans les draps. Envy lui maintenait les poignets dans le dos d'une main ; le garçon se débattait, donnant des coups de pieds qui résonnaient sur le plancher... Il s'allongea de tout son long sur le dos du blond, qui s'enfonça un peu plus dans les draps, et vint murmurer à son oreille :

"Je t'ai dit que personne n'entendrait... Ça me facilite la tâche... Alors ne te prive surtout pas..."

Toujours appuyé d'une main sur les bras du garçon pour le garder immobile, Envy se redressa légèrement pour glisser son autre main sous le ventre du blond, cherchant la ceinture ; une fois défaite, malgré les mouvements saccadés d'Edward qui tentait en vain de lui faire lâcher prise, il tira ensuite sur le pantalon, s'attirant un cri de surprise.

"Tu n'as pas encore peur ?" siffla-t-il. "Tu ne comprends pas encore ce qui va se passer ?"

Il le lui fit comprendre en retirant le caleçon blanc ; cette fois-ci, Edward se débattit plus violemment, malgré tout gêné par le pantalon qui lui entravait les jambes... Sa respiration se précipita, il sentait les tambourinements affolés de son coeur contre le matelas, il commençait vraiment à avoir peur...

Envy en fut très satisfait, et de sa main libre, ôta ses propres vêtements... Edward cherchait à dégager ses bras, mais c'était inutile. Il s'allongea sur lui pour chuchoter :

"Ça y est ? Tu comprends ?"

"Lâchez-moi !... Roy !"

"Roy ? Non, non, amour, c'est à moi que tu dois penser, maintenant... !"

[passage MA censuré, pour lire ce chapitre en entier, allez voir sur mon forum]


Envy termina quelques minutes plus tard. Il n'était pas surpris que le garçon se soit évanoui, mais il aurait aimé terminé sur un hurlement plus puissant... Il se retira sans délicatesse, et utilisa un linge pour ôter le sang du garçon sur lui. Puis il l'observa...

Son visage était rouge, couvert de sueur, affichant une expression de terreur... Ses paupières closes étaient crispées, sa respiration saccadée, il tremblait aussi, un peu... Envy se pencha pour enlever délicatement une mèche de cheveux collée sur le front du garçon... Quel dommage... "Ce n'était peut-être pas la meilleure façon de s'y prendre..." Il avait toujours été plutôt porté vers les femmes, mais il n'aurait aucun mal à changer d'avis s'il dormait avec un jeune homme aussi beau... Son regard presque attendri se posa sur les lèvres roses, entrouvertes sur le souffle rauque du garçon. Il se redressa et agrippa les épaules tremblantes pour le retourner sur le dos ; s'asseyant sur le bord du lit, il caressa le visage d'ange du prince, marqué par la douleur... et, l'entourant des deux mains, se pencha pour l'embrasser.

C'était doux... et salé, mais ça, c'était à cause des larmes... Il approfondit le baiser, caressant de sa langue, le palais délicat... Il sentit le garçon frissonner, et afficher une grimace de dégoût dans son inconscience : cela le fit sourire... Mais bientôt, il remua comme pour se dégager ; Envy mit fin au baiser et se releva, non sans, au passage, taquiner les lèvres rouges de sa langue, appréciant le goût de fer qui avait remplacé le caramel en quelques secondes... Il se redressa avec un grand sourire. "Oui, je vais m'y habituer, finalement... !" Puis ramassa ses vêtements et se rhabilla...


"Voilà, c'est ici..."

Winry s'arrêta au bout du couloir, pointant la porte un peu plus loin de la chambre du prince. Roy et Maes avaient reconnu l'endroit, bien sûr...

"Bon, écoutez..." commença Hugues. "Si on reste tous ensemble, on va finir par nous repérer : alors, Jean et Riza, vous allez suivre Mademoiselle Rockbell jusqu'à une sortie sûre, et on vous retrouve un peu plus tard, à l'arrière de la cour..."

"C'est là que vos chevaux sont gardés, je peux vous y emmener..." assura Winry.

Les deux autres hochèrent la tête, et la jeune fille les conduisit à travers les couloirs sombres, sa petite lampe n'éclairant que très peu d'espace autour d'elle...

Roy, sans plus attendre, avança rapidement jusqu'à la porte, et tenta de l'ouvrir.

En vain. Elle était verrouillée. Énervé, Roy sortit sa dague de l'une de ses bottes et commença à forcer la serrure...


Envy terminait de remettre son pantalon quand la poignée de la porte s'abaissa soudain. Il ne se passa rien d'autre, bien sûr, puisqu'il l'avait bien fermée... Il attendit que la personne de l'autre côté s'en aille, mais au lieu de cela, il entendit des cliquetis dans la serrure... Fronçant les sourcils, il se dépêcha d'agraffer son pantalon, et ramassa son sabre qu'il avait posé à terre...

La porte s'ouvrit soudain sur un homme, jeune, yeux et cheveux noirs, qui lui rappelait vaguement quelqu'un... L'homme s'immobilisa aussitôt en le voyant. Il le vit parcourir rapidement la pièce du regard, et s'arrêter sur le lit... Il ne résista pas à l'envie de tourner la tête, lui aussi...

Edward était recroquevillé sur le côté, les bras au-dessus de sa tête, entravés par la ceinture qui lui avait blessé les poignets ; le sang formait des tâches qui recouvraient les draps blancs du lit, et maculait les cuisses du garçon ; ses lèvres saignaient et son visage était baigné de larmes...

Il ramena son regard sur l'homme qui n'avait pas bougé : il restait immobile, les yeux écarquillés sur l'horreur du spectacle qui s'offrait à lui... Peu après, il sembla reprendre contenance et tourna la tête vers lui...

"Vous..."

Envy sentit très nettement la rage percer dans sa voix, et les flammes dans ses yeux en témoignaient, mais il se contenta de sourire, sûr de lui :

"Voilà qui n'est pas très poli, d'entrer sans frapper... Et si nous avions été occupés ?"

L'homme ne répondit pas, tremblant imperceptiblement.

"Vous devez être Roy, je suppose ?"

"... ?!"

"Il vous a appelé... Juste une fois, remarquez... Vous auriez dû en profiter tant que vous l'aviez sous la main. Je n'ai pas eu votre courage : ... je n'ai pas résisté !"

Roy s'approcha lentement, le corps tendu à craquer, fixant le baron avec un regard meurtrier...

"C'est vrai que c'était assez... bien... Vous devez sûrement comprendre que j'avais la priorité, c'est mon fiancé, après tout... Mais il doit en rester assez pour vous..."

C'en fut trop. Fou de rage, Roy se jeta sur Envy, qui recula de surprise : il leva son sabre dans un réflexe, et le tendit en avant pour se protéger. Roy esquiva, mais ne renonça pas pour autant : levant sa dague, il commença à attaquer, des coups précis et incisifs qui auraient atteint leur but si Envy n'avait pas été un bretteur d'exception : il para habilement chacune des attaques de Roy, mais dût bientôt reculer tant les coups étaient brutaux et pleins de hargne... Il se surprit à s'inquiéter...

Roy se fichait bien des blessures qu'il pouvait recevoir : tout ce qu'il voulait, c'était faire le plus de mal possible à l'immonde créature qui se trouvait devant lui ! Il redoubla d'ardeur, sans pour autant perdre son sang-froid : il avait beau être furieux, il restait conscient qu'avec une simple dague, il risquait bien vite de se retrouver en position de faiblesse. C'est pourquoi il renforça ses attaques, usant de gestes peu communs, que lui avait enseignés son père : Envy s'en montra déstabilisé, car il ne connaissait pas les parades à de telles attaques ; et il finit par être blessé...

Reculant jusqu'à la fenêtre, une main sur la coupure à son bras droit, il regarda son adversaire un peu plus sérieusement : cet homme, il le reconnaissait : il s'appelait Roy Mustang, et il se souvenait maintenant d'où il en avait entendu parlé... Lord Bradley était si pompeux lorsqu'il le racontait...

Il fut stupéfait de la rapidité avec laquelle Roy se jeta sur lui à nouveau : il changea rapidement de main et leva son sabre, connaissant la position adéquate pour se protéger, et esquissa un sourire : il avait beau être doué, Envy n'avait jamais perdu un duel au sabre, même en se battant de la main gauche... et il n'allait certainement pas perdre contre lui !

Un grand silence s'abattit soudain dans la chambre.

Envy écarquilla les yeux. ''C'est impossible... ! Pas à moi... !'' Roy était tout près de lui, il sentait son souffle, bouillant de rage et de satisfaction haineuse, sur son visage... Complètement abasourdi, Envy baissa lentement les yeux...

Là, au niveau de son coeur, alors que son bras était tendu pour le protéger, la dague s'enfonçait dans sa chaire... Il voyait le sang, son sang, cette même couleur que sur le lit, imbiber sa chemise...

Il releva les yeux vers l'homme qui l'avait tué. Qui l'avait vaincu... Et il sourit, déjà pâle et en sueur, il sourit à l'homme tandis qu'il s'affaissait doucement contre le mur, sans même broncher lorsque la dague s'arracha de son coeur dans un bruit écoeurant, libérant le flot de sang qui ne demandait qu'à sortir...


Délaissant le corps agonisant du jeune baron, Roy lâcha sa dague et se précipita vers le lit. Maintenant que la rage était passée, c'étaient les larmes qui menaçaient de s'écouler... Les mains tremblantes, il commença par détacher les poignets du garçon, qui tombèrent sur l'oreiller ; puis il s'accroupit près du lit, ne sachant quoi faire d'autre...

Edward gémit... il y avait tellement de douleur dans ce son que Roy sentit la rage l'envahir à nouveau, et il s'essuya rapidement les yeux, voulant y voir clair... Le garçon était crispé, sans doute pas totalement inconscient... il tremblait de plus en plus, les larmes coulant sans s'arrêter, s'agrippant à l'oreiller comme s'il pouvait le protéger...

Roy se pencha un peu plus, et vit avec tristesse Edward se recroqueviller sur lui-même, une grimace de douleur et de peur au visage... Il approcha doucement sa main de sa joue, et ôta délicatement le sang qui coulait de ses lèvres ; Edward eut un sursaut, sa respiration s'accéléra, les larmes coulaient à flots... Roy voulut retirer sa main, désemparé, mais le garçon s'en saisit soudain, dans un geste convulsif, et s'y accrocha... Alors Roy baissa la tête jusqu'à son oreille et commença à chuchoter :

"Je suis là... tout va bien se passer, je te le promets..."

Il l'embrassa doucement sur la tempe, et continua à chuchoter que tout irait bien...


Edward avait mal... vraiment tropmal... Tout ce qui s'était passé dans la soirée l'avait complètement brisé... il n'en pouvait plus, il voulait juste qu'on le laisse tranquille, qu'on le laisse dormir et qu'il ne se réveille jamais...

Mais... la main sur son visage était si douce... si délicate... elle était si attentionnée, il ne voulait pas qu'elle s'en aille... Et puis le souffle chaud dans son oreille, la voix si rassurante... il la connaissait...

Cette odeur aussi, il la connaissait... Il essaya de se rapprocher... ça n'était pas facile, il avait si mal, il n'arrivait plus à bouger... mais cette odeur était si agréable, qu'il voulait la laisser l'envelopper, le réconforter... Il voulait s'endormir avec elle... avec cette voix qui lui parlait... avec cette main dans ses cheveux...


Lorsque la respiration du garçon se fit plus calme, et qu'il fut certain qu'il dormait, Roy entreprit de le rhabiller, délicatement, sans mouvements brusques... Lorsqu'il dut le lâcher pour lui remettre son pantalon, le blond émit un gémissement plaintif, et apeuré ; il le reprit dans ses bras, et attrapa une couverture pour l'enrouler dedans, avec une infinie douceur... Il fut soulagé de l'entendre soupirer contre lui, bien au chaud entre ses bras...

Un toussotement dans le couloir. Il releva les yeux, et vit Maes qui attendait sur le seuil de la porte... Il n'avait rien raté de l'affrontement, même s'il n'avait pas été très utile, et regardait maintenant Roy avec un regard à la fois choqué et triste. Il baissa la tête. Que pouvaient-ils bien faire, à présent? Envy mort, les nobles chercheraient à le venger...

"Ils savent où nous trouver... On ne peut pas retourner chez l'aubergiste, on va lui attirer des ennuis... Les autres n'auront qu'à rester là-bas, mais nous, nous sommes sur la liste noire, maintenant... Où est-ce qu'on va aller, alors ?"

Roy resta silencieux une minute, serrant le prince contre lui, tâchant du mieux qu'il pouvait de le maintenir dans une position confortable...

"... on va aller chez moi..." répondit-il enfin. Hugues redressa la tête, sceptique :

"Euh, rappelles-moi, ça fait combien de temps que plus personne n'habite là-bas ?"

"Depuis que mes parents ont décidé de devenir artisans... Mais le manoir des Mustang est toujours debout, et personne d'autre que nous ne sait où il se trouve... !" ajouta-t-il en se relevant, Edward dans les bras, bien enroulé dans la couverture.

Il sortit de la chambre, précédé par Hugues, qui se dirigea vers le chemin qui menait à l'arrière de la cour... Il ne pouvait s'empêcher de jeter un coup d'oeil au garçon de temps à autre, évidemment très inquiet... Il se demandait comment Roy allait bien pouvoir s'en occuper, cette fois...


Ils rejoignirent rapidement les autres. Ils s'inquiétèrent bien sûr de voir le prince aussi mal en point, se demandant ce qui avait bien pu se passer. Les chevaux étaient prêts, Winry devant la porte de l'arrière-cour, s'apprêtant à leur ouvrir... Quand elle vit Edward dans les bras de cet homme, le visage en sueur et respirant avec difficultés, elle prit peur et voulut, dans un réflexe, aller chercher le père du garçon ; mais quand elle remarqua la peine et la tendresse avec lesquelles l'homme le regardait et le serrait contre lui, une autre idée lui vint, tout aussi désagréable que l'angoisse d'une autre crise... Que lui était-il donc arrivé, en une nuit ? Et que s'était-il passé pendant tous ces jours où il avait été séquestré ? Car il était clair que l'homme ne le considérait pas du tout comme un otage, mais comme... quoi ? Pour qui prenait-il le prince ? Elle osait à peine formuler cette idée, qui se faisait de plus en plus insistante tandis qu'elle le regardait monter à cheval, Edward fermement maintenu tout contre lui, comme s'il avait peur qu'il lui échappe à nouveau...

Cette idée, elle finit par accepter d'y penser, et ce fut avec un étrange sentiment de jalousie qu'elle referma la porte, regardant les chevaux s'éloigner dans la nuit...


Alors qu'ils avançaient rapidement, prenant la direction de la forêt au sud, Hugues fit monter son cheval à la hauteur de l'isabelle qui marchait devant.

Roy avait le visage fermé, et Edward semblait respirer un peu mieux, maintenant que l'air frais de la nuit les enveloppait...

Il était bien conscient que la situation était délicate... pour ne pas dire dramatique, comme devait le penser Roy, mais il tenta tout de même, au risque de se faire crier dessus, de détendre un peu l'atmosphère...

"Dis, Roy..."

"Hmm..."

"On rentre chez toi, là... Est-ce que ça veut dire que je vais être à nouveau obligé de t'appeler Comte Mustang ?"

"... gamin..."


(Matsuyama) Nooooonnnn ... ! Edo... ToT Méchante KinYu, comment as-tu osé lui faire ça ?!
Enfin, méchant Envy, bien fait pour toi, nah ! Bouh... je n'aime pas ce chapitre... Il n'y a que la fin que j'aime bien... Héhé, Comte Mustang, c'est la classe... !

Bon, des commentaires quand même ?