Chapitre 24 : Une vie tranquille.

"Tu penses qu'ils y arriveront ?"

"Aucun problème. Ils sont tranquilles..."

Nus, dans la chambre faiblement éclairée, allongés sur le grand lit à baldaquin, Roy et Edward discutaient simplement ; le premier était installé sur le côté, la tête soutenue par une main, l'autre de long de son corps ; le deuxième était roulé en boule, tout près du brun, et caressait du bout des doigts le torse de son amant.

"Tu es sûr que c'est ce que tu veux ?"

"Oui. C'est mieux comme ça. Je préfère rester ici avec toi..."

Il leva la tête pour lui sourire, et Roy lui sourit en retour, touché.

"Je me demande si les robes de maman lui iront... !"

"À Gracia ? Peut-être pas pour l'instant..."

Cette remarque fit rire le blond.

"Tu as raison... ! J'ai hâte de savoir si c'est une fille ou un garçon... J'aimerai bien que ce soit une fille..."

"Pourquoi ?"

"Parce que comme ça, elle sera la première reine du pays. À gouverner seule !"

"Tu penses que c'est possible ?"

"C'est ce que je veux. Et le peuple ira dans mon sens. Tu le sais bien... !"

Ce fut au tour de Roy de rire, et il se rapprocha un peu du jeune homme, passant une main dans son dos.

"Mais, et toi ? Ça ne te dérange pas ?"

"Bah... maintenant que les choses se sont arrangées, je n'ai plus de raison de continuer... je suis sûr que Hugues s'en sortira très bien à ma place. Et puis, ici, je suis chez moi..."

Personne ne savait où se trouvait le manoir familial des Mustangs, car Edward avait tenu à ce qu'il reste caché. Ainsi pouvaient-ils être tranquilles, Roy et lui. Depuis qu'ils étaient rentrés, Edward paraissait insatiable, et Roy passait énormément de temps à le satisfaire, pour leur plaisir à tous les deux...
Roy, justement, commença à lentement promener sa main, dans le dos du blond, allant et venant en de douces caresses, avant de descendre, toujours plus bas.

"Et Winry ? Tu t'es réconcilié avec elle ?"

"Plus ou moins... Je lui ai expliqué ce que j'en pensais. Elle a dit qu'elle était déçue, mais qu'elle ne m'en voulait pas..."

"Et maintenant ?"

"Elle a décidé d'être veuve."

"Pardon ?"

"Oui. Elle a dit que... "son amour était mort", et qu'elle ne le trahirait pas..."

"Elle ne sais pas ce qu'elle rate... !"

Edward ricana, en voyant l'homme s'approcher tout près de son visage ; le baiser fut simple, et tendre. Ses mains, en revanche, étaient plus coquines, et retournèrent doucement le blond sur le dos, avant de reprendre leur descente. Edward ne resta pas indifférent à ces caresses, et bien vite, il en demanda plus, avec de délicieux soupirs. Roy se pencha sur lui, et les gémissements furent plus nombreux.
Le jeune homme se libéra un peu plus tard, essoufflé, bien enfoncé dans l'oreiller, les cheveux étalés autour de son visage. Roy revint à sa hauteur, à quatre pattes au-dessus de lui, se léchant les lèvres.

"Tu es au courant ?"

"... de quoi... ?"

"Le peuple t'a élevé un monument. Une statue."

"... ah oui ?"

"Je fais partie du peuple..."

Disant cela, sans quitter son regard doré, Roy souleva lentement les jambes du garçon, et les ramena autour de sa taille.

"... oh ? Il faudra que j'aille la voir, alors, un de ces jours... Tu as utilisé l'alchimie, je suppose... ?"

"Oui, elle est magnifique."

"Tu ne te vanterais pas un peu, là... hmm !"

[passage MA censuré, allez lire le chapitre en entier sur mon forum]

Après une dizaine de minutes de silence, Ed dit :

"... j'avais raison... tu te vantes trop... !"

La remarque fit se redresser Roy vivement, le regard ahuri, et très très vexé.

"Tu... ?"

"Tu as bien entendu... ! À moins que tu ne puisses me prouver le contraire... ?" fit le blond avec un grand sourire.

Roy sourit à son tour, et se passa la langue sur les lèvres avant de l'embrasser, puis repartir de plus belle, avec un peu plus de fougue, provoquant des cris bien plus forts que les précédents...


"Quand même... tu auras été roi pendant... quoi ? Six mois ?"

"Oui, à peu près."

"Pourquoi avoir renoncé ? C'est ton royaume... ton héritage."

"Légué par mon père ? Non merci. Je préfère largement avoir une vie tranquille avec toi..."

"Tant mieux... ça me plaît aussi... !"


(KinYu) Dernier chapitre ! Encore un petit épilogue pour Matsuyama, qui y tient.