Ils roulaient depuis maintenant plus d'une heure. Aucun des passagers ne prêtait attention au paysage qui défilait sous leurs yeux ; chacun étant perdu dans leurs pensées. Le silence était lourd dans la voiture, un faible son leur parvenait de l'habitacle avant, séparé d'eux par une vitre teinté. Le chauffeur avait mis la radio.
Ils relevèrent subitement la tête en apercevant la villa qui se dessinait sur la route devant eux. Le silence revint à nouveau quand la voiture ralentie. Elle pénétra dans une grande propriété, entourée de hautes grilles noires. Les grilles se refermèrent derrière eux, protégeant la villa de tous visiteurs indésirables. La berline s'arrêta devant l'entrée, faisant crisser les gravillons de l'allée. Ils en sortirent, leur premiers regards se portèrent sur les hommes armés devant les grilles, ainsi que ceux qui allaient et venaient dans les jardins. Enfin, ils se tournèrent vers la maison.
Un homme les attendait sur le palier. Il est vêtu d'un costume noir, apparemment hors de prix. Il les accueilli avec un grand sourire et descendit les quelques marches du perron. Il s'approcha d'eux et les serra dans ses bras, chacun à leur tour. Ils répondirent à son étreinte, heureux de se savoir enfin en sécurité. Le respect pouvait se lire sur leur visage, dans leur attitude, sur chaque de leu geste. Cet homme, craint des forces de polices et du gouvernement, celui que le FBI recherche depuis des années, était en quelque sorte le père qu'ils n'avaient jamais eu.
-Mis queridos chicos ! Qué placer de ver a os de nuevo! (Mes chers enfants ! Quel plaisir de vous revoir.)
-Nous en sommes aussi heureux.
L'homme se tourna vers la femme, et la gratifia d'un sourire.
-Sasha, toujours aussi hypocrite...
Il était heureux de les savoir avec lui, ici, ils étaient en sécurité. Sa voix s'adoucit.
-Je sais ce qu'il vous a fallu abandonner, à tous...
Il glissa un regard à Daniel, ce dernier détourna la tête pour l'éviter. Ils se sentaient tous mal à l'aise devant lui, cet homme avait des yeux et des oreilles partout... mais ils l'aimaient.
-Allez, venez.
Il entra dans la maison, rapidement suivi par eux trois.
