Le voyage en avion avait été on ne peu plus silenceux, ni Gibbs, ni O'Neill souhaitant engager la conversation. Ils avaient trouvé la voiture mise à leur diposition, et O'Neill s'était emparé des clés précisants que morts ils ne serviraient plus à rien. C'est à cause de cela, que Gibbs était assis sur le siège passager, ruminant sa colère.

O'Neill s'arrêta devant un immeuble. A première vue, le bâtiment ressemblait à ces vieux commissariats, où tous les agents de police avaient un beignet dans la main. C'est en soupirant, que Gibbs et O'Neill pénétrèrent dans les bureaux.

L'agent du NCIS posa sa plaque sur le premier bureau qu'il trouva.

-Oh, vous êtes les fédéraux ? Le lieutenant vous attend !

Ils furent menés dans le bureau du supérieur.

-Messieurs ! Asseyez vous je vous prie. J'ai été surpris en apprenant que des fédéraux venaient ici.

-Et vous n'en avez pas saisi la raison non plus, n'est ce pas ? railla Jack.

-A vrai dire, mes supérieurs m'ont dit que vous aviez des informations sur les Damos venganza a los libres, mais sans rien précisez de plus.

Gibbs esquissa un sourire froid.

-Nous avons besoin de connaître toutes les informations que vous possédez sur les Gonzalez.

-Les Gonzalez ? Ces petites raclures ?

-Je vois que vous avez déjà une idée sur eux.

-Bien évidemment, comme tous les flics d'ici. On sait qu'ils sont là, qu'ils préparent quelque chose mais on a jamais rien sur eux. Ou plutôt si, mais toujours après leur action.

-Et là, vous avez des informations ?

-On a nos sources.

Gibbs poussa un soupir.

-Arrêtons ce jeu stupide, on perd du temps. Qu'est ce que vos sources vous ont révélé ?

-Leur prochain lien de résidence... L'hôtel Ermano, dans le centre. Ils y seront dès ce soir.

Ils se levèrent tous les deux.

-Bien, nous faisons partis de l'équipe qui fera l'intervention.

-Bien évidemment.

La nuit était bien avancée, ils étaient tous certains que ce soir, les Gonzalez seraient enfin arrêtés.

-Pas de tir avant mon signal, c'est clair !

-Compris Colonel.

Gibbs se tourna vers Jack. Jack lui fit signe de venir à l'écart du reste de l'équipe.

-Je suppose que vous ne voulez pas retrouver votre agent sur une table d'autopsie à cause de ces gars ?

-Tout comme vous ne voulez pas retrouver le docteur Jackson sur la table d'autopsie.

-Bien, je vois qu'on s'est enfin mis d'accord.

Ils pénétrèrent dans l'hôtel. Les policiers faisant évacuées les chambres autour de celle présumée des Gonzalez.

Ils ouvrirent la porte et pénétrèrent dans la chambre en silence. Des formes dans le lit. Jack fit un signe et un policier s'approcha, suivi de deux autres. Il releva les couvertures. Et jura.

-Des coussins.

Un bruit de verre cassé vit retourner les policiers.

-Dans la salle de bain !

O'Neill et Gibbs observèrent les lieux. Ils avaient été prévenus... Ils étaient au courant de leur descente dans l'hôtel. Des coups de feu les glacèrent. Ils se précipitèrent en courant dans la salle de bain. Deux policiers étaient à terre, et trois personnes quittaient la pièce par la fenêtre. L'une d'elle s'appuyait sur les deux autres. Blessée... L'un d'entre eux était blessé.

-Je croyais vous avoir dit de ne pas tirer !

-Laissez tomber O'Neill ! Allons plutôt voir s'ils ont été attrapés.

Mais lorsqu'ils redescendirent devant l'hôtel, ils furent bien obligés de se rendre compte de l'évidence. les Gonzalez s'étaient enfuis. Leurs amis n'étaient plus là. La chasse ne s'arrêtait pas là. Ils remontèrent dans la chambre.

Gibbs se dirigea vers les taches de sang.

-Les chiens vont partir à leurs traces. Mais...

-Tony est un très bon agent de terrain, vous avez entraîné Jackson et la femme fait parti de je ne sais quelle organisation du gouvernement. Et en plus, je suppose qu'en tant que Gonzalez, ils ont reçu un entraînement.

-Les chiens ne les trouveront pas.

-Non.

Gibbs recueilli un peu de sang.

-Je vais envoyer ça à Abby, pour qu'elle puisse savoir lequel à été touché.

-Je vais faire prévenir les hôpitaux... On ne sait jamais...