Mexique. Villa, endroit non communiqué. Fin d'après midi.
Ils garèrent la voiture devant la villa. A peine avaient-ils passés les grilles que trois 'gorilles' en costumes s'approchèrent d'eux.
-Messieurs. Il vous attend dans le salon, suivez nous.
Jack échangea un regard avec l'agent du NCIS. Ils emboitèrent le pas aux gardes du corps. Ils les menèrent dans un salon, assis en face de la porte, derrière un bureau, un homme les fixait, un verre à la main. Il se leva.
-Agent Gibbs ! Colonel O'Neill ! Asseyez vous je vous prie.
Les américains s'assirent dans les fauteuils proposés. Gibbs chercha dans la poche intérieure de sa veste, il en sortit les photos de Tony et Daniel, il les fit glisser jusqu'à l'homme en face de lui.
-Je suppose que c'est inutile que je vous demande si vous les connaissez.
-En effet, je pense les connaître assez bien, même. Quoique je ne sois pas le mieux placé pour répondre aux questions que vous allez me poser.
-Et qui serait cette personne ?
La porte derrière eux s'ouvrit et une femme entra dans la pièce. Gibbs se leva, la main sur son arme.
-Vous avez bien du culot de vous montrez à nous alors que vous êtes recherchée.
L'homme dans le fauteuil fit signe de sortir aux deux gardes du corps qui s'étaient rapprochés.
-Vous êtes Sasha Gonzalez, n'est ce pas ?
-Je suis navrée mais je ne peux pas répondre à cette question.
Elle se dirigea vers la fenêtre. Son bras droit en écharpe.
-Alors c'est bien vous ?
-Moi ?
-Qui avait été blessée dans cet hôtel ?
-C'est moi, mais je suppose que vous le saviez déjà.
-En effet, le sang sur les lieux appartenait à une femme.
-Où sont-ils ?
Elle se tourna vers Gibbs.
-Je ne sais pas.
-Encore une question à laquelle vous ne pouvez pas répondre ?! railla O'Neill, exaspéré par ce petit jeu.
-Non, je n'en ai vraiment aucune idée.
Elle se tourna vers l'hôte, puis reporta à nouveau son attention sur eux.
-Ils n'étaient pas au rendez vous à l'heure prévue.
-Ils étaient peut-être simplement en retard ?
-Ne les prenez pas pour des rigolos. Ils ne sont jamais en retard quand il s'agit de quelque chose d'aussi important.
-Ce qu'elle veut dire c'est qu'en faisant partis de nos meilleurs éléments, ils ne peuvent se permettre ce genre d'attitude. Et que cela ne leur correspond pas, clarifia le dirigeant.
-Vous êtes sûr que l'on parle des mêmes personnes... Je ne compte plus les fois où Daniel arrive en retard à des briefings...
-Ni celles où Tony arrive avec plus de deux heures de retard au bureau.
L'homme soupira.
-Tout cela fait parti de leur travail... Du jeu si vous préférez.
-Un jeu ? Tuer des hommes est un jeu pour vous ?
-Nous nous battons pour nos convictions...
-Ce genre de comportement ne ferra pas avancer les choses, soupira la femme.
-Quelles choses ?
-Nous pensons que Miguel et Clemens...
-Tony et Daniel ! reprirent les deux hommes ensemble.
-Si vous voulez... Donc nous pensons qu'ils ont été enlevés.
-Sur quoi vous basez vous ? Leur absence ? Et s'ils avaient tout simplement voulus tout arrêter.
-Pas à ce niveau. C'était beaucoup trop risqué... Pour eux, pour nous, pour l'organisation et toutes les personnes que nous devions aider.
Jack passa sa main sur son visage.
-Donc vous... supposez que Daniel et Tony ont été enlevés. Mais pourquoi ?
Sasha et l'homme échangèrent un regard surpris. Il se pencha plus en avant sur le bureau.
-Pour leurs capacités.
-Vous voulez dire parce que Daniel sait parler plus de vingt langues ?
-Non... ça c'est l'homme que vous connaissez. Clemens a de grandes capacités, tout comme Miguel, et ils savent les utiliser à leur maximum. Ils ont tous les deux reçus le même entraînement. Ils n'ont plus aucunes illusions, sont calculateurs, savent se servir des bonnes personnes aux bons moments et connaissent les meilleurs façons de se débarrasser des gêneurs. Clemens est spécialiste dans les changements d'identité... C'est lui qui fournit les papiers, permis de conduire, passeports, dossiers médicaux à chaque membre de l'organisation. Miguel nous fournit des armes, il nous permet de les faire passer ici, mais aussi les personnes que nous devons protéger aux Etats-Unis.
La femme esquissa un sourire triste.
-Est-ce que ça correspond aux hommes que vous connaissez ?
-Non. En aucun point.
-Bien nous voilà donc rassurer. Tony et Daniel ne peuvent pas être Miguel et Clemens. Ceux que vous connaissez ne peuvent pas être ceux que nous connaissons.
Un silence accueilli ces paroles.
-A votre avis, qui les a enlevé ?
-Ce n'est pas vous ?
-Nous ?
-Des flics, comme à l'hôtel.
-Non, on aurait été averti. C'est de votre côté qu'il faut chercher, pas du nôtre.
