La lumière éclaira la pièce. Assis sur un des lits d'infirmerie, McGee sursauta violement. Cinq personnes venaient de se matérialiser devant lui. Les militaires en faction dans la salle levèrent leurs armes vers les nouveaux arrivants.

-Co...comment vous avez fait ça ? Ils étaient au Mexique il y a à peine cinq minutes.

-Tony !

Abby se jeta dans ses bras.

-Hey, Abby, doucement. J'suis vivant.

Abby lui gifla l'épaule en riant.

-Nous refait plus jamais ça. Tony, ne nous refait plus jamais ça.

Tony la serra dans ses bras, Abby se décala légèrement, tout en restant contre lui.

-Tim.

-To...Tony.

Tony sourit, du côté-là, rien n'avait changé.

-Ziva.

Elle lui renvoya un regard noir. Tony soupira.

-Ziva, je...

-Tu es un terroriste.

-Je ne t'ai jamais reproché d'être du Mossad.

Elle s'approcha de lui, Abby s'écarta, prudente.

-Ca n'a rien à voir.

-C'est exactement pareil.

-Nous combattons les terroristes alors que tu en es un !

-Tu veux me tuer ? Vas-y.

Elle s'approcha de lui, les poings serrés et le frappa au visage.

-Je me contenterais de ça.

En voyant Daniel arriver, Sam s'était mise à rire, un rire nerveux qui la libérée de toute la tension qu'elle avait accumulé. N'y résistant plus, elle lui sauta dans les bras. Daniel, surpris de son geste, mis quelques secondes avant de répondre à son étreinte.

-Tu m'as manqué Daniel. Tu nous as tous manqué.

Elle déposa un baiser sur la joue de Daniel, puis se rendant compte que son geste avait été fait devant ses subalternes, s'éloigna de lui, tout en restant à proximité, comme pour le protéger ou le surveiller.

-Teal'c.

-Daniel Jackson.

Teal'c inclina la tête, Daniel fit de même.


-Hepta.

-When.

Ils se fixèrent.

-Tu ne dis rien ?

-Non. Je n'ai rien à dire. J'ai prévenu ton fiancé, il attend ton appel. Je ne lui ai pas dit que tu étais enceinte.

Il lui lança un portable.

-Tu as cinq minutes, lui lança-t-il en souriant.

Elle attrapa le téléphone et s'installa un peu en retrait.


Tony se massa la mâchoire en souriant, Ziva n'avait pas frappé fort, c'était seulement le geste qui comptait, il se tourna vers son patron.

-Gibbs... Pour le message...je...

-Il n'y en a pas eu.

Tony le fixa, blessé. Gibbs s'approcha de lui et le claqua le derrière de la tête.

-Plus de ça, ok ? Abby était très inquiète.

Tony ne put répondre, empêcher à la fois parce qu'il ne savait quoi dire suite à ça et parce que le général prit la parole.

-Je suis heureux de vous revoir parmi nous docteur Jackson mais nous avons droit à des explications.

Il leur fit signe de le suivre. Ils quittèrent l'infirmerie, suivi de près par leurs amis et collègues qui ne comptaient pas les laissaient seuls. Ils arrivèrent dans une salle, une salle de réunion semblait-il, avec une large vitre donnant sur une structure en forme d'anneau dans la salle en contrebas. Ils s'assirent, tous les trois l'un près de l'autre. Hammond posa sur la table les dossiers d'Interpol sur les Gonzalez, il en sortit les photographies.

-Ces personnes sont recherchées par le gouvernement afin d'aider leur allié mexicain. Et j'apprends que ces personnes sont vous trois. Un agent fédéral du bureau du NCIS, un agent du gouvernement et puis vous docteur Jackson, le représentant de la Terre sur les autres planètes. Celui en qui nos alliés ont le plus confiance. Je vous en prie, dites-moi que vous avez été obligé, que vous avez été forcé, et alors je pourrais intervenir en votre faveur.

Daniel se leva, fixant la porte à travers la vitre.

-Je suis désolé monsieur. Mais ni Tony ni Kathleen ni aucun des membres ne m'ont forcé à faire quoique se soit. Je l'ai fait de mon plein gré. J'ai décidé de les suivre, et je ne regrette rien.

Jack se leva et l'attrapa par le col.

-Jamais, plus jamais, tu ne redis ça.

-Colonel !

Le général le rappela à l'ordre. Jack prit Daniel dans ses bras.

-Ne me fait plus ça. Ne pars pas loin de moi... pas encore...

-Jack !

L'accent texan les fit se rasseoir.

-Votre... organisation mène-t-elle des actions sur le territoire américain ? Les Etats-Unis sont-ils concernés ?

-Non.

Ils se tournèrent vers Tony.

-Nous ne serions pas là autrement.

Son regard était sérieux, jamais Gibbs n'avait vu son agent capable d'autant de sérieux, de faire passer tant de chose dans un seul regard. Ce n'était plus l'agent un peu foufou, dragueur et fanfaron. Et Gibbs ce demandait si le Tony qu'il connaissait, ou tout au moins qu'il avait connu n'était pas qu'une image, un rôle parmi d'autres.

-Bien.

Ils reportèrent leur attention sur Hammond.

-Je vais contacter le président et essayer de le convaincre de faire quelque chose pour vous.

-Pourquoi ferait-il ça ?

-Kathleen, à toi toute seule tu es deux des sept personnes qui peuvent faire tomber les Etats-Unis. C'est dans son intérêt d'intervenir en votre faveur, lança son collègue.

-De plus, sans Daniel ce programme n'existerais même pas, ce qui signifie que nous n'aurions pas pu trouver des alliés et réussir à repousser les attaques des Goaul'ds.

Hammond se leva.

-Ce n'est pas moi qu'il fait convaincre, messieurs.

Il partit dans son bureau, ils purent le voir, à travers la vitre, se saisir du fameux téléphone rouge.

-Daniel Jackson, puis-je vous poser une question ?

-Bien sur Teal'c, j'essaierais d'y répondre.

-Il est dit, dans le dossier, que Clemens Gonzalez est un terroriste formé au combat et qui a tué beaucoup de personnes. Comment avez-vous fait pour nous faire croire que vous n'étiez pas comme cela ?

-Il n'est pas difficile de jouer un rôle. Et puis, si Clemens a tué, de même que Miguel, Sasha et les autres membres de l'organisation, ce n'était pas par plaisir, loin de là, mais par devoir, pour un idéal.

-Et que va-t-il devenir de Jésus ?

Sam se tourna vers le colonel, étonnée.

-Jésus ?

-Celui qui les a séquestrés.

-Ne vous en faite pas pour lui, ce qui doit être fait sera fait, lui lança Kathleen.

-Mais comment vous avez pu contacter votre chef ? On ne vous a pas laissé seule un instant, s'étonna Gibbs.

-Oh, le médecin, se rappela Jack.

Il sourit, il aurait voulu faire payer à cet homme tout ce qu'il avait fait à Daniel et à son ami, mais une chose lui disait que ce Jésus allait bientôt regretter son action. Cela était une vengeance interne à l'organisation.et il n'avait pas à s'en mêler.

Le silence laissa place aux explications que chacun était en droit de demander, mais ne le faisant, par égard envers leurs amis, qui, ils se doutaient, devaient être épuisés.