Ils se levèrent quand la porte s'ouvrit. Le militaire, Davis apparut.
-Docteur Jackson, Monsieur DiNozzo, Mademoiselle When, le Président vous attend.
Ils se lancèrent un regard et pénétrèrent dans le bureau ovale. O'Neill était assis en face du bureau, en uniforme. Et, de chaque côté de lui, Gibbs et Hepta portaient des costumes.
C'était la même ambiance que lorsque, étant jeunes, ils étaient convoqués dans le bureau du proviseur. Sauf qu'ici, cela allait avoir des conséquences beaucoup plus graves que les sanctions délivrées par un proviseur de lycée.
Aucun mot ne fut prononcé. Tony s'assit. Daniel donna un discret coup de pied dans la chaise, faisant comprendre à son ami de se relever, Tony se retourna pour croiser le regard noir de Kathleen. Après tout, ils allaient peut être finir en prison haute surveillance dès leur sortie de ce bureau, alors autant profiter du maximum de confort que cette situation pouvait offrir. Tony resta donc assis.
-Sachez que je n'aime pas être forcé à faire quoique ce soit. Il a été clairement reconnu que vous êtes des terroristes, des terroristes recherchés. Et vous vous présentez ici, dans mon bureau, libres.
-Vous nous avez convoqués. Nous ne faisons que répondre à votre invitation.
-Si vous êtes ici c'est uniquement dans le but de me soumettre des arguments qui me feront revoir les différentes accusations qui pèsent sur vous, continua-t-il essayant de ne pas s'occuper de l'intervention de Tony.
-Mais vous ne changerez en aucun cas d'avis, n'est ce pas ?
-A votre comportement, Monsieur Gonzalez, on peut se demander si vous voulez réellement être blanchi. Je serais vous, j'aurais un comportement plus discipliné.
-Vous voulez me dire de la fermer ?
-Tony.
-DiNozzo.
Le rappel à l'ordre lui parvint en même temps. Il sourit, il pouvait tout à fait imaginer Kathleen pester d'avoir eu la même réaction que son patron, enfin ex-patron.
-Vous avez raison, à quoi bon être blanchi.
Daniel posa une main sur l'épaule de son ami, lui faisant comprendre de se calmer, il n'y avait pas que lui en jeu dans cette affaire.
-Bien, dans ce cas, la police vous attendra à votre sortie de ce bureau pour vous conduire dans un établissement où vous finirez votre misérable vie aux frais du contribuable.
-Attendez... Attendez, Monsieur le Président. Il ne faudrait pas faire une action que vous regretteriez. Vous vous souvenez de cet accident il y a maintenant quatre ans ?! Un petit excès de vitesse qui a conduit à un homicide involontaire, mais il y a eu cependant non-assistance à personne en danger et délit de fuite.
-Vous me menacez colonel O'Neill ?
-Je ne fais qu'exposer des faits. Vous oubliez les Gonzalez, et j'oublie cette malencontreuse histoire...
-Sinon ?
-Il faut mieux qu'on ne sache pas ce qu'il pourrait se produire si ces trois personnes venaient à être emprisonnées.
