Disclaimer : Bleach ne m'appartient pas. Si tel était le cas Ichimaru et Hisagi seraient mes esclaves personnels. Je possède juste les OCs que j'ai créés.
Rating : T
Résumé : Lola est morte, Ichimaru l'a oublié. Mais que se passerait-il si quelqu'un d'autre était intéressé par elle ?
Note : Suite du Sadique et la Douce. Se passe 3 mois après l'épilogue.
Une petite review fait toujours plaisir…
A x-goth-my-life-x : Merci pour ta review. Et oui tu es la seule à éprouver de la compassion et de la peine pour feu lady Kuchiki.
A Séléné : Merci pour ta review. Je te laisse Bya-chou avec plaisir. J'ai déjà Gin et Shuuhei à mes pieds. Bingo tu as trouvé…Un petit combat de coq pour changer, mais pas tout de suite dans le suivant…
Chapitre 26:
Introspection
PdV Lola
Quelle était cette sensation qui me broyait le cœur ? Elle était déjà présente quand je suis revenue avec la capitaine de la quatrième division. C'était comme une boule qui m'empêchait de respirer. Une angoisse, une peur qui me vrillait les entrailles. Elle était morte quand nous sommes arrivées. Elle avait quitté la vie peu de temps après mon départ. Mais tout le monde espérait que Unohana-san pourrait faire quelque chose pour elle. Malheureusement cela ne servit à rien. Elle avait utilisé toutes les techniques médicinales qu'elle connaissait et rien n'a fonctionné.
Kuchiki-sama nous fit alors sortir avant d'aller s'agenouiller au côté de son épouse. Il me faisait de la peine. Il était dans le même état que mes parents quand ils ont appris ma mort. Je suis restée derrière la porte mais Hiroshi-san est venue me chercher. Elle avait envoyé la plu part des domestiques prévenir les hauts gradés de tout le Sereitei et maintenant elle avait besoin de tout le personnel restant pour préparer les veillées funèbres ainsi que les repas.
C'était la première fois que j'assistais à ça. Je pensais que ce serait comme chez moi. Une cérémonie et peut-être un repas avec les gens venus de loin. Non. Tout le Sereitei s'est déplacé pour rendre hommage à la défunte. Je ne comptais plus le nombre d'heure qu'on a passé en cuisine pour faire des petits-fours, des sushis, des gâteaux de riz et d'autres petites choses. Nous avons travaillé jours et nuits, ne nous accordant qu'une à deux heures de repos. Je pensais n'être affectée qu'à la cuisine. Erreur. Je me suis retrouvée à la porte de la chambre car j'étais la dernière personne à avoir travaillé pour elle.
Je faisais entrer les personnes à tour de rôle, gardais leurs effets personnels et réceptionnait les offrandes. J'étais à genoux tout le temps. Tout cela dura plusieurs jours. De l'aube au coucher du soleil. On m'avait dit que tous les nobles se déplaceraient mais on ne m'avait pas dit qu'ils étaient aussi nombreux. Vu que je ne pouvais laisser entrer qu'une personne à la fois cela prit du temps. Beaucoup de temps.
Cette ambiance triste me pesait. Ca n'a jamais été la joie depuis que je me trouvais dans cette partie de Soul Society. Même mon semblant d'amitié avec Gin ne pouvait effacer la douleur d'être séparé des personnes que j'aimais. Même la chaleur d'Hisagi-san ne pouvait réchauffer mon cœur. Au fur et à mesure des jours je devenais de plus en plus triste, image parfaite pour mon rôle de gardienne du funérarium.
Je savais que je n'aurais pas du être triste pour elle. Mourir étouffée par son sang était tout ce qu'elle méritait. Je n'étais pas là quand c'est arrivé mais d'après certaines servantes se n'était pas beau à voir. Elle ne faisait que cracher du sang et râler de douleur. C'est vrai qu'elle n'était pas une bonne patronne, néanmoins je ne pouvais pas ne pas faire comme si sa mort m'était indifférente. J'ai toujours été sensible. Trop sensible. Cela me jouait des tours. On pouvait me faire une blague innocente et je la prenais au premier degré.
Gin le savait. C'est pour ça qu'il ne m'avait pas laissé affronter seule le commandant général.
Quand les visites s'achevèrent je pus enfin me reposer. Mais malheureusement cela ne dura pas. Nous dûmes préparer les funérailles. Repas, logement pour les personnes venant des autres Soul Society. Sachant que les visites de condoléances avaient duré deux semaines je craignais le pire quant à l'enterrement. Etrangement, les préparatifs furent assez rapides car les domestiques du commandant général Yamamoto vinrent nous prêter mains fortes. Les hommes passèrent leur journée sur la colline du jugement éternel. Ils partaient à l'aube et rentraient au coucher du soleil. Nous, les femmes, préparions des pains et des gâteaux, des fruits confits, au sirop, alcoolisés ou des compotes.
Le jour tant redouté arriva. Tout le monde se leva à l'aube. Rukia-sama fit le tour de la cuisine et de la salle de banquet avec Kurosaki-sama. Puis elle passa en revue les domestiques et s'assura que tous avaient revêtu les kimonos noirs qui avaient été livrés par l'un des plus grand tailleur du premier district. Quand tout le monde fut prêt, nous fûmes rangés par colonnes. Deux colonnes de part et d'autres du chariot mortuaire. Les deux domestiques les plus âgés ouvrirent les portes et le cortège s'ébranla.
Le trajet fut très long. Quand nous arrivâmes, le commandant général se tenait devant un bûcher. Il avait une torche à la main. Aucune émotion n'était visible sur son visage. La famille Kuchiki continua d'avancer avec les membres du Gotei 13 et de la chambre des 46. Ils formèrent un cercle autour du bûcher en laissant une ouverture pour que les porteurs puissent déposer le corps au sommet. Kuchiki-sama et Kurosaki-sama la portèrent puis ils prirent place à côté du général.
Nous autres domestiques avons dû nous contenter de rester à l'abri des arbres qui entouraient la clairière. Je dois dire que cela ne nous dérangea pas. Ça ne me dérangeait pas. Je ne voulais pas être exposée au regard des autres. J'avais assez de mal à gérer mes émotions sans devoir rajouter la pression liée au fait d'être à portée de vue de tous les membres les plus importants de Soul Society. J'étais à côté d'Hiroshi-san. Je m'étais appuyée contre un arbre.
Soudain la voix du général résonna. Il se mit à parler, à faire un discours sur l'amour, la vie et la mort. Il me fit penser au curé de mon ancien village. Il raconta la vie de Kuchiki-sama, son premier mariage, l'adoption de sa sœur, la rencontre d'Ayana-sama. Cela dura longtemps. Tellement longtemps que l'un des capitaines se mit à bailler ouvertement. Cela lui valut un coup de coude dans les côtes de la part de la femme à côté de lui.
Quand il se tut, les autres dirigeants des différentes Soul Society dirent un petit mot. Puis Rukia-sama s'avança et fit un discours rempli d'émotion. Hiroshi-san grinça des dents en l'entendant. Il était de notoriété publique que Rukia-sama et Ayana-sama ne s'aimaient pas du tout. Mais moi j'ai trouvé ça gentil. Elle le faisait pour son frère. Je sentais les larmes roulées le long de mes joues. Je dus me plaquer totalement contre l'arbre pour ne pas laisser voir ma douleur.
Le dernier à parler fut bien sûr Kuchiki-sama. Son discours fut le plus émouvant. En quelques phrases il résuma ce qu'il avait ressenti quand il réalisa que son épouse venait de la quitter. Il parla simplement avec son cœur. Même si son visage ne laissait rien transparaître on sentait dans chacune de ses paroles une peine profonde.
"Elle n'était peut-être pas la plus chaleureuse des épouses. Elle ne comprenait pas que tout le monde ne la vénère pas. Mais elle était là pour moi, pour ma sœur, pour le clan. Même si elle n'en avait pas l'air, elle aurait donné n'importe quoi pour me rendre le sourire…"
Ces paroles me marquèrent profondément. Je me suis mise à repenser à mon passé sur Terre, à certains événements qui se sont produits peu avant mon décès.
Quand je sortis de ma contemplation, je me rendis compte que le bûcher était en feu. Tout le monde fixait le sol. J'étais la seule à regarder le feu, à contempler les flammes dansées dans le ciel. C'était un spectacle à la fois magnifique et effrayant. Je ne me rendis pas compte que je m'étais remise à pleurer.
Le temps passa et le feu commença à s'éteindre. Ce fut le signal de départ. Tout le monde commença à quitter la colline. Les autres domestiques étaient partis depuis longtemps préparer la salle du banquet. Il ne restait plus que Kuchika-sama, sa sœur et son beau frère. Certains domestiques étaient encore là. Ils servaient de guide.
Finalement il ne resta plus que moi. J'étais assise contre l'arbre et je tenais ma tête entre mes mains. Trop de souvenir, trop de douleur….
A/N : Pinaise je m'épate moi-même Je crois que c'est la chapitre le plus long que j'ai écrit pour cette fic. Dans le prochain chapitre vous connaîtrez l'identité des deux "voyeurs" et vous aurez droit à une charmante dispute….
