Disclaimer : Bleach ne m'appartient pas. Si tel était le cas Ichimaru et Hisagi seraient mes esclaves personnels. Je possède juste les OCs que j'ai créés.
Rating : T
Résumé : Lola est morte, Ichimaru l'a oublié. Mais que se passerait-il si quelqu'un d'autre était intéressé par elle ?
Note : Suite du Sadique et la Douce. Se passe 3 mois après l'épilogue.
Une petite review fait toujours plaisir…
A Séléné : Tout d'abord merci pour ta review sur ma fic SG1. Perso j'ai une préférence pour notre jaffa national, Teal'c le bien nommé. Maintenant merci pour ta review du chapitre précédent. Comment dire, je crois bien que tu as vu juste. J'ai vraiment aimé l'écrire et j'avais même une petite scène de baston et une version un peu plus grossière de prévu mais j'ai pensé que ça ne passerait pas sur le site d'où la version édulcorée…
A x-goth-my-life-x : Merci pour ta review.Bah ce sont des hommes et comme nous le savons toutes ils n'ont qu'un neurone ;D… De quoi il s'est rendu compte? Réponse dans ce chapitre. Ou peut-être pas ?
Chapitre 28:
Cœur à cœur
Hisagi quitta la scène. Il avait le cœur lourd. Les gens qu'il croisa trouvèrent qu'il n'avait pas eu l'air aussi abattu depuis le décès du capitaine Tousen. Il entra dans un bar et commanda une bière. Il la descendit d'un trait. Puis une seconde, une troisième et ainsi de suite. Malheureusement pour lui il tenait parfaitement bien l'alcool, vestige des soirées qu'il avait passées à se saouler à l'époque où son capitaine avait décidé de rejoindre Aizen. Si Soul Society avait permis l'utilisation de drogue, il en aurait sans doute pris.
Pourtant on ne pouvait pas dire que sa vie était un échec. Il avait été major de sa promotion à l'académie des Shinigamis. Il avait obtenu un poste d'instructeur, puis un poste dans la onzième division avant d'obtenir la position de lieutenant dans la neuvième division. Il avait les plus belles femmes du Sereitei à ses genoux. Un mot de lui n'importe laquelle acceptait de l'épouser et de lui donner un héritier. Il n'avait donc pourtant aucune raison de se plaindre, de se sentir mal. Mais tout le monde ignorait qu'il était tombé amoureux. Amoureux de la jeune femme la plus charmante qu'il avait jamais vu. Personne ne savait que cette jeune femme ne l'aimait pas comme il l'aimait. Pour se consoler il avait décidé de boire jusqu'à anesthésier son esprit, ne plus penser à elle et à la personne qu'elle semblait véritablement aimer.
Il en était à sa dixième bière et toujours rien. Il était toujours aussi lucide. Il revoyait la scène, le regard inquiet, les larmes. Il ne voulait pas les voir. Il voulait oublier, oublier qu'il l'avait sauvée, qu'elle avait été sa cavalière… Il était même sur le point d'aller demander au capitaine de la onzième division de lui asséner un bon coup qui le ferait dormir toute la journée du lendemain. Il allait se lever quand la porte du bar s'ouvrit et laissa entrer la vice capitaine de la dixième division Matsumoto Rangiku.
Elle se dirigea vers lui et s'installa à ses côtés. Elle commanda une bouteille de saké et commença à boire. Elle n'avait pas remarqué les bouteilles amoncelées devant le lieutenant de la neuvième division. Mais elle se rendit compte que quelque chose n'allait pas quand le tenancier de la taverne lui fit remarquer qu'il avait déjà bien assez bu quand il commanda une quinzième bouteille.
Matsumoto se tourna légèrement et posa sa main sur le bras du vice capitaine.
- Hisagi-san je croyais que vous aviez arrêté de boire depuis un bon bout de temps ?
Il tourna vers elle et lâcha la bouteille qu'il tentait de tirer vers lui.
- Matsumoto-san, je ne m'attendais pas à vous voir ici.
- Moi de même. Alors Hisagi-san que se passe-t-il ? Vous n'aviez plus touché à une seule goutte d'alcool depuis que la capitaine Unohana vous ait libéré de votre addiction.
- Le capitaine Ichimaru.
Elle le regarda d'un air intrigué. Le fait que les gens se plaignaient ouvertement du capitaine de la troisième division ne l'étonnait plus du tout, mais qu'un gradé, lieutenant de surcroît, le faisait était quelque chose qu'elle ne rencontrait que très rarement.
- Qu'a-t-il fait cette fois ? Il a de nouveau terrorisé un membre de votre division ? Ou bien il a fait une plaisanterie plus que douteuse aux funérailles ?
- Rien de cela. Je me demandais, Matsumoto-san, comment vous faisiez pour le supporter.
- Supporter Gin ? En fait je n'y ai jamais vraiment pensé. Nous nous connaissons depuis notre adolescence. Je crois qu'on ne supporte pas Gin, c'est lui qui vous supporte. Si vous ne lui convenez pas, il ne fera aucun effort pour vous appréciez. C'est sûrement à cause de ça qu'il n'a jamais été à son aise ici et qu'il a fini par faire des conneries plus grosses les unes des autres.
- Pas lui, mais son attitude envers vous. Il vous prend et puis il vous jette pour une autre personne.
- Je comprends. Gin et moi avions eu une histoire mais elle s'est achevée depuis plusieurs décennies déjà. Nous sommes restés amis et si notre proximité peut prêter à confusion je ne peux que m'en excuser.
- Mais le voir avec une autre femme ne vous blesse-t-il pas ?
- Non. Je savais que je n'étais pas celle avec laquelle il passerait son éternité. C'était quelque chose de clair depuis notre rencontre. Il a besoin de quelqu'un de posé et de calme, ce que je ne suis pas.
Elle s'arrêta, et réfléchit un court instant avant de reprendre la parole.
- Pourquoi parlons-nous de Gin alors que je sens que c'est quelque chose qui vous touche de près qui est la cause de votre tristesse ?
- Parce qu'il est lié à cette tristesse.
- Il s'est donc accaparé la personne à qui vous tenez ?
- Oui, même si je ne connais cette personne que depuis de temps, je me suis tout de suite senti attiré par elle.
Matsumoto ne réagit pas. Elle ne s'attendait pas à ça. Elle savait qu'il était proche d'elle. Elle savait même qu'il l'avait sauvée alors qu'il rentrait d'une visite chez ses parents. C'était même pour ça qu'elle avait insisté pour qu'elle soit sa cavalière. Mais elle ne s'attendait pas du tout à entendre ce qu'elle venait d'entendre.
- Vous parlez de Huisin-san ?
L'étonnement se peignit sur le visage du lieutenant de la neuvième division.
- Comment l'avez-vous deviné ?
- C'est la seule personne de laquelle vous êtes devenu proche ces derniers temps.
- Vous savez donc que le capitaine Ichimaru a promis de ne plus s'approcher d'elle et pourtant il rôde et n'attend plus que le moment propice pour la refaire souffrir.
- C'est faux. Si vous pensez ça c'est que vous ne connaissez pas Gin comme je le connais.
- Je crois que je le connais suffisamment. Jamais de mots gentils. Toujours blessant. Vous savez tout comme moi comment il l'a traitée quand elle l'a reconnu lors de la parade.
- Il ne l'a pas reconnue et le fait qu'il ait fini à l'hôpital de la quatrième division pendant plusieurs semaines nous a prouvé qu'il a un cœur. Il n'a pas cessé de la chercher à travers tout Soul Society mais il ne l'a jamais trouvée. Normal vu qu'elle avait été envoyée à Soul Paradise. En désespoir de cause il abandonné et la revoir a été un sacré choc pour lui.
- Mais la promesse ? Il avait promis de ne plus l'approcher après lui avoir présenté ses excuses ?
- Pourriez-vous rester loin d'une personne à qui vous tenez ?
- Non, mais le capitaine Ichimaru ne tient à personne. Il ne connaît pas le sens des mots tendresse, amour, confiance, respect.
- Vous seriez surpris Hisagi-san de voir combien il tient à elle.
- Je ne peux pas le croire. Vous avez lu comme moi les rapports de missions. Il l'a toujours rabaissée, s'est moqué d'elle et je vous passe certains détails.
- Je ne peux le nier. Mais vous étiez là quand elle est morte, vous avez vu sa réaction. Je vais même vous avouer un secret. Il a pleuré. Et quand il est avec elle ou près d'elle, il est différent, plus humain.
- Je sais.
- Mais ?
- C'est tellement difficile de croire qu'il est capable d'aimer.
Matsumoto ne put qu'acquiescer. Puis Hisagi lui raconta ce qui s'était passé dans les bois près de la zone des funérailles. La dispute, les insultes et le coup de poing raté. Il insista lourdement sur le fait qu'elle est venue prendre sa défense.
- Vous savez Matsumoto-san, quand elle a couru vers nous j'ai cru qu'elle venait pour moi. Mais ensuite je l'ai vue se jeter sur son bras et le supplier d'arrêter. Je l'ai vu s'agenouiller et essuyer les larmes qui coulaient sur les joues de Huisin-san. Là j'ai compris que jamais je ne pourrais la faire mienne. Si vous saviez comme cela me fait mal. Comme ça fait mal de se rendre compte que la personne qu'on aime en aime un autre.
Il vida d'un trait la bouteille de bière que le barman avait finalement mis devant lui. Il se leva, salua Matsumoto et sortit du bar. La lieutenant de la dixième division avait été trop sonnée par ce qu'elle venait d'entendre pour le retenir et l'interroger d'avantage. Elle savait qu'Ichimaru éprouvait quelque chose de fort pour la jeune femme, mais elle ne savait pas que c'était réciproque.
A/N : Ayé, fini (le chapitre, pas la fic ;) ) Je crois que je me suis surpassée niveau longueur. Sinon désolée si Hisagi est OOC. On va mettre ça sous le compte du nombre de bière qu'il a descendues avant l'arrivée de Matsumoto. En principe les updates seront plus régulières.
