Nouvelle Vie
Chapitre XII
Il ne dormit pas de la nuit. Il n'arrivait toujours pas à le croire. Videl était la fille de ce… de cet imposteur ? De cet homme qui lui avait clamé avoir accompli ce que lui avait eu tant de mal à faire ? Pourquoi ? Pourquoi ne lui avait-elle rien dit ? Comment avait-elle pu lui cacher une telle chose ?
Il était furieux. Il avait besoin de se défouler. Alors il alla dans la salle de gravité, et s'y entraîna toute la nuit. Végéta l'y rejoint à l'aube, et le combat fut violent.
Il n'alla pas en cours ce jour là.
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Videl était nerveuse. Elle avait vu le journal hier soir, et se doutait que Gohan l'avait vu aussi. Il était sûrement au courant, maintenant. Quelle serait sa réaction, maintenant qu'il savait qui était son père ? Elle espérait vraiment qu'il le prendrait bien.
La réaction de ses camarades de classe fut celle qu'elle avait redoutée ; tout le monde lui léchait les bottes, espérant pouvoir atteindre son père à travers elle. Elle détestait ça.
Gohan n'était pas venu au lycée aujourd'hui. Elle se demanda ce qu'il avait. Peut être était-il malade ? Il avait pourtant l'air d'aller bien, hier… Elle décida d'aller le voir chez lui après les cours.
Ce fut Bulma qui lui ouvrit, et celle-ci fronça les sourcils en la voyant.
« Euh… Gohan est là ? » demanda timidement Videl.
« Oui, il est là. Mais il est occupé. » dit Bulma, assez froidement.
« Ah… Bon alors je vais y aller. Dites-lui que je suis passée. »
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Gohan s'était entraîné toute la journée, ne sortant même pas de la salle de gravité pour se nourrir, et cela inquiétait grandement Chichi. De plus, il n'était pas allé au lycée aujourd'hui. Tout ça était à cause de cette fille, Videl. Satan Videl. Elle soupira. Pourquoi a-t-il fallu qu'elle soit sa fille ? Bien sûr, ce n'était pas de sa faute ; on ne choisissait pas ses parent, après tout.
Chichi vit Bulma s'écrouler sur une chaise de la cuisine, poussant un profond soupir.
« Qui était-ce ? » demanda-t-elle.
« Videl. » répondit Bulma.
La mère de Gohan fronça les sourcils. « Qu'est-ce qu'elle voulait ? »
« Voir Gohan. Je lui ai dit qu'il était occupé. »
« Tu as bien fait. Je ne crois pas que mon Gohan soit prêt à l'affronter. Mais je commence à m'inquiéter ; il n'est pas sortit de la salle de gravité de la journée. »
« Il finira bien par sortir, ne t'inquiètes pas. » la rassura son amie.
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Il était minuit passé quand Gohan sortit enfin de la salle de gravité. Il s'était entraîné pendant presque vingt quatre heures, et il était épuisé. Mais au moins, il s'était bien défoulé, et il se sentait beaucoup mieux maintenant. Et il avait faim.
Il alla à la cuisine pour se préparer quelque chose à manger, ne s'attendant pas à y trouver sa mère, devant une tasse de chocolat chaud.
« Te voilà enfin. » dit-elle, posant sa tasse sur la table. « Je suppose que tu as faim. Assieds-toi, je vais te préparer quelque chose à manger. »
« Vas te coucher plutôt, il est tard. » dit-il. « Je peux me préparer à manger tout seul. »
Elle le regarda un moment dans les yeux, puis soupira. « Très bien. Bonne nuit mon chéri. »
« Bonne nuit maman. »
Elle se leva pour sortir de la cuisine, mais s'arrêta devant la porte.
« Au fait, Videl est passé. »
Elle vit son fils se contracter à la mention de la jeune fille. Voyant qu'il ne répondait pas, elle sortit de la cuisine, et Gohan se mit aux fourneaux. Quand il eut finis de se préparer son dîner tardif, il se mit à manger, finissant toutes ses assiettes en quelques minutes.
Son dîner terminé, il alla se coucher. Fatigué comme il était après son entraînement, il n'eut pas de mal à s'endormir. Sa dernière pensée fut : Alors comme ça, elle est venue…
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Le matin suivant, Chichi décida de laisser dormir son fils aîné. Il devait être encore fatigué après son entraînement d'hier, alors elle le laissa manquer les cours encore une journée. Mais ce serait la dernière.
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« Je n'ai pas envie d'y retourner, maman. Je n'ai aucune envie de la revoir. »
« Je comprends, Gohan, mais je ne vais pas te laisser gâcher ton avenir à cause d'une fille. Tu iras demain, point final. »
Gohan soupira, sachant qu'il avait perdu la bataille. A ce moment, on sonna à la porte.
« Tu peux aller ouvrir, mon chéri ? » demanda sa mère.
« J'y vais. »
Il traversa les couloirs interminables de Capsule Corp, arrivant enfin devant la porte d'entrée. Il l'ouvrit, et se figea. Puis la colère monta en lui, et il serra les poings.
« Qu'est-ce que tu veux, Videl ? » demanda-t-il froidement.
Videl parut surprise par son comportement. Pourquoi était-il si froid avec elle ? Ce n'était tout de même pas… à cause de son père ?
« Tu… Tu n'es pas venu en cours ces deux derniers jours. Je m'inquiétais. » répondit-elle.
« Bien, maintenant que tu as vu que je vais bien, au revoir. »
Il s'apprêta à fermer la porte, mais Videl la retint.
« Je peux savoir ce qui te prend ? » demanda-elle. « C'est à cause de mon père ? Ecoute, je suis désolée de ne t'avoir rien dis mais- »
« Mais quoi, Videl ? » l'interrompit-il. « Tu ne me faisais pas confiance ? »
« Parce que toi, tu me fais confiance, peut être ? » rétorqua-t-elle.
Il leva un sourcil. « De quoi parles-tu ? »
« Oh, ne fais pas l'innocent. Je sais que tu as des secrets, Gohan, et tu ne me fais pas assez confiance pour te confier à moi. »
« Bien, alors on est d'accord ; on ne se fait pas confiance. Je ne vois pas ce qu'on fait ensemble, alors. »
Videl sentit son cœur se déchirer douloureusement quand il dit ce mots. « Gohan, attends… »
« Au revoir Videl. »
Et il ferma la porte, Videl étant trop blessée pour l'en empêcher cette fois. Elle sentit ses yeux lui piquer, et sa vue se brouilla. Elle pleurait.
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« Comment ça, tu veux retourner vivre chez ton père ? »
« Je ne vois pas l'intérêt de rester ici maintenant que tout le monde est au courant. Et puis ma vie d'avant me manque. »
Akemi regarda sa fille un long moment, puis soupira. « Il l'a mal prit, hein ? »
Videl baissa la tête. « Oui… Mais je ne comprends pas pourquoi il en fait tout un plat. » dit-elle, relevant la tête. « D'accord, je suis la fille de Satan. Et alors ? Qu'est-ce que ça peut faire ? »
« Il n'a peut être pas bien prit que tu le lui cache. »
Videl soupira. « Oui, c'est sûrement ça… »
A suivre…
