Coucou tout le monde !
Eh oui, me revoila déjà ! Je dois dire que je suis contente, même si je ne croule pas sous les reviews, il semble qu'il y a des gens qui lisent cette fic (c'est tout ce que je demande
:) )

Bref, eh bien voila un nouveau petit chapitre. Bon, je sais, il n'est pas bien long, c'est toujours moins point faible, mais le suivant devrait suivre rapidement. Et promis, j'essaierai de faire de mon mieux pour ralonger les prochains.

Bonne lecture !

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Neville se trouvait dans son dortoir, dans son lit à baldaquin aux rideaux rouges, fermement décidé à y rester jusqu'à la fin de l'année scolaire, si pas jusqu'à sa majorité, où il pourrait devenir ermite et se cacher du monde jusqu'à ce que les gens l'aient totalement oubliés. En cet instant plus qu'à tout autre moment, il plaignait vraiment Harry Potter d'être le sujet de tant de ragots, et qu'il ne puisse faire un pas dans un couloir bondé sans que des dizaines de paires d'yeux ne le fixent, si pas en le montrant du doigs.

En s'éveillant, il avait bien espéré que tout cela n'était qu'un rêve stupide dû à une overdose de roastbeef en sauce de la veille, mais la réalité avait vite fait de le rattraper : les images d'hier lui revinrent en tête alors que la lumière du soleil de ce samedi matin venait lentement éclairer le dortoir qu'il partageait avec Dean, Seamus, Harry et –et à cette pensée son estomac se contracta presque douloureusement- Ron.

Et les braves elfes de maison du château n'y étaient pour rien, malheureusement; leur cuisine était irréprochable et ils n'avaient pas encore cherché à se venger des chapeaux tricotés d'Hermione, qu'ils prenaient presque comme une déclaration de guerre.

La rumeur du «couple» qu'il formait avec la brune s'était bien entendu répandue à une vitesse vertigineuse, lancée sous les plaisanteries et sarcasmes de mauvais goût de la maison des verts et argent d'abord, et elle avait vite fait de suivre son chemin jusqu'aux inséparables Lavandes et Parvati, qui s'étaient empressées de relayer l'information. Après cela, ça n'avait été qu'une question de temps –par ailleurs extrêmement réduit.
La maison de Gryffondor s'était emparée de la nouvelle avec fièvre, tandis que Padma faisait circuler l'incroyable information chez les Serdaigles, se chargeant de mettre au courant les Poufsouffles. En un temps record, les quatre maisons étaient au courant, toutes années comprises.
Si les informations importantes pouvaient être relayée de la même façon, les médias auraient vite fait de faire faillite. Quoi que la Gazette du Sorcier ne semblait pas préoccupée par le fait de transmettre des nouvelles capitales pour l'instant. En fait, il semblait que plus c'était inintéressant, et, si possible rabaissant pour une majorité de personnes, au mieux c'était. Merci Rita Skeeter...

Beaucoup étaient restés sceptiques, mais comme la première concernée n'avait pas démenti («Et alors?» aurait-elle répliqué dédaigneusement à la première pimbêche lui demandant si «la nouvelle était vraie» d'un air conspirateur et surexcité, trois amies gloussantes l'attendant plus loin, entraient une véritable crise d'apoplexie chez ces dernière lorsque leur amie leur avait rapporté ces paroles. Elle avait ensuite regardée la fille, profondément déçue de cette réponse si peu fournie en détails croustillants, avec un air qui voulait dire approximativement «maintenant-lâche-moi-on-a-pas-gardé-les-Veracrasses-ensemble»)

Les rumeurs les plus folles avaient alors pris, partant dans toutes les supputations possibles et imaginables, certains allant jusqu'à décrire une relation passionnée et secrète née dans les cachots de Rogue, d'autres comme quoi Hermione Granger sortait en réalité avec un enseignant sous Polynectar -restait à savoir s'il s'agissait de Flitwik ou McGonagal.
Les mauvaises langues disaient que Neville avait du avoir eut recours à un philtre d'amour, bien qu'il avait du en plus se tromper de personne –et d'autres, peut être pires, répliquaient en riant que c'était tout à fait impossible, ou alors qu'il avait du vouloir faire une simple potion pour les maux de gorge et qu'il s'était trompé, produisant de l'Amortensia sans le savoir… Il était vrai que cette réputation-là (être passablement désolant en potions, plus encore que dans toute autre branche) était elle aussi un fait acquis pour tous.

Quoi qu'il en soit, peu de personne en somme avait l'air de prendre vraiment cette histoire au sérieux.

Neville n'était pas réapparut pour le souper, ne voulant pas avoir a affonter toute la soirée les commentaires et regards moqueurs, faisant mine de dormir lorsque ses camardes de classe curieux étaient entré dans le dortoir, mais n'avait rien raté des chuchotements furieux de Ron à Harry.

A les entendre, Hermione elle aussi s'était rapidement éclipsée dans son dortoir (il l'imaginait bien poursuivie par les Miss Ragots n°1 de Poudlard, j'ai nommé Lavande et Parvati) Harry avait l'air sceptique,bien que reconnaissant que le comportement de leur meilleure amie était bizarre (Neville, dissimilé derrière ses rideaux pourpres, s'imaginait parfaitement le froncement de sourcils du «Survivant», s'appliquant à ne pas bouger pour ne pas qu'ils puissent se douter qu'il était en réalité parfaitement réveillé.)
Le rouquin, quant à lui, n'avait pas l'air d'y croire, mais cette rumeur le mettait malgré tout de très mauvaise humeur –comme par hasard…

Il avait ensuite essayé de faire taire les protestations furieuses de son estomac, apparemment pas satisfait d'avoir manqué le repas du soir. S'appliquant à ne pas trop bouger, il avait entendu les voix de ses camarades de dortoir se faire plus basses, bientôt un rien décousue, puis disparaître, peu de temps après que Dean Thomas ai souhaité bonne nuit à la cantonade, d'une voix pâteuse qui laissait entendre qu'ilvoulait dormir. Il avait ensuite contemplé le plafond un bon moment, se forçant à ne pas penser au lendemain –dans ce cas, une inquiétude sourde le prenait, et ce n'était pas pour l'aider à s'endormir.

Neville avait mal dormi cette nuit, se tournant dans tous ses sens dans son lit aux draps écarlates, sombrant parfois dans un sommeil agité, peuplés de rêves désagréables –il avait d'abord rêvé qu'il se faisait poursuivre par un Ron Weasley furieux, essayant de l'assommer avec un énorme balais, tandis qu'Harry volait au dessus d'eux à la recherche du vif d'or, mais n'entendait pas les cris de Neville pour l'aider.
Ensuite, il s'était vu retrouver Hermione dans la salle commune, qui éclatait de rire à sa vue, lui demandant s'il avait réellement pensé qu'elle demanderait à un pauvre Veracrasse dans on genre de sortir avec elle, même pour faire semblant. Elle ajoutait avec la voix trainante de Malefoy, prenant curieusement ses traits, qu'elle préférait encore embrasser un scrout à pétard plutôt qu'il lui tienne la main. Il découvrait alors avec horreur qu'une carapace grise le recouvrait… puis s'était réveillé en sursaut, manquant de tomber de son lit, les draps entortillé autour de ses jambes.

C'est donc avec une certaine appréhension qu'il se leva, avec l'impression d'être encore plus fatigué que le veille, faisant attention à ne pas faire trop de bruit, le cœur battant et le souffle encore une peu court. Peine perdue, cependant, car le reste du dortoir sembla se lever en même temps que lui, de façon presque synchronisée que s'en était effrayant.

-Eh, Neville, salua Seamus en se frottant les yeux, c'est vrai ce qu'on raconte? fit il en réprimant un bâillement.

-heu…

Dean, les cheveux en bataille avait soudain l'air bien plus réveillé, le fixant de façon curieuse. A cet instant, il avait la mimique typique de Lavande, flairant le scoop.

-Tu sorsvraiment avec Hermione? demanda-il, l'air un rien conspirateur, comme s'il s'attendait à ce qu'il lui fasse des confidences détaillées, et qu'il le faisait depuis toujours.

-Je…

Il finit par acquiescer, alors qu'Harry mettait ses lunettes sur son nez d'un air surprit et que Ron faisait une sorte de grimace, comme s'il était en train de digérer un repas particulièrement désagréable et remuant. Il se força à penser que c'était uniquement du au fait que Ron Weasley était toujours un peu grognon le matin, avant d'avoir pris un solide petit déjeuner. Ou, mieux, que cette grimace dirigée vers lui était le pur fruit de son imagination.

Dean et Seamus se mirent à le bombarder de questions en tous genre:

-Depuis quand tu sorts avec elle ?

-Heuu... hier.

-C'est toi qui lui a demandé ?

-ça c'est passé comment ?

-Vous vous êtes embrassés ?

-C'est vrai ce qu'on dit ?

-Qu'est... Qu'est-ce qu'on dit ? avait demandé le pauvre Neville avec appréhension.

-Vous avez vraiment... dans les cachots de Rogue ? demanda Seamus avec un sourire amusé, tout en retirant son dessus de pijama.

-Et la Tour d'Astronomie, avait renchérit Dean Thomas, alors que Neville poussait un glapissement appeuré, et que Ron devenait d'un rouge vermillon du plus mauvais goût.

Il s'était refusé à répondre à toute autre question, ne répondant que par grognements étouffés ou faisant mine de ne rien avoir entendu, se dépechant de quitter son dortoir au plus vite.

Priant pour que la brune n'ai pas changé d'avis, tout en espérant avidement que cette histoire ne soit qu'un mal entendu, il enfila à la va-vite ses vêtements, dans le but de fier le plus vite possible du dortoir des sixièmes années, manquant de peu d'enfiler des chaussettes dépareillées.

Au moment où il passait la porte, Seamus était entre train de lacer ses chaussures, Dean l'attendant manifestement. Ron était hors de vue et Harry avait l'air presque prêt.

Il hâta le pas dans l'escalier, hésitant entre se rendre à la Grande Salle et subir les regards des autres, ou se cacher à la bibliothèque. Mais comme il ne pouvait pas indéfiniment fuir ou se cacher –et qu'il commençait sérieusement à avoir faim, son estomac semblait toujours bouder de n'avoir rien avalé hier soir- il se résigna à l'idée d'aller manger.