Coucou tout le monde !

Voici déjà le chapitre trois ! Elle est pas belle la vie ? (uhu)
Que dire ? Pas grand-chose, en fait, donc je vais abréger avec mon blabla... Je voulais juste remercier mes reviewers, et puis aussi ceux qui lisent en silence
;-)
En espérant que ce chapitre vous plaise !

Bonne lecture !

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Il fut tiré de ses pensées au bas des escaliers par deux filles blondes qui gloussèrent en le dépassant. Il comprit l'objet de ses rires surexcités lorsqu'il vit qu'Hermione se levait d'un pouf rouge, un peu plus, loin et marchait vers lui d'un air oscillant entre assurance et anxiété assez particulier.

-Bonjour, fit-il nerveusement, ayant l'impression d'avoir une boule dans la gorge, se sentant idiot, droit comme un I et gaude devant elle. Ses bras lui semblaient soudain être de beaucoup trop long, pendant stupidement le long de son corps.

Elle lui adressa un petit sourire timide, replaçant nerveusement une mèche de cheveux rebelle derrière son oreille, et il fut soulagé de voir qu'il n'était pas seul à ne pas être tout fait assuré. Son nœud dans la gorge se détendis un peu.

-Bonjour Neville, fit-elle en levant la tête pour lui planter un rapide baiser sur la joue, le faisait terriblement rougir.

Il remarqua avec un peu de soulagement qu'elle aussi avait le teint rose.

-Tu… veux qu'on aille manger à deux?

Le visage d'Hermione s'éclaira alors, et elle lui adressa un sourire radieux, comme s'il elle n'attendait qu'une confirmation pour reprendre une totale assurance. En effet, elle le prit alors par la main d'une poigne de fer, l'entrainant vers le trou que cachait le tableau de la grosse dame d'une démarche qui ne souffrait aucune réplique, qui fit se demander à Neville si s'était du à sa détermination, son caractère autoritaire ou une certaine habitude, avec Krum.

A cette pensée, il se sentit un peu amère en pensant à ce qu'avait vécu la brune avec l'attrapeur bulgare, même s'il ne s'était ni agit d'une longue histoire d'amour, ni même d'une relation passionnée.
Ça lui faisait au moins un point en commun avec Ron Weasley, songea-t-il avec une pointe d'humour pas vraiment joyeux: lui non plus ne portait pas le célèbre Viktor Krum dans son cœur, plutôt loin de là, même s'il devait lui reconnaître un talent certain –de ce qu'il avait put en observer et entendre par la gazette qui en avait quelque fois fait l'éloge dans une édition spécial sport, et les nombreuses photos à l'appuis, n'ayant pas put aller à la Coupe du Monde de Quiddich les vacances précédant sa quatrième année.

Durant cette quatrième année, précisément, il avait demandé à la rouge et or d'être sa cavalière pour le bal, mais elle avait refusé. Au début, il avait crut, comme tout le monde, qu'elle n'avait simplement pas envie de paraître affichée avec lui et sa tête de passoire.
Mais dans le fond, savoir qu'elle n'avait pas menti n'avait été qu'un très maigre réconfort. Aurait-elle passé tant de temps pour s'habiller et coiffer ses cheveux indomptables pour lui? Aurait-elle été si radieuse s'il avait été son cavalier? Il en doutait fermement.

Il avait alors proposé à Ginny sachant que quoi elle ne pourrait pas venir du tout… même si la rousse aurait sans nul doute choisi un autre Gryffondor comme cavalier… un certain brun aux yeux verts… Il s'était rendu compte qu'elle n'était pas ravie, mais, au moins, il n'avait pas été seul. Bien sur, lorsque ce bal avait été annoncé, il n'avait pas vraiment été emballé, et ce n'était pas seulement du au fait qu'il se considérait comme un piètre danseur, se doutant que ce ne serait pas sur lui que les filles se rueraient…

Ils étaient à peine arrivés dans la Grande Salle au plafond représentant un ciel gris, mais sans nuages menaçants, où pointaient de timides rayons de soleil, la main de Neville toujours fermement prisonnière de celle d'Hermione, que des murmures et chuchotement s'étaient élevés des tables peu bruyantes en raison de l'heure relativement matinale de ce samedi matin.

Ignorant les regards des curieux, avec un superbe dédain – être amie du garçon le plus célèbre de Grande Bretagne lui avait apprit à ne pas trop se soucier du regard des autres- la brune le dirigea vers la table des Gryffondor, où Ginny Weasley, l'air encore un peu endormie, la regarda bizarrement, levant la tête du petit pain qu'elle beurrait distraitement.

Neville, mal à l'aise, s'assis à côté de sa «petite amie».

Que devrait-il faire maintenant? Il n'avait pas vraiment eut de petite amie jusqu'à présent. En fait, ça s'apparentait davantage à un vide cosmique qu'à autre chose, si on exceptait le petit bisou échangé du bout des lèvres à 8 ans, avec la fille des amis à sa grand-mère…
Devait-il se comporter à la manière d'un gentleman en lui servant à boire, lui demandant ce qu'elle voulait et lui proposant son bras? S'attendait-elle qu'il se comporte comme certains élèves qu'il avait déjà vus, machos, en ayant l'air de l'exhiber comme un objet précieux? Non, Hermione n'aimerait sans doute pas qu'il se comporte ainsi…
S'attendait-elle a du romantisme? Des paroles mielleuses et des mots doux? (il sentit ses joues chauffer désagréablement à cette pensée) Il se voyait mal lui chanter des sérénades ou lui déclamer des vers.
Quoi qu'il en soit, il espérait ne pas devoir se comporter comme Ron et Lavande, collés comme des sangsues (ses joues chauffèrent davantage et il se sentit encore plus mal)

Mais, à son plus grand soulagement, Hermione se comportait de manière habituelle. Elle se servit de céréales, alors que Neville tendait la main pour des croissants dorés. Il ne voyait pas trop quoi dire pour engager la conversation. Que devait-on dire à sa petite amie? Et puis, après tout, ce n'était pas non plus comme si elle était vraiment sa petite amie…

Mais Dean et Seamus se laissèrent tomber sur une chaise proche à se moment, suivit de près par Harry et un Ron maussade.
Il y eut un certain blanc désagréable entre le trio mémorable de Gryffondor, bientôt brisé par Hermione:

-Bonjour, Harry, bonjour Ron, dit-elle d'un ton parfaitement détaché.

On n'aurait jamais crut qu'il s'était passé quoi que ce soit de particulier de puis la veille, ni même qu'elle s'était disputée avec Ron –ce qui équivalait généralement peu à des salut cordiaux dés le lendemain, en touts cas.

-Salut, Hermione, sourit le garçon aux yeux verts, non sans jeter un coup d'œil interrogateur vers Neville, assis à côté de sa meilleure amie, en train de se tortiller sur sa chaise, sous le regard du rouquin.

-'lut, grogna le roux, avant de tirer à lui le panier de couques au chocolat, alors qu'Harry se servait de porridge, tandis que Dean et Seamus mordaient avec appétit dans leurs tartines.

Neville se servit je jus de citrouille, les doigts légèrement tremblant, avec la ferme envie de se cacher sous la table, tandis qu'Hermione plongeait avec entrain sa cuillère dans les céréales qui flottaient dans le lait.

Hésitant, il contempla d'abord le bout de ses doigts quelques instants, comme s'ils représentaient un spécimen de biologie particulièrement intéressant. Mais quand il fut évident qu'il n'y avait rien à savoir sur ses ongles, mis à part le fait qu'il serait temps de couper celui de son pouce droit, il dévia timidement le regard vers son assiette, la table, et enfin Hermione. Elle mangeait toujours ses céréales, les yeux dans les vagues… Justement, remarqua-t-il, quelque chose avait changé avec ses yeux. Il écarquilla ses siens lorsqu'il découvrit cette surprenante modification: Hermione, LA Hermione Granger était maquillée!

Bien sur, cela restait discret, il ne s'agissait pas d'une couche de poudre bleu électrique comme en portait parfois des filles de leur année, mais un peu de fard discret et un rien de mascara, allongeant ses cils. Neville en faillit en rester bouche bée. Cela faisait-il longtemps qu'elle se maquillait? Il en doutait, d'autant plus que Lavande et Parvati se seraient fait une joue de relayer la nouvelle à sensation. Etait-ce récent, alors? C'était vrai qu'il ne l'avait que vue de loin, en classe, cette dernière semaine, mis à part hier, où il n'avait rien remarqué. Serait-ce possible que…? Serait-ce pour lui qu'elle aurait fait cet effort cosmétique? Il se sentait tout retourné rien qu'à cette idée. Aucune fille ne s'était jamais faite jolie pour lui.

C'est à ce moment qu'il croisa le regard de Ron, qui fixait la brune, les yeux légèrement exorbités. Manifestement, lui aussi venait de remarquer les paupières légèrement colorées de sa meilleure amie. Et, indubitablement, ça ne lui plaisait pas outre mesure. Cela dit, il ne fit aucun commentaire. Mais une idée désagréable se logea dans la tête deNeville. Sans doute Hermione ne s'était-elle pas faite belle pour lui, cet idiot, mais bien pour que Ron ne la remarque, ne voie ce qu'il ratait. Cela devait certainement servir ce plan stupide pour le rendre jaloux.

Le garçon au visage lunaire n'avait plus réellement faim, mais il se força à mastiquer la pâte au beurre, la boule dans sa gorge revenant à la charge, regrettant pour la centième fois au moins d'avoir accepté cette proposition complètement farfelue hier après midi.

Enfin! Quelle idée que de sortir avec lui dans le but de sortir avec Ron! Il y avait quelque chose dans le raisonnement qui le dépassait. En général, quand l'un ou l'autre sortait avec quelqu'un ça n'avait pas amené l'autre à se déclarer, mais au contraire, avait rendu les relations entre les deux amis plus que bancales, décuplant les disputes déjà fréquentes à la base. Il fallait croire que même Hermione Granger, pourtant sans doute la l'élève la plus brillante de sa génération, avait ses failles…

Cependant, quelque part, Neville s'estimait un rien flatté qu'elle lui ait demandé à lui de tenir ce rôle pas très avantageux. Cela voulait dire qu'il avait une chance de rendre Ron jaloux, après tout. Elle aurait pu choisir un garçon plus beau, plus fort, plus intelligent, plus populaire, enfin, mieux que lui. Cela devait vouloir dire quelque chose, non?

Mais une petite voix à l'intérieur de lui prenait un malin plaisir à lui souffler qu'elle n'avait que saisi l'opportunité qui s'était présenté, qu'il lui avait proposé son aide, qu'il était en fait les seul assez stupide pour ne pas oser refuser une telle proposition, et que le résultat était là….

-Alors, comment vous êtes sortis ensemble, demanda soudain Ron, un rien agressif, brisant le silence troublépar les bruits de mastication et de couverts qui tintaient contre les assiettes.

-heu, bafouilla Neville.

Ils ne s'étaient absolument mis d'accord sur un quelconque scénario. En fait, ils n'avaient rien décidé du tout, se contentant d'hocher pitoyablement la tête. Il n'avait jamais été doué pour mentir. Et, bien sûr, il ne pouvait pas réellement raconter ce qui s'était passé.

-Eh bien, c'était… heu… hier, dans les toilettes…, s'embrouilla Neville, alors qu'Harry Potter haussait les sourcils, conscient que ce n'était pas l'endroit le plus romantique pour faire sa déclaration, mais aucune idée lumineuse de s'était imposée à lui.

Ron devint cramoisi, s'étouffant à moitié avec son deuxième pain au chocolat, tandis que Dean et Seamus s'envoyaient des regards équivoques, l'un manquant de recracher son jus de citrouille, l'autre pouffant de rire. Hermione, en revanche, n'avait pas l'air de trouver ça drôle. En fait, elle donnait plutôt l'impression d'avoir envie de se taper la tête contre la table.

-Dans les … toilettes? répéta le rouquin d'une voix bizarre oscillant entre un aigu indigné, et ton dangereusement bas, l'air faussement patient.

Plus loin, Ginny s'était penchée de leur côté, les yeux plissés, se doutant manifestement qu'il se passait quelque chose. Sans doute au courant des rumeurs, elle esquissa un sourire compatissant au pauvre Neville, qui ne se sentait pas spécialement mieux pour autant.

-Oui, Ron, dans les toilettes, répéta-t-elle comme si elle s'adressait à un garçon particulièrement demeuré, intervenant soudainement, les yeux brillants de colère, Neville est venu me défendre devant Malefoy et sa bande, siffla-t-elle.

Dean et Seamus n'avaient pas cessé leur manège, mais Harry, plus perspicace, jeta un coup d'œil furieux du côté des Serpentards, devinant sans peine pourquoi Hermione s'était retrouvée dans des toilettes comme par hasard après la dispute virulent d'hier après midi -il fallait dire que c'était plutôt une habitude pour Hermione de se réfugier aux toilettes… Un souvenir fugace d'une massue s'abatant sur un troll traversa l'esprit de l'Elu, alors que Ron, moins vif et subtil, reprenait:

-Mais qu'est-ce que tu foutais dans les toilettes avec Neville et la fouine?

A ces mots, Dean et Seamus explosèrent de rire, Seamus s'essuyant les yeux.

Hermione, elle aussi, ne semblait plus pouvoir se contenir, mais dans un autre sens, car elle hurla d'une voix hystérique:

-J'étais aux toilettes après que tu m'aies traitée de… hum, comment c'était déjà? de Rat de Bibliothèque Je Sais Tout Prétentieuse? répliqua-t-elle d'une voix acide, faisant sursauter une partie de la Grande Salle, alors que les oreilles de Ron viraient à un rouge soutenu. Et Neville est venu me consoler car figure-toi qu'il existe des gens qui n'ont pas la capacité émotionnelle d'une cuillère à café! termina-t-elle sur une note suraigüe.

Sur ce, elle se leva brusquement, renversant son verre –heureusement vide- empoignant Neville en déclarant d'une voix polaire qu'elle n'avait «plus faim», alors qu'Harry avait un petit air désolé, et Ron abordait un teint couleur cerise trop mure.

Sur la table trônaient un bol de plein de céréales molles qui se transformant doucement en bouillie, et un morceau de croissant à peine entamé.

Neville, complètement dépassé par les événements –ça semblait devenir une habitude ne ce moment- se laissait mollement entrainer vers la sortie, tentant tant bien que mal d'avaler sa bouchée de croisant sans s'étouffer, rouge de honte quant aux regards qui pesaient sur eux.

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