Tadâââm ! Voila un nouveau chapitre de bouclé !
Il est temps que notre rouquin à la sensibilité d'une cuillère à café ouvre les hostilités maintenant, non ?Eh bien... c'est parti ! (bon rien de bien méchant, évidemment...)

Bonne lecture !

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Le reste du weekend ne se passa pas réellement dans une ambiance joyeuse.

Ron faisait la tête –au grand désespoir de Harry, qui se retrouvait une fois encore pris en sandwich entre ses deux meilleurs amis, même s'il restait davantage avec le rouquin, se déculpabilisant en se disant qu'Hermione avait Neville… même s'il s'interrogeait sur ce couple insolite. Même s'il n'était pas particulièrement doué pour comprendre la gente féminine- dieu savait que les filles pouvaient être compliquées! D'habitude, c'était plutôt du côté d'Hermione qu'il se tournait s'il voulait tenter de comprendre l'un ou l'autre comportement tout à fait inexplicable…- il se demandait depuis quand Hermione craquait sur Neville.
Pour être honnête, cela faisait un moment qu'il aurait donné sa main à l'hippogriffe qu'elle était plutôt amoureuse de Ron, même si ça ne crevait pas autant les yeux que le réciproque, bien entendu. D'un autre côté, il fallait admettre que son meilleur ami ne s'y prenait pas de la meilleure manière qui soit pour séduire la brune –à moi que ce soit encore un mystère non résolu des filles, il ne pensait pas que s'afficher avec une blondasse pouvait arranger les choses entre ses deux meilleurs mais, loin de là.

MaisNeville?

Bien sûr, il était gentil. Sympa, même, si l'on omettait sa légendaire maladresse et son côté tête en l'air. Mais de la à sortir avec…

Ce n'était pas doute pas très amical de sa part, mais le Survivant avait du mal à voir en lui autre chose qu'un éternel célibataire nerveux en présence de la gente féminine.
Non pas qu'il était laid, mais ce n'était simplement pas le genre du garçon derrière lequel les filles faisaient la queue pour s'attirer ses bonne grâces.

Bref, ce couple soudain lui semblait bizarre, mais peut être était-ce simplement du au fait qu'il avait du mal à imaginer Hermione avec quelqu'un d'autre que Ron, mis à part peut être si elle consentait à montrer plus d'affection aux humains qu'aux livres…

La brune faisait quant à elle plutôt mine d'ignorer son meilleur ami, trainant avec elle Neville aux repas, mais ne le tolérant pas toujours à la bibliothèque, où elle passait en fait le plus clair de son temps, pendant lequel Neville avait prit l'habitude de se réfugier du côté des serres, seul endroit où il pouvait avoir un peu de calme –son dortoir n'était pas l'idéal quand on savait qu'il le partageait avec un Ron Weasley grognon et légèrement remonté contre lui- bien que ne le reconnaissant pas le moins du monde.
De plus, Dean et Seamus avaient pris le pli de l'interroger régulièrement sur «ce qu'il faisait avec Hermione et la fouine dans les toilettes» en pouffant de rire, ce qui accroissait la mauvaise humeur du rouquin.

Harry, lassé de voir Ron jeter des regards furieux au couple, avait finit par demander à son ami ce qui lui posait problème (ayant une petite idée sur la question…) Les oreilles du roux étaient devenues cramoisies, signe de son malaise, mais il s'était borné à grogner qu'il ne voyait pas de quoi il voulait parler, détournant ensuite la conversation, restant renfrogné pour les trois heures suivantes.

Il avait aussi beaucoup lorgné sur Lavande, avec laquelle il était sorti plus tôt dans l'année, et Harry craignait fortement qu'il ressorte avec dans le seul but de rendre Hermione jalouse. A cette pensée, il s'était d'ailleurs à nouveau interrogé sur sa soudaine passion pour Neville Longdubas, se demandant jusqu'où elle aurait pu aller… mais il avait préféré chasser cette idée, du moins dans un premier temps. Heureusement, Ron, avait semblé finir par juger qu'il avait passé suffisamment de temps en compagnie de Lav-lav pour ne pas tenter l'expérience, et le Survivant en était plutôt soulagé. Malgré tout, son meilleur ami ne semblait –malheureusement- pas prêt à laisser tomber «l'idée jalousie», et passait en revue plusieurs Gryffondors et quelques Pouffsouffles qui serraient susceptible de participer au plan foireux qu'il élaborait dans ses heures où il broyait du noir.

Lundi matin fut l'annoncée d'une nouvelle période.

En effet, Ron semblait avoir envisagé le problème sous un tout nouvel angle. Après que Neville ai fait exploserle contenu verdâtre de son chaudron en cours de potions et ai reçu la plus mauvaise note en métamorphose doublée d'un regard foudroyant à la McGo; bref qu'il s'était fait humilié en bonne et due forme, il en arriva à la conclusion qu'Hermione ne pouvait pas réellement être amoureuse de Neville.

Bien sur, même si lui avait cherché à rendre la brune jalouse, il ne lui était pas venu qu'elle puisse faire pareil. Aussi en était-il arrivé à la conclusion qu'elle le trouvait juste… sympa, et puis qu'elle devait se sentir seule. Il se plaisait à penser qu'il avait sans doute réussi à rendre la brune jalouse –et son ego se gonflait alors d'orgueil à cette idée- et que, sans doute inconsciemment s'était-elle reportée sur Neville par dépit… Son soulagement était qu'elle ne se soit pas entichée d'Harry.

Quoi qu'il en soit, il se mit en tête qu'il avait la mission de d'ouvrir les yeux à sa meilleure amie. Il en fit d'ailleurs part au Survivant (sans pour autant lui donner la version exacte) qui se montra septique, mais n'osa pas contredire son ami.

Les hostilités commencèrent dés le souper.

Le rouquin avait l'air bien plus heureux se lundi soir, dévorant à toute vitesse son assiette pleine de poulet rôti, de compote et de pommes de terre rissolées, dégainant un peu les nombreuses variétés de légumes pourtant proposé.
Quoi qu'il en soit, on était loin de la soirée de samedi, où il avait fusillé du regard ses petits pois-carottes durant presque tout le repas, où il n'avait retrouvé le sourire que devant les parts généreuses de gâteau en chocolat proposé comme dessert. Il participa à la discussion, la provoquant, même, amenant le sujet des Serpentards et Rogue, ce qui amené naturellement l'incident en potion du matin –mine de rien, lorsqu'il s'agissait de stratégie, il pouvait se montrer extrêmement subtile…

Neville avait observé son manège durant le souper, la mine sombre, décelant ce qu'il cherchait à faire –c'est-à-dire enfoncer le clou, car il se sentait déjà bien assez minable comme cela, se demandant ce qu'il faisait encore assis à côté de la brune, qui, elle avait encore une fois excellé partout, se demandant à quel point ils devaient faire un contraste à eux deux- mais ne sachant pas renvoyer les coups, ni même le parer, ce qui ajoutait encore son sentiment d'élève pitoyable.

Dean et Seamus, bien sur, participaient à l'hilarité générale de l'extrémité de ma table des Gryffondors. Harry souriaient avec un ait d'excuse en direction de son camarade de dortoir, reconnaissant que l'image où la potion visqueuse avait soudainement explosé ne manquait pas d'un certain charme. Et puis la tête de Pansy qui s'était retrouvée affublée de grumeaux verdâtres dans ses cheveux soigneusement peignés n'était en rien atténuer le rire qui lui montant dans la gorge. Ça en plus du fait que, pour une fois, Rogue ne s'était pas trop concentré sur lui- et ça lui faisait des vacances. Il avait même réussi plus ou moins la potion du jour (même s'il se doutait qu'il n'aurait qu'un faible acceptable, même si elle valait bien un E!)

Hermione, elle, en revanche, ne riait pas.

Elle coupait ses chicons braisés avec application, les lèvres pincées en signe de désapprobation, finissant pas protester que ce n'était pas drôle. Neville en fut soulagé, car il n'aurait pas supporté que sa «petite amie» se moque ouvertement de lui. Mais peut être ne voulait-elle tout simplement pas le faire devant lui pour ne pas le blesser? Ou, peut être que dans le fond, elle avait peur qu'il ne change alors d'avis?

Décidément ce lundi était réellement une mauvaise journée, songea tristement le garçon au visage lunaire, examinant avec suspicion les légumes d'un vert criard dans son assiette.

La seule de leur coin de table qui n'avait pas, soit éclaté de rire sur son passage en laissant des commentaires sur ce qu'il pouvait faire avec Hermione dans les toilettes , soit l'avadakedavérisé du regard, c'était Ginny Wealsey.

Bien sur, elle s'était assez rapidement jetée sur lui, le samedi après-midi, pour en apprendre davantage, les yeux pétillants de malice alors que ses cheveux roux dansaient sur ses épaules, mais il savait que sa curiosité n'était pas destinée à être commérée dans tout Poudlard dans les minutes qui suivraient ses confidences. Elle riait avec les autres de sa mésaventure –qui ne l'aurait pas fait, songe-t-il avec humeur- mais ce n'était ni malveillant ni moqueur, et elle était aussi la première à lui lancer des sourire ou faire des grimace dans le dos de son frère, pour qu'il ne se sente pas trop mal en présence du rouquin.
Oui, Ginny n'était sans doute pas la cavalière qui lui fallait, mais c'était une vraie amie.

Son seul soulagement avait été le fait qu'Hermione finisse par s'agacer es ricanements incessant du rouquin –qui commençait sérieusement à sonner faux, jugeait Neville- et qu'elle réclame de passer à un autre sujet, tête haute.

Le reste du repas se fit dans un calme relatif –dans la Grande Salle, parler de calme serait bien illusoire, mis à part durant le discours du Directeur, où les élèves se taisaient alors, si l'on excepte quelques verts et argent dont le nom ne serra pas cité.

Toujours dans l'objectif de sa mission –je-dois-ouvrir-les-yeux-à-Hermione, le roux lui demanda de lui parler un moment. Harry haussa les sourcils, mais les laissa seuls. Neville, qui commençait à être sur les nerfs, avait décidé dés le début du dessert de se rendre auprès des serres, là où il pourrait avoir un peu de calme –et Merlin savait s'il en avait besoin. Les plantes lui avaient toujours donné cette sensation de paix et de tranquillité qu'il recherchait.

Mais bien sur, Neville Longdubas n'était pas et ne serait sans doute jamais quelqu'un qu'on pouvait qualifier de chanceux. Aussi, Hermione accepta avec suspicion et surprise la proposition de son meilleur ami de discuter, sortant dans le parc, profitant du même coup de la douceur du soir, avant que le couvre feu ne soit dépassé. Il ne fut pas non plus étonnant qu'il surprit des bribes de conversation entre le deux amis, alors qu'il se rendait du côté de la serre n°1 –il ne comptait pas se faire attaquer par une tentacula vénéneuse, pour cette journée de malchance, aussi ne prit-il aucun risque.

-… mais enfin, saisit-il au vol, il est encore plus maladroit que Thonks!

Neville, reconnaissant a voix bourrue de Ron Weasley enfonça la tête dans les épaules, comme pour se protéger de cette vérité blessante, prenant le pli de rentrer dans son dortoir tant qu'il en était encore temps, avant qu'Hermione ne se mette à l'approuver vivement. Il savait qu'il était désespérément malhabile, et complètement empoté, et cette constatation était déjà assez difficile à assumer, mais il n'avait nullement besoin qu'on enfonce le clou.

Alors qu'il s'éloignait à pas lents, en direction du petit sentier serpentant vers l'entrée du château, le bas de sa robe de sorcier frôlant se sol boueux, il perçu encore une bribe de commentaires, axée cette fois sur sa mémoire fuyante. Il courba davantage le dos, manquant de déraper dans la terre gorgée d'eau, mais à ce moment la voix d'Hermione s'éleva avec force dans la fraicheur du soir.

-Neville n'est pas un idiot! s'indigna-t-elle.

Le garçon cité baissa la tête.
Bien sur, elle le défendait pour la forme. Elle faisait semblant de sortir avec mais ils étaient tout de même amis aussi… mais elle serait vite à cours d'arguments.

Il aurait pu encore s'éloigner, faire comme s'il n'avait jamais surprit cette conversation. Mais une curiosité presque masochiste le fit s'arrêter et tendre l'oreille, prêt à entendre tout ce qu'il redoutait un jour d'entendre dans la bouche des gens qui lui témoignaient un peut plus de valeurs que les commentaires et moqueries fréquemment lancés sur son passage.

Mais la brune semblait bien décidée à poursuivre sa tirade, sa voix enflant comme un crapaud-buffle dans la nuit.

-Mais non, il n'est pas bête, disait Ron, mais…

-Bien sûr qu'avec la grand-mère qui l'élève et lui rappelle sans cesse le courage de son père qu'il manque de confiance en lui! Ça ne l'empêche pas d'être à Gryffondor –il lui sembla qu'une pointe de fierté perçait dans ces derniers mots mais Neville la mit sur le compte de son imagination- et d'avoir combattu avec nous, au ministère!

-J'y était aussi, grogna vaguement le rouquin.

-Mais tu as tes parents qui te reconnaissent, toi, même si tu semble toujours prendre comme pour la fin du monde d'être le sixième fils de ta famille et que tu es jaloux d'Harry, cria Hermione, qui commençait manifestement à s'énerver. Ce qui est arrivé aux parents de Neville est affreux, souffla-t-elle plus bas, avec une étonnante douceur, mais sans pitié, et il a du mérite d'être ce qu'il est! reprit-elle avec plus de force! Beaucoup seraient devenus dingues, ou haineux. Mais c'est un garçon gentil…

Le rouquin lui concéda se fait, mais marmonna quelque chose du genre «tout de même n'importe qui ne fait pas fondre ses chaudrons un cours sur deux…»

-Si le professeur Rogue ne cherchait pas à le terrifier, je suis sur qu'en se concentrant… , commença Hermione, d'un ton cette plus hésitant, avant d'être interrompue.

Ron émit une sorte de ricanement exprimant ses doutes, et Neville eut envie de se ratatiner. Hermione avait tort. Il était pitoyable en potion, avec ou sans Rogue, même si ce dernier envenimait les choses. Et puis, il n'y avait pas que les potions, d'ailleurs…

-Mais il est extrêmement doué en botanique, répliqua du tact au tact la brune, apparemment excédée. Je suis certaine qu'il a du obtenir un Optimal à tous ses examens de cette matière! Il est même plus doué que moi!

Le garçon qui écoutait toujours, dissimulé dans l'ombre de la serre n°1, sentit ses joues se colorer de rouge, le visage brûlant. Un sentiment de fierté naquit dans sa poitrine, semblant lui donner dix centimètres de plus. Venant de la part d'Hermione Granger, il s'agissait d'un compliment. D'un grand compliment. C'était vrai que Chourave lui avait toujours assuré qu'il avait un étonnant potentiel, et une capacité naturelle à s'occuper des espèces les plus sensibles, même s'il lui manquait parfois un peu d'expérience.

Mais le roux émit un rire rauque qui sonnait faux.

-D'accord, il est doué avec les fleurs, fit-il d'un ton extrêmement condescendant.

Si Neville avait put voir la brune, il aurait vu ses prunelle s'embrasser de colère, et elle explosa en un discours furieux, ce qui réveilla Neville, comme s'il sortait d'un sommeil passager.
Se secouant, il prit à nouveau la direction du château. Il en avait assez entendu –et ne voulait pas que ses deux condisciples le surprennent à les épier. Il se doutait un peu que le discours de Ron était surtout dicté par la colère et la jalousie, il était assez impulsif. Mais ça lui faisait tout de même de la peine.

Mais il était surtout étonné que l'intelligente brune mette tant d'ardeur à le défendre. Et ça lui faisait très chaud au cœur.

Alors qu'il ne percevait plus que des éclats de voix indistincts, il songea tristement qu'au fond, c'était dommage qu'elle ne soit qu'une amie, alors qu'elle était une des rares filles qui ne le voyait pas comme un minable…

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Verdict ? (air de chien battu) ;-)