Coucouc chers lecteurs/trices, reviewers et revieweuses ! :)

Voici le chapitre suivant, en tous cas merci de vos encouragements et...
Bonne lecture !

(Pour angy : Eh bien… vos désirs sont des ordres, voici la suite ! ;) )

Le lendemain, Ron et Hermione s'ignorèrent superbement durant toute la matinée, faisant mine de ne pas se connaître au petit déjeuner, ou se lançant de temps à autres des regards furieux de l'autre bout de la salle de cours.

Ron fut particulièrement inattentif et rata presque l'intégralité de ses exercices, ce qui lui valut des devoirs supplémentaires et le mit dans une humeur plus massacrante encore. Hermione quand à elle gardait un air un peu hautain, et lançait des sorts avec plus de vigueur qu'il n'en était nécessaires, mais fit néanmoins gagner quelques dizaines de points à sa maison, entre autre grâce à sa maîtrise parfaite d'un sortilège de répulsion.

Vers la fin de la matinée, les deux amis semblèrent néanmoins se calmer.

Mais, en même temps, la brune semblait aussi éviter le plus possible Neville. Assise à côté de lui en classe de sortilèges, elle ne lui adressa pas la parole, excepté pour lui recommander de faire un mouvement de baguette plus sec s'il voulait réussir correctement son sort de séchage sur l'éponge humide qui se tenait devant lui.

Il avait craint qu'elle ne commence à considérer les paroles de son meilleur ami, mais il était en réalité bien loin de la vérité. Il ne se serait pas douté qu'elle évitait on regard pour ne pas rougir en le croisant, s'étant un peu emportée la veille.

A midi, elle s'assit à côté de lui à la table des Gryffondors, un air de défit en direction de son meilleur ami, qui lui adressa une vague grimace qui aurait peut être pu passer pour un sourire si ses sourcils n'étaient pas si froncés.
Le Survivant semblait un peu dépassé par les événements et s'était plongé dans une discussion animée avec Ginny Weasley, apparemment principalement axée sur le Quidditch.
Il fallait dire que même s'il était un habitué des conflits entre ses deux meilleurs amis, il en avait assez de les voir sans cesse se quereller pour des broutilles, encore qu'il se demandait ce qui avait bien pu se passer la veille au soir.

Ron était monté dans le dortoir plus tard dans la soirée, avec un air oscillant entre l'abattement et l'énervement. Il n'avait ouvert la bouche que pour marmonner un vague "'nuit", après avoir enfilé son pyjama violet trop court, et s'était couché, laissant Harry un rien perplexe, mais pas si étonné que ça. Il avait eu la délicatesse de ne pas questionner le rouquin, mais ne s'était pas rendu compte que Neville était resté toute la soirée dans un silence songeur et que s'il avait l'air de dormir, la salle de dortoir était cependant exempt de tout ronflements.
Le lendemain, Ron semblait s'être levé du pied gauche…

Dean et Seamus avaient cessé de parler à Neville des toilettes et de Malefoy, à son grand soulagement. D'ailleurs, il semblait que les ragots et médisances sur son compte et celui d'Hermione s'étaient également estompés.

Il était étonnant de constater comme les gens s'enflammaient sur des rumeurs, parfois totalement infondées, ou se mettaient dans l'idée de transmettre des informations comme une trainée de poudre dans le château sur des évènements parfois totalement dénués d'intérêt. Bien sur, il aurait sans doute fallut plus de temps pour que les chuchotements s'estompent s'il s'était agit de personnalités far du château –Harry Potter ou Malefoy pour ne citer qu'eux.

Quoi qu'il en soit, il était soulagé que la moitié des filles aient fini de le regarder en gloussant, en plus des airs de pitié habituel.

Le repas se passa sans grande conversation entre le trio –Harry étant décidément très absorbé parla sœur de son meilleur ami, Hermione s'appliquant à manger ses pommes de terres en chemise avec détachement face à la mine encore un peu maussade du rouquin en face d'elle.

Celui-ci, cependant semblait avoir envisagé un nouvel angle d'attaque. Alors qu'Hermione en se levait, il avait fait mine d'ouvrir la bouche pour lui parler –sans doute réclamer un nouvel entretient- mais avait finit par se raviser. La dispute d'hier devait sans doute être encore trop fraiche dans son esprit.

Les cours de l'après-midi s'avérèrent moins pénibles que prévu, malgré les nouvelles heures du programme obligeant les malheureux élèves à se rendre à un nouveau cours de potion.

Harry s'était comme à son habitude assis à côté de Ron, et Hermione s'était placée près de Neville sans un regard aux deux garçons, assis un peu plus loin, mais également dans le fond –comme si être le plus éloigné possible de Rogue allait le maintenir à distance de son aura de sarcasmes qui l'atteignait pourtant toujours.

Celui-ci s'était montré désagréable, comme à son accoutumée, mais n'avait néanmoins pas eut l'air de s'approcher beaucoup du chaudron du Gryffondor –peut être n'avait-il pas envie d'une deuxième explosion en deux jours ?

Il avait noté les inscriptions au tableau pour une potion particulièrement difficile, et Neville, comme toujours, pataugeait dés qu'il ne s'agissait plus de préparer les ingrédients végétaux.

Hermione, en revanche, avait obtenu en peu de temps la couleur jaune canari indiquée dans le manuel et tournait fébrilement le contenu de son chaudron, tout en jeté de fréquent coup d'œil à l'heure, pour savoir à quel moment elle devrait modifier la température du feu.

Il avait réduit en poudre ses scarabées rouges, finement découpé de petite lamelles de gousse de Gnoluf séchée. Sa mixture bouillonnait joyeusement, un peu trop fort, d'ailleurs, mais jusque la il n'avait pas fait trop de faux pas –sa couleur était une sorte de jaune fluo assez laid, mais au moins elle n'était pas rose fuchsia comme Ron (il se demandait, comme beaucoup apparemment, comment il était parvenu à se surprenant résultat)

Distrait par la voix doucereuse du maire des potions, qui s'adressait à Seamus, assis un peu plus loin, critiquant sa potion trop épaisse, il s'apprêtait à laisser tomber sa racine d'asphodèle dans son chaudron quand un petite main le retint soudain. Il en fut si surprit qu'il failli lâcher la racine et faire tomber son chaudron, mais il se rattrapa à temps.
Hermione avait délicatement pris son poignet pour l'empêcher de faire une nouvelle erreur.

-Tu ne dois pas les mettre maintenant, chuchota-t-elle précipitamment du bout des lèvres. Seulement dans dix minutes… et tu devrais baisser la température, et tourner fermement pendant cinq bonnes minutes si tu…

Mais elle fut intermpu par la vox de Rogue, qui claqua comme un fouet

-ALORS Miss Granger ! fit-il, soudain bien plus proche qu'il ne l'était auparavant, marchant un frisson à Neville. Vous donner encore les réponses à vos voisins ignorants ? Voila qui fera dix points à Gryffondor fit-il de sa voix onctueuse.

La brune ouvrit la bouche, ses joues s'empourprant de fureur, mais ne dit rien, alors que Neville se tassait sur sa chaise.

-Bien, maintenant retourner au travail ! siffla-t-il avant de s'éloigner dans un tourbillon de robe noire Made In Severus Rogue.

Neville n'osa plus prononcer un mot du restant du cours. Il avait croisé le regard étrangement satisfait du rouquin, et les yeux noirs de colère du Survivant, fixant Rogue avec haine.

Son poignet l'avait chauffé durant tout le reste du cours, la où les doigts d'Hermione s'étaient posés. Il rendit à Rogue un flacon emplit d'une potion de couler verte.

Plus tard, Neville et Hermione se trouvaient à la bibliothèque en cette pourtant douce après-midi lumineuse.

La plupart des élèves étaient sorti dans le parc, histoire de profiter des timides rayons de soleil de cette fin d'après-midi, sachant pertinemment bien qu'arriverait bien assez vite le moment fatidique où ils se retrouveraient face à leur pile conséquentes de devoirs à faire pour ces professeurs décidément trop exigeants.

Hermione, cependant, semblait être à seule à échapper à cette aura envoutant qu'exerçait le parc de Poudlard sur le commun des élèves.

Elle était, comme durant les trois quart de son temps libre –comprenez lorsqu'elle n'était pas à l'infirmerie ou en train de suivre son meilleur ami téméraire- à la bibliothèque, cette antre sacrée gardée par la redoutable Mme Pince, qui était prête à vous lapider à coup de dictionnaires de runes anciennes si par malheur vous osez parler d'un décibel trop fort, ou, pire, sacrilège suprême : profaner ce lieu sacré en cornant une page d'un vieux grimoire pourtant défraichi.

Neville, qui pourtant n'était pas contre l'idée de se détendre un peu –mais alors vraiment pas- avait pourtant prit la décision de l'imiter pour avancer dans ses devoirs hebdomadaires, conscient du fait qu'il avait déjà du retard sur ses camarades, et qu'un tour du lac serait certes agréable, mais sans doute pas bénéfiques pour ses résultat de fin d'année. Il s'était donc tout naturellement assis sur la chaise faisant face à sa « petite amie », et avait sorti plumes et parchemins en silence de son sac, après lui avoir adressé un sourire timide, auquel elle avait distraitement répondu, plongée dans un épais volume traitant d'une des nombreuses révoltes de gobelins qu'ils voyaient en cours d'histoire de la magie, avec le professeur Binns.

Cela faisait maintenant près de deux heures qu'il travaillait à ses devoirs de sortilèges, et il était plutôt satisfait du résultat. Il avait prévu de commencer son brouillon en botanique, mais le grattement régulier de la plume de la brune assise en face de lui le déconcentrait, d'autant plus que l'heure du diner approchait et qu'il commençait à fatiguer de travailler, la journée ayant été longue.

Il s'accorda quelques minutes de répit avant de s'y remettre, les yeux dans le vague, laissant ses pensées venir et aller.

Il se demandait toujours comment Hermione arrivait résister à l'envie de s'endormir lors des cours de Binns. Elle devait bien être la seule élève de tout Poudlard a passez tous ses cours à prendre note frénétiquement. D'ailleurs, ses notes faisant souvent le tour de la maison de Gryffondor, s'étendant parfois aux autres maisons –exceptés les Serpentards, bien entendu- Harry et Ron les prêtant à l'un ou l'autre amis, qui lui-même acceptait de montrer ses notes à d'autres…

Il avait beau y mettre sa meilleure volonté, une heure de cours avec Binns n'était pas humainement supportable. La première demi-heure, il se forçait à écouter, gardait ses yeux largement écarquillés pour résister au mieux à la tentation de les fermer, se concentrait pour que son poignet retranscrive les paroles du professeur fantômes.
Mais inévitablement, au bout d'une demi –heure, ses gestes se faisaient plus lents sans qu'il y puisse rien, son cerveau semblait s'engourdir, et il ne comprenait plus un traitre mot de ce que le professeur Binns disait.
Ne restait plus qu'à aire semblant d'écouter, les yeux dans le vague…

Neville se secoua soudain.

Il venait de se rendre compte que cela faisait bien cinq minutes qu'il fixait obstinément Hermione, toujours en train d'écrire de son écriture ronde, fluide même si un rien nerveuse. Son poignet serré sur sa plume d'aigle semblait littéralement voler au ras du parchemin rempli de son écriture fine, ses cheveux formant un rideau touffu devant ses yeux, alors qu'elle mordait sans s'en rendre compte sa lèvre inférieure, les sourcils froncés par la concentration.

Neville dégluti en fixant ses lèvres charnues injustement mordillées, et soudain il eut chaud. Mais ce n'était pas cette bouche rose qui lui causait tant d'émoi, non. Il venait de se rendre compte que la main de la brune –celle qui n'écrivait pas- était sagement posée sur le bois de la table, immobile.
Si proche… Et il ressentait soudain un irrépressible besoin de tendre les doigts pour prendre cette petite main dans la sienne. Ça semblait si facile… et insurmontable.

Un terrible combat s'engagea alors :

« Tends la main… »

- Mais...

"Tends la main."

- N... non,je préfère pas...

"Allons... tu y penses depuis dix bonnes minutes !"

- Je... Je ne peux pas

« Bien sûr que oui ! C'est facile : regarde, il ne te suffit que de quelques centimètres… »

- Je… je ne suis pas sûr…

« Mais si ! »

- Et si elle me repoussait ?

« Allons, tu es son « petit ami », non ? Dans le pire des cas, tu n'aura qu'à prétendre que des filles vous espionnaient et que tu voulais te monter convainquant… »

- Oui… Non ! Je ne sais pas…

« Tend juste le bras ! »

- Je n'ose pas…

"Tiends ce foutu bras !"

- Je... bon, peut être que je pourrais essayer de...

« Aller, tends-le ! »

Je… Bon, je vais le faire…

"MAINTENANT ! "

Indifférente à la terrible lutte qui se tramait dans le cerveau de Neville, la brune continuait d'écrire consciencieusement sur son rouleau de parchemin qui devait avoir dépassé la longueur demandée de puis bien longtemps.

Mais au moment où Neville prenait son courage à deux mains, et approchait les doigts, Hermione cessa brusquement d'écrire, posant sa plume et passant la main que Neville convoitait dans sa chevelure ébouriffée pour replacer une mèche plus rebelle que les autres derrière son oreille, faisant sursauter le pauvre garçon dont les espoirs s'envolaient en fumée.

Pour cacher son malaise et garder la face, il bredouilla maladroitement

-heu ! Je..., hum, bafouilla-t-il en repreant sa main vers lui, prenant sa plume pour le serrez convulsivement, Est-ce que tu pourrais m'expliquer les propriétés de la Vipère Siffleuse en poudre, dans une potion de sommeil ? Je… je crois que ne n'ai pas bien compris ce qu'à dit Rogue, fit-il piteusement en rougissant.

C'était la première chose qui lui était venue à l'esprit, et ce n'était pas faux, de surcroit.

La brune le regarda comme si elle avait oublié son existence jusque là, l'air étonnée que quelqu'un se trouve à la bibliothèque, mais se repris vite.

-Oh. Oui, bien sur Neville.

Elle roula soigneusement son parchemin, referma son livre dans un claquement sec, et approcha sa chaise. Durant les vingt minutes qui survirèrent à précédèrent le diner, elle lui expliqua patiemment l'objet du cours de potion, et Neville songea que si elle pouvait remplacer le professeur Rogue, les Potions pourraient devenir sa deuxième matière préférée -après botanique- et qu'il serai même capable de se débrouiller !

Il se garda cependant bien de faire une quelconque nouvelle tentative.

Tadaaam ! Alors, qu'en pensez-vous ?

Je sais bien que ce n'est pas encore très téméraire, mais c'est déjà un progrès notoire pour Neville non ? Bon, ça n'a pas abouti, je vous l'accorde... mais tout ne peut pas marcher du premier coup, pas vrai ? Sans quoi je ne ferait pas cette fiction...