Coucou !
Me revoili voilou !

Bon, je sais que vous n'avez pas aimé que je vous coupe le précédent chapitre, mais bon dites-vous que j'aurais pu faire pire, hein, après tout ça se termine sur un BISOU, c'est bien, ça, non ? :)
Soit, le prochain chapitre est là, j'espère que ça vous plaira !

Merci à toutes et à tous pour vos reviews, et aussi aux lecteurs silencieux !
Sur ce, fin du bla bla (quoi que si ça se trouve, vous ne lisez même pas mes commentaires de début de chapitre ! ;) ) et...

Bonne lecture !


Neville trouvait qu'elle mettait un eu trop de zèle dans son baiser. Encore que « un peu » était un doux euphémisme…

Devait-elle effleurer ses lèvres des siennes de cette façon si douce ? Devait-elle vraiment entrouvrir la bouche pour venir caresser sa langue du bout de la sienne, le souffle un peu précipité et tiède, pour commencer cette danse sensuelle que faisaient leurs langues, sans qu'il en ait le moindre contrôle ?
Devait-elle réellement glisser une main dans la bas de sa nuque, se serrer si agréablement contre lui, et…

Neville se détacha brusquement de la brune, le souffle court, les joues virant au cramoisi, une sensation qu'il n'avait jamais ressentie dans le ventre. Une myriade de papillon semblait battre furieusement des ailes dans son ventre.
Hermione se tenait devant lui, les joues délicatement rosées, la bouche rendue rouge par le baiser presque passionné qu'ils venaient d'échanger, alors qu'il sentait encore la sensation du frôlement de ses doigts sur sa nuques, passant la main dans ses cheveux, qu'il devinait encore sa bouche contre la sienne et qu'il se sentait si ridiculement fiévreux.
Trop, c'était trop…

Quelque chose le bouscula brutalement, le faisant vaciller.
Surpris, il manqua de percuter le mur, mais réussi à garder un semblant d'équilibre alors que la brune poussait une petite exclamation d'indignation, mais qui n'était en fait guère convaincante. Ron venait de passer devant eux la mine furieuse, et avait maintenant disparut en haut de l'escalier, vers le dortoir dans un claquement de talon sur les marches de brique froide. Après, tout, peut être que l'embrasser, lui, Neville, était déjà suffisamment terrible pour le rouquin. Il n'avait sans doute pas besoin qu'elle le réprimande en plus…

Hermione le regardait, ses yeux bruns brillants. Il la fixait également, complètement perdu et ayant subitement extrêmement chaud, le visage brûlant.

Ça n'avait strictement rien à voir avec le pseudo bisou qu'il avait un jour échangé avec la gamine insipide qu'était la fille d'amis à sa grand-mère. Rien ne pouvait être plus différent. Il craignait de ne pas être sûr de pouvoir un jour s'en passer, même s'il n'était pas certain que ça ne pourrait se reproduire un jour.

Ils échangèrent un long regard, et il ne parvint pas vraiment à interprêter la drôle de lueure qui brillait dans les yeux chocolat chaud de la brune. Il avait envie de dire quelque chose, n'importe quoi tant que ça le lui donnait pas l'air d'un poisson stupide hors de l'eau, mais aucune pensée cohérente, ni phrase sensée ne lui venait à l'esprit. Son cerveau semblait engourdi dans de l'ouate rose et veloutée. Pour peu, il n'allait pas tarder à affricher un sourire béat et voir des petites fleurs violettes et papillon fuschia partir dans une danse entrainante, comme dans un desin animé débile.

Il se racla la gorge, sans encore savoir ce qu'il allait dire, mis à part un "heuu..." pas des plus intelligents.

Puis, soudainement, elle posa un baiser rapide sur ses lèvres et s'enfui vers son dortoir, en un sourire lumineux, les yeux pétillant, laissant Neville seul, au pied de l'escalier, désemparé. Il n'avait eut que le temps de voir l'éclat de ses dents, quelques étoiles dans ses yeux, et pfiou ! la Gryffondor s'était évaporée, ses cheveux touffu disparaissant eux aussi en haut de l'escalier de colimaçon, laissant presque Neville douter que Hermione l'avait embrassé quelques instant auparavant, se demandant presque si tout ceci n'avait été qu'un rêve…un agréable rêve.

Mais c'était bel et bien réel, n'est-ce pas ? Il ne pouvait pas avoir rêvé debout tout éveillé dans la salle commune ?

Il toucha distraitement ses lèvres du bout des doigts, qui lui semblaient encore irradier d'une douce chaleur.

Il ne voulait pas montrer dans son dortoir, par tout de suite. Mieux valait attendre un peu, le temps que Ron se soit endormit par exemple…
En y réfléchissant, il avait eu de la chance que la seule réaction du Weasley ne soit résumé à un bousculement un rien brutal. Il se serait plutôt attendu, au mieux à un esclandre au milieu de la salle commune –il n'en était pas à sa première dispute avec Hermione, et Neville aurait tout donné ou presque pour être assuré de ne jamais se retrouver pris en sandwich entre ces deux-là- au pire, Ron lui aurait arraché la tête…
Le roux n'était pas violent de nature –seulement impulsif- mais il se l'imaginait parfaitement lui balancer un coup de poing de manière à ce qu'il aborde un œil au beurre noire un bon moment, où lui lancer un crache-limace histoire de passer ses nerfs…

Il s'assit en soupirant sur le fauteuil de velours rouge le plus proche.

Il ne savait plus que penser. Il se sentait bien, léger, et à la fois, il avait l'impression de ne s'être jamais senti aussi mal de toute sa vie. Si, peut être quand Harry, Ron, Ginny et Hermione s'étaient croisé à l'hôpital, à alors qu'il rendait visite à ses parents…

Il senti monter en lui un mélange de colère et de tristesse. Il aurait été futile de se mentir en se persuadant qu'il ne ressentait absolument rien pour Hermione Granger. Ce baiser… mais justement, il lui en voulait aussi pour ce baiser, car elle l'avait embrassé, certes, mais c'était juste pour rabattre le caquet à Ron. Le plus beau moment de sa vie avait en fait été une simple mascarade. Elle s'était servi de lui, juste ça. Il n'y avait aucun sentiment, si ce n'est de l'amitié dans ce geste qui signifiant pourtant beaucoup pour Neville.

Il se prit la tête dans les mains se demandant s'il ne devait pas lui annoncer dès demain qu'il ne voulait plus faire semblant, que le jeu devait prendre fin… Pour son propre bien. Il ne servait à rien de se torturer davantage.

Et à la fois, il ne pouvait s'empêcher de repasser en boucle ce baiser, le cœur battant la chamade à chaque fois.

Neville ne s'endormit que bien plus tard. Ses paupières avaient longuement papillonnés, sa tête finissant pas dodeliner sur ses épaules, alors que dans sa tête il se passait une énième fois le film de ce baiser, certains éléments subtilement modifiés au fils de scénario de plus en plus improbables –Hermione qui lui soufflait un « je t'aime » langoureux dans le creux de l'oreille, et un Ron qui leur accordait sa bénédiction entre autres.

Il avait finit par s'assoupir dans le canapé et s'était brusquement réveillé en sursaut, avec l'impression désagréable d'avoir fait une longue chute dans le noir. Il n'avait dormi que peu de temps, mais la position de travers ne devait pas lui réussir car il avait déjà mal partout.

Grimaçant, les yeux bouffis, il s'était péniblement levé, ne préférant pas se faire surprendre en train de dormir dans un des fauteuils de la salle commune. Il y avait assez de rumeur sur lui ne ce moment, il n'avait aucunement besoin d'en alimenter de nouvelles. Et se faire réveiller par des gloussements hystérique de filles surexcitée à l'idée d'avoir quelque chose à raconter ou par des stupides deuxièmes années n'avait rien de réjouissant. Il s'était péniblement hissé dans son dortoir, et s'était endormi tout habillé, ayant à peine le temps de songer qu'il avait de la chance que Ron ne soit pas réveillé avant de sombrer dans les bras de Morphée, au milieu de son lit à baldaquin rouges.

Evidemment, ses bonnes résolutions en vue de préserver sa santé mentale n'avaient pas tenu longtemps.

Lorsqu'il s'était réveillé le lendemain, les vêtements froissés, les plis de l'oreiller marquant son visage, et couvertures écarlates entortillées autours de ses pieds, il s'était rendu compte qu'il était en retard –son réveil n'avait pas sonné, c'étaient les voix de Dean et Seamus qui l'avaient tiré du sommeil –en train de rire, sans doute encore à cause de l'anecdote désopilante qui était arrivée au blondinet trop sur de lui, hier.

Il s'était précipité vers la salle de bain sous le regard noir de Ron, pour se rafraichir en vitesse et se changer. Il s'était passé une main dans les cheveux histoire de donner l'illusion de s'être un tant soi peu coiffé.

Il comptait bien aller manger –il avait extrêmement faim et un bon petit déjeuner ne pouvait pas lui faire de mal pour bien commencer la journée. Malgré le léger nœud d'appréhension qui semblait lui nouer le ventre.

Harry avait haussé les sourcils en voyant ses vêtements de la veille alors qu'il émergeait de sous ses couvertures, mais n'avait rien dit. Quant à Dean et Seamus, s'ils n'avaient pas fait de commentaires, c'était simplement car ils n'en avaient pas eut le temps. Ils s'étaient d'ailleurs rattrapés dans la grande salle.

Quand il était descendu de son dortoir pour la salle commune de Gryffondor, pas si en retard que ça en fin de compte, Hermione était là, et l'attendait en bas des marches, les joues roses le regard un rien fuyant, mais un sourire joyeux éclairant son visage. Neville avait senti son estomac se contracter presque douloureusement : il ne pouvait pas décemment lui dire bonjour et enchainer dans la foulée qu'il l'a quittait. Il l'avait donc salué d'un sourire timide, avant qu'elle ne lui fasse un léger baiser au coin des lèvres en guise de bonjour, lui provoquant des tambourinements sourds dans la poitrine.

Et pourtant, Neville Londubat n'était pas au bout de ses peines et pas prêt de ne plus ressentir ce genre de symptômes particuliers.

Il allait se rendre compte qu'à partir de ce jour, le comportement d'Hermione à son égard allait changer.

En effet, c'était fini le temps où il suffisait qu'elle s'asseye de temps en temps à côté de lui, et qu'il l'a suive docilement. On était loin, bien sur, d'un couple de genre Ron et Lavande, agglutiné sans cesse et tant que c'en devenait dérangeant, mais elle se permettait des petites attentions, les joues toujours délicatement rosées. Le garçon au visage lunaire, bien que profitant des petits bisous innocents échangés au tournant d'un couloir, ou des moments ou elle lui tenait la main, pressant presque tendrement ses doigts dans les siens, se sentait toujours mal à l'aise.

Pour commencer, il y avait le fait qu'à chaque fois son rythme cardiaque s'emballait et il avait la nette tendance à virer au cramoisi. Ensuite, bien sur, il y avait les regards foudroyant de Ron, jamais bien loin. Sans parler des commentaires et moqueries qui avaient vite repris de leur aplomb –venant des Serpentards, principalement.

Il se sentait coincé. Il ne voulait pas faire de peine à Hermione, mais à la fois, il avait de plus en plus de mal à vivre cette situation particulière. Et, évidemment, il n'arrivait jamais à trouver le bon moment pour lui annoncer ses bonnes résolutions. Et si par chance l'occasion propice se présentait, il pesait tant le pour et le contre avant de se lancer qu'il laissait s'échapper le bon moment, et se voyait contraint de le postposer. ça l'ennuyait, bien sûr, mais il se sentait aussi vaguement coupable d'éprouver du soulagement à chaque fois qu'il sortait d'une tentative avortée de lui faire part de sa décision de cesser cette mascarade.

A peine assis à la grande table des rouges et or de la grande salle, les questions moqueuses commencèrent à fuser du côté de chez Dean et Seamus.

Si Neville avais osé –et s'il n'y avait pas eut la table des professeurs si désespérément proche- il n'aurait pas hésité longuement à lui envoyer un maléfice bien senti pour les faire taire. Mais Neville étant qui il étant, il eut plutôt tendance à supporter leurs railleries, tentant d'en faire abstraction pour se concentrer sur son pain au chocolat –même s'il devait bien admettre que ce n'était pas si facile que ça…

- Alors Neville, tu as découché cette nuit ? demanda innocemment Seamus.

Son but n'était pas de réellement l'ennuyer, seulement lui faire quelques taquineries entre amis, mais il ne vit néanmoins pas le regard d'un noir troublant que lança la rouquin au pauvre Gryffondor, qui aurait voulut disparaître sous la table, qu'on le laisse déjeuner en paix. Si Ron avait pou avadakedévriser quelqu'un de par son regard Neville serait mort –au moins une dizaine de fois en ces quelques instants.

Il songea désespérément qu'il faudrait qu'il prenne son courage à deux mains pour demander aux jumeaux Weasley de lui indiquer le chemin des cuisines, histoire qu'il n'ai plus à supporter les railleries de ses camarades à tous les repas… avant de se souvenirs que les frères de Ron étaient partis l'année dernière, laissant d'ailleurs les élèves profiter d'une humiliation de plus pour la détestée Ombrage. Il aurait bien demandé à Harry –mais cela impliquait de s'approcher de Ron à moins de 5 mètres, et il jugeait opportun d'éviter cette situation le plus possible durant les jours qui allaient venir.

Il rougit, n'osant pas imaginer ce que cette petite phrase allait donner après avoir fait le tour des tables –et toutes les déformations que ça sous-entendait…

-Non, fit-il piteusement, priant Merlin même s'il savait que c'était peine perdu que ça suffirait aux deux Gryffondors.

-Qu'est-ce qui te fait dire ça ? demanda Ginny, un sourire amusée et un brin moqueuse en direction d'Hermione, qui avait rougit, comprenant que le sous-entendu la visait également.

Cependant, elle ne paraissait pas totalement convaincue non plus, ce que confirmait son regard plus sérieux, même si curieux, et Neville eut envie de bénir tout ceux qui ne croyaient pas aveuglément aux potins dans cette fichue école de sorcellerie –ce qui faisait bien peu de monde. Trop peu, en tous cas.

A ces mots, Harry avait relevé la tête, une mimique inidentifiable au visage. Entre scepticisme, étonnement et, bien sûr, amusement en prévision des explications qui risquaient d'être… divertissantes.

-Eh bien, répondis Dean dans un large sourire en direction de la rousse malgré le fait qu'elle l'ai plaqué il y ai peu de temps, Neville s'est venu se coucher cette nuit. Et ce matin on l'a retrouvé dans son lit tout habillé.

Ron avait un regard à faire peur et ses oreilles étaient si cramoisies que Neville n'aurait pas été étonné de voir de la fumée en sortir, comme s'il avait pris de la pimentine. Soucieux de ne pas s'attirer ses foudres –encore plus- il voulut démentir avec un peu plus de conviction :

-J'ai seulement été dormir… tard, dit-il, mais Dean et Seamus ne l'écoutaient pas vraiment, et il était maintenant le centre d'attention d'une bonne partir de la table. Il crut même discerner une Serdaigle tendre le coup vers eux, essayant manifestement de comprendre la conversation.

-Mais oui, approuva Seamus, tout sourire, si tard que tu en as oublié de mettre son pyjama ? C'est bien ce que je dis, tu as découché.

Il avait l'air fier de sa déduction, et c'est à ce moment qu'Hermione crut bon d'intervenir.

-En quoi le fait de ne pas dormir en pyjama induit-il automatiquement qu'il ai dormi hors de son dortoir ? N'aurait-il pas été plus logique qu'il se rende directement à la grande salle ?

-On dirait que tu y as pas mal réfléchi, répliqua le rouquin, acerbe, alors que Neville sentait le rouge lui monter au joues.

Il ne pouvait tout de même pas dire qu'il avait dormi dans un des fauteuils de la salle commune, n'est-ce pas ?

-J'ai travaillé à mes devoirs, fit-il piteusement.

Il cherchait un soutien quelque part, mais n'en trouva pas vraiment. Harry tentait d'afficher un visage plus ou moins neutre, mais ses yeux intéressés le trahissaient. Il avait plutôt l'air de bien s'amuser de son embarras, même s'il semblait septique quant à l'idée qu'il ai pu aller dormir avec Hermione. Après tout, il aurait du se glisser dans le dortoir des filles, ce qui était interdit. Et si lui et Ron ne savaient pas y monter, il doutait fortement que Neville y soit arrivé –et même avec l'aide d'Hermione, Lavande et Parvati n'auraient jamais tenu leur langue s'il avait ne fusse que poser un orteil dans leur dortoir et toute l'école serait actuellement avertie.

Finalement, ce fut la cloche qui le sauva, qui retenti juste après qu'Hermione ai affirmée qu'elle l'ai aidé à faire ses devoir, sous les grimaces d'entendre ce mot honni dés le petit déjeuner. Ron, évidement, n'était pas dupe, et Neville senti son estomac se nouer douloureusement à l'idée de tout ce qu'il pouvait s'imaginer.


Eh voila, c'est déjà fini. Bon, je reconnais qu'il ne se passe pas grand-chose d'exceptionnel... Mais la suite devrait vite arriver ! ;)

ça vous a plu ? :)