Coucou tout le monde !
Et voila, cette fic est déjà finie... C'est fou comme c'est passé vite... Mine de rien, je crois que je me suis attachée à ce petit couple tout meugnon J'espère que vous aussi en tous cas ! Merci de vos reviews!
J'espère que cet épilogue vous plaira, moi en tout cas je l'aime beaucoup ; je l'ai d'ailleurs écris d'une traite car je trouvais que cette fic avait un petit goût de trop peu...
Gros bisous à tous et à toutes (et à bientôt peut être ? Je suis en projet pour une nouvelle fic, même si avec le boulot que j'ai ça risque de me prendre encore un peu de temps...)
Bonne lecture !
Epilogue :
Hermione se tordait nerveusement les mains, n'arrivant pas à rester en place bien longtemps.
Elle avait trop chaud, trop froid, et se sentait encore plus nerveuse qu'à son dernier examen d'arithmancie, ce qui n'était pas peu dire. Pourtant elle avait répondu brillament à sa copie, ce qui lui avait valut un énième Optimal. On pouvait donc argüer que ça se passerait aussi bien, non ? Mais le stress et l'angoisse de l'attente avait raison de son calme. elle ne parvenait à pas à réflé"chir correctement. Elle ne cessait de se poser en boucle la même question : "Allait-il venir ?" Elle l'espérait de toutes ses forces tout en le redoutant encore plus. Elle espérait que ça se passerait au mieux…
ooo
Cela faisait maintenant deux mois qu'elle avait avoué à Neville son stratagème, et elle devait avouer que sa relation avec lui se passait à merveille.
Bien sûr, il pouvait arriver des petits moments de tension, comme dans tous les couples, mais c'était rare –en fait, si ça arrivait, c'était surtout du à son caractère un peu emporté, Neville étant d'un naturel conciliant. Voir parfois un peu trop. Elle aurait aimé le voir s'énerver un peu plus, lorsque les choses ne lui plaisaient pas. Bien sûr, elle n'aurait pas souhaité non plus passer son temps à se disputer, comme ça pouvait parfois être le cas avec Ron, non, ça serait bien trop fatigant. Mais elle avait parfois cette terrible envie de le secouer comme un prunier pour le forcer à exprimer son avis, ce qu'il pensait, même si ce n'était pas conforme avec ses idées à elle.
Elle sourit avec tendresse, les yeux dans le vague pour un moment : elle savait que ça finirait par venir, elle pouvait d'ailleurs déjà remarquer les changements.
Ces deux mois avaient en effet été porteurs de changements qui pouvaient sembler insignifiants mais qui étaient réellement drastiques pour Neville. Ils étaient vraiment sorti ensemble après qu'il l'ai embrassée, et si ça n'avait pas changé les choses pour les autres, qui s'étaient habitués à les considérer comme un couple, pour eux –et ils n'avaient pas jugé nécessaires d'expliquer que les semaines précédentes n'avaient été qu'une comédie- il s'était agit d'une toute autre relation, bien plus satisfaisante à bien des égards d'ailleurs.
Là où ils entretenaient une relation factice lourde à porter, ils étaient maintenant plus complices :
Neville ne se contentait plus de suivre la brune et s'asseoir en silence à côté d'elle de temps à autres, pour donner le change. Ils étaient peut être plus indépendants, car ils n'avaient pas besoin de s'afficher ensemble pour faire croire aux autres leur union, mais lorsqu'ils se trouvaient à deux, ils parlaient de tout et de rien, riaient beaucoup car il s'était avéré qu'ils avaient le même humour, plus discret que leur camarades. Ils avaient des petits gestes encore teintés de timidité, des attentions toutes simples mais qui leur arrachaient des sourires éclatants.
En un mot comme en plusieurs centaines, ils étaient heureux.
N'aller pas croire qu'il s'agissait d'une relation idéale de contes de fées, non, mais c'était on ne peut plus satisfaisante et ils s'étaient tout deux épanouis au contact de l'autre.
Hermione avait consenti à passer moins de temps à la bibliothèque, dans ses livres poussiéreux, ce qui s'avérait être un grand changement. Harry en était resté sans voix, tandis que Ginny avait applaudi avec un sourire moqueur en direction de son amie, qui avait prit un air faussement outré avec d'afficher un air satisfait, alors que la rouquine lui lançait un sourire lumineux. Elle ne passait plus autant de temps dans un coin de la salle commune à faire ses devoirs jusqu'à une heure avancée de la nuit, deux semaines à l'avance, même si elle mettait toujours un point d'honneur à ce que ses travaux soient faits à temps, et toujours valant un Optimal. Après tout, elle restait la préfète qu'on avait toujours connu, un rien plus détendue qu'avant.
Mais le plus spectaculaire était sans nul doute Neville. Il évoluait petit à petit, progressivement, mais chaque pas rendait la brune fière de lui, et procurait au Gryffondor une assurance nouvelle. Il commençait à accepter ses défauts, mais savait aussi et surtout se reconnaitre ses qualités à présent. Il savait qu'il n'avait pas été envoyé à Gryffondor au hasard, et même s'il restait plus effacé que la moyenne de ses condisciples, il avait cessé de se dénigrer.
Au début, sa grand terreur était qu'Hermione ne se rende compte à quel point il était nul et qu'il ne lui conviendrait jamais comme petit ami. Il était persuadé qu'elle finirait par le quitter, et qu'elle aurait raison de le faire. Ron ne leur parlait plus, s'enfermant dans un silence boudeur, teinté de tristesse aussi, d'amertume sans doute, peut être de gène de s'être fait rejeter alors qu'il avait ouvert son cœur, mais Neville craignait tout de même qu'elle ne retombe amoureuse de lui.
Cependant, il avait fini par se rendre compte que, si Hermione était triste du comportement de son ami roux, elle restait avec Neville. Et qu'elle ne paraissait pas en être déçue. Sa tendresse au quotidien l'avait apaisé, rassuré. Et il avait fini par se laisser un peu aller, sans craindre une hypothétique rupture.
Bien sûr, la terrible dispute qu'ils avaient eu n'y était pas étrangère.
« Dispute » n'était sans doute pas adéquat, car Neville n'avait presque pas ouvert la bouche. Par ailleurs, il n'était pas fâché avec Hermione. Elle, en revanche, était furieuse. Elle était écarlate et avait hurlé à s'en casser la voix lorsqu'il avait avoué qu'il ne comprenait pas ce qu'elle lui trouvait, au bout de deux semaines où ils étaient réellement ensemble. Elle avait tenté d'être patiente au départ, puis avait fini par hurler, tempêter comme quoi il devait cesser de se voir comme le type minable que décrivait Malefoy, alors que le serpentard n'était lui-même pas un modèle à suivre, concernant d'autres domaines. Neville avait aussi compris –même si Hermione ne l'avait pas dit- que la brune avait été vexée, et même blessée qu'il puisse imaginer qu'elle reste avec lui par pitié uniquement.
Elle était finalement partie, lui lançant un regard noir qui aurait pu faire mourir de peur un première année non averti des colères de la préfète, lui lançant au passage de « réfléchir sur ce qu'elle lui avait dit » et l'avait laissé seul dans la salle commune déserte –tout le monde avait tôt fait de fuir lorsque sa voix s'était mis à enfler plus que de coutume, même si le château entier devait avoir profité de la « discussion ».
Neville s'était senti très mal, persuadé que c'était la fin de leur histoire, et malheureux d'en être responsable.
Il avait réfléchi à ce qu'elle avait « dit » une bonne partie de la nuit, se demandant ce qu'il allait bien pouvoir faire. Le matin, il avait une mine plutôt triste à voir, et plusieurs lui avaient lancé des regards emplis de compassion. Même Ron ne l'avait pour une fois pas regardé d'un air furieux, ce qui laissé à penser que c'était très grave.
Il fallait dire qu'autant avoir Hermione de son côté était un avantage indéniable et un plaisir certain de la côtoyer dans ses jours de bonne humeur, autant une Hermione revêche était à suivre comme la peste et pas de tout repos ! Et il ne se voyait pas agit comme Ron lors de leurs disputes, en l'ignorant et lui lançant parfois des commentaires pleins de sarcasmes. Iln'était pas en colère contre elle. D'ailleurs elle avait sans doute raison lorsqu'elle l'accusait de ne pas avoir assez confiance en lui. Il pouvait comprendre qu'elle ai été blessée en interprétant ses paroles comme si elle ne restait avec lui que par pure pitié, voir même uniquement par compassion. Il savait, bien sûr, qu'elle l'aimait. Ça se voyait dans ses yeux, et il pouvait le ressentir. Mais il ne pouvait à la fois pas s'empêcher de se sentir minable parfois, quand les serpentards se moquaient de lui où qu'il se montrait une fois encore dernier à réussir un sort dans sa classe…
Hermione ne lui avait pas adressé la parole de toute la matinée, le regardant avec froideur ou indifférence lorsqu'il croisait son regard. Il s'était senti très mal, mais aussi triste. Il aurait voulu disparaitre sous terre, où quitter le château pour ne plus la voir en colère contre lui.
Mais après le diner, il s'était résolu à aller lui parler, au moins une fois, quitte à ce que sa scelle officiellement leur rupture. Mais il ne pouvait pas rester dans cette situation, pas après ce qu'il avait déjà vécu avec elle, aussi courte cette romance avait-elle été.
Lorsqu'il était venu lui demander de lui parler, entre deux cours, elle l'avait suivit sans broncher, le visage impassible. Il ne savait pas ce qu'il allait dire, mais il l'avait entrainé à l'écart, espérant que l'illumination lui vienne sur le trajet. Chose qui ne c'était bien entendu pas faite.
Mais heureusement, il n'en eut pas besoin. A peine étaient-ils arrivé dans un couloir désert, qu'Hermione lui adressa un sourire lumineux, alors qu'il se tournait vers elle, embarrassé car ne sachant que dire, le laissant totalement ahuri.
Elle lui avait sauté dans les bras en lui criant à l'oreille qu'elle était fière de lui, le laissant encore plus perplexe qu'avant. Elle lui avait alors expliqué avec patience que ce qu'il venait de faire –venir lui parler, alors qu'ils étaient en froid- constituait une avancée, précisément ce qu'elle attendait de lui.
C'était vrai. Avant, il n'aurait jamais osé tenter de lui parler. Il aurait attendu qu'elle le fasse, et se serait fait le plus insignifiant possible, cachant sa peine. Il avait été un peu secoué par la méthode, malgré tout.
-La prochaine fois, tu voudras bien me le demander tout simplement, avec de me crier dessus ? avait-il demandé timidement.
Elle avait sourit, et l'avait embrassé marquant le signe que la dispute était close, avant de l'entrainer au prochain cours
Malgré tout, elle n'avait menacé de ne pas hésiter à recommencer à hurler s'il doutait encore de sa valeur à ses yeux « et cette fois, il ne suffira pas de venir me parler » avait-elle prévenu, et il se l'était tenu pour dit.
Plus tard, elle lui avait cependant avoué qu'elle avait eut extrêmement peur de tester cette méthode, car elle craignait qu'il n'ose jamais venir mettre les choses au point. Dans ce cas, elle n'aurait pas su quoi faire. Heureusement, ce cas de figure n'avait pas eut à être envisagé.
Alors voila, Neville continuait à faire exploser ses chaudrons de temps à autres, tremblait sous les remarques doucereuses du Maitre des Potions, mais il ne se sentait plus l'équivalent d'un Veracrasse pour autant. Il était même plus assuré dans les autres cours, et sa moyenne avait considérablement augmenté –il fallait dire que le fait que Hermione fasse ses devoirs avec lui n'y était sans doute pas étranger non plus, mais elle les faisait avec lui, pas à sa place, aussi il savait que le mérite lui revenait en tous cas en partie. Il était maintenant devenu incollable en botanique, tant et si bien que Chourave lui avait même parlé d'un poste d'assistant lorsqu'il aurait terminé ses études, ses serres s'étant considérablement agrandie ces deux dernières années, ce qui avait rendu le garçon rouge de confusion et de plaisir.
Il ne se sentait plus obligé de se cacher des autres pour prendre la main de sa petite amie, et même s'il n'aimait pas les grandes effusion de sentiments, il avait apprit à rester indifférents à la plupart des commentaires des autres. Il n'allait pas laisser ses condisciples tenir son bonheur par des gloussements et commentaires mesquins ? Par ailleurs, ceux-ci avaient fini par s'estomper définitivement au profit d'un autre couple bien plus en vogue à présent…
Il avait encore du mal, cependant, avec les critiques acerbes des serpentards, même si elles aussi étaient plus rares, elles continuaient d'aller bon train. Il n'était pas du genre à en lancer à tort et à travers, et avait du mal à trouver une réplique cinglante à répondre. Aussi se contentait-il de passer à coté d'eux, l'air indifférent. Ça s'avérait être une bonne tactique, car les verts et argent bouillaient de rage de ne pas le voir dans tous ses états, et il ne s'attirait pas non plus d'ennuis en réagissant au quart de tour.
Cependant, le plus beau fut sans doute l'altercation qu'il eut avec Malefoy un mercredi après-midi.
Le blond s'était sans le savoir attaqué à ses parents dans un commentaire désobligeant, et cela Neville ne le laissa pas passer. Oubliant qu'il n'était que Londubat, celui qui n'ose pas ouvrir la bouche même pour se défendre, il avait répliqué vertement une réplique bien sentie à Malefoy, alors qu'ils étaient dans un couloir noir de monde. Le vert et argent en avait été si surprit qu'il s'était retrouvé bouche ouverte, sans savoir quoi dire. Trois semaines après, on en parlait encore dans toute l'école, et principalement à Gryffondor.
Harry lui avait lancé un regard appréciateur, et même Ron avait esquissé un sourire. Ginny, non loin du survivant avait levé le pouce en signe de victoire, et la moitié des élèves l'avaient applaudi, le laissant rouge confusion –mais pas autant que Malefoy, qui fulminait, vert de rage, et de honte. Mais s'il n'avait du garder le souvenir que d'une seule réaction, il aurait choisi celle de sa petite amie sans la moindre hésitation. Faisant abstraction de la foule qui se pressait pour mieux voir la déconfiture de Malefoy, elle lui avait attiré contre elle pour le baiser le plus enflammé qu'il ai jamais eut, un sourire absolument lumineux au visage. Encore aujourd'hui, il sentait son cœur s'emballer à ce simple souvenir.
Oui, on pouvait dire qu'il était heureux, probablement plus qu'il ne l'avait jamais été. En fait, la seule ombre au tableau dans cette histoire était Ron. Mais plus pour les mêmes raisons. Hermione n'était pas amoureuse du rouquin, il l'avait compris et ne le remettait plus en question. Mais il voyait bien que son comportement rendait triste la brune.
En effet, le plus jeune des Weasley, suite à son refus de sortir avec, s'était enfermé dans un silence qu'on aurait pu qualifier de boudeur. Il n'avait plus voulu lui adresser la parole, et l'évitait le plus possible. Il n'y avait pas d'animosité entre eux, comme dans la plupart de leur précédente dispute, mais Neville supposait que ça devait être un peu difficile pour l'orgueil du roux de continuer à faire comme si de rien était alors qu'il lui avait ouvert son cœur, et qu'elle n'en avait pas voulu. La brune évitant de parler de son ancien meilleur ami avec Neville, mais ce dernier sentait bien que la situation l'affectait plus qu'elle ne le montrait. Il l'avait plusieurs fois surprise les yeux dans le vague avec un air mélancolique où en direction d'Harry, et il se doutait que même si leur couple se passait bien, elle devait regretter le temps ou elle et les deux garçons formaient un trio inébranlable.
En effet, ce trio gryffondorien s'était dissous durant ces deux mois.
Ron n'approchait plus d'Hermione, sans être désagréable avec elle –en revanche, il lançait parfois des regards assassins en direction de son actuel petit ami…
Harry était bien sur principalement resté avec son meilleur ami, même s'il venait parfois parler avec Hermione et se montrait aussi agréable que de coutume avec Neville voir peut bien davantage depuis la scène avec Malefoy…
Harry aussi avait souvent la même lueur mélancolique que son amie dans les yeux depuis quelques semaines. En effet, Ron ne lui adressait plus la parole non plus, et même s'il avait trouvé le bonheur avec Ginny, perdre son meilleur ami était un très lourd choc pour le Survivant.
En effet, Ron n'en voulait pas à Harry de parler avec la brune de temps à autres, mais l'Elu avait fini par envier le bonheur qui transparaissait chez son amie depuis qu'elle était avec Neville et avait fini par tenter sa chance auprès de Ginny, ce que n'avait pas supporter son grand frère protecteur, qui l'avait vécu comme une trahison de la part du garçon aux yeux verts.
Il avait en effet piqué une colère monumentale lorsque son meilleur ami lui avait annoncé être avec la rousse (qui avait accepté immédiatement, et avec joie de venir petite amie du survivant, qu'elle aimait depuis plusieurs années maintenant) Il avait alors refusé de lui parler durant plusieurs jours et Harry, agacé, avait décidé d'en faire autant. Les deux garçons le regrettaient touts deux, mais restaient butés er ne voulaient pas faire le premier pas de peur de se voir remballer aussi sec.
Alors Neville partageait son quotidien entre Hermione, Harry et Ginny, avec lesquels ils s'entendait extrêmement bien. L'école entière s'intéressait bien entendu aux moindres faits et gestes du Survivant et de sa petite amie, ce qui fatiguait « l'Elu », mais qui finissaient dans le fond par y être habitué. Ginny, elle, semblait trouver cela follement drôle, même si elle avait confié à Neville que ça l'agaçait mais qu'elle préférait garder le sourire, plutôt que de se laisser affecter par les ragots. Dean et Seamus avaient cessé de l'ennuyer, mais semblaient contraire lui vouer un culte depuis qu'il avait tenu tête à Malefoy, ce qui le gênait en fait presque autant que les remarques et questions taquines qu'avant.
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Hermione se tordait les mains, n'arrivant pas à rester en place bien longtemps. Conscient de sa nervosité, Neville l'attira contre lui, dans le but de l'apaiser.
Il avait décidé que cette situation ridicule devait cesser.
Et il avait alors décidé d'agir. Il avait réuni Harry et Ginny, ainsi qu'Hermione dans la salle sur demande, et avait prévu que Ron vienne les rejoindre. Il était temps de s'expliquer. Et si le roux ne pouvait supporter sa présence, il s'effacerait pour la soirée, mais il n'y avait pas de raison qu'Hermione en subisse les conséquences. Il avait demandé à Luna de faire parvenir le message à Ron, craignant d'envenimer les choses si c'était lui qui s'en chargeait. Elle avait accepté avec enthousiaste, et s'était d'ailleurs montrée encore plus bizarre que d'habitude, mais il ne s'en était pas formalisé. Luna resterait toujours excentrique, quoi qu'il arrive, et après tout c'était pour ça qu'on l'aimait : elle était unique.
Il avait informé de son projet Harry, Ginny et Hermione, qui s'étaient montré également enthousiastes même si anxieux quant à la confrontation. La rousse avait néanmoins promis de botter les fesses à son frère s'il se montrait encore buté, ce qui avait un peu alléger l'atmosphère fébrile.
Ils étaient donc réunis dans la Salle sur Demande, qui s'était pour l'occasion transformée en une pièce intimiste, ressemblait d'ailleurs à la salle commune de Gryffondor, mais en plus petite. Harry était assis sur un pouf, songeur, alors que la rousse s'était assise à même le sol, la tête contre les genoux de son petit ami, jouant distraitement avec une mèche de ses cheveux flamboyants. Hermione et lui étaient à présent serrés l'un contre l'autre dans un fauteuil rouge confortable.
Ils attendaient.
Ils attendaient avec appréhension que Ron viendrait.
Soudain Hermione sursauta alors que la porte s'ouvrait doucement. Neville lui pressa doucement la main, et Rion apparu sur l'embrassure, l'air mal à l'aise. Il n'approcha pas davantage, laissant la porte ouverte, mais adressa un sourire embarrassé à chacun de ceux qui lui faisaient face, y compris Neville et celui-ci compris que les choses se passeraient bien. Il lui renvoya un sourire sincère, alors que Ginny paraissait à la fois soulagée et prête à étriper son frère, Harry avait le regard insondable mais on le sentait bizarrement tendu et apaisé en même temps. Hermione semblait elle dans tous ses états, proche de la crise de larmes due à l'émotion.
-Je me suis comporté comme un vrai crétin, dit finalement le roux.
-ça tu peux le dire, répliqua aigrement sa sœur.
Mais on voyait dans ses yeux un amusement qui démentait ses paroles dures.
L'ambiance s'allégea considérablement, mais Neville se demandait ce qu'il attendait pour entrer tout à fait.
-Je voulais vous dire… je… j'ai été stupide, dit-il difficilement, les oreilles écarlates, mais l'air déterminé. Je crois que j'étais jaloux … de vous, de votre bonheur alors que moi…
Il laissa sa phrase en suspens, évitant soigneusement de regarder Hermione, qui rougit un peu. Il fixa Neville, et même si aucun mot ne fut échangé, il senti tout passer à travers l'intensité de son regard. Et le garçon au visage lunaire pardonna instantanément tous les mots, toutes les attitudes passées. Dans le fond, il ne lui avait tenu rigueur très longtemps. Il hocha simplement la tête et Ron parut profondément soulagé.
Harry avait retrouvé dans les yeux la lueur manquante ces dernières semaines, et Ginny souriait.
-Alors, si vous voulez bien de moi…
-Imbécile, renifla faiblement Hermione, mais dans un sourire qui fut contagieux chez les adolescents.
-Bien sûr, fit simplement Harry, et Ron eut un énorme sourire également, les oreilles écarlates.
-Je, jeu…
Il parut à nouveau extrêmement gêné.
-Je voulais aussi vous dire, que maintenant je ...sors avec quelqu'un…
Il avait toujours l'air mal à l'aise devant cette confession, mais un sourire tendre était venu prendre place sur ses lèvres. Ginny semblait au comble de l'excitation, prête à exploser s'il ne crachait pas le morceau tout de suite, et la seule chose qu'espérait Neville était qu'il ne s'agisse pas à nouveau de Lavande.
Mais Ron ne semblait pas désireux d'étendre le suspens, il s'écarta alors de la porte, laissant entrer une fille blonde… qui portait de jolis radis orangés en guide de boucles d'oreilles, et un collier qui semblait au premier abord fait de pâtes crues. Pour le reste, elle avait une petite robe bleue toute simple, et elle était plutôt jolie malgré ses habituelles excentricités.
-Luna ! s'exclama Ginny, tout sourire, se jetant sur elle. Bienvenue dans la famille !
Ron rougit encore un peu, et il vient s'asseoir sur un pouf rouge, alors que Luna prenant place sur un fauteuil biscornu qui semblait fait pour elle, juste à côté du rouquin.
Puis, hésitant, Ron vient près d'Hermione, qui le serra dans ses bras en souriant malgré quelques larmes, et serra la main de Neville.
Les six adolescents passèrent la soirée à parler dans une humeur joyeuse, restant particulièrement longuement sur le sujet « remise-en-place-de-ce-prétentieux-de-Malefoy. »
Serrant Hermione contre lui, dans le fauteuil confortable, entouré de ses amis, Neville se dit qu'il ne pourrait pas être plus heureux, et que ses parents seraient sans doute fiers de lui.
Comme quoi, le Choipeau n'était pas si idiot que ça, en fin de compte…
Et voilaaaa ! Tadâââmm ! :)
