Chapitre III :

Il y a deux jours, Reita avait reçu un appel de son père lui annonçant que sa grand-mère était à l'hôpital, et que la famille devait se réunir pour la soutenir. Reita avait pris un congé et prit le premier train sans réellement réfléchir. car il tenait beaucoup à sa grand-mère, elle l'avait en partie élevé. Ce n'est que quand l'effervescence du départ et le choc de la nouvelle furent retombés qu'il pensa à Uruha, il lui manquait déjà, encore, plus que jamais. S'était stupide il le connaissait à peine, il se rendit d'ailleurs compte qu'il ne connaissait ni son adresse exacte, ni son numéro et encore moins son nom de famille…Uruha s'était peut être un pseudonyme d'ailleurs. Il voulait être avec lui, le regardez et que personne d'autre ne le touche que lui, il voulait que Uruha n'appartienne qu'à lui. Il frappa violement du poing sur son accoudoir pour contenir sa douleur et sa rage. Uruha l'avait charmé, désormais comment allait-il repousser cette attraction ? Ça lui paraissait impossible et trop douloureux. Tous ses hommes qui … il ne préférait même pas y penser.

Finalement il passa la semaine dans la région de son enfance. Dès qu'il fut de retour il se dit qu'il irait voir Uruha, plus d'une semaine sans le voir, s'était une éternité pour lui…mais son beau blond d'ici là, peut être l'avait il oublié.

Le soir, il décida d'aller au bar où Travaillait Uruha. Il réussis a entrer sans problème, il le chercha du regard, mais il ne le trouvait pas. Il s'assit dans un coin en attendant de le voir.

- Bonjouuur Reita, fit une voix langoureuse. L'homme venait de souffler dans son cou tout en l'y caressant du bout des doigts.

- Bon…jour hésita t'il, Reita se retourna. Shinobu c'est ça ?

-ah tu te rappelles de moi, c'est bien on pourra passez rapidement l'étape de la présentation alors.

Il essayait de donner à sa voix un ton attirant et chaud, malheureusement Reita voyait bien que s'était forcé, s'en était ridicule. Le brun se fit de plus en plus entreprenant : lui enlevant sa veste et l'embrassant dans le cou, où il vint ajouter la langue. Shinobu l'allongea sur le canapé en se frottant contre lui, Reita essayait de le repousser mais son instinct lui dictait une toute autre conduite. Il due réunir tout ses supers pouvoirs pour se dégagé du brun. Il reprit son souffle, replaça ses cheveux et déclara d'un ton sec : « désolé mais tu n'es pas mon genre ? »

Shinobu fut piqué au vif et d'un ton mauvais il répondit

« Tu préfères sans doute les blondes bien chaude … comme Uruha. »

- « Chaud ? Tu t'es vu toi, tu sauterais même sur un unijambiste lépreux si ça pouvait rallonger tes fins de mois ! Où il est d'ailleurs Uruha ? »

- « je t'ai dit que c'était une vrai pute, regarde-le » Shinobu le tira vers la droite, il vit Uruha embrassé langoureusement un homme qui avait sa main sous sa chemise. Uruha était à cheval sur cet homme. « Viens dire après ça qu'il ne court pas après la rallonge plus que moi » Il eu un rire gras, mauvais.

- « Ta gueule ! »

- « ne rêve pas ! Jamais Uruha ne sortira avec toi ! Il ne t'appartiendra jamais ! » Hurla t'il

Reita se leva d'un bond et alla rejoindre le coin où se trouvait Uruha et l'homme.

Il mit la main sur l'épaule du blond et le tir vers l'arrière pour stopper ce baiser.

Uruha se retourna vivement, il eu d'abord une expression de surprise mais son regard changea vite. Il était dur, froid et sans pitié.

Un problème ?

C'est qui ce chieur ?! gémit l'homme qui n'appréciait visiblement pas cette interruption non prévue au programme.

Uruha ! enlèves toi de là.

mais je rêve, tu n'as aucun ordre à me donner, vas jouer ailleurs tu nous déranges.

Il t'a dit de te barrer ! et puis merde, t'es qui au juste?

Son … il ne pu finir sa phrase, Uruha l'interrompit

Un client. Fit il d'un ton dédaigneux.

Donc, il n'a aucun ordre à te donner ?

Exactement, ce n'est rien d'autre qu'un ex-client.

Reita se sentit tellement blessé qu'il parti vers le bar. Et Uruha reprit « son travail », mais visiblement avec beaucoup moins d'entrain.

-qu'est ce qui se passe, demanda l'homme c'est l'autre imbécile qui te perturbe

-non, t'inquiète pas je vais aller aux toilettes me rafraîchir et ça ira mieux, je reviens.

Lorsque Reita aperçu Une chevelure blonde disparaître derrière la porte crasseuse des toilettes, il y entra à son tour, pour lui parler.

Uruha était penché sur le lavabo et s'aspergeait le visage d'eau glacé. Il se retourna pour voir le visage de l'intrus, il voulu partir mais Reita lui bloqua le passage de la porte. Le blond avait le visage fermé et le regard dirigé vers le sol.

Reita, laisse moi partir avant que je m'énerve. tu n'as rien à faire ici.

Regarde moi ! pourquoi tu m'as parlé comme ça ? Je te pensais plus…

Plus ? Tu pensais que j'étais un mec facile à qui on pouvait faire toutes les crasses de la terre sans qu'il dise rien ! tu croyais que je n'étais qu'un gigolo et que j'accepterais de coucher avec toi, ou alors tu es frustré de la dernière fois, tu n'as pas eu ton coup gratos ?! hurla t'il, ses yeux noir de colère.

Reita vit la détresse dans le regard du blond, il se rendit alors compte que Uruha attendait plus de compréhension de sa part, il s'était mal exprimé. Il paraissait si accablé de sa condition, de son travail, si honteux.

-Tu m'en veux parce que je ne t'ai pas donné de mes nouvelles ? Demandera t'il d'un ton posé

-non ! S'indigna t'il mais qu'est ce que tu crois ? Que je suis à tes pieds ? t'es rien ok !

Reita le prit dans ses bras, Uruha se débattit de toutes ses forces mais la volonté ne semblait pas y être. Il le serra alors plus fort contre lui.

Tu m'as tellement manqué Uruha.

pas à moi ! je m'en fous que tu te sois barré sans donné de nouvelles.

tu en attendais ?

non…non pas du tout. Se défendit il

j'étais chez mes parents, ma grand-mère a eu un accident. Je n'avais pas ton numéro.

c'est normal … je le donne jamais. Dit il d'une voix quasiment inaudible

alors, puisque c'est pardonné. Embrasses moi !

mais je ne …

Ses plaintes furent étouffé par un baiser passionné auquel il ne pu s'empêcher longtemps de répondre. Le blond stoppa le baiser après une bonne minute et il plongea sa tête dans les cheveux de Reita, son corps tremblait

- tu pleures ? demanda Reita

- j'ai cru que je ne te reverrais jamais ! Souffla t'il en s'accrochant au t-shirt du brun.

- c'est rien, je suis là maintenant et je ne compte pas…

- Mais j'en peuuux plus ! Je dois retourner travailler…

- je …je comprends

- non tu comprend pas t'as vu la crise que tu m'as fait tout à l'heure.

- c'est difficile…

- et pour moi alors, Reita si seulement je t'avais rencontré autre part…

- qu'est ce que ça aurait changé au final ?

- Tout ! Ton image de moi, ta façon de me parler, de me traiter de

- A l'avenir je te traiterais comme un prince.

-Alors, commence par ne plus JAMAIS revenir ici, On ne se verra que en dehors, et je ne te demanderais aucun commentaire. Je t'en supplie c'est déjà assez difficile.

-mais…

-on est d'accord. Conclu le blond.

Reita du se soumettre aux contraintes que lui dictait Uruha, il fallait juste qu'il fasse abstraction de l'emploi de Host Boy de son…son …amant…futur amant, il l'espérait.

Ils se donnèrent rendez vous, quelques heures plus tard dans un pub anglais qui en fermait pas de la nuit. A 3h00 lorsque Uruha sortit il se précipita pour rejoindre Reita. Des qu'il le vit il lui sauta dans les bras.

Ils discutèrent de leurs semaines et de leurs vies respectives. Uruha fuma une cigarette, puis deux puis trois

Tu fumes toujours autant ?

Oui. Tu ne fumes pas toi ?

Si, rarement.

tu préfère boire ? dit il d'un ton moqueur

ah ah …

ok, j'ai compris arrête de me dévorer du regard comme ça, prend ta veste on y va.

Le regard de Reita s'illumina et il eu un sourire jusqu'aux oreilles. Sous les regards dégoûtés des habitués du bar, il lui prit la main et l'entraîna vers la sorti. On aurait dit qu'ils allaient littéralement se sauter dessus. Arrivé à l'appartement, ils entrèrent dans la chambre tout en s'embrassant, sur la bouche ou autre part d'ailleurs : cela leur importaient peu.

Ils s'écroulèrent sur le futon, Uruha déboutonna consciencieusement la chemise de Reita, puis il resta silencieux et immobile, quelques moments pour admirer le torse de son compagnon. « J'aime ton torse…il est chaud » ajouta t'il en collant sa joue contre son ventre.

Le brun émit un grognement rauque et mit ses mains sur les fesses du blond tout en le replaçant sur son bassin. Uruha se releva, il était assis a cheval sur le basin de Reita qui était allongé, ce dernier lui enleva son t-shirt d'un coup sec, en découvrant son corps il ne pu retenir un sourire émerveiller.

Uruha était vraiment très mince, et très beau… sa peau avait l'air si douce, il se releva et déposa un baiser sur son cou. Le baiser se transforma en suçon, Uruha rie.

Puis il retombèrent tous les deux l'un sur l'autre, le blond tout en embrassant Reita avait entreprit de déboutonné son jean, ses mains effleurait LE point sensible du brun, et ce dernier gémissait bruyamment, surtout en voyant le blond faire comme si il n'arrivait pas a défaire sa braguette. Il voulu le faire lui-même, mais Uruha l'en empêcha. Il descendit lentement son corps et vint attrapé la fermeture éclair de sa bouche vraisemblablement très habile. Il eu un sourire malicieux et colla sa joue contre l'érection naissante du brun. Ce dernier avait le souffle haletant et les yeux rivés vers Uruha, appréhendant son prochain agissement.

Le blond se releva un peu et descendit le pantalon de Reita très doucement, tout en caressant la peau qui se dévoilait peu a peu à lui. « Hmm Uruha »

Le blond qui cherchait a joué avec les nerfs du brun, remonta vers lui

- « quoi j'ai pas entendu mon cœur je suis obligé d'arrêter ce que je fais »

-« tu es cruel ...embrasse moi !»

-je crois que c'est dans mes cordes.

Uruha gémit de douleur et de plaisir. Reita plaqua son corps au plus Ils s'embrassèrent longuement et pendant se temps : les vêtements des deux jeunes hommes avaient déjà retrouvé le sol, mis a part leurs boxers. Reita retourna Uruha pour se retrouver au dessus de lui. Il dévia ses baiser vers son coup, cette étendue si douce et si vaste qui s'offrait a lui, il voulait la connaître dans les moindres détails. Il commença par lécher la clavicule du blond puis il s'arrêta aux deux boutons rose qu'étaient ses tétons et il les suçota, les mordilla les taquina jusqu'à faire poussé de véritable râle de plaisir à son amant. Il continua ensuite son saint pèlerinage en longeant ses abdos de sa langue, arrivé au nombril il souffla dessus et y déposa un léger baiser. Sa langue continua jusqu'à ce qu'une barrière de tissus l'empêche d'aller plus loin. Il grogna. Uruha gémit de frustration. Reita s'accroupi devant Uruha et baissa doucement son boxer. Le blond ne pu plus patienté plus longtemps, il empoigna Reita par les cheveux et lui montra gentiment le chemin.

Devant le fait accompli, Reita ne comptait pas reculer, au contraire. Le regard gourmant il commença a lécher doucement le gland de son amant, puis il le prit entièrement dans sa bouche. Uruha se cambra et gémit.le brun commença de lent va et bien, Uruha accompagnait le mouvement de ses hanches. Reita accéléra de plus en plus ses mouvements, Uruha se cambra dans une expression de plaisir intense une dernière fois, puis il se libera dans la bouche de Reita.

Ce dernier avala sans même une mimique dégoût.

En voyant le regard brillant et les joues rouges du blond, il ne pu réprimer un éclat de rire. Uruha l'invita a l'embrassé. Léchant la goûte couleur perle qui coulait le long de son menton. Le brun caressa la joue du blond avec le revers de sa main tout en le regardant tendrement. Uruha lui rendit son sourire, il avait évidemment compris la requête implicite du musicien.

Alors il se remit sur le dos, plaça un coussin sous son dos, et écarta les jambes. Reita l'embrassa puis il s'installa au dessus de lui. Il allait enfin possédé entièrement Uruha, son Uruha et à la loyal, ils le faisaient juste car ils le voulaient, personne n'avait payé personne ne rendait de service.

Reita tendis son index à Uruha qui le lécha consciencieusement, puis il l'introduit doucement entre ses cuisses. Il vint ensuite ajouter un deuxième doigt et un troisième, ils les fit mouvoir en lui.Uruha ne grimaçait même pas, il paraissait même heureux que le brun le prépare à sa venue, sans doute que ses anciens amants avaient été plus brutaux.

« Sa va, » s'inquiéta tout de même Reita

« Oui oui, ne t'inquiète pas…merci d'habitude on se contente de me pénétrer froidement, continue » l'encouragea t'il.

Il fut si touché de cette réponse à la fois désespéré et pleine d'espérance qu'il alla l'embrasser du bout des lèvres. Cependant, vu comme il était excité il n'allait pas se faire prié plus longtemps. Uruha qui s'impatientait fronça les sourcils et cria autoritairement « prends moi ! Maintenant ! »

Son sexe remplaça ses doigts, d'abord il ne bougea pas, pour habitué le blond à sa présence. Toutefois, rapidement Uruha bougea son bassin de manière a faire comprendre à Reita que s'était bon désormais. Alors Reita alla plus profond en lui, de ses mains brûlantes il attrapa les hanches du blond, qui lui noua ses jambes autour du brun afin de mieux le sentir. Leurs bassins ondulèrent à un rythme effréné, jusqu'à la jouissance. Ils gémirent à l'unisson, dans un dernier effort Reita donna un dernier à-coup plus violent : Uruha hurla littéralement de plaisir. Reita s'écroula sur son amant, ils s'enlacèrent et s'endormirent dans les bras l'un de l'autre.