Chapitre V:

Partie 1 :

Reita était arrivé dans son appartement, il s'affala dans son petit canapé et se prit la tête entre les mains. Et son portable qui sonnait continuellement, maintenant son fixe. Dans un accès de colère, il balança son portable qui perdu sa batterie en cours de route, et tira violemment sur les fils de son téléphone si bien qu'il se débrancha et tomba au sol. Dans son élan de colère il retira les coussins du canapé et les frappa contre le sol, et il retourna sa table basse : son cendrier ce brisa.

Il tomba sur le sol, à genoux, se tenant les cheveux il hurla de toutes ses forces, quelques rares larmes coulèrent, des larmes de rage. Le souffle court, il se releva, se dirigea vers la cuisine et déboucha une bouteille de saké (forte tendance à l'alcoolisme).

La bouteille en main, il se sentit soudainement ridicule, il la rangea doucement et tenta de se calmer.

S'il était en colère, s'était avant tout contre lui-même. Quelle idée avait il eu de se fourrer dans une histoire pareil, il se retrouvait à faire du détournement de mineur, à sortir avec un host boy gigolo, et il ne contrôlait plus rien de sa vie. Reita s'étais surpris à aimer et s'était désormais trop tard pour revenir en arrière, car jamais Uruha ne s'effacerait de son cœur, pourtant cela devait se passer ainsi.

Cette idée inspiré par la raison lui semblait sage et plus convenable, comment pourrait t'il vivre avec un homme si différent, s'était déjà assez compliqué pour qu'ils se voient.

Reita attendit trois jours, puis il se décida à appeler Uruha, il était 16h sûrement répondrait 'il

- Oui Allo ?... allo ?! Fit il d'un ton chaleureux bien qu'hésitant.

-…hum euh c'est Reita.

Le ton du blond devint tout de suite différent, il semblait bégayer et hésiter, ne sachant comment contrôler sa voix. Il tentait d'adopter un ton froid.

- C'est pour quoi ?

- Tu le sais aussi bien que moi, il faudrait que l'on parle.

- bien. Tu es libre dans une demi-heure ? Je finis mon service.

- D'accord à 16h30 devant le métro.

Tut tut….

Ce fut simple concis et clair, des inconnues auraient eu le même discours. Pourquoi donc fallait il toujours masquer ses émotions ? Et encore plus devant les gens que l'on aime. Il n'arrivait même pas à lui dire ces deux mots alors qu'ils les pensaient plus que jamais.

Reita prit son sac à la volée et sorti, son cœur battait la chamade, ses mains tremblait il avait le souffle court. Lorsqu'il arriva devant la bouche de métro il vit une frêle silhouette, s'était Uruha : il fumait en tapant du pied, il devait probablement s'impatienté.

Ils se saluèrent mais ne songèrent même pas à s'embrasser. On aurait dit qu'il ne s'était jamais rencontré : ils étaient hésitant sur les mots, gêné, appréhendant la réaction de l'autre.

Reita brisa le silence :

- On a cas aller dans le parc pour être tranquille…

- Oui, bonne idée.

Une fois arrivé dans le parc, ils se mirent dans un endroit reculé, Uruha était adossé à un muret et Reita lui faisait face. Ils se fixèrent un moment, sans rien dire. Reita prit une grande inspiration et entama la conversation.

Uruha, avant tout je voulais m'excuser pour ce que je t'ai dit.

C'est pour ça que tu as mis autant de temps à m'appeler

Tu aurais pu le faire aussi bien que moi.

Tu étais si en colère contre moi, j'avais peur de ta réaction.

C'est contre moi que je suis en colère, je n'aurais jamais du m'embarqué dans cette histoire, on dirais que je fait tout pour me rendre malheureux et en plus je m'accroche. Je m'accroche à toi comme à une bouée, mais tu me coules, tu comprends. Quand je suis avec toi je suis tellement heureux, je me sens… complet, mais en vérité je m'enfonce dans mes problèmes, je souffre plus que jamais. Lorsque tu n'es pas là… je suis vide c'est pire, et je me rappelle où tu es lorsque tu n'es pas avec moi, et alors mon cœur hurle de rage. Et là qu'est ce que j'apprends que depuis tout ce temps tu m'as menti !! que je ne peux même pas faire confiance en la personne que j'aime le plus au monde !

J'ai pensé que ce n'était pas important ! hurla t'il en refoulant ses larmes.

Pas important ! que je puisse allez en taule c'est pas important ! qu'est ce que je dois encore apprendre : Tu as une femme qui vit au Chili et quatre enfants. Tu es une transsexuelle !

Non ! je te jure. je ne t'ai rien caché, tu ne m'as juste jamais demandé.

Alors, je te le demande, quel âge as tu ?

J'ai 19 ans … déclara t'il en baissant la tête.

Reita fit la moue et ne pu s'empêcher de s'en vouloir d'être aussi violent, il caressa les cheveux d'Uruha, comme il en avait l'habitude après l'amour.

-Nous avons trois ans d'écart, c'est rien mais j'aurais préféré être prévenu, mon dieu pourquoi la vie est une salope uniquement avec ceux qui le méritent le moins ?

- Qui te dit que je ne le mérite pas ?

Je t'aime, c'est ce qui me donne espoir et courage mais jamais je n'aurais du te rencontrer. Avant, je n'avais pas réelle conscience que ce a quoi j'aspirait m'étais inaccessible. Désormais je le sais, je ne suis pas en droit d'être heureux. Tu ne peux pas réellement me comprendre, et je ne t'en veux pas…

En disant ces mots Uruha retira la bague qui était à son pouce, Reita lui avait offert lors d'un séjour a Kyoto. Puis la déposa dans sa paume, la referma, et sécha ses larmes.

-alors c'est un adieu, tu… tu n'es pas obliger de me la rendre. La voix de Reita se brisa.

- je veux t'oublier, et revivre comme avant, avant que je sache que tu existes.

Il marqua une longue pose.

Tu le sais on ne peux pas faire autrement, je me déteste tellement je sais que c'est de ma faute, j'ai essayé de quitter mon travail mais je ne peux pas !! Je t'aime trop pour continuer à te détruire, je m'en rendais compte mais j'étais égoïste je ne pensais qu'à mon bonheur. Je ne sais pas si s'était réellement de l'amour qui nous liait ou un désespoir commun mais Tu me manqueras plus que tout, et je ne veux qu'une chose, que tu réussisse, tu as le talent pour faire le travail que tu aimes ! Fonces !

- Uruha, promet moi, que toi aussi dès que tu peux quitter ce travail tu le feras. Ne regardes plus derrière toi, oublies moi, mais n'oublie pas notre idéal. Un jour, le destin nous réunira à nouveau j'en suis certain, et à ce moment là, j'exige de te voir heureux et épanouie, avec une personne et un travail que tu aimeras et…Il ne pu finir sa phrase ses larmes lui brûlaient les yeux, sa gorge étais nouée et son cœur manquait de lâcher tant il souffrait. S'étais ça aimer… ?

- arrête ce que tu dis n'à aucun sens. Uruha lui attrapa le visage, colla son nez a celui de son amant, et ils fixèrent leurs yeux inondés un moment, et ils s'embrassèrent tendrement en signe d'adieu.

Reita murmura un « désolé » et s'enfuis en courant.

Partie 2 :

Quelques semaines plus tard, Reita était à Tokyo, dans une grande surface, il faisait quelques courses de nourriture.

Une voix hurla son nom au rayon « hygiène et santé », il ne reconnu pas toute suite la voix qui l'appelait. Lorsqu'il réalisa l'identité de l'homme, il eu envie de partir en courant, ou bien de se Cacher derrière les cotons démaquillants.

- Reita !! Attend moi !! La voix était joyeuse, Shinobu lui souriait aimablement, comme si de rien était.

- je n'ai pas tellement envie de te parler alors excuse moi mais je vais t'ignorer. Dit Reita d'un ton sec et morne à la fois.

- olala ne t'en fait pas Uru-chan ne saura rien de notre rencontre, d'ailleurs il ne va pas fort en ce moment il est à l'hôpital, le pauvre a fait une tentative de suicide, haha « plouf », il s'est auto noyé dans le bain. Heureusement super Shinobu est arrivé à la rescousse. Je ne sais pas trop pourquoi il a fait ça, peut être a-t-il trop de travail en ce moment, les fesses en compote si tu voit ce que je veux dire ! Et depuis que tu l'as lâché comme une vieille chaussette, tout ça par ce qu'il n'était pas assez bien pour toi, ce n'est pas la joie. Je crois que-

- Shinobu la ferme. Dit il d'un ton calme, JE NE VEUX PAS ENTENDRE TES IDIOTIES !

- ton ex est à l'hôpital à cause de toi et tu t'en fous ?

- sa vie ne me concerne absolument plus, ce ne sont pas mes histoires. Il s'en remettra je le sais.

- Mon Dieu ce que tu es égoïste ! dit il d'une voix aigue et faussement outrée.

-Tu n'es qu'un fouteur de merde, tu m'entends, tu crois que je ne sais pas comme tu manipules Uruha, celui qui lui a fait le plus de mal ici, c'est toi ! Et si il est sur un lit d'hôpital, Tu en es l'unique fautif et tu le sais très bien, et tu aimes ça, tu te nourris du malheur des autres pour vivre.

tu l'as enfin compris, Depuis qu'il ma supplié il y a des années de m'occuper de lui … il m'appartient, pour dire les choses crûment ! …

Hey attend ne part pas, Reita revient !

Ce dernier revint sur ses pas, il empoigna Shinobu par le col.

écoutes moi bien salope ! Uruha et sa vie ne me concerne plus. Ne me fait pas passer pour un insensible car tu sais Que c'est loin d'être le cas… dit le à Uruha ou non, mais je pars demain, je vais chercher des membres pour mon groupe dans ma région, Tokyo m'étouffe, cette ville me tue à petit feu, et je ne veux pas risquer de le recroisé comme je viens de le faire avec toi, ça n'apporterais rien de bon à nous deux.

Bien, bien, que de belles paroles bravo. Alors, au plaisir de te revoir Reita-kun !

Reita laissa son panier dans l'allée et parti rejoindre son appartement, il prit une douche glacé et tenta d'oublier la conversation qu'il venait d'avoir. Shinobu avait encore dû ingurgiter des substances illicites pour parler d'une façon aussi étrange.

Depuis trois semaines, qu'ils s'étaient quitté, il n'avait trouvé qu'une solution : refouler, oublier leur histoire, leurs souvenirs, leurs bon moments, et même les mauvais : autant de petites choses qui ne faisaient que le faire souffrir un peu plus.

Demain, il partirait loin de cette ville qui avait été le théâtre de leur histoire. Il espérait que des petites choses telles que ne plus voir la chambre où ils s'étaient unis tant fois, de ne plus traverser ce parc où ils s'embrassaient sous le regard effaré des passant, de ne plus voir ces couloirs de métro dans lesquels ils couraient à perdre haleine, le sourires aux lèvres, l'âme légère et la main dans la main, pour rattraper le dernier métro, et ce café où il allaient si souvent se raconter leurs journée en riant ou en s'aimant… tout simplement.

Tout ! Ils voulaient tout oublier, le temps guérirait sûrement ses blessures, le temps effacerait son visage, le temps lui permettrait d'aimer à nouveau ? Rien n'était moins sure mais comment vivre autrement ?

Partie 3 :

Il n'arrivait pas a dormir, s'était la veille se son départ, et ce que lui avait avoué Shinobu l'avait tout de même profondément inquiété. L'état d'Uruha était il grave ? Comment le savoir avec l'autre illuminé qui parle de la tentative de son colocataire comme s'il racontait une blague carambar.

Il ne devait pas le revoir, même pour une raison importante, non il ne devait pas, ce serait plus souffrir …

« Merde ! Il faut que je le vois avant de partir » il enfila un jean et un t-shirt et héla un taxi vers l'hôpital le plus proche de l'appartement du blond. Uruha devait sûrement dormir, il ne le verrait pas. Il était deux heures du matin quand il réussi à pénétrer dans L'hôpital, il trouva rapidement la chambre de son ancien amant. Le brun regarda par le hublot de la porte : Uruha respirait paisiblement, un doux sourire imprimé sur son visage, calme, serein. Il entra en prenant précaution de ne faire aucun bruit, il s'assit sur la chaise à coté d'Uruha et le regarda dormir pendant une bonne heure. Il voulait laisser quelques choses à Uruha, n'importe quoi, mais il n'avait rien sur lui. Un petit bout de plastique tomba de la poche de son jean.

Il embrassa son front découvert, puis sa bouche, les larmes tombèrent sur le visage de l'endormi. « Sois heureux » chuchota t'il « je t'aime Uruha …»

Le blond se réveilla, avait il rêvé ? était ce bien la voix de Reita qu'il avait entendu ? son regard se précipita sur la porte… qui venait tout juste de se refermer un peu brutalement. Un courant d'air ?

« Reita, comment as-tu su ? … » Il se redressa, et toucha son visage, avait il pleuré ?

Son rêve lui revint en mémoire : Reita lui embrassait le front, il avait enlevé la barrette qui retenait sa frange en disant « je te préfère avec tes cheveux dorés dans les yeux, et toi aussi. Qui a fait cette chose stupide ?», puis il lui avait chuchotant des mots d'amour et d'encouragement, ses larmes coulaient, il l'avait embrassé et il était parti ; était ce réellement un rêve ? il en était de moins en moins sur, lorsqu'il trouva le médiator du brun à coté son oreiller, alors il comprit que Reita était venu le voir une dernière fois, lui laissant un souvenir signifiant « vis tes rêves ».

Uruha le serra contre son cœur, et le garda dans sa main…