Titre : Petits jeux entre amis…
Ohio Minna ! Me revoici pour un nouvel opus de cette fiction qui, je l'espère, vous réjouira autant que le premier ! J'avais d'abord décidé de ne faire qu'un chapitre mais, devant vos reviews si gentilles, je me suis dit qu'un recueil de ones-shots pourrait être sympa…et donc apparaît alors le chapitre deux (taadaaa ! ) Et puis, le fait de tous les regrouper sous une seule fic rend vos recherches plus faciles… on peut dire que je suis attentionnée, hein (tends l'oreille à la recherche d'un « merci » de lectrices mais n'entends que le ventilo de mon ordi qui s'est mis en marche xD )
Attention, ici, le thème est plus sombre, sortez vos mouchoirs xD mais laissez-moi ajouter pour ma défense que, si vous trouvez le début accordé à des violons, la fin risque de casser votre instrument (-) musiciens romantiques dans l'âme, gare aux fausses notes !
Avant de vous livrer ce chapitre, je tiens à remercier toutes celles qui m'ont accordé leur temps pour laisser une review, ça me fait vraiment chaud au cœur, et me motive pour écrire d'autres one-shot tout aussi décadents et … dénudés :-P
Merci à Piratesheep, ByakuNeko-chan, sasuna-chan, Kiku-chan, chii46, Son Kaya sama, nat0ou, Sabine02 et shika pour vos reviews sur le chap 1 !
Ah oui, petite ( car proportionnelle) pensée pour ma chère Nanamy-chan qui me lit en avant première (Namy-chan : chuut ! tu vas faire des jalouses !) me conseille et me soutient au besoin ! Merci à toi, ma Mô adorée (ai-je le droit de mettre ici ton petit surnom ? sans risquer de perdre ma tête ? ou au moins une main ? je l'ignore…)
Bref, je crois que j'en ai fini pour l'instant, je vous retrouve en bas de page, mais pour le moment, ENJOY !
Chapitre 2 : Une goutte d'humour…
Résumé : Quand les sentiments sont plus forts que la raison, que voulez-vous y faire ? Un instant de relâchement, et on retrouve un blond légèrement suicidaire et tout mouillé avec un brun retors, aux pensées pas vraiment catholiques… Yaoi et Lemon léger Edward x Envy
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Un jeune homme aux cheveux d'un noir de jais claqua la porte avec une force non dissimulée. Pendant quelques secondes, l'écho du bruit, sourd et cassant, déferla dans la pièce redevenue silencieuse. Un de ces silences qui semble vous étouffer par sa pesanteur, son atmosphère presque palpable. Un de ces silences qu'on a peur de briser, car les vagues bruit pourraient bien être pires que cette absence de son à la durée incertaine. Le calme avant la tempête. Un calme pervers et triste.
Lentement, deux mèches blondes retombèrent sur un visage humide et salé. Les sillons fraîchement tracés piégeaient dans leur brillance de longs fils d'or, et la teneur argentée de ces larmes coloraient dans un étrange camaïeu les joues opalines du petit blond. Des joues parsemées d'un rose qui n'avait rien à voir avec la chaleur du soleil qui martelait les vitres.
Il appréhendait vraiment de rompre ce silence, et enveloppa doucement son corps frêle et fatigué dans le drap qui l'entourait sagement sur le lit. La pâleur du linge n'avait rien à envier à celle de son corps, parsemé de-ci de-là par des ovales d'un noir violacé, et de petites marques rouges en arc de cercle. Il réalisa soudain que de ce drap émanait l'odeur de son colocataire, qui s'enfuyait quelques minutes plus tôt dans un mutisme furieux. En observant davantage, il aperçu quelques gouttes de sang au bord du tissu, contrastant avec la blancheur qui l'entourait. Quelques perles rouges sur un nid de coton.
Refoulant ses larmes, notre jeune garçon rejeta avec rage le fameux drap et, décidé à effacer tout vestige de son compagnon, entreprit de changer le linge et de faire disparaître à jamais les souvenirs de la veille. Il frotta tellement le linge que ses mains, d'un rouge sombre, lui rappelaient encore plus le sang vu quelques minutes plus tôt. Agacé, le jeune Edward s'assit à son bureau et, la tête dans les mains, essaya de dévier son regard vers quelque chose qui aurait pu absorber son attention et faire disparaître le vide qui régnait dans sa poitrine. Pour son plus grand malheur, ses yeux tombèrent sur une photo qui, sagement protégée par un morceau de verre, reflétait l'image des deux colocataires quelques temps auparavant. Lorsqu'ils avaient emménagés, sans se connaître, sans même s'être rencontrés avant. Lorsqu'ils avaient appris à vivre en harmonie. Lorsque Edward pouvait encore se jeter sur lui avec un air menaçant, armé d'un polochon à l'aspect vicieux, sans se troubler, et le frapper de toutes parts. Lorsqu'il pouvait encore soutenir son regard sans virer au rouge. Lorsque la solitude n'avait pas encore quitté son cœur pour y loger le visage d'Envy.
Dans un grognement, le jeune homme se releva et, d'un geste colérique, envoya valser le petit cadre sur le mur d'en face. Le bois se brisa instantanément, sous le poids du verre, qui l'imita lorsqu'il atteignit le sol. Sous le choc, la photographie se déchira, séparant à jamais les deux têtes si complices. Observant le spectacle de sa violence, d'un air qui ne semblait pas le moins du monde apaisé par ce geste, Edward lova sa tête dans le creux de son bras. Il aurait voulu s'endormir sur ce bureau, oublier cette scène, oublier cette soirée, oublier cette nuit. Oublier tout.
Etait-ce égoïste, rêver de vivre seul au monde ?
D'un air encore plus troublé, il sentit son propre parfum disparaître sous l'odeur de celui qui l'obsédait. Il avait imprégné son corps, trompé ses sens, corrompu son cœur et son esprit. D'un pas lourd, il se dirigea vers la salle d'eau, et pendant que l'eau coulait, fumante, dans la baignoire, il partit dans ses pensées. La vision, même éphémère, de cette photo datant d'un an avait fait renaître en lui des images qu'il avait enterrées.
Il se voyait plus jeune, à treize ans, l'air plus candide encore, découvrir avec stupéfaction un émoi qui lui était inconnu. Une sensation étrange et délicieuse, qu'il pouvait provoquer avec ses doigts. Un sentiment qui l'envahissait avec force, et le laissait troublé, la tête légère, des papillons plein le ventre. Une extase qui était née d'un fantasme, intime et secret. Née de l'amour qu'il entretenait pour un de ses aînés. Pour un garçon. Maintes fois il avait essayé de retrouver cette sensation en concentrant son esprit sur des femmes décrites comme les égéries de la beauté. Il ne comptait plus combien de fois il avait essayé de s'imaginer avec elles, en elles, sans jamais ressentir le moindre contentement. Mais, dès que ses pensées se tournaient vers un de ses camarades de classe, un feu nouveau s'emparait de lui, et sans comprendre, sans vouloir comprendre, il se retrouvait à nouveau avec le tournis et des gouttes de sueur perlant à son front…
L'eau montait toujours plus haut dans la baignoire, embuant le miroir, troublant son reflet. La difformité qu'il renvoyait alors de son corps fit sourire le petit blond, qui pensa voir ainsi sa vraie nature, sans autre artifice, exposant son corps nu au regard de son âme.
…Il se revit à quinze ans, dans les bras de son meilleur ami, découvrant par le corps ce qu'avait imaginé son esprit. Il ressentait encore nettement la douleur qui l'avait transpercée, puis les vagues de chaleur qui l'avaient envahi, et le corps de cet autre vibrer avec force en même temps que le sien, lorsque son cœur sembla sur le point d'exploser, lorsque sa gorge en feu, ne pouvant retenir la gratitude qui l'étreignait, murmura entre deux gémissements le nom de cet homme qui l'avait éveillé à l'amour, pour une nuit, avant de soudainement disparaître.
Il se remémora le regard de dégoût et d'aversion qui avait transformé son reflet dans les yeux de ceux qu'il appelait « amis » et qui avaient choisi de suivre l'autre lycéen. La nausée qui l'avait pris lorsqu'il avait essuyé leurs coups. Leurs insultes. La douleur qui avait transcendé ses membres, sans pour autant égaler la torture de son cœur.
Ces réactions l'avaient refroidi au plus profond de lui même, avait glacé son cœur qui commençait à battre. Il se revit s'enfuir à toutes jambes, pour ne jamais les revoir, décidé à prendre sa revanche sur l'amour qui lui avait offert un cœur véreux. Fruit trompeur dans lequel il avait croqué à pleines dents, si confiant, avant de recracher avec répugnance la pulpe infectée…
Plongeant lentement dans l'eau claire, il y détendit ses membres ankylosés, exposant son torse, ses épaules, son cou à la chaleur de ce liquide salvateur. L'odeur était toujours présente, collée à son visage, et il s'immergea complètement sous la surface, nettoyant sa peau et ses cheveux souillés, écoutant le bruit de l'eau se mettre au diapason de son cœur.
…Il revit après cela l'aura de la solitude jaillir en lui, flamme douce et chatoyante, et depuis il l'avait nourrie, dorlotée, soignée, et entretenue jusqu'à ce qu'elle devienne indispensable à sa survie. Il revit les années s'écouler lentement dans la monotonie du manque qui s'insinue dans chaque bouchée, chaque gorgée, chaque bouffée d'air qu'il inspirait. Il revit le temps s'écouler ainsi, dans un quotidien rassurant, sans passion. Sans douleur. Sans vie...
Ouvrant les yeux, reniant la brûlure de l'eau sur ses prunelles qui masquait ses larmes, il essaya d'arrêter ici le fil de ses pensées, de couper court à tout souvenir. Mais c'était peine perdue.
…Jusqu'à son dix-huitième anniversaire. Jusqu'à ce que cet étranger au regard animé par une flamme malicieuse, désinvolte et un brin condescendante , intègre ce quotidien qu'il avait si chèrement défendu. Il s'était accommodé de la solitude, en avait fait sa compagne, son amie, sa confidente. Pendant des années elle l'avait consolé, distrait, lui avait offert un monde de rêves et d'évasion, et la douleur du vide se faisait supportable, après tout. Mais lorsque Envy était entré dans sa vie, la solitude s'était envolée, laissant place à un autre compagnon, de nature toute autre, beaucoup plus offensif, aux caprices torturants. Les sombres idées qui l'avaient alors assailli devenaient pires que la solitude, et le brasier qui le rongeait intérieurement semblait ne jamais devoir prendre fin…
Cédant alors à la mémoire qui l'assaillait, la scène de la veille semblait lui revenir dans chaque petite bulle qui remontait à la surface.
Evitant la main qui allait s'écraser contre son visage, sans réfléchir plus avant, sans se préoccuper des conséquences, il sentit ses propres bras agripper les épaules de son ami, et le plaquer contre les draps de lin qui couvraient le lit. Cette fois, il ne pouvait plus lutter contre son désir qui le tenaillait, contre l'étau qui écrasait son cœur depuis si longtemps.. Le drap crissait sous son poids, sous le corps de l'autre qui, interdit, se débattait…
Une autre bulle naquit à la surface, lourde de réflexions intérieures.
Maintenant, après avoir tenté de l'embrasser, posé ainsi contre lui, il ne pouvait plus reculer. Mais était-ce sa faute si Envy était si désirable, enveloppé dans cette serviette, les cheveux humides, la peau encore chaude au sortir du bain, posé de façon si désinvolte, allongé ainsi sur le lit ?Le morceau de tissu cachait seulement ses hanches, exposant à l'imagination d'Edward tout le reste de son corps : ses bras finement musclés, son torse d'un blanc mat sur lequel cascadait ses cheveux sombres, sa taille où se découpaient deux lignes à la courbe prometteuse, longeant perversement son bassin, avant de disparaître sous le drap en question. Oui, Envy était plus que désirable en cet instant. Se rendait-il compte de la torture à laquelle il exposait le jeune blond ? Non, sûrement pas…
Une larme de frustration rejoignit l'onde qui l'enveloppait.
« Laisse-moi t'aimer » Plaida-t-il d'une voix languissante, son visage de plus en plus proche de celui du brun. « Laisse-moi te faire sentir mon amour jusqu'au fond de ton être, laisse-moi t'aimer comme une femme t'aimerait… Laisse-moi faire partie de toi, rien qu'un peu… Laisse-moi te montrer à quel point je t'aime »
D'autres cristaux de sels parsemaient le fond de la baignoire où Edward reposait, troublé.
L'émotion coulait en tracés brillants le long de ses joues, créant une toile argentée sur son visage de nacre. Ses yeux tremblaient d'amour et de peur, peur d'être rejeté après avoir ainsi ouvert son cœur. Il ne s'agissait plus de ces petites allusions qu'il évoquait à demi-mot, sous le couvert de la plaisanterie, toujours avortées par le regard blasé de son compagnon. Non, maintenant, il se mettait à nu, frêle petite chose qui pouvait se briser d'un claquement de doigts.
La tête lui tournait à présent, mais il voulait tellement revoir la suite qu'il s'efforça de continuer sa transe aquatique.
Devant le manque de réaction de l'autre, Edward sentit le courage l'inonder, et il posa effrontément ses lèvres sur celles du brun. Celui-ci, interloqué, tenta d'abord de se libérer, mais sous la pression du blond, il se calma peu à peu et finit par lui rendre son baiser. Un échange fougueux, passionné, auquel le jeune homme aux cheveux d'or n'osait croire.
Une bulle plus grosse s'échappa de sa bouche entrouverte.
…N'osant arrêter leurs ébats, de peur qu'Envy se rétracte, Edward tout en jouant avec la langue de son compagnon, descendit ses mains au niveau de son torse. Les muscles du brun se raidirent sous cette fraîche caresse, les doigts curieux du blond s'aventurant à la découverte de ce corps qu'il avait seulement eu en rêve. Les seins ainsi malmenés se dressèrent, exposant encore plus aux attentes du visiteur inconnu les zones érogènes d'Envy. Leur soif de plaisir commença à s'épancher sous les habiles frôlements d'Edward, et les premiers gémissements de l'un se perdirent dans la bouche de l'autre…
Les bulles se firent de plus en plus grosses, de plus en plus nombreuses. Les yeux d'Edward étaient mi-clos.
…Toujours plus audacieux, le blond descendit l'un de ses mains vers l'objet de son désir, appréciant la dureté de l'objet convoité, commençant une danse au rythme lent et sensuel. Les caresses d'Edward se concentrèrent en cette partie de son anatomie, jouant perversement avec la frustration et le plaisir d'Envy. Bientôt, ses mains ne furent plus suffisantes pour nourrir l'appétit de luxure du brun et, quittant sa jumelle, la langue du blond descendit toujours plus bas, s'attardant autour du nombril, laissant sur la peau de marbre des traces sombres de son passage, avant de continuer sa lente escalade vers les sommets du plaisir…
Sa bouche s'emplit d'une chaleur humide. L'eau pénétrait sa gorge et brûlait ses poumons. Une douleur incroyable résonnait en lui.
… La chambre résonnait de la douce voix d'Envy, qui se faisait alors chaude et grave. Libéré de toute entrave, son chant emplissait le cœur du petit blond. Comprenant que l'antre qu'il avait créé de ses lèvres n'était plus suffisant, malgré les caresses soutenues qu'il lui apportait, Edward entreprit de passer au stade supérieur. Il s'apprêtait à passer le point de non-retour, au-delà duquel toute dénégation était impossible. Lentement, il se redressa et, regardant le brun du haut de son torse, il lui murmura d'un air victorieux et languissant :
« Regarde combien je t'aime »
Prononçant ses mots, il s'empala sur la dague de chair d'Envy qui ne pu retenir un cri de surprise et de jouissance mêlées. La sensation était unique, si douce, si chaude, si étroite. Jamais le corps d'une femme n'aurait pu lui offrir une telle sensation… Et le spectacle qui s'offrait à sa vue n'était pas moins sublime : Edward s'offrait littéralement à lui, il lui abandonnait son cœur et son corps, et la douleur et le plaisir peints sur son visage transcendaient sa beauté angélique en une réelle incarnation divine. Mordant sa lèvre pour contenir ses plaintes, le blond sentit un liquide chaud couler le long de son menton, avant se terminer sa course sur le drap. Divine douleur…
Les yeux du blond se fermèrent tout à fait. Sa bouche n'émettait plus aucune source d'oxygène, son cœur s'était empli de plomb. La surface semblait infiniment lointaine. L'eau le parcourait, faisait battre son cœur, qui ralentissait sous la présence de ce liquide inattendu.
Envy, à la grande surprise d'Edward, n'avait pu s'empêcher de caresser le membre du blond pendant qu'il le pénétrait. Voir son visage éprouver plaisir et souffrance semblait l'exciter de la même manière, il prenait goût à cela, il s'entendait en redemander, le supplier de ne pas s'arrêter, d'aller toujours plus loin… Ces exhortations ravissaient Edward, et il se laissait porter par ce rêve devenu réalité, ce fantasme qui n'aurait peut être pas de suite. Mais qu'importe, il devait vivre au maximum le peu de temps qui lui était accordé…
Sentant ses membres faiblir, Edward lutta contre lui-même pour entrevoir la fin de la scène, les derniers instants de plaisir avant l'extase, orgasme qui signait sa victoire sur le corps d'Envy et la défaite de son cœur entre ses mains. Il revit son corps danser sur Envy, toujours plus fort, passionnément, il revit leurs hanches onduler ensemble, leurs regards se voiler doucement, l'écho de plaisir qui avait envahi la pièce lorsque les deux garçons atteignirent le point culminant de leur ascension. Il revit son torse tomber contre celui d'Envy, haletant, les yeux clos, sa bouche irrésistiblement ouverte. Il revit ses lèvres s'y poser, redevenir chaudes et entreprenante, et recommencer les prémisses de cette nouvelle danse. Encore et encore. Il revit le sommeil l'emporter enfin sur leurs corps lorsque l'aube pointait à leur fenêtre. Il revit le réveil se faire dans un silence de plomb, qui ne fut troublé que par la sortie précipitée d'un brun sérieusement fâché. Qu'importe. Il avait pu lui dire qu'il l'aimait. Il avait pu faire partie de sa vie, ne serait-ce qu'un instant. Il avait pu l'avoir en lui. Qu'importe.
Alors qu'un sourire se dessinait faiblement sur ses lèvres, Edward s'abandonna au répit qui traquait son cœur depuis tant d'années. Un noir profond et serein l'envahit.
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Il ne sentit pas deux bras l'arracher à cette mer noire et calme, ni une bouche se poser sur la sienne tandis que deux mains martelaient sa poitrine. Son corps tout entier n'était que douleur. L'air qui parcourait ses veines de force, chassant l'eau, le brûlait férocement. Edward ouvrit faiblement les yeux, avant de replonger. Mais cette fois, il volait dans un ciel bleu, sans nuages. L'air redevint indolore, et le bonheur succéda à la paix.
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Envy regardait dormir son colocataire blond depuis deux heures maintenant. Il se souvenait encore trop, bien trop nettement la frayeur qu'il avait eu en l'apercevant au fond de l'eau, inerte, un sourire vainqueur sur les lèvres. Comme si la mort était son trophée. Il ne pensait pas que les choses iraient si loin…
Il faut dire que c'est de ta faute à toi, aussi, à toujours chercher la petite bête un peu plus loin… murmura une petite voix dans sa tête. D'abord tu le tentes par tous les moyens possibles et imaginables, ensuite tu résistes jusqu'au dernier moment et après, au lieu de récompenser son courage, tu pousses le vice jusqu'à le faire psychotter sur ta pseudo-colère alors que tu sors juste acheter des croissants! Espèce de lâche! Pervers! Vicieux! HENTAI !!
Envy secoua ses long cheveux, essayant de chasser la voix du remords qui sonnait le glas dans son crâne. Même s'il avait joué avec les sentiments de son ami, il n'aurait jamais pu prévoir une telle fin… peut être que s'il avait usé d'un peu plus de tact… s'il s'était arrêté un peu avant… mais la délicatesse n'avait jamais été son fort… et puis, c'était sa faute, s'il était suffisamment bête pour mettre fin à ses jours…
Vraiment, il faudra que je lui enseigne les bases de l'humour… soupira-t-il silencieusement. Moi j'ai bien réussi à me contrôler pendant tout ce temps… il est vraiment plus faible que moi… mais bon, avec le temps… et beaucoup d'exercices… ça se corrige…
Une lueur perverse scintillait dans ses yeux, lorsqu'il remarqua que le drap bougeait légèrement… Edward se réveillait doucement, ses joues reprenaient une couleur normale. Croisant le regard d'Envy, le blond eu un moment de stupeur, puis, il referma les yeux avec un sourire non dissimulé.
« Pourquoi ? » murmura-t-il, le regard voilé par ses paupières.
Une fraction de seconde, Envy pensa lui dire la vérité. Lui dire pour ce jeu pervers qui avait duré plus d'un an. Lui dire pour la fausse impudeur, le risque de plus en plu grand, la frustration grandissante, le plaisir qu'il prenait à voir le blond se troubler devant chaque inflexion de voix, chaque parcelle de chair… Puis, il imagina la tête du pauvre Edward, s'étouffant de rage, et mourrant d'une crise cardiaque après lui avoir tout juste sauvé la vie…Après tout, c'était injuste s'il mourrait maintenant, il avait attendu un an, il fallait maintenant rentabiliser le petit jeu en question…
Bah, je vais attendre un peu pour lui dire, pensa le brun. J'irai d'abord lui acheter des croissants pour me faire pardonner… Quoi qu'à la réflexion, il y a bien autre chose que je puisse lui offrir…
Son air diaboliquement licencieux toujours gravé sur ses traits, il s'approcha d'Edward et déposa un léger baiser sur ses lèvres, réponse qui en elle même valait bien plus que des mots… mots qui auraient sûrement conduits Envy à se faire étrangler…
...Vraiment, ce que les blonds peuvent manquer d'humour parfois…
... Alors, verdict ? comment était-ce ? La fin était-elle prévisible ? Soyez franches, s'il vous plaît, et n'hésitez pas à poster une review ! Ca ne fait jamais de mal, et ça rend l'auteur heureuse (comme quoi, il suffit de peu xD … vous voyez, je ne suis pas si difficile ! ). Je considère que ce chapitre est moins bien que le premier, mais il faut dire que ce n'est pas du tout le même styme... Je me rattraperai sur le suivant xD
Au fait, je n'ai rien de personnel contre les blond(e)s, ne mettez pas en doute ma DELICATESSE NATURELLE ! (non non, je n'ai pas appuyé sur la touche majuscule sans faire exprès, je fais juste passer un petit message discret à Namy-chan…)
Si cela vous plaît toujours autant, alors faites-moi signe dans vos reviews, et nos chers petits galopins reviendront très vite ! Peut-être dans quelque chose de plus drôle… ou de plus tordu… qui sait ?
Avec toute ma perversion xD
Chibi-Kyouki
Ps : si vous souhaitez lire une fic yaoi et lemon sur des personnages de Bleach, Nanamy et moi écrivons ensemble Candide pris entre deux corps, la fiction est postée sous son nom ! si le cœur vous en dit xD
