Bonjour ! Je vous présente aujourd'hui une fanfiction que j'ai écrite il y a des années (franchement, plus de 15 ans je pense) et que j'avais d'ailleurs déjà publié ici sous sa forme originale. J'ai décidé de la corriger et de la transformer en ff Clexa. Je dois préciser que l'histoire originale se passe au Japon. Ici, je ne vais pas nommer le pays ou la ville. Cependant, il y a des éléments que je ne peux pas modifier, sous peine de changer des éléments importants de l'emploi du temps. Je vous explique, au Japon, la rentrée scolaire ne se fait pas comme en France ou aux USA. Les Japonais commencent l'année en février. En été, ils ont un mois de vacances, et reviennent continuer leur année. Fin janvier, début février, ils ont deux semaines de vacances avant d'entamer leur année scolaire suivante. L'histoire que vous allez lire commence donc en février/mars. C'est le seul point important. Pour le reste, je ferai tous les changements nécessaire. Vous pouvez alors imaginer l'histoire aux USA ou en Australie (pas en France, ça a son importance haha).
J'espère que cette histoire vous plaira. Puisqu'elle est déjà entièrement écrite, j'essaierai de publier assez fréquemment. Juste le temps de relire et de corriger ! Bonne lecture, enjoy !
Chapitre 1 : Visite
Je m'appelle Clarke Griffin, j'ai 17 ans et aujourd'hui, j'arrive dans une nouvelle école en tant que deuxième année.
L'école se trouvait sur une colline, derrière un bois, à une dizaine de kilomètres de la capitale. C'était la première fois que je m'y rendais. Je n'avais vu que quelques photos sur internet et le taxi m'avait emmenée jusque devant les grilles d'entrée du domaine. Sur une grande plaque à droite de l'entrée était inscrit « École des Pétales d'Orchidées – Pensionnat privé pour filles ».
- L'école des pétales d'Orchidées, chuchotai-je en effleurant la fleur représentée en relief en dessous de l'inscription.
Par mail, on m'avait envoyée le chemin pour me rendre jusqu'à l'établissement. On m'avait aussi préconisé de venir une heure avant la rentrée des deuxièmes années et fait savoir que ma colocataire m'attendrait devant la porte d'entrée du dortoir. J'avais imprimé le petit plan en pièce-jointe qui m'indiquait le chemin à suivre entre l'entrée principale et le dortoir.
Le chauffeur du taxi me donna ma valise, je payai la somme convenue et il s'en alla. Je dépliai le plan, empoignai ma valise et poussai timidement la lourde grille pour, ensuite, la refermer derrière moi. Selon le plan, il me fallait traverser un grand parc qui m'amènerait au bâtiment où étaient dispensés les cours. J'avançai donc dans la direction indiquée.
Le parc possédait plusieurs allées, mais je décidai de rester sur la principale pour éviter de m'égarer. Elle était bordée de cerisiers en fleurs dont les pétales n'attendaient plus qu'un minime souffle de vent pour tomber. Je n'avais pas pensé que ce parc serait de cette ampleur, aussi, après avoir regardé ma montre, je pressai le pas. Une fois arrivée devant le bâtiment dans lequel j'aurai cours, je devais tourner à gauche et normalement tomber sur un chemin qui me mènerait au dortoir. Je tournai et n'eus aucun mal à le trouver. Ce chemin était bordé de toutes sortes de fleurs. Tous les vingt mètres environ, un nouveau parterre était planté. Je passai devant des roses, des tulipes, des lys et plein d'autres. Lorsque les fleurs se changèrent en orchidées, je compris que je n'étais plus très loin. En effet, je relevai la tête et aperçus une fille en uniforme qui attendait devant un grand bâtiment. L'uniforme me plaisait beaucoup, j'en avais vu des photos, mais il était bien mieux en vrai. Il se composait d'une jupe courte à carreaux rouges et oranges, qui me fit comprendre qu'il s'agissait de l'uniforme d'été, et d'un t-shirt beige pastel sous une légère veste rouge orangé fermée par deux boutons au niveau de la poitrine. Une cravate blanche nouée habilement autour de son cou et un fin ruban de la même couleur, enroulé en simple décoration dans ses cheveux châtains, complétaient le tout.
Lorsque je fus assez près, elle agita la main pour me saluer. J'avançai encore et la saluai à mon tour.
- Salut ! Tu dois être la nouvelle, moi, c'est Lexa Woods, enchantée de faire ta connaissance !
- Clarke Griffin, ravie de faire ta connaissance également, répondis-je un peu gênée. Désolée pour mon retard.
- Non, c'est normal, le parc est bien plus grand qu'il n'y parait ! Suis-moi, je vais te faire visiter.
De plus près, je pouvais remarquer qu'elle était très belle. Étant de petite taille, il n'était pas difficile d'être plus grand que moi, mais elle ne me dépassait pas de beaucoup. Elle avait les cheveux châtains, mi-longs et elle les portait lâchés. Son visage était très jovial, assez fin, mais encore marqué par l'adolescence, ce qui lui donnait un air enfantin, complètement en contradiction avec sa gestuelle qui la rendait très adulte.
L'année passée, j'avais suivi des cours dans un lycée public alors que ma grand-mère avait toujours souhaité que j'aille à l'école privée des Pétales d'Orchidées. Lorsqu'elle était morte à l'été dernier, j'avais décidé d'intégrer cette école en sa mémoire. J'arrivai en deuxième année et étais la seule nouvelle venue dans ce cas. Le fait que j'arrive en cours de cursus, et que par conséquent tout le monde se connaisse et que j'allais passer pour une parfaite étrangère, me faisait incroyablement peur. Mais l'école était belle, Lexa avait l'air sympa, donc pour l'instant, j'allais bien. Elle poussa la porte du bâtiment devant lequel nous étions et nous nous retrouvâmes dans le hall.
- Le dortoir est séparé en deux pavillons, m'expliqua-t-elle. À gauche, le pavillon blanc, le nôtre, à droite, le pavillon mauve. Chaque pavillon est identique, ils sont reliés par le hall dans lequel nous nous trouvons. Les chambres sont à l'étage, on y accède par cet escalier.
Mon guide me montra l'énorme escalier en bois qui menait à l'étage. En haut, à gauche, se trouvait directement un couloir, à droite, le couloir se trouvait un peu plus loin, il fallait emprunter une passerelle qui traversait le hall pour s'y rendre.
- Tu peux aller librement de couloirs en couloirs. Les chambres sont attribuées aléatoirement, chaque fille y reste pour ses trois années. Je dois dire que ton acceptation ici est vraiment un coup de chance, c'est parce que mon ancienne colocataire est partie que tu as pu entrer ici.
Sa voix se coinça dans sa gorge. Après avoir secoué la tête, elle montra une simple porte à côté de notre gauche.
- C'est le bureau de la représentante du pavillon blanc au Conseil des Étudiantes. La porte en face, à droite, est celle du bureau de la représentante du pavillon mauve au Conseil des Étudiantes. Comme toutes les autres élèves en ce moment, elles sont absentes, car elles sont chargées de préparer la venue des premières années.
Lexa montra ensuite la grande porte juste en face de nous.
- Ça, c'est le réfectoire dans lequel nous prenons le petit déjeuner et le dîner, le déjeuner se prend à la cantine de l'établissement dans lequel nous avons cours. Il est commun aux deux pavillons. Suis-moi !
Elle m'aida à monter ma valise dans les escaliers et, une fois en haut, elle me montra la porte qui était juste au-dessus de l'entrée du réfectoire, donc parfaitement au milieu entre les deux couloirs.
- Là, se trouve la salle du Conseil des Étudiantes. Le Conseil est tenu par deux présidentes.
- Une du pavillon mauve et une du pavillon blanc ? demandai-je, sûre de moi.
- Justement, non. Cette année, il est tenu par deux filles du pavillon mauve. À chaque fin d'année scolaire, un nouveau couple de deuxième année est élu pour prendre la présidence du Conseil lorsqu'elles entreront en troisième année. Toutes les filles de l'école sont invitées à voter. Le couple président actuel est vraiment populaire, il a gagné avec l'écrasante majorité des voix contre leurs adversaires finalistes du pavillon blanc !
Elle rigola et reprit.
- Les deux pavillons s'entendent à merveille, mais lors de la campagne et des élections, il se crée de véritables rivalités !
Nous nous engouffrâmes dans le couloir du pavillon blanc.
- Nous sommes dans la chambre B48. Il y a 90 chambres par pavillon, cette école compte donc 360 élèves.
Lexa sortit une clef de la poche de sa veste et ouvrit la porte, dévoilant une chambre ni trop grande ni trop petite. Il y avait deux lits, contre les murs, un à gauche, un à droite. Au pied du lit de gauche, se trouvait une grande armoire, au pied du lit de droite, une porte, sans doute la salle de bains. Juste en face de moi, il y avait une fenêtre encadrée de rideaux blancs, je supposai que ceux de l'autre pavillon étaient mauves. En dessous de la fenêtre reposait un bureau, deux chaises rangées devant lui. Je ne l'avais pas vu tout de suite, mais en reposant mes yeux sur la porte du fond de la pièce, je vis un uniforme semblable à celui de ma colocataire, pendu à un porte mentaux incrusté dans le haut de la porte. Lexa se rendit compte que je l'avais vu et un sourire étira ses traits. Elle posa ma valise sur le lit de gauche et se précipita sur l'uniforme pour le prendre.
- C'est ton uniforme d'été ! Il te plaît, j'espère !
Elle semblait jubiler.
- Je l'adore, il est beaucoup mieux que mon ancien uniforme ! J'ai hâte de voir celui d'hiver.
- Je préserve la surprise, dit-elle en faisant un clin d'œil. Nous les mettons à partir d'octobre ! Allez, enfile-le !
Je rigolai, pris l'uniforme, mais voyant que j'étais gênée à l'idée de me changer devant elle, elle m'ouvrit la porte de la salle de bains. C'était une pièce tout ce qu'il y avait de plus normal, une baignoire, une douche, un lavabo et des toilettes. Je fermai la porte, me changeai et ressortis, tout sourire.
- Il te va à merveille ! dit-elle en s'approchant de moi pour nouer correctement ma cravate.
- J'ad-ore !
- Il te manque un dernier détail.
Elle fouilla dans sa poche et en sortit un ruban blanc identique à celui qui volait dans ses cheveux. Elle passa derrière moi et me le noua délicatement autour d'une mèche, de façon à ce que mes cheveux restent libres.
- Il va falloir qu'on aille vers le bâtiment principal, la cérémonie d'ouverture pour la rentrée va bientôt commencer, m'annonça ma colocataire en regardant sa montre.
- Lexa, le bâtiment principal, c'est bien celui où ont lieux les cours ?
- Exactement !
Elle sourit et nous sortîmes en direction de la cérémonie.
Une centaine de filles était réunie devant le bâtiment. La foule formait en réalité deux rangs bien séparés. D'un côté devait se trouver les deuxièmes années et, de l'autre, les premières années.
- Écoute, tu vas te mettre avec les premières années pendant le discours de bienvenue et les explications du fonctionnement et du règlement de l'école. Je ne te quitte pas des yeux, lorsqu'une des présidentes invitera les premières années à les suivre, je viendrai te chercher pour te faire visiter l'étage auquel nous avons cours, dit Lexa en confirmant mes soupçons.
Sur ce, elle me laissa dans le premier rang pour rejoindre l'autre. Le discours fut tenu par les membres du conseil des élèves qui nous apprirent en premier lieu que les troisièmes années feraient leur rentrée le lendemain. Elles étaient quatre, le couple président et la représentante de chaque pavillon, toutes étant en troisième année. Je ne retins pas leurs noms. Ce qu'elles dirent fut assez banal, une cérémonie d'ouverture tout ce qu'il y avait de plus normal. Explication du fonctionnement des lieux et des horaires de circulations dans et hors de l'établissement, distribution des emplois du temps et des numéros de chambres. Une fois terminé, comme prévu, les nouvelles élèves suivirent le Conseil des Étudiantes, les deuxièmes années se dispersèrent et Lexa me rejoignit pour me faire visiter l'établissement devant nous.
- C'est très simple. Le premier étage est pour les premières années, le deuxième pour les deuxièmes années et forcement le troisième…
- Pour les troisièmes années, complétai-je.
- Voilà. Au quatrième étage se trouvent les salles de science et de musique, la bibliothèque et la salle des profs. Au cinquième sont réunies les activités de clubs. Tu devras en rejoindre un d'ici maximum deux mois.
Chaque promotion était découpée en quatre, avec trente élèves dans chaque classe. Notre salle de classe, la 2-A, était toute aussi banale que le reste de l'établissement, en somme, cette école ressemblait à toutes celles que j'avais fréquentées auparavant. À ceci près que je n'avais jamais été en internat et que je n'avais jamais disposé d'un aussi grand jardin.
Je regardais le soleil se coucher par la fenêtre de la salle pendant que Lexa alla chercher un exemplaire de notre emploi du temps. Au loin, je vis les arbres trembler dans la brise légère et j'ouvris la fenêtre pour sentir le vent frais sur mon visage. Il propulsa mes longs cheveux blonds en arrière.
J'entendis des pas se rapprocher de la salle, puis s'arrêter. Il fallut quelques minutes avant que la personne signal sa présence.
- Je t'ai trouvée l'emploi du temps, tâche de l'apprendre pour éviter de devoir le sortir entre chaque cours, lâcha Lexa, légèrement gênée.
Je vins à sa hauteur, m'emparai du papier et la gratifiai d'un léger sourire. J'examinai l'emploi du temps et elle m'indiqua que les cases roses étaient les temps libres normalement prévus pour les activités de clubs. Puis, Lexa regarda de nouveau sa montre pour m'avertir qu'il était bientôt l'heure de dîner.
