Bonjour bonjour tout le monde! Bonne année à tous (déjà)! Je vous souhaite plein de belles choses, la santé, les amis, et des sandwich au poulet bien entendu!

Je commence tout d'Abord l'année avec une nouvelle couverture, conçue sur Night_café AI rien que ça 3

Il est actuellement [insérer heure indécente] chez moi, donc je ne vais pas faire une Author's note hyper longue. Pour faire simple, ce qui devait être une petite heure d'écriture s'Est transformée en 3 (4...). Enfin bref, tout pour mes lecteurs j'ai envie de dire. :)

Un immense merci à tous ceux qui ont follow, fav cette histoire, et qui continuent de la suivre malgré des updates plus chaotiques que Jack Peralta (anyone?). J'en profite pour remercier:

Apozmis (j'adore ton pseudo), trop contente que ça te plaise toujours, j'espère que ce chapitre sera à la hauteur de tes espérances :)

Alexise-me: ahahah, tout d'Abord un grand MERCI (badoum tss) pour ton avalanche de reviews (tu as fait ma journée!) et bienvenu dans les méandres de cette histoire! J'espère que ce chapitre te plaira :)

Bien, maintenant, jeunes gens, je vous demande de faire un petit coucou d'au revoir au CANON officiel de Twilight qui s'éloigne aussi vite qu'un morceau de banquise. S'il y aura toujours certains éléments, ce sera désormais lointain. A près tout, Bella a une soeur et... vous en avez déjà assez vu pour vous rendre compte que QUELQUE CHOSE se passe ;)

A ce propos, petit warning sur ce chapitre: trauma, PTSD... je déteste le terme 'âme sensible s'abstenir' parce que c'est péjoratif je trouve, chacun sa sensibilité. Ce que je veux dire, c'est, chacun sa sensibilité, et ici, on ne va pas cueillier des champignons donc...

also: DISCLAIMER: je ne fais que m'amuser, c'est la propriété de (sauf mon OC :) )

Anyway, INTO THE STORY!

Good luck...

Tout mon être est froid, pétrifié. C'est à peine si j'entends Jacob véocifer à l'autre bout de la ligne.

Il me faut un instant pour comprendre que cela m'a condamnée.

Le courant saute, plongeant ma chambre dans le noir, sans me donner la décence d'un silence potable. Le téléphone émet des bips sourds.

Je ne sais pas qui se trouve derrière ma porte, mais c'est là. La personne a visiblement entendu le bruit. Comment a-t-elle pu se téléporter littéralement de la cage d'escalier à ma porte en une fraction de seconde, tel un chat face à une tranche de jambon, je n'en ai aucune idée. Tout ce que je sais, c'est que la personne est là.

Je vois les ombres de ses chaussures.

Un homme, je crois, ou alors une femme avec des bottes d'homme.

Je n'entends rien, je n'entends même plus le téléphone et ses bruits sourds. Tout ce que j'arrive à retenir, c'est que je me suis arrêtée de respirer, et visiblement l'homme derrière la porte également.

Je pense un instant à me cacher, mais quelque chose me murmure que cela serait inutile.

Une odeur douceâtre, comme du miel, m'envahit les narines, et mon corps devient étrangement cotonneux. Donc pour se cacher, ou faire un geste, on repassera. Étrangement je n'ai plus peur. C'est absurde, pourtant, je sais que je devrais avoir peur, j'avais peur une seconde auparavant, pourtant, en cet instant, je ne ressens que de la quiétude.

Ce qui a le don de m'énerver franchement.

Je vais probablement me faire découper en petit morceau et tout ce que mon subconscient trouve à faire, c'est se mettre à méditer?

Le responsable ''réactions primitives face au danger'' a intérêt à se faire virer, avec mon ange gardien.

Peut-être que Jean-Michmich s'est fait virer d'ailleurs, c'est probablement pour cela que je me retrouve dans cette situation. Ou alors je l'ai un peu trop critiqué et il a démissionné. Dans ce cas là:

1. Je veux parler à un manager pour avoir omis de me fournir un remplaçant et/ou m'Avoir refilé le stagiaire.

2. Si c'est à cause de cette historie de cocktail et de télé-réalité, je n'ai jamais dit que je n'étais pas d'Accord, simplement que je voulais m'y retrouver. Quand je disais cela, je voulais dire devenir-une-star-intergalactique, pas mourir comme une merde dans ma chambre.

3. Si c'est une histoire d'égo, alors celui des immortel doit franchement être en carton pour être aussi fragile.

Mais je m'égare.

Pourquoi n'ai-je pas peur?

Je devrais trembler, la dernière fois, je tremblais, et c'était ce qui m'avait sauvée. La peur m'avait insufflée l'énergie de me secouer le popotin. Pourquoi ce n'est pas le cas ici? Ai-je griller ma cartouche la dernière fois? N'a-t-on pas le droit à une seconde chance?

Ou alors, c'était ma seconde chance, et je l'ai grillé.

Je vais mourir, cela me fait tellement de peine pour Charlie.

Putain mais je vais crever, et c'est tout ce que mon subconscient de merde trouve à dire? Je demande à parler au service après vente.

Je ne peux pas parler.

Comment ça je ne veux pas parler?

Depuis quand? J'Adore parler, papoter, c'est ce que je préfère au monde! Pourquoi pensez-vous que je veuille devenir journaliste?

Une colère noire jaillit dans mon esprit, et malgré les tentatives -je ne plaisante pas- de mon esprit pour la calmer, elle ne veut pas partir.

C'est comme si, quelque chose essayait de dominer mon esprit, et que, si jusqu'à présent, cela avait marché, me dire de la fermer, ça, non, hors de question.

"Vous êtes vraiment un crétin." Je m'entends dire. Je ne suis étrangement pas la première surprise, ça vient d'inspirer de stupeur de l'autre côté de la porte.

Tout ce qui me sépare des enfers, c'est cette porte ridicule, avec un tout petit verrou. Il n'y a qu'à donner un coup de pied dedans et ça cède sans problème.

Pourquoi ne l'a-t-il pas encore fait?

"Vous êtes encore plus débile que mon ex. Et franchement, ça en dit long." Je renchéris. "Lui aussi il s'est dit qu'entrer chez moi c'était une bonne idée. On venait de se séparer, vous savez, entre autre parce que... et bien c'était le style de mec à s'introduire dans ma chambre. Je sais, ce n'était pas très malin, j'ai tendance. À sortir avec des idiots, mais là ce n'était pas un idiot, c'était un malade. A ma décharge, il était canon, baseballer, vous voyez? Ça aussi cela aurait dû être un red flag au passage, pas d'être baseballer, non, mon beau père est baseballer et il est chouette -d'ailleurs c'est comme ça que j'ai rencontré mon ex mais c'Est une longue histoire- mais c'était le seul truc qui lui plaisait, littéralement. J'ai passé toute la saison à porter du orange -moi, du orange, vous vous rendez compte- parce qu'on passait notre temps à regarder les matchs des Gators. Quel ennuis. Et puis, il était chelou, en y repensant. Il n'aimait pas que je sois amie avec des garçons, d'ailleurs, d'après lui tous les garçons voulaient me sauter, et... Je sais, ça fait beaucoup de red flag, mais... il avait 20 ans, collègue, vous voyez, et... c'était un peu, ça me plaisait, qu'un garçon de l'université me trouve assez intéressante pour snober les filles de sont age. Je me sentais... si belle, si intéressante. Et au début, il savait écouter c'était... il savait toujours quoi dire, pour que je me sente... spéciale. Il me disait, que mon âme était ancienne, je sais, c'est ridicule, mais... j'avais quatorze ans à ma décharge. J'avais complètement perdue la tête. Je me suis mise à tolérer des choses que je n'aurais pas dû tolérer."

J'avale péniblement ma salive.

"En fait, c'est Bella qui m'a sortie d'affaire. Non, pas, ce n'est pas ce qu'elle a dit, non, je n'écoutais personne. C'est ce qu'il a essayé de faire. Il voulait que je passe mon anniversaire avec lui, uniquement. Un voyage, en Europe, rien que ça. Sauf que, ce n'est pas mon anniversaire, c'est notre anniversaire. Le mien et Bella. Et j'ai refusé encore une fois, pourquoi, je veux dire, l'Europe, c'Est pas, ce n'est pas commun, c'est incroyable! Mais quand il me l'avait annoncé, sans m'en parler, je... je ne sais pas si c'était, il y avait quelque chose dans son regard, qui m'a fait froid dans le dos. Il m'a hurlé dessus, dit que j'étais une ingrate, et j'Essayais de le calmer, jusqu'à ce qu'il me gifle, et ça a été un électrochoc, je suis partie, sans me retourner."

Je ferme les yeux, et je me mords la joue. Je ne dois pas pleurer, je dois parler, quelque chose me hurle, il faut que je parle. Il faut que je continue. C'est ma vie qui se joue.

Je pousse un soupire, pour me donner du courage.

"Sauf que j'aurais dû me retourner, si je l'avais fait, j'aurais vu qu'il avait claqué la porte, mais qu'il était resté à l'intérieur. Je ne sais pas comment il a fait, pour ne croiser personne, ou, que personne ne l'entende, mais à ma décharge, je pleurais donc je faisais un sacré tintamarre. Aujourd'hui cela me marcherait plus, c'est d'ailleurs pour cela que je vous ai entendu, plus personne ne me surprend. Et au passage, un de mes amis vous a aussi entendu. La police est en chemin, si vous avez de la chance. Si vous en avez moins, c'est mon père. On pourrait croire que c'est la même chose, vu qu'il est shérif, mais... vous êtes chez lui, planté devant la porte de sa fille. Vous allez vous prendre du calibre 12 dans la face, et personne ne vous pleurera."

Je laisse un temps la menace s'installer, mais, aux vues des ombres de pieds face à cette porte, c'est visiblement un échec cuisant. Je ne comprendrai jamais pourquoi personne ne prend Charlie au sérieux.

Probablement la moustache, cela lui donne l'air trop gentil.

Après, il est, gentil, donc c'est un peu légitime.

"Il s'est caché pendant trois jours sous mon lit. Cela peut paraitre idiot, mais je crois, que, dans sa tête c'était très logique. J'allais passer mon anniversaire avec lui, et lui seul, il fallait que cela soit mon anniversaire. Ou alors il attendait que je l'appelle. Sauf que ce n'est pas arrivé. Parce que, bien entendu, tous mes amis se sont dépêchés de saisir mon moment de lucidité pour me déverser toutes les inquiétudes. Assez pour que je me mette à avoir peur, pour être franche. Renée c'était Renée, cela lui était passée complètement apr dessus la tête, mais les autres... et Bella... j'ai appris qu'elle avait acheté un biper, qu'elle avait glissé dans ma veste, comme ça, elle pouvait me contacter et moi aussi. Je sais que cela peut sembler creepy aussi, mais, la suite lui a donné raison franchement. Elle m'a dit, après coup, que à chaque fois que je partais avec lui, elle se demandait si elle allait jamais me revoir. Et elle avait raison, ce qu'il a dit aux policiers... dans sa tête... réparer la mécanique, il a appelé ça, ce qu'il comptait faire. Comme si j'étais, une voiture qu'on apporte au garage quand elle crapote, comme si, je n'étais pas vraiment une personne en fait. Ce que je n'étais pas, à ses yeux, il l'a plus ou moins admis une ou deux fois."

"Bref, à minuit, j'étais en train de somnoler, mais je ne dormais pas. Je crois que mes tripes savaient, je savais qu'il y avait quelqu'un dans ma chambre, mon subconscient, aussi nul soit-il, le savait et me le hurlait à l'oreille."

"J'ai vu une ombre se lever, à ma gauche, je pensais rêver. Je ne rêvais pas."

Une sueur froide glisse le long de ma nuque. Ma psy me giflerait si elle le savait. Je n'étais pas supposée me rappeler, il ne fallait pas, il fallait passer à autre chose. Se rappeler ne changerait rien.

"Sans mon entrainement de gym, je ne serais pas ce qui se serait passé. Je crois que je serais morte. C'est assez flou, ce qu'il voulait faire, quand on insistait, il se murait dans un silence. Une fois, un policier a réussi à lui arracher quelque chose, et il s'est mis à parler d'une histoire de vampires. Je ne déconne pas, et il avait l'air convaincu. Son avocat a essayé de plaider la folie avec ça, mais... le juge n'a pas trouvé cela raisonnable, car, il s'est planqué trois jour chez moi, à étudier la routine de tout le monde, littéralement, à faire attention de bien sortir quand personne n'était là. Il avait tout planifié, on ne peut pas être fou, et aussi lucide."

Je me laisse tomber sur le sol, le cerveau déconnecté. Mes mains tremblent, et ce n'est pas à cause ni de la panne, ni de l'homme.

"Mais oui, pour revenir à la gym, cela m'a sauvé la mise, j'ai, je ne sais pas comment, bondi, littéralement hors de mon lit, et je me suis mise à hurler à la mort. Bella m'a dit après coup, quand elle a entendu mon hurlement, elle a tout de suite compris, et elle a cru, qu'il m'avait tuée, tout simplement. Bref, Bella arrive, elle fait cinquante kilo, donc il l'envoie balader. Il a levé la main, et je me suis dit, il va la frapper à la tête, et la tuer. Alors je me suis jetée sur lui, il m'envoie promener avec une telle facilité que c'était presque humiliant. Et il lève la jambe, et l'écrase sur la mienne, et je dis bien écrase. Il m'a pété le fémur ce cinglé. Il commence à m'agripper par le bras, et puis... Phil arrive, tout de suite, ça rigole moins, alors Phil et sa batte de baseball, la, il ne rigolait plus du tout. C'est ce jour là, ou j'ai décidé que j'aimais bien Phil. Il n'a pas hésité, je n'étais pas sa fille, et j'étais un peu une pétasse avec lui je veux dire, j'avais quatorze pige, et c'était mon beau père, on ne va pas se mentir c'était un alignement des astres en sa défaveur. Mais il n'a pas hésité. Il n'a pas appelé la police -Renée le faisait- il a pris sa batte, et il est venu à mon secours. Et j'ai compris, que, il est bordélique, il est feignant, et, assez immature, et il a un humour de merde, pire que le mien, et c'est dire, mais... il pensait ce qu'il disait. Quand il avait dit, qu'il nous aimait toutes les trois, et qu'il ferait tout pour nous protéger, il le pensait vraiment. Je me demande ce que j'ai fait pour mériter ça, qu'il m'aime comme ça. Renée, il l'épouse, ok, Bella, c'est difficile de ne pas l'aimer, mais moi... surtout à cette époque, surtout avec lui dans les parages... je n'en reviens toujours pas. Vous pensez que les gens nous aime pour ce qu'on laisse paraitre, ou pour ce qu'ils pensent voir? "

Un bruit étrange s'insinue dans mes oreilles, comme si, quel qu'un écrasait une boule de métal. C'est trop absurde pour que j'y prête véritablement attention.

"Je suis passée par la case plâtre -et on m'a fait comprendre que si j'avais des aspirations pour la gym professionnelle maintenant c'était fini- et la case psy. J'ai mis du temps à m'en remettre, et d'ailleurs, je ne sais pas si j'en suis remise à 100%. Ce n'est pas tant le jour le problème, j'arrive, à... oublier, si cela a du sens? J'oublie le jour, mais la nuit... Un rien me réveille. Je ferme les yeux, et je sens son souffle sur ma nuque. J'ai aussi un problème avec les garçons, je ne suis jamais ressortie depuis -après, c'est peut-être parce que je suis gay, je vous avoue, depuis qu'une nana hyper canon m'a embrassée, je commence à avoir de sérieux doute sur ma sexualité. D'ailleurs si vous avez des conseils je suis preneuse. Et... je me braque, à chaque fois que quelqu'un en parle. J'ai fait la gueule à Bella, juste parce qu'elle a mentionné les Gators. Et... ce n'est pas de la colère, c'Est, j'ai, tellement honte, de m'être faite embobinée. De ne pas avoir vu les signes, évidents. Et de l'avoir mise en danger, de les avoir tous mis en danger. Tout cela parce que quelqu'un m'a fait me sentir un tout petit peu spéciale. Il avait un pistolet, il n'a simplement pas eu le temps de s'en servir. S'il s'en était servi, je crois que je lui aurais arraché les yeux et que je les lui aurais fait bouffer."

"Parfois, je reste éveillée toute la nuit, et je réfléchis. J'essaie de comprendre. Pourquoi je me suis mise dans cette position, pourquoi je n'ai pas regardé derrière moi quand il a claqué la porte, pourquoi Phil et Renée étaient finalement à la maison ce soir là, qu'est-ce qui se serait passé si je l'avais fait. Je me demande pourquoi je suis encore en vie aujourd'hui, si je le mérite, ou si, simplement, je n'avais pas encore fait quelque chose d'assez horrible pour mériter de mourir... je ne sais pas. Ma psy n'arrêtait pas de me dire, qu'il ne fallait pas se concentrer sur les possibilités, mais sur ce qui s'était passé, c'était la réalité le plus important. Je ne suis pas d'accord, il doit forcément avoir un sens à toute cette histoire, sinon, ce serait beaucoup trop absurde. Il doit forcément avoir une raison, un ordre supérieur, une mélodie universelle, comme dans le Silmarion. Quelque chose. Je refuse de croire que de tels évènements se produisent par hasard. Nous allons quelque part, peut-être, pas nous en tant qu'individu, mais nous, en tant que cosmos. C'est kamoulox, je sais, mais à ma décharge, quand j'en viens à ce genre de réflexions, il est généralement 4 heures du matin et je dois composer avec les murmures de Bella. Vous en pensez quoi?"

Je me prends à espérer une réponse, peut-être parce que... je crois n'avoir jamais été aussi honnête avec quoique ce soit sur... ça. Pas même ma psy, surtout pas ma psy. Il prend une inspiration. Soit il va me parler, soit il va me tuer. Il rassemble probablement son courage.

Bon, et bien, ce fut un plaisir-

J'entends des pas rapides sur le gravier- mais, c'est le gravier devant notre garage!

Sans réfléchir, je bondis vers ma fenêtre et saute dans le vide. Ce qui est, aurait été d'ordinaire très stupide, mais je n'ai pas touché le sol que j'entends le grincement de ma porte dans mon dos. Mon coeur bat si vite que le décollage vers l'espace est imminent, je me redresse d'un coup sec et me met à-

Je percute une silhouette dure et retombe fesses les première sur le sol dur. La collision a été tellement violente que j'en vois des étoiles. Ma vision, trouble, je distingue à peine-

"Lily, c'est cela?" La silhouette me dit doucement.

"Il y a quelqu'un- vous êtes-"

"Je m'appelle Sam, je suis un ami de Jacob. Il m'a dit que tu avais des ennuis." La voix poursuit doucement, en me prenant par les épaules et en me relevant aussi facilement qu'une poupée.

Je papillonne difficilement les yeux, et découvre enfin, un jeune homme, dans les dix-huit ans, le visage grave, et torse nu.

Torse nu.

"Lily, est-ce que-"

"Il y a quelqu'un chez moi, dans ma chambre!" Je m'entends répéter avec frénésie.

"Écoute, ne panique pas-"

Une bourrasque d'air nous balaie, et Sam grimace, comme s'il sentait quelque chose d'acide. Je ne sens rien, c'est peut-être moi- toujours cette odeur douceâtre de miel.

"Reste ici."

"Non, non, il faut, appeler la police-"

"Lily-" Il secoue la tête, le ton urgent, mais je m'agrippe à lui telle une moule à un rocher. L'idée même d'être seule... je ne le supporterai pas.

Le bruit d'un véhicule coupe net sa réponse, et ses sourcils se froncent davantage. C'est surement Charlie, la police, ils-

Un véhicule noir se gare comme un sagouin sur notre pelouse, et Jacob en sort en trombe.

"Lily, ça va?" Il dit, à bout de souffle.

"Que fais-tu ici?" Sam lui jette un regard inquisiteur, qui aurait fait baisser les yeux de n'importe quoi.

"Je pourrais te poser la question, comment es-tu arrivé avant moi?"

"Je suis parti avant."

"À pied! Comment-"

"Ne sois pas ridicule, Jacob." Il dit d'un ton glacé. Jacob s'apprête à protester mais son ainé ne le lui en laisse pas le temps, il se tourne vers moi, avec une... impression énigmatique dans le regard. "Restez ici."

Et en moins de trois bon, il escalade ma facade et s'engouffre dans ma chambre. La facilité avec laquelle il est parvenu à exécuter la manoeuvre me donne envie de hurler.

Demain j'adopte un doberman. Ou deux, ou trois.

"Ça va?" Jacob me demande. J'essaie de le rassurer, mais l'Adrénaline tombe plus vite que les pancakes de la poêle de Renée et je me retrouve à gémir.

"Tu n'es plus seule." Il me tapote maladroitement le dos.

"Je saaaaaais, mais, il était, de l'autre côté de ma porte!" Je gémis en me mettant officiellement à sangloter.

"Il ne voulait peut-être que tu faire peur?"

"Bah c'est réussiiiiiiii."

Je me retrouve donc à sangloter contre l'épaule de Jacob, qui est un vrai gentleman, il faut le souligner. Il prétend même que cela ne le gêne pas, que je transforme son t-shirt en mouchoir. Je me remets à peine de mes émotions que Sam réapparait d'un saut aussi souple qu'aisé.

"Il n'y a personne." Il dit doucement. Je m'apprête à protester, qu'il y avait quelqu'un, j'en étais certaine, les bottes, prête à me défendre bec et ongle, tout du moins ma santé mentale -mais je ne dois pas être super impressionnante avec des yeux bouffies.

"Je sais ce que j'ai vu-"

"Pourquoi n'inviterais-tu pas ton amie à la Réserve, Jacob?" Sam ne me laisse pas le temps de faire mon petit discours. "Je suis certain que Charlie n'y verra aucun inconvénient."

"Donc... tu as vu quelque chose." Jacob siffle, le regard perçant "N'Est-ce pas? Est-ce que cela a un lien avec les-"

"Je souligne simplement, que ton amie est visiblement secouée, et que cela serait sage de ne pas la laisser seule dans cet état." Il toise la voiture de Billy, mal garée sur le bas côté, dans la gadoue, complètement crottée "Et tu auras besoin d'aide pour nettoyer ça. Billy sera furieux."

"Mais." Jacob revient à la charge, mais cette fois-ci, le regard de Sam massacre toute protestation vocale.

"Viens." Il finit par grommeler. Jacob qui grommèle, on aura tout vu.

"Jacob."

"Plus tard." Il me murmura "pas devant lui."

C'est assez mystérieux pour me donner une énième douche glacée -décidément mon système immunitaire en aura pris pour son grade aujourd'hui.

"Oh, et Lily?" Sam m'appelle doucement, mais je bondis sur place.

"Ouaip?"

"N'en parle pas à Charlie, c'est clair?"

J'hoche vigoureusement la tête, parce que, à ce stade, je ferai n'importe quoi pour me tirer. D'ici, même clamer que la relation entre Joe et Rachel dans Friends est complètement organique -c'est pour dire mdr. Je me dépêche de suivre Jacob et grimpe au niveau passager. Il ne semble pas aussi pressé que moi et suit du regard Sam. Ce dernier marche tranquillement, faisant le tour de ma maison, avant de s'enfoncer dans le forêt, et de disparaitre de notre champs de vision.

"Il est..." J'articule péniblement. Je ne sais pas quoi dire. J'ai la désagréable sensation qu'il m'a sauvé les miches, mais d'un autre côté, il me fiche une trouille incroyable.

"Si tu trouves que ça c'est bizarre... attend de voir le reste."

...

TIN TIN TIIIIIIIIIIIIIN! Mais que s'est il passé Grand Dieu!

Je rêve d'avoir vos théories :)

des bisous

Dramallama disappears in a rainbow!