Minho s'était figé. Ses yeux voyageaient entre Gally, qui passait une main sur son crâne afin de se calmer, et Cami qui essayait de freiner les tremblements de son corps.
Très vite, Minho fut coincé entre deux émotions.
Il était visiblement énervé, mais il était également en train de rire nerveusement.
- Attends, qu'est-ce qu'il vient de dire là ? Siffla-t-il, la mâchoire contractée
Il n'arrivait pas à y croire. Une déception indescriptible pouvait se lire sur son visage. Cami lui avait donc menti.
Il s'était bel et bien passé quelque chose entre Gally et elle, et le bâtisseur venait même d'avouer qu'il n'arrivait pas à se passer d'elle.
Devant tout le monde.
- Minho écoute...
Minho était si abasourdi qu'il n'entendait même plus Cami. À vrai dire, il n'avait pas envie d'écouter ses mensonges. Il détestait l'idée que l'on puisse lui mentir ainsi. Il se sentait trahi.
À côté de lui, Newt était devenu tout rouge. Il ne savait plus où se mettre. Jamais il n'aurait pensé que cela finirait ainsi.
Les autres blocards étaient d'autant plus sous le choc. La bouche de Teresa était grande ouverte, les yeux de Frypan étaient exorbités et Alby secouait la tête d'un air désemparé. Rosie avait plaqué une main sur sa bouche.
Elle était au courant de ce qu'il y avait entre Gally et Cami, mais elle était sidérée de voir que Gally avait osé révéler cela. Lui qui cachait toujours ses émotions les plus oppressantes.
Agacé suite à cette révélation, Minho décida de partir.
Il préférait s'assurer que Thomas allait s'en sortir plutôt que rester ici.
Il s'en alla donc, ne manquant pas de bousculer Gally au passage. Le bâtisseur ne dit rien, même si ses poings s'étaient soudainement serrés.
- Mais qu'est-ce que vous avez fait, vous deux ? Questionna Alby qui se retenait de leur crier dessus
Cami ne faisait que bégayer, elle ne parvenait pas à trouver les bons mots.
Elle voulait se jeter sur Gally à nouveau.
Comment avait-il pu aborder leur aventure devant tout le Bloc ?
Il se doutait très bien qu'en révélant cela, les amis de Cami le prendraient très mal. Parce qu'elle leur avait caché la vérité pendant des semaines et des semaines. Elle allait les perdre à cause de lui.
Si elle avait pensé un jour qu'elle ne pouvait pas plus le détester, aujourd'hui lui prouvait qu'elle n'avait pas encore atteint la limite.
Puisque Cami ne leur donnait aucune réponse, les blocards se tournèrent tous vers Gally.
Les yeux bleus du bâtisseur étaient assombris par la haine. Il s'en voulait d'avoir craqué bêtement et d'avoir laissé cet aveu sortir d'entre ses lèvres. Tout comme il en voulait aux autres de l'avoir poussé à bout.
Il avait simplement voulu empêcher Cami de partir dans le labyrinthe. Rien de plus.
Alors, d'une lenteur presque insupportable, il finit par poser le regard sur la jeune femme. Il la dévisageait comme si elle était le diable en personne. Cami en déglutit.
- Ce n'était qu'une erreur, c'est tout. Ne vous faites pas d'idées.
Quel connard.
Jamais il ne pourrait l'assumer. Jamais. Avait-il si honte d'elle ? Cami sentit son estomac se nouer à cette idée.
Après tout, ce n'était pas plus mal. S'il comptait nier, cela l'arrangeait.
Peut-être que ses amis la laisseraient tranquille.
Dans tous les cas, Gally ne leur accorda pas l'opportunité de répliquer.
En lançant un dernier regard mauvais vers les blocards, il tourna les talons et les abandonna.
La tête haute, gardant sa fierté éternelle. Il ne changerait pas, qu'importe ce qui lui arrivait.
Les lèvres tremblantes, Cami eut enfin le courage de se tourner vers ses amis.
Et contre toute attente, elle réalisa qu'ils n'avaient pas l'air fâchés.
Bien au contraire.
Teresa et Rosie lui souriaient d'une façon réconfortante. Frypan et Zart haussèrent les épaules, pas si choqués que cela au final.
Newt quant à lui avait repris ses esprits et il ne perdit pas plus de temps ici.
Il passa à côté de Cami, lui tapotant l'épaule, puis il courut vers l'infirmerie.
- Tout le monde déraille ici, tu sais. Il fallait bien que ça arrive. Se moqua gentiment Frypan
Il fallait bien que ça arrive. Tu parles.
Chaque jour qui passait, Cami regrettait un peu plus d'avoir fait ce foutu rêve.
Néanmoins, Alby ne semblait pas décidé à laisser passer cela.
Après avoir hurlé aux blocards de terminer leur travail de la journée, il s'était précipité vers la Ferme.
Là où Gally s'était enfui.
Le chef du Bloc venait de comprendre que le bâtisseur s'était peut-être un peu trop approché de Cami, alors que cela lui avait été interdit après le message des Créateurs.
Ça allait barder.
Une semaine s'était déjà écoulée, et l'ambiance était affreusement maussade.
Thomas ne s'était toujours pas réveillé et personne ne comprenait pourquoi.
Newt en devenait malade, il ne travaillait presque plus tant il ne quittait plus le chevet du coureur. Il en venait parfois à ne pas dormir de la nuit, attendant sans arrêt que Thomas ne sorte de ce sommeil interminable.
Tous les blocards étaient inquiets et cela entraînait une tension constante.
Lors des repas, peu de personnes parlaient et si c'était le cas, c'était très souvent pour se prendre la tête jusqu'à la crise de nerfs.
Plusieurs garçons en avaient conclu que c'était de la faute de Gally. Il avait désobéi à l'ordre donné par les Créateurs en se rapprochant de Cami et ils s'étaient donc vengés.
Cami ne faisait rien pour les contredire.
Elle n'avait pas envie de défendre le maton des bâtisseurs. Il ne méritait pas de sa pitié.
Aussi étonnant que cela puisse paraître, Gally s'était isolé. Il n'adressait plus la parole à un seul blocard et ne sortait que pour travailler. Personne ne saisissait pourquoi il réagissait ainsi.
Cami ne l'avait plus revu depuis leur altercation, et elle ne cherchait plus à le voir.
Cette terrible dispute leur avait ouvert les yeux et ils s'étaient rendu compte que ce qu'ils faisaient n'avait rien de sain.
Et la medjack ne lui pardonnait pas de l'avoir ridiculisée devant les habitants du Bloc. Comme d'habitude, il n'avait pas assumé et avait préféré la traiter d'« erreur ».
De ce qu'elle avait entendu par la suite, Alby avait été assez sévère avec lui. C'était probablement pour cela qu'il se montrait moins.
Bien fait pour lui.
Mais bien évidemment, cette situation ne dura pas plus longtemps.
En cette journée pluvieuse, Gally daigna enfin montrer le bout de son nez. En dehors du travail.
Alors que l'après-midi touchait à sa fin, le bâtisseur rejoignit ses collègues qui étaient en train de boire sous un abri.
À ce moment-là, Cami n'était pas très loin et il passa à quelques mètres d'elle.
Toujours aussi rempli d'audace, Gally ne manqua pas de lui adresser un regard assassin avant de tourner la tête.
Il avait fini sa petite crise et revenait en étant encore plus con qu'avant.
Il n'était pas croyable.
- Quel abruti. Grommela Cami qui préféra ignorer son attitude et partit donc vers la Ferme
Cami était très tracassée les derniers jours.
Minho se retrouvait seul dans le labyrinthe et Alby et lui peinaient à le déchiffrer et à trouver ses secrets les plus enfouis. Maintenant que Thomas était plongé dans une sorte de coma.
Et Cami ne pouvait plus accepter cela.
Elle ne voulait plus être enfermée dans le Bloc et voir que les recherches n'avançaient pas, cela la dépitait.
De ce fait, elle avait décidé ce matin que, une fois sa journée à l'infirmerie terminée et après s'être assurée que Minho et Alby n'étaient pas prêts d'aller dans la salle des cartes, elle s'y rendrait afin de chercher à comprendre ce que le labyrinthe cachait.
Ce fut donc ce qu'elle fit.
En lançant des coups d'œil autour d'elle afin d'être sûre que personne ne la voyait, elle fila vers la salle des cartes.
Après tout, les Créateurs avaient demandé à ce que Teresa et elle soient protégées. Peut-être était-elle spéciale pour eux ? Peut-être serait-elle capable de trouver des réponses ?
Elle devait agir, il était plus que temps.
À pas de loup, Cami entra dans la salle.
Elle souffla de soulagement lorsqu'elle comprit que pas un blocard ne l'avait vue.
Alby et Minho étaient en train de discuter dans la forêt, non loin des hamacs.
Ne désirant pas perdre de temps, Cami se mit à fouiller dans toute la pièce.
Des maquettes, des feuilles, des notes.
Elle était impressionnée face au travail acharné dont Alby, Thomas et Minho avaient fait preuve.
Comment avaient-ils pu récolter tant d'informations ? Et pourquoi étaient-ils toujours incapables de les sortir d'ici avec tout cela ?
Avant de se mettre à faire ses propres recherches, Cami devait d'abord essayer de comprendre tout ce charabia. Entre l'écriture illisible de Minho et les maquettes qui partaient dans tous les sens, il y avait de quoi s'y perdre.
- Eh bien bon courage Cami... Se souffla-t-elle pour elle-même
Elle n'abandonnerait pas pour autant.
Elle était déterminée à fuir cet endroit, coûte que coûte.
À fuir cet endroit, mais également Gally.
Cami passa près d'une trentaine de minutes à relire toutes les notes, les changements du labyrinthe.
Elle avait l'impression que cela n'en finissait pas.
Alors qu'elle commençait à avoir mal à la tête tant elle était concentrée, Cami aperçut tout à coup un objet scintillant au milieu d'une table.
Elle aurait pu jurer qu'il n'était pas là quelques minutes plus tôt.
Intriguée, Cami se leva du tabouret sur lequel elle s'était assise et elle se dirigea vers la table. D'abord hésitante, elle finit par tendre son bras afin de saisir l'objet.
Sauf qu'elle n'en eut pas le temps.
Une main venait de se poser sur la sienne, l'empoignant fermement. Une main large, dont l'avant-bras était rempli de veines saillantes.
Lorsque Cami releva les yeux, elle découvrit le regard froid de Gally.
- Bien tenté. Cingla-t-il de sa voix grave
La medjack ne put pas s'empêcher de frissonner.
Il touchait sa main, et il ne la lâchait pas.
Pourquoi était-elle si accro à ce contact en particulier ? Pourquoi avait-elle tant désiré qu'il la touche un jour ?
- Qu'est-ce que tu fais ici ? Cracha-t-elle
Cami se reprit aussitôt et elle dégagea sa main de celle de Gally, s'éloignant de lui.
- Je t'ai vue venir ici, je ne suis pas un idiot comme les autres. Avec ton âme de sauveuse, comme quand tu as voulu te jeter dans le labyrinthe. C'était évident que tu allais aider Alby et Minho. Sauf que tu n'as pas le droit d'être ici.
Cami ricana nerveusement.
- Dis donc, on dirait bien que tu m'accordes beaucoup d'attention. Passes-tu ton temps à m'observer ?
Ce fut au tour de Gally de rire.
Un rire toutefois plus sombre.
- Plus que tu ne le crois. Répondit-il sans hésiter
La blocarde perdit aussitôt de son insolence en entendant cela.
Comment faisait-il pour la dérouter et la surprendre à chaque fois ?
Elle se racla la gorge, le fuyant un instant du regard.
- Je pensais être une erreur. Murmura-t-elle
Elle sentit Gally se rapprocher d'elle et elle ne pouvait pas s'empêcher de reculer.
Sa taille imposante continuait encore de l'intimider.
- Tu l'es, mais on ne regrette pas toujours nos erreurs.
Cami secoua la tête en poussant un soupir à la fois désespéré et amusé.
Il ne pouvait pas s'empêcher de placer une méchanceté dans les phrases où il se dévoilait un minimum.
Cela la fit monter dans les tours dans la seconde.
- Pourtant tu as bien fait comprendre aux autres que tu le regrettais, la dernière fois. Juste pour te sortir de l'embarras. Tu n'es qu'un lâche, Gally. Tu n'assumes jamais rien.
Les pupilles de Gally s'élargirent d'un coup et sa mâchoire se serra. Il n'avait toujours pas l'habitude d'entendre Cami prononcer son prénom et cela le perturbait à chaque fois.
- Je suis lâche ? Tu n'arrivais même pas à parler quand Alby a demandé ce qu'il se passait entre nous. Et je n'ai pas cherché à fuir, je me suis simplement dit qu'en lâchant que tu étais une erreur, toute cette... aventure, se finirait enfin. Que tu ne voudrais plus me voir.
Cami lui fit un regard abasourdi.
Elle était si énervée qu'elle ne s'était même pas rendu compte qu'elle était désormais adossée contre un mur et que Gally l'emprisonnait après s'être placé devant elle.
- Parce que c'est ce que tu veux ? Ne plus me voir ?
- Oui.
Il se fichait d'elle, ce n'était pas possible autrement.
Et Cami détestait quand on se moquait d'elle.
- Alors qu'est-ce que tu fous ici ? Tu ne peux pas simplement me tirer hors de cette salle et me balancer dehors ? Non, à la place tu préfères que l'on se dispute. Alors je t'en prie, ne dis pas des conneries pareilles. Si tu ne voulais plus me voir, tu ne serais pas à quelques centimètres de moi en ce moment même. Je suis même sûre que tu m'aurais laissée dans la salle en espérant que Minho ou Alby me prenne sur le fait et me jette au Gnouf.
Sur le coup, Gally ne sut pas quoi répondre.
Il ne s'était pas attendu à ce que Cami lui dise cela, et cela rendit la medjack très fière d'elle.
Mais la colère reprit très vite le dessus.
- Maintenant laisse-moi partir, tocard.
Sur ces mots, Cami le poussa de toutes ses forces.
Sauf que Gally ne bougea pas d'un cil.
À la place, il la plaqua à nouveau contre le mur.
La jeune femme le fusilla du regard, les sourcils froncés.
- Bordel mais tu n'en as pas marre d'être aussi lunatique ?
- Je ne suis pas lunatique. Je n'ai jamais été ainsi avant. Avant que tu n'arrives. Siffla Gally tout en se frottant la nuque afin de calmer sa rage
- Tu n'es qu'un putain de lunatique. Tu dis ne plus vouloir me voir, tu m'insultes d'erreur devant tout le monde, et pourtant tu reviens toujours vers moi ! Tu es ignoble !
Leurs corps se touchaient presque, et pourtant jamais ils ne s'étaient sentis si éloignés l'un de l'autre.
L'atmosphère en devenait pesante et Gally commençait à perdre le contrôle.
- Un conseil la bleue, baisse d'un ton...
- Sinon quoi, hein ? Merde Gally, mais qu'est-ce que tu attends de moi ?
- J'en sais rien, ok ? Je ne sais plus !
Le bâtisseur avait tout bonnement hurlé ces paroles, faisant sursauter Cami. Ses yeux s'étaient écarquillés.
Qu'insinuait-il ?
- Alors... alors pour... pourquoi est-ce que tu agis... bêtement avec moi pour ensuite revenir ? Pourquoi ? Pourquoi est-ce que tu me dis que tu aimerais que notre aventure prenne fin, pour au final la recommencer dès que tu en as l'occasion ?
Tout au long de cette tirade, les yeux de Gally s'étaient automatiquement baissés vers les lèvres de Cami et il n'avait cessé de les fixer. La bouche entrouverte.
- Pourquoi ? Insista Cami, perdue et déboussolée
Gally ne dit rien.
Et sans que Cami n'ait le temps de comprendre, le bâtisseur se retrouva à genoux devant elle.
D'un geste brutal, il retira le short, ainsi que le sous-vêtement, de la medjack. Instinctivement, elle leva une jambe, puis l'autre, pour s'en débarrasser complètement.
Elle était si étonnée qu'elle en oublia leur dispute.
- Mais qu'est-ce que tu... Pourquoi... Alby t'a pourtant interdit de recommencer, de m'approcher !
Cami cherchait toutes les excuses pour ne pas être la première à faiblir, comme d'habitude.
Elle ne voulait pas céder avant lui.
Malheureusement, son intimité déjà mouillée la trahissait.
Avec un rictus sur le bout des lèvres, Gally releva légèrement la tête vers Cami, plantant ses yeux dans les siens.
- C'est bien pour ça que j'ai d'autant plus envie de le faire.
Il ne lui laissa même pas le temps de rétorquer.
En un rien de temps, les mains puissantes du bâtisseur avaient écarté les cuisses de Cami et il avait déposé ses lèvres sur son sexe, avec un désir avide dans son regard.
Cami en poussa un gémissement de surprise lorsque la langue de Gally glissa le long de ses lèvres sensibles, du bas vers le haut.
Il ne chercha pas à la narguer et fit tourner sa langue autour de son clitoris déjà gonflé, le suçotant quelques fois.
Putain de merde.
Le bâtisseur avait tant de désir en lui qu'il était en train d'embrasser l'intimité de Cami.
Il l'embrassait comme si c'était sa bouche. Mais il avait toujours refusé d'accorder cela à la jeune femme. Cela avait toujours été sa limite. Cami n'avait jamais pu goûter à ses lèvres.
À la place, il le faisait donc plus bas.
Il la léchait comme s'il avait attendu cela toute sa vie.
Sous l'extase, la tête de Cami bascula en arrière et elle posa soudain sa main sur le crâne de Gally.
Étonnamment, il la laissa faire et elle en profita donc pour le coller contre son sexe afin que sa langue insiste d'autant plus sur son clitoris.
- Plus vite je t'en prie... Gémit-elle entre deux souffles de plaisir
Les mains de Gally agrippaient les cuisses de Cami et il y enfonçait ses doigts sans aucune retenue, espérant y laisser des traces. Espérant la marquer.
Rien que pour lui.
Il faisait également cela pour l'empêcher de les refermer.
Elle tremblait déjà de plaisir et cela devenait compliqué de s'occuper d'elle tandis qu'elle était debout et lui à genoux.
Et rien n'excitait plus Cami que cette vue.
Il était à genoux, à ses pieds, et il ne souhaitait que lui faire du bien.
Mais où était donc passé le Gally au cœur plus dur que la pierre ?
Soudain, il amena deux doigts vers son intimité.
Il caressa d'abord ses lèvres désormais trempées, donnant un petit coup sur son clitoris au passage, puis il les mena vers son entrée.
- S'il te plaît Gally, s'il te plaît. Le supplia Cami
Le bâtisseur ne se fit pas prier.
D'un seul coup, il la pénétra de ses deux doigts. Ses doigts qu'il arqua aussitôt, atteignant son point G sans aucune difficulté.
Ainsi, il tapa dans cet endroit sensible, tout en continuant de faire tournoyer sa langue sur le clitoris de Cami.
Elle avait désormais droit à deux plaisirs à la fois et cela la fit presque crier.
- Putain oui, c'est trop bon.
Les doigts du bâtisseur ne valaient pas son sexe, qui d'ailleurs était au bord de l'explosion dans son pantalon, mais avec le mélange de sa langue contre son clitoris et de ses doigts en elle, c'était presque aussi bon.
Cami n'allait pas tenir longtemps.
Jamais elle ne se serait doutée que Gally pouvait être si doué avec sa langue. Mais comment avait-il appris cela ? C'était insensé.
À présent, la main de Cami empoignait l'épaule du bâtisseur et elle le griffait presque.
Cela faisait grogner Gally et les vibrations de ses râles contre son intimité étaient exquises.
Ses longs doigts continuaient de faire des va-et-vient alors que l'intérieur de Cami se resserrait autour d'eux, et sa langue abandonnait parfois son clitoris pour prendre en bouche l'entièreté de son sexe devenu rouge.
Le léchant avec férocité.
Cami devait plaquer une main sur sa bouche pour s'empêcher de gémir trop fort.
Ses yeux se révulsaient sous le plaisir provoqué par Gally.
Comment pourrait-elle se passer de lui après cela ? Elle se disait toujours que c'était la dernière fois, mais elle craquait toujours. Parfois sans même s'en rendre compte.
C'était mauvais ce qu'ils faisaient, c'était l'interdit.
Cela finissait toujours mal, et malgré cela ils recommençaient sans cesse. Ils se détestaient plus que tout mais ils ne pouvaient jamais se résister, se donnant l'un à l'autre sans aucune hésitation.
Inlassablement.
Comme s'ils avaient besoin de ces moments. Parce qu'à travers leurs gémissements, leurs râles, ils se disaient ce qu'ils étaient incapables de formuler avec des mots.
Parce que quand Gally était en elle, se mouvant jusqu'à en perdre la tête, la haine qui les animait s'évaporait.
C'était une pause dont ils avaient besoin, car ils étaient parfois fatigués de se haïr.
Les doigts de la main libre de Gally étaient désormais plantés dans la cuisse de Cami, et cette douleur ne faisait qu'accroître son plaisir.
Les gémissements qu'elle retenait dans sa gorge menaçaient de s'échapper à tout moment, tandis que le sang lui montait peu à peu à la tête.
Elle allait bientôt perdre pied. Une fois de plus, elle allait pactiser avec le diable.
- Regarde-moi. Lui ordonna Gally d'une voix rauque
Les yeux à moitié fermés, Cami baissa la tête vers le bâtisseur.
Il l'épiait avec une telle intensité.
Son regard était voilé par le désir et son front perlait de sueur, mais il ne s'arrêtait plus.
Cami ne put s'empêcher de repenser à cette fois, dans les douches, où elle lui avait fait une fellation mais qu'elle ne l'avait pas menée jusqu'au bout. Frustrant Gally plus que jamais.
La jeune femme avait été odieuse avec lui ce jour-là, pourtant le bâtisseur n'était pas rancunier, car il comptait la faire jouir une nouvelle fois.
Il voulait l'entendre jouir, c'était tout comme une mélodie pour lui.
Et cela surprenait Cami.
- Jouis pour moi. Jouis autour de mes doigts. Montre-moi que tu n'es qu'à moi. Murmura-t-il avec fermeté
Ce fut les mots de trop pour Cami.
Gally savait toujours comment lui parler, comment la faire chavirer.
Et il la lécha et la pénétra de plus belle, récoltant son liquide par la même occasion.
Elle voyait dans ses yeux qu'il adorait cela, et cette vision la mena à sa perte.
Elle jouit. Peut-être trop violemment.
La langue de Gally toujours contre son clitoris, ses doigts toujours en elle.
Elle cria même son prénom, et Gally dut se retenir pour ne pas jouir à son tour. Elle l'excitait tant qu'il aurait pu se vider sans même se masturber.
Cet orgasme fut si intense que Cami faillit s'effondrer mais Gally la retint en ne lâchant pas sa cuisse.
Lorsque la medjack se calma un peu, Gally retira ses doigts de son intimité et il les porta à sa bouche, les léchant sans aucune gêne. Les coins de ses lèvres étaient trempés tant Cami avait mouillé.
- Putain... Grogna-t-il entre ses dents, comme s'il était accro à ce qu'il venait de goûter
Se remettant peu à peu de ses émotions, Cami rencontra le regard de Gally. Un regard qui était perdu, qui ne savait plus quoi faire face à cette situation qui tournait en boucle depuis des semaines et des semaines.
Le bâtisseur était en train de vaciller.
Lentement, sa carapace se craquelait.
Cette aventure, qui n'était qu'occasionnelle, ne lui suffisait-elle plus ?
Ça devient encore plus compliqué entre Gally et Cami...
J'espère que vous avez aimé ce chapitre 💗
