Cami n'arrivait pas à oublier ce regard.

Après l'avoir fait jouir rien qu'à l'aide de sa langue et de ses doigts, quelque chose avait changé dans les yeux de Gally.

Une émotion que Cami n'avait pas réussi à déchiffrer.

Et cela avait tant perturbé les deux blocards qu'ils s'étaient quittés sans un mot, partant chacun de leur côté.

Toutefois, Cami y repensait tous les jours.

Sans cesse.

Plusieurs semaines s'étaient écoulées depuis cet instant.

La medjack ne savait pas combien, elle ne les comptait plus.

Et depuis ce moment passé dans la salle des cartes, Cami et Gally ne s'étaient plus retrouvés rien que tous les deux.

Il ne s'était donc plus rien passé entre eux.

Après avoir mis sa fierté de côté, Cami avait tenté de revenir vers lui alors qu'il était seul dans une chambre.

Sauf qu'il l'avait violemment remballée. Lui criant qu'il n'avait pas la tête à ça.

Encore aujourd'hui, Cami se demandait s'il avait réagi ainsi parce qu'il n'acceptait pas que leur « relation » était en train de changer.

Cela importait peu désormais.

La blocarde avait été très vexée qu'il la rejette ainsi et elle l'avait complètement laissé tomber.

Cela l'irritait d'autant plus de voir que Gally acceptait parfaitement cette distance entre eux et ne revenait plus vers elle.

C'était la première fois.

Mais qu'importe, elle ne pouvait rien y faire de toute façon.

Alors le temps passait, et Cami reprenait enfin une vie à peu près normale au Bloc.

Sans être constamment perturbée par Gally, ce qui lui faisait du bien.

- Putain je suis à bout !

Cami fut aussitôt sortie de ses pensées, sursautant sous la voix agacée de Jeff.

Elle se trouvait dans l'infirmerie, et comme d'habitude depuis quelques jours, elle s'occupait de Thomas.

Il s'était finalement réveillé, mais il éprouvait encore des difficultés à marcher et à parler.

Les medjacks n'arrivaient pas à trouver de quoi le soigner et la Boîte n'était toujours pas remontée, ce qui les énervait au plus haut point.

Ils espéraient qu'elle arrive bientôt, accompagnée d'un remède.

En attendant, ils faisaient ce qu'ils pouvaient. Mais Jeff et Clint perdaient souvent patience.

Newt passait très souvent voir Thomas, il restait parfois des heures à ses côtés.

Il essayait de le faire parler, en vain. Mais le sarcleur ne perdait pas espoir.

Le plus gros problème dans tout cela, c'était que l'incident avec Thomas retardait énormément les recherches dans le labyrinthe.

Alby l'avait remplacé, il accompagnait Minho désormais et travaillait avec lui dans la salle des cartes.

Malheureusement, il n'était pas aussi efficace que Thomas.

Cami en venait à se dire que les Créateurs le faisaient exprès, pour les empêcher de sortir.

Cela les rendait tous fous. Ils priaient pour que ce chaos cesse vite.

- Ne t'en fais pas Jeff, on va y arriver. Clint tenta de rassurer son ami et collègue

Était-ce vrai ?

Cami commençait à en douter.

Le lendemain fut une meilleure journée.

Voyant que tout le monde était à cran, Alby avait décidé d'accorder la journée aux Blocards.

Personne ne travaillait aujourd'hui.

Sauf les Bâtisseurs, car Gally avait déclaré qu'une journée de repos leur suffisait, pas besoin de deux.

En l'entendant dire cela, Cami avait levé les yeux au ciel.

Il avait surtout besoin de travailler pour se changer les idées et ne pas penser à tout ce qui le tourmentait.

Imbécile.

Plus les jours s'écoulaient, moins il lui manquait. Elle était ravie qu'il l'ignore au final.

Après avoir mangé un bon déjeuner, Cami décida d'aller faire une sieste.

Comptant bien profiter de sa journée de repos.

Jeff et Clint s'occupaient de Thomas dès que nécessaire.

Néanmoins, la medjack allait très vite regretter d'être partie dormir.

- Qu'est-ce que vous comptez faire ?

Cami ne comprenait pas ce qu'il se passait.

Des torrents de larmes roulaient sur ses joues, elle n'arrivait pas à s'arrêter de pleurer.

Elle se trouvait dans une pièce blanche, les lumières reflétaient sur les murs, ce qui l'aveuglait.

Elle était à quatre pattes... complètement nue. Une fois de plus.

Et ses mains et pieds étaient attachés, retenus par des sortes de robots.

Il lui était impossible de bouger.

- Répondez-moi !

Cami entendait des pas autour d'elle, des agitations.

Mais elle n'arrivait pas à voir avec les éclairages.

- Vous ne m'aviez jamais parlé de ça ! Ce n'est pas normal, qu'allez-vous me faire ? Cria Cami d'un ton désespéré

Soudain, une personne apparut devant elle. Elle s'agenouilla.

Cette fois, Cami réussit très bien à la percevoir.

- Theo ? Qu'est-ce que... Qu'est-ce que tu fais ? Bafouilla-t-elle, les yeux brouillés de larmes, toujours aussi apeurée

Theo lui fit un regard désolé.

Dans sa main droite, il tenait une énorme pipette. Qui contenait un liquide étrange.

Cami se mit aussitôt à paniquer, elle en eu un haut-le-cœur.

Maintenant, elle comprenait ce qui l'attendait.

- Je suis navré Cami, je n'ai pas le choix. Tu le sais, c'est pour le bien de tous. Pour le bien de Wi...

Le jeune homme n'eut pas le temps de terminer sa phrase.

Une autre personne venait d'entrer en bombe dans la pièce, fracassant presque la porte.

- Putain mais qu'est-ce qu'il vous prend ? Vous êtes devenus tarés !

Theo s'éloigna de Cami dans la seconde.

Cette voix... elle la connaissait. Elle en était certaine.

- Dites-moi que je suis en train d'halluciner. Dites-le-moi !

Ce n'était plus que des hurlements à présent.

- Cami n'est pas un putain d'animal ! Relâchez-la ou je fous tout en l'air !

- Écoute, on peut tout t'expliquer...

Boum.

Il y eut un bruit sourd. Puis ce fut le trou noir.

Cami se réveilla au bord de la crise cardiaque.

Elle était couverte de sueur.

Paniquée, elle regarda autour d'elle avant de souffler de soulagement.

Elle était toujours dans le labyrinthe, et non pas dans cette pièce étrange.

- Putain de merde. C'était quoi ça ?

Ce n'était pas un rêve. C'était impossible.

Cela semblait bien trop réel, bien trop précis, bien trop détaillé.

Cami en était presque persuadée désormais.

Quand elle dormait, elle ne rêvait pas.

Elle se rappelait de certains souvenirs.

Les seules choses qui l'empêchaient d'en être totalement certaine, c'étaient les rêves avec Gally et Rosie.

Cela ne pouvait pas être vrai.

Elle ne pouvait pas partager de tels souvenirs avec eux.

Devait-elle en parler avec Alby ?

Et si les Créateurs étaient les personnes qui comptaient lui faire du mal dans ce souvenir ?

Non, elle ne pouvait pas lui dire. À personne.

On la soupçonnait déjà bien assez d'être en lien avec les Créateurs.

- J'en ai marre, marre de cette foutue vie. Se plaignit-elle alors qu'elle sortait de son hamac, encore chamboulée

En chemin vers les douches, Cami repensa à ce qu'elle avait vu et entendu pendant son sommeil.

Qui était ce Theo ? Il n'était pas avec eux dans le Bloc.

Qu'avait-il voulu dire par « Wi » ? Qui était-ce ?

Et cette personne qui était venue la sauver ? Cami tapa du pied en réalisant qu'elle avait oublié sa voix.

Était-ce l'un des blocards ?

Et surtout. Que comptaient-ils lui faire alors qu'elle était emprisonnée, à quatre pattes et dévêtue ?

Avec une pipette remplie de liquide ?

Non.

Ils n'avaient tout de même pas envisagé de...

Non.

Cami secoua la tête, comme pour chasser ces idées.

Elle ne voulait plus y penser. Elle voulait oublier tout cela.

C'était malsain, perturbant. Elle n'avait pas besoin de ça en ce moment.

Ce fut ainsi que, après avoir pris une bonne douche, Cami se retrouva dans la cuisine.

Frypan et Teresa s'y trouvaient, ils étaient en train de boire.

Et ce n'était pas de l'eau.

- Parfait !

Les deux cuisiniers se retournèrent vers la medjack, fronçant leurs sourcils.

- Oui je sais Cami, on me dit souvent que je suis parfait. Ricana Frypan

Cami émit un rire forcé.

- Servez-moi un verre, vite.

Teresa pouffa de rire alors qu'elle se levait pour lui chercher de quoi se joindre à leur beuverie.

- Oula, tu as une de ces têtes Mimi. On dirait que tu reviens de l'Enfer.

- C'est le cas. Ronchonna la concernée en s'asseyant à côté de Frypan

- Raconte-nous tout ! L'incita le blocard

- Non merci, ça ira. Buvons à la place.

Cami était vraiment au bord du gouffre après cette sieste et il fallait que tout cela lui sorte de la tête.

Et rapidement.

Ses amis ne se firent pas prier.

Au bout de même pas une heure, ils furent complètement bourrés.

Ils riaient de tout, ne pensaient plus à rien et disaient absolument n'importe quoi.

- Alors, personnellement je parie que l'on va rester encore cinq mois dans le Bloc. Cami ? Dit Teresa après avoir bu les dernières gouttes de son énième verre

- Je dirais un mois. C'est peut-être trop optimiste mais j'y crois. Et toi Frypan t'en penses quoi ?

- Moi j'aime beaucoup les saucisses avec du riz. Répondit-il en haussant les épaules, le regard dans le vide

- C'est meilleur avec des lentilles ! Rétorqua Teresa, outrée

- Punaise vous êtes chiants, ça n'a aucun rapport avec notre discussion initiale ! Râla Cami en passant une main sur son front, avant de rigoler

Elle commençait à avoir terriblement chaud.

Cela lui faisait toujours cela avec l'alcool de Gally.

Et comme par hasard, c'était quand il lui revenait à l'esprit qu'il décidait de se pointer.

Le maton des Bâtisseurs venait d'entrer dans la cuisine et les trois blocards avaient cessé de parler.

Gally étouffa un rire méprisant en les voyant si soûls, puis il les ignora royalement tandis qu'il se cherchait un verre d'eau.

- Quel rabat-joie lui... Murmura Teresa dans l'oreille de Cami, en gloussant

Cami ne parvenait pas à faire autrement.

Elle était obligée de le scruter, de le sonder du regard.

Gally venait de s'asseoir sur la chaise collée contre le mur, juste en face de leur table.

Cami eut l'impression de faire face à une œuvre d'art.

Et ce n'était pas l'alcool qui lui faisait dire cela.

Le maton était avachi sur la chaise. Il était torse-nu et ne portait qu'un pantalon brun qui le moulait parfaitement.

Il avait basculé sa tête en arrière afin de fermer les yeux quelques minutes.

Cela faisait des mois qu'il n'avait pas coupé ses cheveux et ils étaient désormais suffisamment longs pour qu'il puisse les tirer en arrière.

Une mèche s'écrasait sur son front.

Ses bras étaient posés sur les accoudoirs et leurs muscles étaient saillants.

Son torse, qui était complètement trempé de transpiration, s'élevait à chacune de ses lourdes inspirations.

Cami en eut le ventre retourné.

Comment cet homme tout bonnement ignoble pouvait être si beau ?

- Ben putain... il est quand même bien foutu. Chuchota Teresa, le plus doucement possible

Cette remarque calma aussi sec les ardeurs de Cami.

Gally ne méritait pas d'être complimenté.

Ce fut donc plus fort qu'elle. Cami décida de le critiquer.

Bien sûr, l'alcool ne fut pas d'une grande aide.

- Ce n'est qu'en apparence. Crois-moi, il en a une petite.

Teresa et Frypan durent mettre une main devant leur bouche pour s'empêcher d'exploser de rire bêtement.

Ça, Gally l'avait entendu.

Lentement, il redressa la tête et l'inclina légèrement sur le côté.

Il planta son regard sombre dans celui de Cami.

Un sourire en coin, à la fois narquois et amusé, se dessina sur les lèvres du bâtisseur.

- Ah ouais ? Dit-il simplement, d'une voix rauque

Et cela suffit à déstabiliser Cami.

- Il ne l'a pas contredit, il ne s'est pas énervé. Ça prouve bien qu'il a tout le contraire. Marmonna Frypan

Bien évidemment.

Gally savait tout autant que Cami qu'il était loin d'en avoir une petite, et c'était bien pour ça que cela ne l'avait pas perturbé une seule seconde.

La medjack avait raté son coup, tout ce que cela avait fait, c'était qu'une énorme tension venait de s'installer entre le bâtisseur et elle.

Ils ne se lâchaient plus du regard.

Cela faisait des semaines qu'il ne s'était plus passé une telle chose entre eux.

Et à travers cet échange, ils se dirent tout. Silencieusement.

Toute la haine et la rancœur qu'ils ressentaient l'un envers l'autre.

Tout le désir qu'ils gardaient enfoui au fond d'eux.

Cami entendit à peine Frypan dire à Teresa qu'il valait mieux partir.

Elle les entendit encore moins quitter la cuisine.

Il y eut un silence de quelques minutes, avant que Gally ne le brise.

- Tu es vraiment une gamine la bleue.

Cami, encore bien alcoolisée, ricana tout en se laissant tomber contre le dossier de sa chaise.

- Tout comme toi. On se ressemble quelque peu, au final.

- Oh ça non. Riposta Gally tout en continuant de la fixer

La medjack soupira. Elle ajouta, afin de l'embêter :

- Ça y est, tu as fini de m'ignorer ?

- Je te retourne la question. Répliqua-t-il d'un ton presque méchant

- Je ne t'ignorais pas, je n'en ai simplement rien à faire de toi. Répondit Cami avec un sourire sournois

- Mon instinct me dit que c'est tout le contraire, et que je hante tes pensées. Surenchérit Gally, moqueur

Fait chier.

Il avait constamment raison.

Alors, Cami tenta le tout pour le tout.

- Et toi ? Je n'occupe pas ton esprit ?

Gally étouffa un rire mesquin.

- Ne rêve pas trop, tocarde.

La blocarde roula des yeux.

Jamais il ne serait gentil avec elle, pas même un seul quart de seconde.

Et c'était pourtant dans ces moments précis qu'elle le désirait plus que tout.

Cela faisait si longtemps qu'elle ne l'avait pas touché.

Bien trop longtemps qu'il n'avait pas été en elle.

Alors, prise d'une pulsion incontrôlable, Cami se leva de sa chaise.

Et elle se dirigea vers Gally.

Celui-ci n'arrêtait pas de la fixer, sans relâche.

D'une façon à peine perceptible, il l'épia de haut en bas, s'attardant sur ses jambes et ses hanches.

Cami se posta juste devant lui, à quelques centimètres.

Pour une fois, c'était elle qui le surplombait, qui le regardait de haut.

C'était lui qui levait les yeux vers elle, la bouche entrouverte.

L'atmosphère était devenue affreusement oppressante.

Cami ne réussit pas à rester ainsi quelques secondes de plus.

Sans prévenir, elle s'assit à califourchon sur les cuisses larges du bâtisseur.

Tout en prenant soin de bien poser son entrejambe sur celui de Gally.

- Putain... Grogna-t-il, baissant les yeux vers l'endroit sensible où elle s'était assise

Et pour lui faire tourner d'autant plus la tête, Cami déposa ses fines mains sur le torse dénudé du maton.

Elle fut soulagée de voir que Gally ne la rejetait pas.

Au contraire, il semblait être en extase devant le spectacle qui s'offrait à lui.

Cami, vêtue d'un petit t-shirt et d'un mini short, qui se frottait légèrement sur son sexe qui commençait déjà à être en érection.

Le tissu des vêtements de Cami était si fin que Gally pouvait sentir l'intimité mouillée de la medjack contre son pantalon.

- Bordel la bleue, tu me rends...

Gally ne parvint pas à aller au bout de sa phrase.

Cami était en train de caresser son torse.

Elle touchait chacun de ses muscles avec délicatesse, tandis qu'elle continuait d'appuyer son sexe contre celui du bâtisseur.

Puis, le plus lentement possible, elle descendit l'une de ses mains vers l'érection de Gally.

Lorsqu'elle l'atteignit, elle gémit et en eut des papillons dans le ventre.

En effet, elle avait oublié à quel point son sexe était long.

Ainsi, à travers son pantalon, Cami masturba Gally. D'une manière qui le torturait.

- Tu ne devrais pas faire ça, la bleue.

Cami sourit d'une façon sournoise.

Pour en rajouter, elle se pencha en avant. Jusqu'à atteindre l'oreille du maton.

Alors, elle donna un coup de langue sur son lobe.

Ce qui arracha un râle puissant à Gally. Sa respiration était haletante, il n'en pouvait plus.

- Et pourquoi ? Susurra-t-elle au creux de son oreille

- Parce que je vais te détruire. Jusqu'à ce que tu n'en puisses plus.

Il disait cela d'une voix à la fois froide et suave.

Cami en était accro. Cela lui provoqua un autre gémissement.

- Ça me va. Réussit-elle à dire

Elle se redressa à nouveau et planta ses yeux dans ceux de Gally.

Il y avait encore tant de haine dans le regard du maton, mais Cami n'en avait rien à faire.

Tout en le scrutant, elle accéléra les mouvements de sa main sur le sexe du bâtisseur.

Gally était en train de perdre le contrôle, il se faisait violence pour ne pas poser ses mains sur les cuisses, sur les hanches ou sur les fesses de Cami.

Il ne pouvait pas la toucher, il ne voulait pas devenir accro lui aussi.

Cami resserra sa poigne autour de son érection et Gally se mordit la lèvre pour s'empêcher de grogner. Fronçant les sourcils.

- Je te hais, la bleue. Je te hais à m'en rendre fou. Et le problème c'est qu'à cause de ça, je ne pense qu'à toi.

Putain.

Mais à quoi jouait-il ?

Ce que Gally venait de dire fut l'effet d'une bombe.

Cami eut un déclic inattendu. Enfin, elle réalisa tout.

Elle réalisa à quel point leur petit jeu était mauvais.

Quand ils passaient ces moments ensemble, tout semblait s'apaiser.

Ils se détestaient moins et se faisaient du bien. Plus que du bien.

Mais une fois que c'était fini, la spirale infernale était de retour.

Gally traitait à nouveau Cami comme la pire des merdes. Comme si elle n'était qu'une bonne à rien.

Et cela ne pouvait plus continuer.

Jamais Gally n'envisagerait quelque chose de plus sérieux avec Cami, jamais il ne la respecterait.

Elle ne pouvait rien attendre de lui. Elle se voilait la face depuis bien trop longtemps.

Jamais il ne changerait envers elle.

De ce fait, Cami stoppa tout.

Elle se dégagea de Gally et se releva, l'abandonnant avec une érection douloureuse.

Gally la dévisagea, à la fois surpris et déçu.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- C'était la dernière fois. Ce qu'il y a entre nous, Gally, c'est fini.

Visiblement, le bâtisseur ne semblait pas être d'accord.

Son regard était devenu noir.

D'un geste vif, il se mit debout à son tour et il tenta d'attraper le poignet de Cami alors qu'elle comptait partir sans même lui adresser un dernier regard.

Mais il n'en eut pas le temps.

Un bruit assourdissant figea sur place les deux blocards.

La Boîte.

Cami sentit son cœur s'accélérer.

Elle arrivait à nouveau à un moment où elle n'était pas censée venir.

- Putain c'est reparti. Cracha Gally, déjà énervé

Sans plus attendre, ils sortirent de la cuisine, puis de la Ferme, avant de courir vers la Boîte.

Lorsqu'ils arrivèrent, ils se frayèrent un chemin parmi la masse de blocards. Ils étaient tous très agités.

Ils l'avaient déjà ouverte et Newt se trouvait à l'intérieur.

- Alors ? Assena Gally d'un ton froid

- C'est un gars. Et il y a un remède pour Thomas, enfin c'est ce que nous pensons. Annonça Newt

Curieuse, Cami s'approcha au bord de la Boîte.

Titubant encore sous les effets de l'alcool.

Lorsque la jeune femme aperçut le nouveau, sa respiration se coupa.

Il était bien réveillé et comme tout bon bleu, il était effrayé.

Mais surtout, il était magnifique. D'une beauté comme on en voyait peu.

Cami n'en revenait pas.

Et lorsque le nouveau trouva le regard de la medjack, celle-ci eut un choc.

Elle avait l'impression de l'avoir déjà vu. Il n'y avait pas très longtemps.

Oh.

Et si... et si c'était Theo ? Ce jeune homme qu'elle avait rencontré dans son souvenir.

Non, ce n'était pas possible.

Enfin, elle ne s'en souvenait pas. Elle n'arrivait pas à s'en remémorer.

Son cerveau embué par ce qu'elle avait bu l'empêchait de s'en rappeler.

Elle se faisait probablement des idées.

Cela ne pouvait pas être lui.

Toutefois, Cami n'était certainement pas prête pour ce qui allait suivre.

Alors que Newt essayait de relever le nouveau pour le faire sortir, celui-ci continuait d'épier la blocarde.

Il ne regardait qu'elle. Avec intensité.

Et là, il ouvrit enfin la bouche.

- Cami ?

Puis dans la seconde qui suivit, le bleu s'évanouit.

Quoi ? Non !

Il n'avait tout de même pas...

Le nouveau ne pouvait pas connaître son prénom. Il ne connaissait même pas le sien.

Comment cela se faisait-il ?

Cami avait probablement mal entendu. Cela ne pouvait qu'être ça.

Mais non, car tous les blocards avaient à présent les yeux rivés sur elle.

Et ils étaient tous aussi choqués que la medjack.

Même Gally avait tourné la tête vers elle.

Sauf que dans ses yeux, Cami y décela une rage indescriptible... ainsi que de la déception.

Le corps entier de la jeune femme se mit à trembler.

Paniquée, elle ne savait plus où regarder. Ses yeux bougeaient dans tous les sens.

Elle était foutue.


J'espère que vous avez aimé !

Alors, c'était quoi ce rêve/souvenir ?

Et ce nouveau mec, vous en pensez quoi ?