Maudit vent noir : les pantins du Destin
Chapitre 1 : Il était une fois,
Le soleil était particulièrement
radieux aujourd'hui, signe que l'été était
déjà bien entamé. Comme tous les jours de
marché, Konoha avait sa manière à elle de se
divertir quotidiennement et les femmes de ninja en mission,
profitaient de ces jours là pour sortir un peu pour s'occuper
l'esprit et parler un peu de tout. Depuis que cela avait été
mis en place, les gens n'occupant pas un statut militaire ne se
sentait un peu plus libre et rattaché à leur
communauté. Moins esclaves si on veut.
Depuis ce matin, le
3ème Hokage n'avait eu aucun répit, chose due au
nombre d'affaires encore en cours et à son petit fils au nom
éponyme du village. Sandaime remarqua les visages sévères
et impatients des deux autres membres de la salle et l'heure. Ce
n'était vraiment pas à la ''blaguounette'' de
la passation de pouvoir, bien au contraire.
Tirant sa pipe, le
vieil homme relu encore le rapport du ninja revenu de mission. Si ce
qu'il disait était vrai, chose peu probable, il n'y avait
pas de temps à perdre.
Une enquête devait être
menée et vite.
A la droite de l'Hokage se tenait comme
souvent un de ses plus vieux amis et le premier Conseiller de Konoha.
Homura derrière ses lunettes et sa fameuse barbiche n'avait
jamais perdu de sa vivacité d'esprit et de sa faculté
formidable d'analyse. A coté de lui, se tenait un homme
assez austère et au visage fier et dur. Uchiwa Fugaku, le
responsable du département des forces de police de Konoha
était particulièrement crispé aujourd'hui,
chose assez peu ordinaire pour quelqu'un comme lui.
Deux
personnes se matérialisèrent derrière un rideau
de fumée devant le bureau de trois des plus grandes figures
actuelles de Konoha, toutes avec des masques d'Anbu. Ils saluèrent
et se mirent au garde à vous.
Sandaime posa sa pipe et
commença sans s'embarrasser de préambule :
«
Vous pouvez retirer vos masques. C'est une mission ''normale''
cette fois-ci. »
Le vieil Hokage avait prononcé le
mot normal avec une certaine pointe d'ironie en direction du chef
de la police, qui ressentit un semblant d'être mal à
l'aise signifié par un léger ''hum' et un
froncement des sourcils. Sandaime ne lui avait pas fait de reproche
sur sa conduite d'aujourd'hui pour le moment mais ce n'était
pas l'envie qui lui manquait.
L'Anbu : le fameux
département « secret » spécialement
affréter pour toutes les missions Tactiques et d'Assassinat
sous les ordres directs de l'Hokage dont en théorie,
l'identité des membres devait rester confidentielle.
Les
deux membres firent mine de rien voir, hochèrent la tête
et s'exécutèrent. Le premier homme à se
découvrir le visage était celui de gauche. De taille
moyennement grande avec des cheveux gris blancs redressés un
peu en balai brosse, il portait à son visage mi découvert
son bandeau protecteur de travers, rabattu à la diagonale sur
son œil gauche. Son autre œil visible était loin d'avoir
l'air militaire et apparemment plus sujet à l'ennui. A ce
qu'il se souvienne après toutes ces années passées
sur le terrain, son véritable nom était Hatake Kakashi
et allait fêter ses 19 ans dans quelques mois.
Le deuxième
Anbu qui fut vivement recommandé pour cette mission etait le
fils du responsable du département de police. La raison ?
implicitement grâce à cette mission, il pourrait enfin
officialisé son entré dans le département
Tactique et Assassinat. Tous attendaient de lui énormément
: il avait 11 ans et demi. Le clan était fier de son rejeton
et il ne s'en cachait pas : c'était un de ces génies
qui n'apparaissaient que tous les 10 ans.
Un peu plus hésitant,
le ninja enleva son masque. C'était l'archétype
d'un membre du clan Uchiwa : cheveux bruns et yeux noirs, couleurs
que la famille semblait affectionner particulièrement.
«
Il est inutile de s'embarrasser de présentations, vous vous
connaissez déjà tous les deux, ne serait-ce que par
votre réputation quasi- comparable au sein du village. »
Contrairement à ce qu'il eu crut, Sandaime aurait pensé
voir le visage du jeune Uchiwa Itachi plus serein et fermé que
d'ordinaire, voir un peu sujet à l'anxiété.
Toute la fierté du clan reposait sur lui cette fois ci, et le
nouveau petit prodige allait enfin pouvoir prouver ses capacités
à entrer dans l'Anbu. Le gamin restait calme et discipliné
avec presque un sourire à moitié figé sur le
coin des lèvres. L'Hokage aimait beaucoup son regard :
c'était déjà un excellent ninja.
Normalement
aujourd'hui, le père d'Itachi devait l'accompagner mais
au dernier moment se retira pour laisser sa place à quelqu'un
d'autre, devoirs familiaux l'appelant. En effet, la présence
d'un proche lors de l'entrée à l'Académie
était requise et Sasuke, le cadet de la famille suivait ses
pas le lendemain. C'était donc la raison de la présence
requise en dernière minute et de toute urgence de Kakashi. Le
patriarche de famille n'avait pas particulièrement apprécié
ce choix mais il du s'y plier, la politique cette fois ci
l'emportant sur le prestige familial.
Hatake Kakashi avait sur
les mains le sang d'un membre Uchiwa et possédait maintenant
son don dans l'œil caché. Le clan Uchiwa avait essayé
d'attenter une action en justice mais qui fut rejeté par
manque d'élément solide. Bien qu'Hatake en soit
sortit vainqueur, les membres de la famille lui vouaient encore une
certaine rancœur que personne n'ignorait.
Ayant remarqué
du coin de l'œil une certaine contrariété dans le
visage de son chef de la sécurité publique, Sandaime
prit plaisir dans sa satisfaction intérieure et tendit une
enveloppe à Itachi.
Il commença à exposer la
mission d'un ton faussement neutre et militaire :
« Dans
cette enveloppe, se trouve vos ordres de missions détaillés
et vous choisirez entre vous votre nom de code. Etant l'aîné
des deux et le plus expérimenté pour ce genre de
mission, Hatake Kakashi sera le chef de la mission.
Pour un
rapide résumé au retour de sa dernière mission,
la patrouille régulière de reconnaissance 49 d'Uchiwa
Shisui a surpris des choses troublantes au pays du riz.
Il
s'avère que Geppetto, un ébéniste
professionnel dans la région du Lancq Ton possède un
apprenti au talent… assez proche du Shodaime, l'un des deux
fondateurs de Konoha.
Je vous demande d'enquêter sur lui
en utilisant le stratagème ou le moyen que vous voudrez et
d'en rapporter la « preuve » ici en cas de
confirmation.»
Uchiwa Fugaku mit une main sous la table et
pinça sa jambe pour ne montrer aucun signe apparent par le
visage et sa stature. C'était une humiliation pour le clan
qu'un de ses membres se fasse commander par le fils d'un traître
du village. Mais elle ne devait pas apparaître publiquement.
Au moment que l'Hokage allait prendre sa plume pour signer un
papier quelconque comme pour noter quelque chose d'important,
Kakashi s'avança et leva le doigt pour prendre la parole :
« J'ai une question.
- Je t'écoute, lui
répondit d'un ton neutre l'Hokage sans décoller le
nez de sa feuille.
- Vous dites que cet apprenti possèderait
un don proche de Shodaime ?
- Oui. affirma Homura. Selon le
rapport, tout porte à croire que cette personne serait bien
capable de maîtriser le mokuton ninjutsu.
- Mais d'après
les livres à ce sujet, cette technique n'est pas héréditaire
et personne d'autre jusqu'à présent ne l'a
maîtrisé. Même Tsunade Sama n'en possède
la capacité, elle qui est la petite fille du premier Hokage.
- C'est pourquoi nous vous demandons d'enquêter.
Concorda Sandaime en classant la feuille dans un coin de la surface
apparente du bureau.
- Nous ne pouvons dépêcher une
équipe régulière sur le terrain, renchérit
Homura, car si il s'avérait que ces faits cités dans
le rapport soient exacts et que ce soit le ninjutsu que nous pensons,
ce pouvoir doit nous être rapporté et ne doit en aucun
cas tomber entre les mains d'un autre village ninja.
- Un autre
village caché ? interrogea Itachi.
- Oui. Intervint son
père. Dans le rapport de mission, Uchiwa Shisui a signifié
la présence non confirmée d'un ninja de Kiri. Il y a
dans l'enveloppe la photo et le dossier de celui ci…
-
…Hoshigaki Kisame, lut Itachi en feuilletant rapidement.
- Ce
sera tout. Répéta Sandaime pour la seconde fois. Vous
pouvez disposer.
- Yosh ! » dirent d'un ton militaire les
deux Anbu.
Uchiwa Fugaku se pinça les lèvres : il
n'avait pas à intervenir pour renseigner ses propres hommes
et à faire des éloges subtiles sur son clan. Si il
était présent, c'était parce qu'il dans la
rubrique « changements de dernière minutes» de la
mission.
Dans sa situation il ferait mieux de se tenir droit : ce
genre de choses était du temps de Nidaime ou même
puisqu'on en parle, Shodaime étaient sévèrement
sanctionnés que ce soit un Uchiwa ou pas.
Pendant que les
deux ninja se retournaient pour ressortir du bureau, Fugaku lui
soutint le regard un court moment puis baissa les yeux. Sandaime
accepta ses « excuses » d'un signe du regard. Il ne
pouvait de toute façon en attendre plus d'un clan aussi
orgueilleux que les Uchiwa.
Au moment où les deux
ninja s'engouffraient dans le couloir, l'Hokage se souvint de
quelque chose d'important à dire à Kakashi.
«
Kakashi, un instant s'il te plait. J'ai quelque chose à te
demander. Tu peux sortir Itachi. »
Les deux Anbu convinrent
silencieusement de se retrouver à la nuit tombée aux
portes de Konoha, c'est-à-dire à la tombée de la
nuit comme il était prévu dans le protocole, et Itachi
ferma la porte derrière lui.
Homura et Fugaku Uchiwa
choisirent aussi ce moment pour prendre congé et repartir à
leurs occupations respectives. Cette conversation ne les concernait
pas.
Il n'avait été vu ni entendu
par personne. Dans le contre bas d'une allée, quelqu'un
avait réussit à suivre toute la conversation du début.
Il se leva et se dirigea vers une destination inconnue, accompagné
d'un vieillard avec une canne.
Personne ne les avait encore
détecté cette fois-ci.
Konoha n'était
vraiment plus ce que c'était.
En sortant,
le premier conseiller de Konoha remarqua l'air très énervé
du chef du département de police mais n'en dit rien.
Le
vieux Hokage prit la parole.
« Comme je te l'avais promis
il y a de cela quelques temps, c'est ta dernière mission en
tant qu'Anbu. J'aurai préféré que ce soit
dans de meilleures conditions.
- Hokage Sama, vous savez bien que
c'est difficile de prédire à l'avance de quoi sera
fait une mission. »
Kakashi avait parlé franchement
et sans fioriture aucune. L'Hokage appréciait beaucoup son
détachement et sa franchise, choses assez rare maintenant. Il
se leva en prenant sa pipe et regarda par la fenêtre : le
soleil commençait doucement à décliner. Il
faisait vraiment chaud aujourd'hui.
« Dit-moi. Que vas-tu
faire après, Kakashi ?
- Je n'y ai pas encore réfléchi.
- Tu le sais qu'on cherche toujours des Junin instructeurs…
- Je … mais je…
- Réfléchis y. cela
pourrait t'apporter beaucoup. Peut être récupérer
quelque chose que tu as perdu. »
Aucune réponse.
Kakashi ne savait pas trop quoi en fait répondre et sa gorge
était un peu sec, même si il n'en montrait aucun
signe.
A vrai dire, il y avait vaguement pensé. Cela
faisait près de 9 ans qui s'étaient écoulés
depuis la fin tragique d'Obito. 9 ans de deuils. 7 ans et demi
qu'il était rentré dans l'Anbu. C'était
une manière comme une autre pour lui de se suicider sans le
montrer. Au moins il aurait son nom sur le M.A.C et ça ferait
bonne figure les jours fériés.
En vain. Personne ne
vint pour lui abréger ses souffrances et c'était même
voir le contraire. Combien de personnes avait il assassiné ?
Aujourd'hui, on lui proposait une porte de sortie et de se
rendre utile mais pour faire un travail qu'il ne se sentait
toujours pas prêt à accomplir psychologiquement.
«
Je peux disposer ?
- Oui. Tu es libre tu le sais bien.
-
Merci
- Une dernière chose, Kakashi.
- Oui ?
-
Méfie toi des Uchiwa. Ils sont particulièrement
énergiques ces temps ci.
- Bien Hokage Sama»
Un bruit de cane rythmait chacun des pas lourds de son
propriétaire, qui par écho s'étendait dans
tout l'étroit boyau des égouts de Konoha. Il y avait
une personne de plus petite taille devant lui qui ouvrait la marche
en tenant une bougie au dessus de sa tête, dont on ne
distinguait presque pas le bruit que faisaient ses propres enjambées.
A la lueur de la flamme, c'était un enfant d'a peine 6
ans qui précédait un vieillard. L'enfant n'avait
aucune expression sur le visage. Le vieillard quand à lui
était infirme d'un bras et couvert de bandelettes à
la tête de manière à cacher un oeil. Il se maudit
encore une fois en silence d'avoir suggéré à
l'habitant des lieux ce repère pour ses sombres activités.
C'était lugubre sombre puant et long à traverser;
Danzou détestait lui-même cet endroit.
Le vieil
homme s'arrêta, se tourna contre un plan du mur, vérifia
encore une fois si personne ne l'avait suivi et appuya sa seule
main valide contre la paroi. L'instant d'après, elle
trembla en s'ouvrant vers un autre boyau secret donnant lieu sur
plusieurs cavités dispersées sur les cotés.
L'enfant rouvrit la marche d'un mouvement presque mécanique
jusqu'à tourner à la troisième cavité.
Il n'y avait aucune peur dans sa démarche, aucune
hésitation.
Aucune émotion.
Danzou passa devant
l'enfant et ouvrit la porte sans s'embarrasser de bonnes manières
comme frapper à la porte. C'était après tout
le propriétaire et celui qui avait aidé financièrement
à la création de son laboratoire. Ce qu'Il y
trafiquait n'avait rien de secret pour lui. Ce savant fou n'avait
pas fourni sa base de toutes sortes de pièges.
Sa
confiance et son orgueil le perdraient un jour.
A
l'intérieur, leur hôte leur tournait le dos, encore
plongé dans le noir. Comme tout laboratoire, la salle était
assez vide question décoration et sur les tables et étagères
se tenaient mélangés diverses potions, flacons, tubes à
essais ou parchemins quand dans un ordre précis différents
échantillons vivants ou non n'y étaient pas disposés.
Au fond de la salle se tenait celui qu'ils étaient venus
rendre visite, leur tournait jalousement le dos. Habillé du
vêtement traditionnel de Konoha, il avait les cheveux longs
descendant jusqu'à la taille. Ses mains n'avaient pas
arrêté de travailler depuis leur arrivée.
«
Ma porte n'était pas ouverte à ce que je sache, vieux
fou. Rien ne t'empêche de frapper à la porte, Danzou.
- Toujours aussi arrogant… Orochimaru.
- Tu as beau m'avoir
offert le local pour travailler, tu n'es pas exempt des bonnes
manières.
- C'est réciproque : rien ne t'empêche
d'être poli et de te retourner quand tu me parles.
- Les
vieux sont vraiment longs à crever. Ku ku ku » railla le
scientifique en posant tout son outillage.
Tout en se tournant,
il continua de rire avec un son presque strident voir presque
reptilien à l'oreille. Dans la lumière des halogènes,
l'enfant découvrit l'éternel rictus de leur
interlocuteur, marque de sa fabrication et qui ne présageait
jamais rien de bon. Ce n'était pas la première fois
qu'il voyait son teint blanchâtre voir presque fantomatique,
ni même ses yeux reptiliens, brillants d'une inimaginable
folie.
Orochimaru fit une courbette de fausse modestie. Danzou
remarqua qu'il portait une bague à sa main gauche. Il
l'enlevait mystérieusement pour apparaître en public.
« Bienvenu cher Danzou Sama. Que vaut donc le privilège
de votre visite dans mon modeste bureau ? »
Danzou sourit
vaguement et alla s'asseoir au coin d'une table, après
avoir libéré d'un revers de la main la chaise d'un
ou deux vieux manuscrits sans grande importance.
«
Orochimaru. Nous avons un problème.
- Lequel donc ? Je
t'écoute, mes oreilles sont toutes ouïes mais … es ce
que celles d'un gamin y sont prêtes ? »
Orochimaru
n'aimait pas particulièrement que d'autres oreilles que
celles des concernés soient présentes lorsqu'il
traitait ce genre d'histoires.
- n'y fait pas attention ; il
n'y a aucun risque.
- Quel est son nom à ce gamin ?
-
Je… Commença l'enfant. Je n'ai pas de nom.
- Bien.
Sourit Orochimaru d'un air satisfait. Je reconnais bien là
tes bonnes vielles méthodes. Bon je t'accorde une audience
mais fait vite. J'ai du pain sur la planche, ta visite me perturbe
plus qu'elle me fait plaisir. »
Danzou se crispa un court
instant en tenant sa canne. Il prit un air faussement innocent pour
lui répondre, histoire de bien savourer par avance la surprise
se lire sur le visage de son interlocuteur.
« Te souviens
tu du projet Genesis-0 ? »
Orochimaru arrêta de
sourire. Ce que ce vieux fou allait dire était peu être
intéressant après tout.
Satisfait de son effet, le
vieil homme tapa sur sa canne avant de continuer :
« Bien.
Je vois que cela te rappelle quelque chose.
- Oui… vaguement,
un projet ambitieux qui fut avorté par manque de résultat
concluant. Enfin bref peu importe, dit moi où est le problème
?
- Il semblerait que certaines « preuves » soient
encore existantes. »
Cette fois-ci, le visage d'Orochimaru
changea totalement et devint très sérieux. Si il
n'était pas pâle d'origine, Danzou aurait facilement
imaginé la décoloration.
« Alors
qu'envisages-tu ? Susurra Orochimaru après un instant.
Saches que ceux avec qui je travaille actuellement ne vont pas être
particulièrement sympathiques avec nous deux si ils
l'apprennent.
- je ne fais pas partit de l'Organisation,
souffla Danzou d'un air distant, je n'ai donc pas à
craindre grand-chose de leur part. La question serait plutôt de
savoir ce que TU envisages.
- Mais ton nom apparaîtra
facilement dans les rapports et cette fois-ci, il faudra plus que
quelques courbettes pour t'en sortir, mon cher Danzou Sama.
-
Je vois que nous arrivons à la même conclusion.
-
Oui… nous devons éliminer cette ''preuve''. Sais-tu
où elle se cache ?»
Danzou prit un air satisfait et
lui tendit une enveloppe. A sa lecture, Orochimaru ne cacha pas son
air pensif cette fois ci et croqua son pouce. La petite douleur
l'aidait souvent à réfléchir, bien qu'inutile
en fin de compte.
Après une seconde relecture du document,
le Sanin leva les yeux vers Danzou d'un air amusé.
«
Bien… je vous ce que nous allons faire.
- tu as déjà
un plan ?
- tu le sais bien que je suis un génie. »
Il claqua des doigts et appela le nom de quelqu'un. L'instant
d'après, une jeune femme agenouillée apparut dans un
rideau de fumée.
Orochimaru sourit.
« Anko. J'ai
une mission pour toi. Ecoutes moi bien.
- Oui Orochimaru Sama. »
