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Chapitre 3 : Recevoir des inconnus chez soi
Une heure passée
du matin. Le ciel restait couvert et il pleuvait légèrement
rajoutant au froid de cette nuit venteuse sans lune. Ce temps lui
rappelait sans peine le temps de son pays natale mais sans la
familiarité proche de la flore particulière de l'île.
Les odeurs, les bruits et les lieux le ramenaient au village caché
par la pensée. L'assassin sous cape était dissimulé
à l'entrée de la résidence après avoir
emprunté des bois sombre et inquiétant.
Kisame
s'était mis en route tout de suite après s'être
assuré qu'aucun gêneur ne vienne le perturber ou le
suivre. Il n'avait pas de temps à perdre avec des missions
réservées d'ordinaires à des assassins de
second ordre. Pour un vétéran comme lui, accepter une
mission comme celle-ci, assassiner un simple concurrent dans le civil
était presque indigne. Kisame n'était il pas l'un
des sept meilleurs ninja de son village après le Mizukage?
N'aurait il pas pu aussi, soutirer de petites fortunes à ces
idiots pour le simple plaisir de les voir le menacer de représailles
? Nan, la seule chose qui l'avait empêché d'étriper
ses « employeurs » avait été la perspective
d'un combat contre un autre assassin bien que son nom ne lui
rappelait rien de connu.
Kisame se moquait bien de tout ça.
Il réfléchissait plutôt à comment faire en
sorte de prendre les devants afin que toute preuve ou témoignage
n'éclaboussent ses activités parallèles. Le
village ne devait pas avoir l'œil sur lui plus que de d'habitude.
Ce qui se tramait là bas était énorme et le
ninja comptait bien prendre sa part du gâteau. Cela n'avait
vraiment rien à voir avec un petit assassinat de campagnard.
Kisame sourit : les affaires étaient vraiment longue à
se mettre en place mais rien qu'à imaginer la place qui lui
reviendrait dans le futur, l'attente vaudrait bien quelques
caprices du temps. Le village de Kiri ne serait plus jamais le même
après ça…
Et en attendant, Same-Hada avait faim
et il ne pouvait plus se cantonner à de simples missions de la
maison.
Un homme aux yeux de serpent le
surplombait, lui et les autres, menaçant se délectant
de la peur de ses victimes. Les perles de sueur qui luisaient sur le
front de Jotaro lui coulaient dans les yeux, le faisant ciller et
plisser des paupières, incapable de se détacher de
cette vision d'horreur. Sa bouche était figée comme
son visage en une expression grimaçante de douleur et de
désespoir, serrant le bâillon du mieux qu'il pouvait.
Il n'avait pas le droit de hurler.
Son bourreau recula
avant de tourner lui dos pendant un instant afin de fouiller parmi
ses ustensiles. Il continuait à rigoler tandis qu'il
entendait ses victimes se débattre, partout dans la salle. Des
cris étouffés de désespoir ou d'affolements se
répercutés partout dans la salle dans un beau fracas.
Jotaro était comme les autres, torse nu attaché
solidement, ses chevilles et poignets entravés par des
chaînes. Son corps était tendu à l'extrême
à l'instar d'une corde d'un instrument de musique. A la
lumière des braseros ; sa chair était recouverte d'un
voile de sueur miroitant par les flammes.
L'homme revint de
nouveau au-dessus de Jotaro, l'air redevenu sérieux voir
peut être presque grave. Le jeune homme grogna et secoua la
tête, ses yeux grands ouverts.
- Du calme mon mignon petit
cobaye. Demanda son bourreau d'une voix haute et sans appel. Je
n'ai fait jusqu'à maintenant que de me rapprocher de mon
but. Enfin, je n'en suis plus très loin après des
années de recherches...
Paniqué, les grognements de
Jotaro s'intensifièrent et il se mit frénétiquement
à faire claquer ses chaînes dans l'espoir quelqu'un
lui vienne en aide.
- Patience mon jeune ami. Reprit il. Sur la
cinquantaine enfants, il ne reste plus que toi ces six autres
résidus…
Dis moi mon mignon petit cobaye. Veux tu que je
te libère de ces chaînes ?
Jotaro cilla, incertain
d'avoir compris ce que venait de dire le bourreau. Le bourreau
gloussa de plaisir à le voir trembler (une sorte peut être
de réaction de ses muscles à avoir été
aussi longtemps allongé) puis à le voir désespérément
opiner de la tête.
- Ah oui, vraiment ? répondit le
scientifique, les lèvres formant un parfait rictus carnassier.
Très bien si c'est ton choix. Tu n'es peux être pas
si différent des autres finalement… (il sortit quelque chose
dessous son vêtement et se rapprocha du visage de Jotaro) Je
vais t'injecter quelque chose. Comme promis, tu vas te réveiller
sans tes chaînes mais dans une pièce cloisonnée
avec un lit. Sache que désormais, d'innombrables heures de
plaisirs t'attendent car d'atroces douleurs vont parcourir ton
corps. Au moins tu pourras essayer de m'éviscérer
dans tes rêves les plus fous à loisir lorsque la douleur
atteindra son paroxysme. (Jotaro sentit une petite piqûre dans
sa nuque.)
Le visage de nouveau dilué dans l'ombre,
Orochimaru enleva le bâillon.
- Mais sache que si ça
marche, tu deviendras unique… et libre pendant un certain temps. Et
si tu survis, j'aurais une grande récompense à
t'accorder. Bien, je t'autorise maintenant à crier.
Jotaro
s'exécuta.
Il se réveilla de
nouveau en sursaut. Couvert de sueurs et encore en train d'essayer
de se débattre mais cette fois ci dans les draps et avec
quelqu'un de penchée au dessus de lui qui tentait de
l'empecher de gesticuler dans tous les sens. L'avait on entendu
crier ?
- calme toi, lui chuchota Saya. Tout va bien.
Jotaro
secoua la tête après s'être redressé et
avoir demander à sa compagne délicatement de s'écarter.
Ce n'était pas simple. Il croyait encre entendre le rire
sinistre de son bourreau.
- Si tu me racontais ce qui s'était
passé ? insista Saya de nouveau.
Le jeune homme prit une
grande inspiration en se tenant la tête. Que lui dire ? Si il
racontait toutes ces visions, cela ne ferait qu'encore plus
l'inquiéter elle et son père. Que faire ?
Puis il
se tourna vers elle, plongeant son regard un long moment dans les
yeux. Jotaro se sentait très gêné en repensant
aux derniers mots acerbes qu'ils avaient échangeaient tout à
l'heure.
Il devait prendre l'air, celui-ci l'étouffant
malgré lui. Mais quelle excuse sortir ?
Saya resta seule
dans la chambre à moitié habillée, perdue elle
aussi dans ses pensées.
Il entendit des murmures venant de
l'atelier. C'était la parfaite excuse pour Jotaro. Le vieux
ne ronflait pas à coté. Autant descendre le voir deux
minutes.
Enveloppé dans sa cape, sa
gigantesque Same-Hada posée à terre, Kisame resta un
moment embusqué derrière un vieux tronc d'arbre
verdie par le temps, un lieu dégagé et sombre d'où
il observer avec attention les alentours et analyser toutes les
possibilités d'approche s'offrant à lui. En dépit
de son apparence et de sa taille peu commune, l'assassin était
capable comme tout ninja talentueux de faire preuve d'une grande
patience et d'une volonté de fer pour atteindre ses
objectifs sans qu'aucune alarme ne se déclenche. Personne
n'aurait pu le détecter et aucun détail ne lui
échappait. Il mettait point par point sa stratégie pour
entrer, mais aussi pour ressortir, prenant soin d'encore une fois
de ne rien laisser au hasard.
Kisame sentait la présence
de trois personnes dans la vieille bicoque, dont deux à
l'étage. Il ne savait pas qui pouvait être sa cible et
n'avait aucune envie d'attendre le jour pour savoir qui est qui.
Aucun signe comme quoi l'autre assassin était déjà
arrivé. Le ninja de Kiri essaya de faire le vide dans son
esprit afin d'oublier sa contrariété à ce
sujet même si il découvrit vite que celui-ci rechignait
à oublier certaines choses. Peut être se pointerait il
une fois sa tâche accomplie ? Un peu comme à l'ancienne,
genre sur le chemin du retour.
Tiré de ses fantasmes, il
entendit un cri à l'étage puis de l'activité
humaine à l'étage. Quelqu'un avait allumé la
lumière de sa chambre et il avait vu une femme et un homme se
lever. Ce dernier après un petit moment se faufila dans le
couloir pour emprunter l'escalier principal à l'Est menant
directement à l'étage inférieur. L'assassin
leva un regard perplexe au ciel. Ce devait être à sa
silhouette un jeune homme d'une quinzaine d'année, assez
maigre avec une belle carrure un peu large d'épaule.
Ce
n'était pas la cible. Cela faisait maintenant deux personnes
à l'atelier et une à l'étage réveillées
toutes trois malgré lui. Kisame sentit une pointe d'irritation
monter en lui car il avait trop attendu. Le ninja de Kiri se maudit
en silence et après un bref instant de réflexions sur
le meilleur moyen de les neutraliser tous en même temps, dit
adieu à sa belle patience ainsi qu'à sa discrétion.
Au diable la perfection ! Après tout, la dératisation
c'était bon pour les jeunes loups tout fraîchement
genin impatients de faire leur preuve.
L'instant d'après,
il fit fie de toute bonne mesure et sortit en trombe Same-Hada au
poing, prête au massacre et à l'assaut frontale. Il y
allait avoir du grabuge et du bon dans le bourrinage. Si ces idiots
de Kiri le voyaient en train de faire table rase sur ses cours de
méthodologie avancées d'assassin...
Kisame en
rigola à gorge déployée. Pire ! Et si même
ils suspectaient ce qui se tramait actuellement, il y aurait encore
plus de grabuge mettant vraiment au second rang cette petite anecdote
bien mesquine.
Kisame sourit de toutes ses dents pendant qu'il
enjambait la barrière, s'en fichant pas mal comme cela
pouvait bien être le cas du monde entier, de la bonne mesure.
Bah, les techniques liées au feu n'étaient pas
faites pour les requins mais restaient utiles… parfois pour faire
disparaître quelques traces flagrantes de son passage.
Si il avait écouté sa nature soucieuse,
Geppetto serait monté quatre à quatre les escaliers de
sa maison mais il avait appris à garder ses distances, même
avec des étudiants aussi sympathique que Jotaro. Et aussi, il
avait confiance en les charmes de sa fille. Au lieu de ça, il
fit semblant de ne rien avoir entendu bien que toutes ses pensées
faisaient la danse pour savoir ce qu'il pouvait bien se tramer là
haut, faisant semblant de s'intéresser à son travail.
Tout à coup, le vieil artiste s'arrêta et fixa
l'air, l'œil mauvais à la recherche de quelque chose.
Quelqu'un l'observait.
- Avez-vous quelque chose à me
dire, demanda Geppetto, ou dois-je faire encore semblant plus
longtemps de ne pas vous avoir détecté ?
Personne
ne répondit. Il avait l'impression ces derniers temps que
des regards n'avaient eu de cesse depuis ces derniers jours de le
guetter. Geppetto fronça les sourcils. Que pouvait on bien
chercher ici ? En tout cas qu'une créature ait pu
s'introduire chez lui ne l'enchantait guère.
Il
entendit entendre le bois grincer dans l'escalier à un
rythme de pas qui lui était très caractéristique.
Cela faisait quinze heures qu'il évaluait
à l'insu de tous. Capuche rabattue sur son visage et genoux
pliés pour que ses jambes disparaissent sous l'ourlet de sa
cape, son corps avait prit l'aspect d'une ombre accrochée
au plafond un peu comme l'aurait fait une chauve souris. Bien qu'il
soit d'une taille moyenne, son corps prenait de la place dans la
maisonette grincante et humide mais jamais personne n'avait réussit
à le détecter. A l'insu de tous, il pouvait se
déplacer comme bon il voulait sans émettre presque
aucun bruit. Lle vent frappant souvent la forêt faisait grincer
le bois de la maisonnette, une excellente illusion en somme parmi
d'autres astuces qu'il avait réserve. Il gardait bien soin de
contrôler sa respiration afin qu'aucun souffle ne sorte de sa
bouche lorsque l'un des résidents se rapprochait trop de
lui.
Il se tenait là pour surveiller son « objectif
».
Il avait été là lorsque le maître
l'avait grondé. Il avait été aussi là
pour voir son talent en œuvre et aussi lorsque leur dispute éclata.
Ce gamin avait quelque chose d'incroyable en lui. c'était
vraiment un pouvoir latent incroyable.
Et sa mission consistait
justement à son insu ce que rien ne lui arrive.
Il
attendait la relève. Dans quelques heures, on viendrait le
remplacer.
Ses yeux se rougirent un court instant d'impatience,
fixé sur le vieil homme encore occupé à cette
heure ci de travailler ses plans lorsque tout à coup il
entendit un cri à l'étage. Il se raidit un instant,
hésitant à savoir quelle attitude prendre ; entre se
précipiter et attendre la suite des événements.
Il n'était pas monté pour ne pas rentrer dans
l'intimité des deux jeunes gens et aussi par sécurité.
Les parois et le sol grincaient encore plus. Son dilemme prit fin
quand il entendit des pas précipités suivis, de
chuchotements là – haut.
Il se permit le droit de
souffler un bref instant, sûr alors que le vieil homme était
encore trop concentré à savoir ce qui se passait dans
la chambre des jeunes.
Le vieillard s'arrêta tout à
coup et figea l'air d'un air interrogateur, s'adressant à
serait gréé de lui répondre.
- Avez-vous
quelque chose à me dire ou dois-je faire encore semblant plus
longtemps de ne pas vous avoir détecté ?
L'espion
en tressaillit sur place.
L'avait il vraiment détecté
ou avait il simplement crut le détecter ? Pire, savait il déjà
sa position et se préparait il à lancer une attaque ?
Il était difficile de le savoir et encore plus de se
prémunir contre toute éventualité.
- Que se
passe t-il ? demanda un jeune homme en arrivant en bas des escaliers.
Il vit le vieillard hausser des épaules avant de lui
répondre.
- Mêles toi de tes affaires et va te
coucher !
Rassuré de voir le jeune apprenti détourné
l'attention du vieillard, Il se mit à réfléchir
à utiliser un Genjutsu un peu plus puissant dans la pièce
pour la prochaine fois. Il ne désirait plus déranger
par sa présence les membres de la maison.
A
pas feutrés, Jotaro descendit les marches s'arrêta au
coin de celui ci, la main encore sur la rampe. Jotaro se plaça
sur le coté de l'entrouverture de la porte et y jeta un
oeil. Jotaro souffla : ce n'était rien. Ca faisait deux ou
trois jours que qu'il se mettait à ronchonner, le nez en
l'air.
- Bien le bonsoir, maître. Je m'excuse pour le
dérangement car je t'ai entendu parler.
Le visage de
Geppetto grimaça, un peu mal à l'aise.
- Bah, ce
n'est rien, répondit le vieillard simplement. Je t'ai
aussi entendu crier, que s'est il passé ?
Jotaro plissa
des paupières en réfléchissant en détournant
son regard. Il n'avait pas envie de répondre à cette
question. Cela le concernait et non l'atelier. Mentir provoquerait
probablement une dispute à cette heure ci, et il n'avait
nullement envie de ça à cette heure ci. Même
solution pour celle qui consistait à refuser catégoriquement
de répondre ici et maintenant.
A son grand soulagement, il
entendit quelqu'un frapper à la porte, soulagé qu'un
facteur inconnu survienne à son secours.
- Je vais ouvrir
! dit Jotaro, tournant déjà les talons pour ouvrir.
Qui cela pouvait bien être à cette heure ci ?
La
main sur la poignée, Jotaro eut comme un mauvais
pressentiment. A la porte entrouverte, le jeune apprentie s'arrêta
et étudia l'inconnu dont la taille sembler presque rivaliser
avec celle du plafond de l'atelier. Une vague de terreur l'envahit
à voir son visage. Même dans la nuit, Jotaro arrivait à
discerner les traits étranges de l'homme qui se tenait en
face de lui.
Son faciès n'avait rien d'humain… comme
celui de son bourreau aux yeux et à la langue de serpent dans
ses cauchemars !
Pris d'une terrible émotion, il referma
la porte de l'atelier avec précipitation et s'appuya
contre elle, le souffle haletant. Que se passait il ? es ce que ses
cauchemars devenaient réalité ? Jotaro vit Geppetto se
dresser de sa chaise, cherchant à savoir quoi faire ou quoi
prendre. Jotaro sentit un violent choc dans le dos avec un bruit de
bois qui cedait dans un terrible vacarme. La table se brisa pour
amortir sa chute, faisant voler les feuilles sur lesquelles son
maître travaillait. Le jeune apprenti frémit lorsque il
vit ce qu'il était advenu de l'entrée où se
dressait encore le terrifiant inconnu. L'entrée avait été
totalement explosée et une épaisse poussière
s'était levée mêlé à de nombreux
copeaux de bois.
L'étranger avait la paume droite qui
était restée en avant tandis que de l'autre, il
tenait une chose gigantesque momifiée dans de grandes bandes
blanches. Jotaro frémit de nouveau : il ressemblait beaucoup à
un requin !
- Je déteste les gamins, déclara
l'étranger. De nos jours, ils ne savent même plus ce
qu'est la politesse.
Jotaro était resté la bouche
grande ouverte, crispée sous le coup de l'émotion
causée par le monstre qui se tenait devant lui. A voir son
maître, celui-ci non plus ne devait savoir que faire.
Le
géant s'avança tranquillement, son truc enrubanné
toujours pointé vers le bas traînant lourdement sur le
sol faisant voler toujours un peu plus de poussière de bois.
le coeur du jeune homme battait la chamade tandis que petit à
petit, la sueur commencait à dégouliner.
-
Hoshigaki Kisame. Je suis ici pour vous prendre votre vie, vieillard.
Jotaro entendit Saya dévaler les escaliers à toute
vitesse. Non ! elle aurait du rester à l'étage ! Il
fallait lui dire de fuir !
Trop tard ! Jotaro entendait déjà
sa respiration haletante en bas de l'escalier. Il fallait qu'il fasse
quelque chose car ils risquaient tous d'y passer !
- Rassurez
vous les enfants, sourit le géant. Cela ne me prendra qu'une
seule petite minute, juste un coup suffira. Et quand j'en aurai
fini avec lui, je vous enverrai le rejoindre afin que vous n'ailliez
pas trop longtemps à patienter le jour de votre propre m…
Sans qu'il ne sache pourquoi, Jotaro fonça en avant au
mépris de tout danger pour s'interposer de nouveau entre son
maître et l'assassin, les bras écartés.
Du
coin de l'œil le jeune apprenti vit le mouvement de son maître
pour le bousculer sur le coté. Sans qu'il ne saisisse
comment il avait fait, Jotaro retourna sa force contre son
propriétaire et l'envoya valdinguer au sol.
- Ho ! fit
Kisame, amusé malgré lui de la petite scène…
Avant de voir le jeune homme le charger, tête baissée.
Tout sourire, Kisame ceuillit de sa botte l'apprenti dont le
mouvement était d'une lenteur affolante. Il sentit un
mouvement d'air dans le dos. Profitant de son élan, l'assassin
au visage de requin n'eut qu'à faire un simple pas de coté
et à le cueillir de nouveau à la joue.
Jotaro
mordit la poussière, roulant de nouveau par terre, la joue en
sang. Son ventre quand à lui lui faisait un mal de chien.
-
Je déteste les gamins. Déclara Kisame en levant au ciel
sa gigantesque Same-hada d'une main. Encore plus les têtes
brûlées.
Jotaro ferma les yeux. Le jeu était
terminé. Au moins il ne verrait pas les autres mourir.
L'apprentie ébéniste essaya de se relever sans
résultat. Kisame gloussa de nouveau… avant d'abattre
Same-Hada sur lui. L'arme de Kisame atteignait creva le plafond de
bois, le découpant dans un horrible fond sonore avant de
s'abattre dans un mouvement d'horloge sur la tête de
l'apprentit.
C'est alors que de nouveau son corps parla à
sa place en joignant les mains. Kisame remarqua l'air déterminé
qu'il avait pris à ce moment là.
C'est alors
qu'il entendit Saya, derrière lui hurler comme il ne l'avait
jamais entendue auparavant.
Un tel hurlement ne
pouvait venir de si petits poumons, ni même de sa gorges ou de
ses cordes vocales. C'était comme si toute son âme se
déchirait. Strident, il enfla de manière inconcevable
forçant tous ceux de la pièce à se boucher les
oreilles. Kisame, surprit par ce cri eut comme l'impression que le
son venait de « bondir » vers lui, le percutant avec une
telle violence que le son lui-même le faisait reculer.
Où
plutôt l'aurait fait reculé. Lorsque Kisame baissa les
yeux, il écarquilla les yeux : des poutres de bois l'avaient
immobilisées. La clameur démentielle en était à
un point même que le bois était soufflée dont les
débris frappaient l'assassin, lui faisant encore plus perdre
de son équilibre.
Kisame luttait de toutes ses forces pour
ne pas s'envoler dans les airs. Il en était réduit à
se demander si il n'allait pas bientôt être balayé
comme un simple fétu de paille.
L'assassin ne pouvait
même pas lui-même s'égosiller à son tour
pour hurler toute sa douleur, car il ne lui restait plus le moindre
souffle.
Au bout d'un petit moment, pendant que la gamine
continuait a s'époumoner hurlant à la mort, le géant
à la face de requin sentit une grave douleur, comme si on lui
déchirait la peau. Il fut effrayé à la seconde
suivante. Le « boulet de canon vocal » était si
violent qu'il avait réduit ses vêtements en charpie et
commençait petit à petit à attaquer sa propre
couenne. Son bandeau frontal, symbole de son appartenance à
son village caché était balayé. Prit de panique,
il vit les propres muscles de sa mains apparaître puis lui être
arrachés de son exosquelette. Kisame était en train de
tomber complètement en morceau !
La douleur était
indéfinissable et dans la situation actuelle, l'assassin ne
voyait aucune échappatoire. Il n'avait même plus de
main pour tenir Same-Hada. Kisame était fini et il le savait
très bien. Il avait toujours su qu'il ne mourrait pas de sa
belle mort mais après avoir au moins affronter un adversaire
redoutable, pas face à une gamine. A travers la douleur qu'il
ressentait, il en vint même à en ressentir une sorte
d'extase, comme si son âme elle-même était
soufflée vers une sorte de lumière céleste. Sa
bouche resterait figée en une grimace incomplète à
sa mort.
L'hurlement de Saya atteignait son paroxysme
continuant à réduire Kisame en charpie, continuant à
lui arracher la peau d'où tout le sang se dispersait aux
quatre vents, puis faire imploser ses entrailles avant de s'attaquer
à ses griffes, ses crocs, ses yeux, ses veines et artères.
La dernière image qu'il eu était celle de ses
restes, après que le cri de Saya stoppa enfin d'hurler. Il
n'y avait plus aucun son… plus aucun mouvement. Et il se vit lui
dans la dernière image qu'il laisserait à ce monde.
Celle d'un misérable tas de résidus d'os et de
chairs sanguinolentes.
Et ce fut le noir complet.
Une voix
s'éleva alors s'adressant au mort, son venu de toutes les
directions et d'aucunes à la fois.
- C'est fini. Tu es
mort mon cher Kisame.
Il « vit » comme une sorte
d'éclat ou de brisure blanche apparaître dans ces
ténèbres parfaites, s'étendant petit à
petit à son champ de vision.
- J'espère que cette
petite illusion t'as plue.
Et les ténèbres
explosèrent comme une vitre où derrière de
nouveau ce fut le blanc complet préalablement au retour au
réel.
Des panaches de poussières virevoltaient
dans la pièce redevenue comme par magie dans l'état
qu'il l'avait laissée après son entrée. Ce
n'était donc qu'une illusion de tout ce qui s'était
passé?
Kisame voulu de lever mais il en fut tout bonnement
incapable, ses muscles refusant de lui répondre. Et les
poutres de bois continuaient à le tenir prisonnier. Jamais il
n'avait connu d'illusion aussi parfaite, capable au point
d'affecter le corps encore après que celle-ci soit terminée.
- Qu… qui… qui es tu ? essaya de demander Kisame,
agréablement surpris d'entendre le son de sa voix.
L'homme
à l'apparence de requin était à genoux devant
un homme qui le dominait, quelque chose qui ne le mettait pas
d'humeur à tolérer le sarcasme d'autrui. Jamais
Kisame n'avait connu d'anxiété ou de peur devant
quelqu'un. C'était un homme de taille assez grande,
presque l'archétype même du ninja. Le bandeau qu'il
portait autour de la ceinture indiquait qu'il venait de Konoha bien
qu'il n'en portait l'uniforme. C'était une sorte
d'ensemble en cuir noir sanglé à des endroits. Les
manches de la veste s'arrêtaient à l'articulation
des coudes pour faire apparaître des avants bras couverts de
bandages. A travers sa tunique de maille, le corps du jeune homme
était à la fois mince et musclé pour son âge.
Ses cheveux blonds –résultat d'une décoloration-
retombaient sur des yeux ambrés où à l'intérieur
de chaque pupille, Kisame croyait apercevoir un cercle avec trois
petites virgules de ténèbres.
- Shisui… Uchiwa
Shisui. Dit il simplement.
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Chapitre très
sympa a écrire et comme d'hab, toujours un peu plus long que
prévu.
Que dire dessus, à part que je n'avais
abandonné le projet mais plutot que je n'avais plus le temps
de m'en occuper.
Ne vous inquiétez pas pour l'ami
Kisame. La scène de combat est coupée. Il ne va
certainement pas se laisser abattre aussi simplement par un uchiwa
(ca serait la honte quand même).
En parlant de l'ami
Shisui, j'ai beaucoup travaillé sur ce personnage, à
savoir non pas comment il serait vestimentairement parlant mais sur
son savoir être. Il y aura quelques surprises avec ce
personnage assez intérressantes je pense.
J'aime beaucoup
le genjutsu qui a été utilisé.
L'ami
Yamato est plus difficile que je ne le croyait à mettre en
scène, contrairement à ce bon vieu Orochimaru.
Quand
au rêve je me pose une question... Aurais je du ou non rentrer
autant dans les détails ? je continue encore à peser le
pour et le contre sachant que je ne voulais pas trainer trois cent
ans avec cette scène.
On verra bien ce que je ferais
après.
Voilà. donc prochain chapitre, arrivera quand il pourra ;).
