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Chapitre 3 : Recevoir des inconnus chez soi

Une heure passée du matin. Le ciel restait couvert et il pleuvait légèrement rajoutant au froid de cette nuit venteuse sans lune. Ce temps lui rappelait sans peine le temps de son pays natale mais sans la familiarité proche de la flore particulière de l'île. Les odeurs, les bruits et les lieux le ramenaient au village caché par la pensée. L'assassin sous cape était dissimulé à l'entrée de la résidence après avoir emprunté des bois sombre et inquiétant.
Kisame s'était mis en route tout de suite après s'être assuré qu'aucun gêneur ne vienne le perturber ou le suivre. Il n'avait pas de temps à perdre avec des missions réservées d'ordinaires à des assassins de second ordre. Pour un vétéran comme lui, accepter une mission comme celle-ci, assassiner un simple concurrent dans le civil était presque indigne. Kisame n'était il pas l'un des sept meilleurs ninja de son village après le Mizukage? N'aurait il pas pu aussi, soutirer de petites fortunes à ces idiots pour le simple plaisir de les voir le menacer de représailles ? Nan, la seule chose qui l'avait empêché d'étriper ses « employeurs » avait été la perspective d'un combat contre un autre assassin bien que son nom ne lui rappelait rien de connu.
Kisame se moquait bien de tout ça. Il réfléchissait plutôt à comment faire en sorte de prendre les devants afin que toute preuve ou témoignage n'éclaboussent ses activités parallèles. Le village ne devait pas avoir l'œil sur lui plus que de d'habitude. Ce qui se tramait là bas était énorme et le ninja comptait bien prendre sa part du gâteau. Cela n'avait vraiment rien à voir avec un petit assassinat de campagnard. Kisame sourit : les affaires étaient vraiment longue à se mettre en place mais rien qu'à imaginer la place qui lui reviendrait dans le futur, l'attente vaudrait bien quelques caprices du temps. Le village de Kiri ne serait plus jamais le même après ça…
Et en attendant, Same-Hada avait faim et il ne pouvait plus se cantonner à de simples missions de la maison.

Un homme aux yeux de serpent le surplombait, lui et les autres, menaçant se délectant de la peur de ses victimes. Les perles de sueur qui luisaient sur le front de Jotaro lui coulaient dans les yeux, le faisant ciller et plisser des paupières, incapable de se détacher de cette vision d'horreur. Sa bouche était figée comme son visage en une expression grimaçante de douleur et de désespoir, serrant le bâillon du mieux qu'il pouvait.
Il n'avait pas le droit de hurler.
Son bourreau recula avant de tourner lui dos pendant un instant afin de fouiller parmi ses ustensiles. Il continuait à rigoler tandis qu'il entendait ses victimes se débattre, partout dans la salle. Des cris étouffés de désespoir ou d'affolements se répercutés partout dans la salle dans un beau fracas. Jotaro était comme les autres, torse nu attaché solidement, ses chevilles et poignets entravés par des chaînes. Son corps était tendu à l'extrême à l'instar d'une corde d'un instrument de musique. A la lumière des braseros ; sa chair était recouverte d'un voile de sueur miroitant par les flammes.
L'homme revint de nouveau au-dessus de Jotaro, l'air redevenu sérieux voir peut être presque grave. Le jeune homme grogna et secoua la tête, ses yeux grands ouverts.
- Du calme mon mignon petit cobaye. Demanda son bourreau d'une voix haute et sans appel. Je n'ai fait jusqu'à maintenant que de me rapprocher de mon but. Enfin, je n'en suis plus très loin après des années de recherches...
Paniqué, les grognements de Jotaro s'intensifièrent et il se mit frénétiquement à faire claquer ses chaînes dans l'espoir quelqu'un lui vienne en aide.
- Patience mon jeune ami. Reprit il. Sur la cinquantaine enfants, il ne reste plus que toi ces six autres résidus…
Dis moi mon mignon petit cobaye. Veux tu que je te libère de ces chaînes ?
Jotaro cilla, incertain d'avoir compris ce que venait de dire le bourreau. Le bourreau gloussa de plaisir à le voir trembler (une sorte peut être de réaction de ses muscles à avoir été aussi longtemps allongé) puis à le voir désespérément opiner de la tête.
- Ah oui, vraiment ? répondit le scientifique, les lèvres formant un parfait rictus carnassier. Très bien si c'est ton choix. Tu n'es peux être pas si différent des autres finalement… (il sortit quelque chose dessous son vêtement et se rapprocha du visage de Jotaro) Je vais t'injecter quelque chose. Comme promis, tu vas te réveiller sans tes chaînes mais dans une pièce cloisonnée avec un lit. Sache que désormais, d'innombrables heures de plaisirs t'attendent car d'atroces douleurs vont parcourir ton corps. Au moins tu pourras essayer de m'éviscérer dans tes rêves les plus fous à loisir lorsque la douleur atteindra son paroxysme. (Jotaro sentit une petite piqûre dans sa nuque.)
Le visage de nouveau dilué dans l'ombre, Orochimaru enleva le bâillon.
- Mais sache que si ça marche, tu deviendras unique… et libre pendant un certain temps. Et si tu survis, j'aurais une grande récompense à t'accorder. Bien, je t'autorise maintenant à crier.
Jotaro s'exécuta.

Il se réveilla de nouveau en sursaut. Couvert de sueurs et encore en train d'essayer de se débattre mais cette fois ci dans les draps et avec quelqu'un de penchée au dessus de lui qui tentait de l'empecher de gesticuler dans tous les sens. L'avait on entendu crier ?
- calme toi, lui chuchota Saya. Tout va bien.
Jotaro secoua la tête après s'être redressé et avoir demander à sa compagne délicatement de s'écarter. Ce n'était pas simple. Il croyait encre entendre le rire sinistre de son bourreau.
- Si tu me racontais ce qui s'était passé ? insista Saya de nouveau.
Le jeune homme prit une grande inspiration en se tenant la tête. Que lui dire ? Si il racontait toutes ces visions, cela ne ferait qu'encore plus l'inquiéter elle et son père. Que faire ?
Puis il se tourna vers elle, plongeant son regard un long moment dans les yeux. Jotaro se sentait très gêné en repensant aux derniers mots acerbes qu'ils avaient échangeaient tout à l'heure.
Il devait prendre l'air, celui-ci l'étouffant malgré lui. Mais quelle excuse sortir ?
Saya resta seule dans la chambre à moitié habillée, perdue elle aussi dans ses pensées.
Il entendit des murmures venant de l'atelier. C'était la parfaite excuse pour Jotaro. Le vieux ne ronflait pas à coté. Autant descendre le voir deux minutes.

Enveloppé dans sa cape, sa gigantesque Same-Hada posée à terre, Kisame resta un moment embusqué derrière un vieux tronc d'arbre verdie par le temps, un lieu dégagé et sombre d'où il observer avec attention les alentours et analyser toutes les possibilités d'approche s'offrant à lui. En dépit de son apparence et de sa taille peu commune, l'assassin était capable comme tout ninja talentueux de faire preuve d'une grande patience et d'une volonté de fer pour atteindre ses objectifs sans qu'aucune alarme ne se déclenche. Personne n'aurait pu le détecter et aucun détail ne lui échappait. Il mettait point par point sa stratégie pour entrer, mais aussi pour ressortir, prenant soin d'encore une fois de ne rien laisser au hasard.
Kisame sentait la présence de trois personnes dans la vieille bicoque, dont deux à l'étage. Il ne savait pas qui pouvait être sa cible et n'avait aucune envie d'attendre le jour pour savoir qui est qui.
Aucun signe comme quoi l'autre assassin était déjà arrivé. Le ninja de Kiri essaya de faire le vide dans son esprit afin d'oublier sa contrariété à ce sujet même si il découvrit vite que celui-ci rechignait à oublier certaines choses. Peut être se pointerait il une fois sa tâche accomplie ? Un peu comme à l'ancienne, genre sur le chemin du retour.
Tiré de ses fantasmes, il entendit un cri à l'étage puis de l'activité humaine à l'étage. Quelqu'un avait allumé la lumière de sa chambre et il avait vu une femme et un homme se lever. Ce dernier après un petit moment se faufila dans le couloir pour emprunter l'escalier principal à l'Est menant directement à l'étage inférieur. L'assassin leva un regard perplexe au ciel. Ce devait être à sa silhouette un jeune homme d'une quinzaine d'année, assez maigre avec une belle carrure un peu large d'épaule.
Ce n'était pas la cible. Cela faisait maintenant deux personnes à l'atelier et une à l'étage réveillées toutes trois malgré lui. Kisame sentit une pointe d'irritation monter en lui car il avait trop attendu. Le ninja de Kiri se maudit en silence et après un bref instant de réflexions sur le meilleur moyen de les neutraliser tous en même temps, dit adieu à sa belle patience ainsi qu'à sa discrétion.
Au diable la perfection ! Après tout, la dératisation c'était bon pour les jeunes loups tout fraîchement genin impatients de faire leur preuve.
L'instant d'après, il fit fie de toute bonne mesure et sortit en trombe Same-Hada au poing, prête au massacre et à l'assaut frontale. Il y allait avoir du grabuge et du bon dans le bourrinage. Si ces idiots de Kiri le voyaient en train de faire table rase sur ses cours de méthodologie avancées d'assassin...
Kisame en rigola à gorge déployée. Pire ! Et si même ils suspectaient ce qui se tramait actuellement, il y aurait encore plus de grabuge mettant vraiment au second rang cette petite anecdote bien mesquine.
Kisame sourit de toutes ses dents pendant qu'il enjambait la barrière, s'en fichant pas mal comme cela pouvait bien être le cas du monde entier, de la bonne mesure.
Bah, les techniques liées au feu n'étaient pas faites pour les requins mais restaient utiles… parfois pour faire disparaître quelques traces flagrantes de son passage.

Si il avait écouté sa nature soucieuse, Geppetto serait monté quatre à quatre les escaliers de sa maison mais il avait appris à garder ses distances, même avec des étudiants aussi sympathique que Jotaro. Et aussi, il avait confiance en les charmes de sa fille. Au lieu de ça, il fit semblant de ne rien avoir entendu bien que toutes ses pensées faisaient la danse pour savoir ce qu'il pouvait bien se tramer là haut, faisant semblant de s'intéresser à son travail.
Tout à coup, le vieil artiste s'arrêta et fixa l'air, l'œil mauvais à la recherche de quelque chose. Quelqu'un l'observait.
- Avez-vous quelque chose à me dire, demanda Geppetto, ou dois-je faire encore semblant plus longtemps de ne pas vous avoir détecté ?
Personne ne répondit. Il avait l'impression ces derniers temps que des regards n'avaient eu de cesse depuis ces derniers jours de le guetter. Geppetto fronça les sourcils. Que pouvait on bien chercher ici ? En tout cas qu'une créature ait pu s'introduire chez lui ne l'enchantait guère.
Il entendit entendre le bois grincer dans l'escalier à un rythme de pas qui lui était très caractéristique.

Cela faisait quinze heures qu'il évaluait à l'insu de tous. Capuche rabattue sur son visage et genoux pliés pour que ses jambes disparaissent sous l'ourlet de sa cape, son corps avait prit l'aspect d'une ombre accrochée au plafond un peu comme l'aurait fait une chauve souris. Bien qu'il soit d'une taille moyenne, son corps prenait de la place dans la maisonette grincante et humide mais jamais personne n'avait réussit à le détecter. A l'insu de tous, il pouvait se déplacer comme bon il voulait sans émettre presque aucun bruit. Lle vent frappant souvent la forêt faisait grincer le bois de la maisonnette, une excellente illusion en somme parmi d'autres astuces qu'il avait réserve. Il gardait bien soin de contrôler sa respiration afin qu'aucun souffle ne sorte de sa bouche lorsque l'un des résidents se rapprochait trop de lui.
Il se tenait là pour surveiller son « objectif ».
Il avait été là lorsque le maître l'avait grondé. Il avait été aussi là pour voir son talent en œuvre et aussi lorsque leur dispute éclata. Ce gamin avait quelque chose d'incroyable en lui. c'était vraiment un pouvoir latent incroyable.
Et sa mission consistait justement à son insu ce que rien ne lui arrive.
Il attendait la relève. Dans quelques heures, on viendrait le remplacer.
Ses yeux se rougirent un court instant d'impatience, fixé sur le vieil homme encore occupé à cette heure ci de travailler ses plans lorsque tout à coup il entendit un cri à l'étage. Il se raidit un instant, hésitant à savoir quelle attitude prendre ; entre se précipiter et attendre la suite des événements. Il n'était pas monté pour ne pas rentrer dans l'intimité des deux jeunes gens et aussi par sécurité. Les parois et le sol grincaient encore plus. Son dilemme prit fin quand il entendit des pas précipités suivis, de chuchotements là – haut.
Il se permit le droit de souffler un bref instant, sûr alors que le vieil homme était encore trop concentré à savoir ce qui se passait dans la chambre des jeunes.
Le vieillard s'arrêta tout à coup et figea l'air d'un air interrogateur, s'adressant à serait gréé de lui répondre.
- Avez-vous quelque chose à me dire ou dois-je faire encore semblant plus longtemps de ne pas vous avoir détecté ?
L'espion en tressaillit sur place.
L'avait il vraiment détecté ou avait il simplement crut le détecter ? Pire, savait il déjà sa position et se préparait il à lancer une attaque ?
Il était difficile de le savoir et encore plus de se prémunir contre toute éventualité.
- Que se passe t-il ? demanda un jeune homme en arrivant en bas des escaliers.
Il vit le vieillard hausser des épaules avant de lui répondre.
- Mêles toi de tes affaires et va te coucher !
Rassuré de voir le jeune apprenti détourné l'attention du vieillard, Il se mit à réfléchir à utiliser un Genjutsu un peu plus puissant dans la pièce pour la prochaine fois. Il ne désirait plus déranger par sa présence les membres de la maison.

A pas feutrés, Jotaro descendit les marches s'arrêta au coin de celui ci, la main encore sur la rampe. Jotaro se plaça sur le coté de l'entrouverture de la porte et y jeta un oeil. Jotaro souffla : ce n'était rien. Ca faisait deux ou trois jours que qu'il se mettait à ronchonner, le nez en l'air.
- Bien le bonsoir, maître. Je m'excuse pour le dérangement car je t'ai entendu parler.
Le visage de Geppetto grimaça, un peu mal à l'aise.
- Bah, ce n'est rien, répondit le vieillard simplement. Je t'ai aussi entendu crier, que s'est il passé ?
Jotaro plissa des paupières en réfléchissant en détournant son regard. Il n'avait pas envie de répondre à cette question. Cela le concernait et non l'atelier. Mentir provoquerait probablement une dispute à cette heure ci, et il n'avait nullement envie de ça à cette heure ci. Même solution pour celle qui consistait à refuser catégoriquement de répondre ici et maintenant.
A son grand soulagement, il entendit quelqu'un frapper à la porte, soulagé qu'un facteur inconnu survienne à son secours.
- Je vais ouvrir ! dit Jotaro, tournant déjà les talons pour ouvrir.
Qui cela pouvait bien être à cette heure ci ?

La main sur la poignée, Jotaro eut comme un mauvais pressentiment. A la porte entrouverte, le jeune apprentie s'arrêta et étudia l'inconnu dont la taille sembler presque rivaliser avec celle du plafond de l'atelier. Une vague de terreur l'envahit à voir son visage. Même dans la nuit, Jotaro arrivait à discerner les traits étranges de l'homme qui se tenait en face de lui.
Son faciès n'avait rien d'humain… comme celui de son bourreau aux yeux et à la langue de serpent dans ses cauchemars !
Pris d'une terrible émotion, il referma la porte de l'atelier avec précipitation et s'appuya contre elle, le souffle haletant. Que se passait il ? es ce que ses cauchemars devenaient réalité ? Jotaro vit Geppetto se dresser de sa chaise, cherchant à savoir quoi faire ou quoi prendre. Jotaro sentit un violent choc dans le dos avec un bruit de bois qui cedait dans un terrible vacarme. La table se brisa pour amortir sa chute, faisant voler les feuilles sur lesquelles son maître travaillait. Le jeune apprenti frémit lorsque il vit ce qu'il était advenu de l'entrée où se dressait encore le terrifiant inconnu. L'entrée avait été totalement explosée et une épaisse poussière s'était levée mêlé à de nombreux copeaux de bois.
L'étranger avait la paume droite qui était restée en avant tandis que de l'autre, il tenait une chose gigantesque momifiée dans de grandes bandes blanches. Jotaro frémit de nouveau : il ressemblait beaucoup à un requin !
- Je déteste les gamins, déclara l'étranger. De nos jours, ils ne savent même plus ce qu'est la politesse.
Jotaro était resté la bouche grande ouverte, crispée sous le coup de l'émotion causée par le monstre qui se tenait devant lui. A voir son maître, celui-ci non plus ne devait savoir que faire.
Le géant s'avança tranquillement, son truc enrubanné toujours pointé vers le bas traînant lourdement sur le sol faisant voler toujours un peu plus de poussière de bois. le coeur du jeune homme battait la chamade tandis que petit à petit, la sueur commencait à dégouliner.
- Hoshigaki Kisame. Je suis ici pour vous prendre votre vie, vieillard.
Jotaro entendit Saya dévaler les escaliers à toute vitesse. Non ! elle aurait du rester à l'étage ! Il fallait lui dire de fuir !
Trop tard ! Jotaro entendait déjà sa respiration haletante en bas de l'escalier. Il fallait qu'il fasse quelque chose car ils risquaient tous d'y passer !
- Rassurez vous les enfants, sourit le géant. Cela ne me prendra qu'une seule petite minute, juste un coup suffira. Et quand j'en aurai fini avec lui, je vous enverrai le rejoindre afin que vous n'ailliez pas trop longtemps à patienter le jour de votre propre m…
Sans qu'il ne sache pourquoi, Jotaro fonça en avant au mépris de tout danger pour s'interposer de nouveau entre son maître et l'assassin, les bras écartés.
Du coin de l'œil le jeune apprenti vit le mouvement de son maître pour le bousculer sur le coté. Sans qu'il ne saisisse comment il avait fait, Jotaro retourna sa force contre son propriétaire et l'envoya valdinguer au sol.
- Ho ! fit Kisame, amusé malgré lui de la petite scène…
Avant de voir le jeune homme le charger, tête baissée. Tout sourire, Kisame ceuillit de sa botte l'apprenti dont le mouvement était d'une lenteur affolante. Il sentit un mouvement d'air dans le dos. Profitant de son élan, l'assassin au visage de requin n'eut qu'à faire un simple pas de coté et à le cueillir de nouveau à la joue.
Jotaro mordit la poussière, roulant de nouveau par terre, la joue en sang. Son ventre quand à lui lui faisait un mal de chien.
- Je déteste les gamins. Déclara Kisame en levant au ciel sa gigantesque Same-hada d'une main. Encore plus les têtes brûlées.
Jotaro ferma les yeux. Le jeu était terminé. Au moins il ne verrait pas les autres mourir.
L'apprentie ébéniste essaya de se relever sans résultat. Kisame gloussa de nouveau… avant d'abattre Same-Hada sur lui. L'arme de Kisame atteignait creva le plafond de bois, le découpant dans un horrible fond sonore avant de s'abattre dans un mouvement d'horloge sur la tête de l'apprentit.
C'est alors que de nouveau son corps parla à sa place en joignant les mains. Kisame remarqua l'air déterminé qu'il avait pris à ce moment là.
C'est alors qu'il entendit Saya, derrière lui hurler comme il ne l'avait jamais entendue auparavant.

Un tel hurlement ne pouvait venir de si petits poumons, ni même de sa gorges ou de ses cordes vocales. C'était comme si toute son âme se déchirait. Strident, il enfla de manière inconcevable forçant tous ceux de la pièce à se boucher les oreilles. Kisame, surprit par ce cri eut comme l'impression que le son venait de « bondir » vers lui, le percutant avec une telle violence que le son lui-même le faisait reculer.
Où plutôt l'aurait fait reculé. Lorsque Kisame baissa les yeux, il écarquilla les yeux : des poutres de bois l'avaient immobilisées. La clameur démentielle en était à un point même que le bois était soufflée dont les débris frappaient l'assassin, lui faisant encore plus perdre de son équilibre.
Kisame luttait de toutes ses forces pour ne pas s'envoler dans les airs. Il en était réduit à se demander si il n'allait pas bientôt être balayé comme un simple fétu de paille.
L'assassin ne pouvait même pas lui-même s'égosiller à son tour pour hurler toute sa douleur, car il ne lui restait plus le moindre souffle.
Au bout d'un petit moment, pendant que la gamine continuait a s'époumoner hurlant à la mort, le géant à la face de requin sentit une grave douleur, comme si on lui déchirait la peau. Il fut effrayé à la seconde suivante. Le « boulet de canon vocal » était si violent qu'il avait réduit ses vêtements en charpie et commençait petit à petit à attaquer sa propre couenne. Son bandeau frontal, symbole de son appartenance à son village caché était balayé. Prit de panique, il vit les propres muscles de sa mains apparaître puis lui être arrachés de son exosquelette. Kisame était en train de tomber complètement en morceau !
La douleur était indéfinissable et dans la situation actuelle, l'assassin ne voyait aucune échappatoire. Il n'avait même plus de main pour tenir Same-Hada. Kisame était fini et il le savait très bien. Il avait toujours su qu'il ne mourrait pas de sa belle mort mais après avoir au moins affronter un adversaire redoutable, pas face à une gamine. A travers la douleur qu'il ressentait, il en vint même à en ressentir une sorte d'extase, comme si son âme elle-même était soufflée vers une sorte de lumière céleste. Sa bouche resterait figée en une grimace incomplète à sa mort.
L'hurlement de Saya atteignait son paroxysme continuant à réduire Kisame en charpie, continuant à lui arracher la peau d'où tout le sang se dispersait aux quatre vents, puis faire imploser ses entrailles avant de s'attaquer à ses griffes, ses crocs, ses yeux, ses veines et artères.
La dernière image qu'il eu était celle de ses restes, après que le cri de Saya stoppa enfin d'hurler. Il n'y avait plus aucun son… plus aucun mouvement. Et il se vit lui dans la dernière image qu'il laisserait à ce monde. Celle d'un misérable tas de résidus d'os et de chairs sanguinolentes.
Et ce fut le noir complet.
Une voix s'éleva alors s'adressant au mort, son venu de toutes les directions et d'aucunes à la fois.
- C'est fini. Tu es mort mon cher Kisame.
Il « vit » comme une sorte d'éclat ou de brisure blanche apparaître dans ces ténèbres parfaites, s'étendant petit à petit à son champ de vision.
- J'espère que cette petite illusion t'as plue.
Et les ténèbres explosèrent comme une vitre où derrière de nouveau ce fut le blanc complet préalablement au retour au réel.

Des panaches de poussières virevoltaient dans la pièce redevenue comme par magie dans l'état qu'il l'avait laissée après son entrée. Ce n'était donc qu'une illusion de tout ce qui s'était passé?
Kisame voulu de lever mais il en fut tout bonnement incapable, ses muscles refusant de lui répondre. Et les poutres de bois continuaient à le tenir prisonnier. Jamais il n'avait connu d'illusion aussi parfaite, capable au point d'affecter le corps encore après que celle-ci soit terminée.
- Qu… qui… qui es tu ? essaya de demander Kisame, agréablement surpris d'entendre le son de sa voix.
L'homme à l'apparence de requin était à genoux devant un homme qui le dominait, quelque chose qui ne le mettait pas d'humeur à tolérer le sarcasme d'autrui. Jamais Kisame n'avait connu d'anxiété ou de peur devant quelqu'un. C'était un homme de taille assez grande, presque l'archétype même du ninja. Le bandeau qu'il portait autour de la ceinture indiquait qu'il venait de Konoha bien qu'il n'en portait l'uniforme. C'était une sorte d'ensemble en cuir noir sanglé à des endroits. Les manches de la veste s'arrêtaient à l'articulation des coudes pour faire apparaître des avants bras couverts de bandages. A travers sa tunique de maille, le corps du jeune homme était à la fois mince et musclé pour son âge. Ses cheveux blonds –résultat d'une décoloration- retombaient sur des yeux ambrés où à l'intérieur de chaque pupille, Kisame croyait apercevoir un cercle avec trois petites virgules de ténèbres.
- Shisui… Uchiwa Shisui. Dit il simplement.

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Chapitre très sympa a écrire et comme d'hab, toujours un peu plus long que prévu.
Que dire dessus, à part que je n'avais abandonné le projet mais plutot que je n'avais plus le temps de m'en occuper.

Ne vous inquiétez pas pour l'ami Kisame. La scène de combat est coupée. Il ne va certainement pas se laisser abattre aussi simplement par un uchiwa (ca serait la honte quand même).
En parlant de l'ami Shisui, j'ai beaucoup travaillé sur ce personnage, à savoir non pas comment il serait vestimentairement parlant mais sur son savoir être. Il y aura quelques surprises avec ce personnage assez intérressantes je pense.
J'aime beaucoup le genjutsu qui a été utilisé.

L'ami Yamato est plus difficile que je ne le croyait à mettre en scène, contrairement à ce bon vieu Orochimaru.
Quand au rêve je me pose une question... Aurais je du ou non rentrer autant dans les détails ? je continue encore à peser le pour et le contre sachant que je ne voulais pas trainer trois cent ans avec cette scène.
On verra bien ce que je ferais après.

Voilà. donc prochain chapitre, arrivera quand il pourra ;).