Auteur : kaneda26

Origine : Yuyu Hakusho

Genre : yaoi.

Couple : Hiei et Kurama évidemment ! Et Yusuke et Kuwabara.

Disclaimer : Pas de changement.

Note : Désolé pour le retard ! Mais je me bats depuis trois jours pour récupérer ma connexion haut débit sans succès… (ça devrait marcher la semaine prochaine… comment vais-je survivre ?) Mais ouf, mon père m'a permis de me connecter sur son compte (on dit merci à mon papa !) et j'ai pu poster ce chapitre (en 56k, ramons un peu…). Encore désolé.

Note2: Oups! Beaucoup de KuwabaraxYusuke pour ce chapitre. Mais ce couple me plait de plus en plus! Je m'excuse donc auprès des lecteurs hautement allergiques à ce couple!

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Le dernier péché

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Chapitre Deux

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« Bon sang Yusuke ! C'est quoi ce bordel ? »

Il lève les yeux vers moi, assis tranquillement sur le canapé.

« De quoi tu parles ? demande-t-il innocemment.

-De l'état de l'appartement ! »

Il jette un coup d'œil circulaire.

« Et alors ? »

Mais qu'est-ce qui m'a pris de m'installer avec un mec aussi bordélique ?

« Alors, je suis parti à peine trois jours pour mon stage et il me semble que l'appart était rangé à ce moment-là !

-Bah, c'est pas non plus une catastrophe, dit-il négligemment. »

Pas une catastrophe ? On dirait qu'il y a eu une guerre ici.

« Tu sais, Kuwa, tu viens juste de rentrer et la première chose que tu fais, c'est parler ménage. Faudrait peut-être revoir tes priorités.

-Et ça devrait être quoi mes priorités ? »

Il se lève, vient vers moi et noue ses bras autour de mon cou.

« Un : dire « bonjour Yusuke, tu m'as manqué ». Deux : m'embrasser passionnément pour me le prouver. Trois : Filer direct dans la chambre pour me le prouver un peu mieux.

-J'espère que la chambre est un peu mieux rangée.

-Hum, j'dirais pas ça. »

Je pousse un soupir. Ses mains lâchent mon cou pour venir s'égarer sous mon tee-shirt. Il vient juste de sortir de la douche, ses cheveux sont encore humides et il n'a pour tout vêtement qu'une serviette éponge nouée autour de la taille.

Que je fais vite tomber à ses pieds.

Je me demande s'il sait vraiment à quel point il peut être attirant, à quel point il peut être sexy.

Je fais glisser mes mains le long de son dos et elles finissent sur ses fesses musclées.

Il recule doucement, m'entraînant avec lui vers la chambre.

« Je te promets de t'aider à ranger après, murmure-t-il en me mordillant l'oreille.

-Et comment que tu vas m'aider ! C'est toi qui as foutu le bordel ! »

Il ouvre la porte de la chambre, et une fois entrés, je la referme d'un coup de pied.

La chambre est dans le même état que le reste de l'appartement. Le lit est dans un état pitoyable, des fringues s'empilent dessus, des paquets de nourriture aussi. Yusuke s'écarte de moi, balaye le bureau du bras, faisant tomber mes bouquins de cours sur le sol.

« C'était le seul endroit à peu près rangé, dis-je. »

Il hausse les épaules et s'assoit sur le bureau.

« Viens, dit-il en tendant les bras. »

Je m'approche et il écarte les jambes pour que je me place entre elles. Et il déboucle la ceinture de mon pantalon.

« Je t'aiderais à ranger, chuchote-t-il, ses lèvres près des miennes. Si tu me prouves que t'as pas perdu la main pendant ces trois jours. »

Je souris et l'embrasse.

« Si c'est comme ça, je vais faire de toi un parfait homme de ménage. »

Il éclate de rire. Et m'attire plus près de lui. Il dépose des petits baisers sur mon visage. Puis il attrape mes cheveux et m'embrasse, mêlant sa langue à la mienne.

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Kuwabara a refait le lit en cinq minutes. Je m'étonne toujours de ce genre de capacité. Et puis, il m'a ôté le peignoir que je venais juste de mettre avant de me pousser sur le lit.

« Déjà prêt pour un second round ?

-Vu que je vais ranger ton bordel, tu me dois bien ça, rétorque-t-il en posant ses mains sur mon corps. »

Je me mors les lèvres pour éviter de gémir ce qui n'est pas évident. Ses gestes sont extrêmement sensuels et il sait exactement comment me donner du plaisir.

Combien d'hommes ont eu droits à ces gestes avant moi ? Combien d'hommes a-t-il caressé comme il le fait maintenant ?

Il a été honnête avec moi. Il ne m'a pas caché qu'il avait eu plusieurs aventures.

Je l'aurais compris sans qu'il me le dise de toutes façons.

Dès la première nuit, je l'aurais compris.

Cette nuit où il m'a complètement dominé. Cette nuit où je le désirais comme un fou mais où mon manque d'expérience m'a paralysé.

Même maintenant, je ne suis pas encore habitué à son étreinte.

A chaque fois, ça me surprend.

De le désirer de cette façon, de le vouloir à ce point.

Et qu'il y réponde sans aucun complexe.

C'est vrai quoi, c'est mon meilleur pote !

Quand ses lèvres se posent sur mon sexe, je sais que je me trompe, il n'est plus mon ami, il est mon amant.

Mais j'aimerais bien savoir comment on fait pour passer de l'un à l'autre sans se choper un mal de tête carabiné.

Il y a une autre chose à laquelle je ne m'habituerais jamais. Cette perte de contrôle. Ces gémissements, ces cris qui veulent sortir de mes lèvres. Cette emprise qu'il a sur moi.

C'est totalement contradictoire car quand il entre enfin en moi, je sais que je n'attendais que ça !

Je prends du plaisir à sentir son poids sur mon corps, à le sentir en moi.

Sauf que… Je suis un mec, bordel ! Et je ne peux m'empêcher de trouver ça un peu humiliant.

Et même doublement humiliant parce que j'aime ça.

Trois jours sans lui et j'ai eu l'impression d'agir comme une vulgaire allumeuse.

Mais j'en avais tellement envie.

Je mors encore mes lèvres pour étouffer un gémissement.

Il effleure mes lèvres de ses doigts.

« Ne fais pas ça, chaton. Je veux t'entendre. »

Mais moi, je ne veux pas.

Il se penche et m'embrasse.

Même pour ça, il est plus doué que moi. Rien qu'un baiser de sa part et j'ai un frisson qui remonte le long de ma colonne vertébrale, accentuant le plaisir.

Et j'oublie doucement ma fierté.

Je le serre contre moi et pour ne pas crier, je lui mords légèrement l'épaule.

J'adore ses épaules. Elles sont plus larges que les miennes. Ca a un côté rassurant.

Même si je ne pense pas avoir besoin d'être rassuré. Je suis un mec à la fin !

Je perds le fil de mes pensées quand il accélère le rythme.

Là, je ne peux pas m'empêcher de crier et je vois un sourire fugitif sur les lèvres de mon amant.

Je passe la main dans ses cheveux et les agrippe pour le forcer à baisser la tête et à m'embrasser.

Le baiser masque mes cris.

Mon corps se tend en premier sous la jouissance, ma voix clairement percevable à ce moment-là, et le sien juste après.

Je cambre le dos, je ferme les yeux et j'oublie.

Quand je réouvre les yeux, Kuwa s'est laissé tombé à mes côtés.

Mais presque tout de suite, il m'attire dans ses bras.

« Alors ?

-Quoi « alors » ?

-J'ai pas perdu la main, non ? »

Je me dégage de ses bras. Non, je ne m'habitue définitivement pas. C'est trop…

C'est devenu trop naturel pour lui ! Comme quelque chose d'élémentaire.

Mais ça ne l'est pas pour moi.

« File-moi mon paquet de clopes au lieu de faire ton vantard ! »

Je me demande combien d'aventures il a eu pour être aussi bon.

Il m'allume une cigarette et me la tend.

Je mets un bras sous ma nuque et tire une longue bouffée.

« Chaton, hum. Dis-moi, je…

-Quoi ?

-Non, rien. »

Il me fait ça depuis quelques temps. Le « non, rien » est devenu une de ses réponses habituelles.

Il regarde la chambre.

« Prêt pour le grand ménage ? demande-t-il.

-Sans moi.

-Quoi ? Tu te fous de ma gueule ? C'est toi qui as mis l'appart dans un tel état ! »

J'écrase ma cigarette dans le cendrier.

« Kuwa, je t'aurais bien aidé, vraiment. Mais tu m'as épuisé.

-Et moi qui pensait que les mazokus étaient increvables ! Zut alors, j'aurais peut-être mieux fait de draguer Kurama, il aurait peut-être eu plus d'endurance et en plus, l'appart serait rangé.

-T'as qu'à essayer pour voir !

-Et je me ferais cramer en moins de deux par Hiei.

-Ca m'étonnerait !

-Comment ça ?

-Je te tuerais avant ! »

Est-ce trop demander d'être le seul homme pour lui maintenant ? Le seul même si pour ça, je dois avoir ce sentiment d'être dominé toute ma vie.

Son visage prend une expression de surprise pendant quelques secondes. Puis il sourit doucement.

« Tu es jaloux ? J'adore.

-Je fais comment pour ne pas l'être ?

-Comme ça. »

Il m'embrasse et murmure :

« Bonjour chaton. Tu m'as manqué… Et je t'aime. »

Je le sais. Et je t'aime aussi. C'est pour ça que j'accepte tout de toi.

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En deux heures, on a réussi à redonner à l'appartement une apparence normale. Enfin, j'ai fait le plus gros du travail et Yusuke a surtout brassé de l'air et apporté son « soutien moral » comme il appelle le fait de se tourner les pouces.

Mais ça m'est égal finalement. Je ne peux pas être de mauvaise humeur alors qu'il m'a accueilli aussi passionnément.

Il fait déjà nuit depuis longtemps quand je débarrasse la table de la cuisine après notre repas.

Il a oublié sa promesse de me cuisiner des ramens à mon retour. Mais je n'arrive pas à lui en tenir rigueur.

Je le regarde et j'ai envie de le prendre dans mes bras, de le garder contre moi tendrement.

Sauf que pour l'instant, il est en train de se battre avec un objet maléfique nommé éponge.

Et comme il risque de se faire laminer en moins de deux secondes, je préfère lui prendre cette arme dangereuse et faire moi-même la vaisselle.

« Oh, je t'ai pas appris la nouvelle. Hiei est revenu dans le ningenkai, dit Yusuke en s'asseyant sur la table.

-C'est bien. J'trouvais Kurama limite dépressif ces derniers temps.

-Ouais, moi aussi. Tu sais, si je me place ne serait-ce que quelques mois en arrière, je trouverais la situation complètement surréaliste. Toi et moi, Kurama et Hiei.

-C'est parce que t'es complètement hermétique en matière de sentiments. Tu remarques jamais rien.

-Parce que toi, tu vois tout peut-être ? »

Je souris.

« Avec ma sensibilité, je peux pas faire autrement. Je pourrais te dire par exemple à qui pense Yukina. Et te dire que celui à qui elle pense l'aime aussi. Mais comme ils sont tous les deux aussi glacials, ça risque de leur prendre un moment.

-Yukina et Tohya ? »

Je hoche la tête. Quand je pense à tous les coups de pieds que je me suis pris de la part de Hiei quand je m'approchais un peu trop de Yukina, je plains un peu Tohya.

« Je pourrais aussi te dire pourquoi ma frangine va si souvent dans le makai. Cette relation ne me plaît pas mais elle m'a accepté comme je suis alors je ne me sens pas de la critiquer.

-Shizuru et… Et qui ? »

Je soupire.

« Yomi. Non seulement, il est beaucoup plus vieux mais il a déjà un gosse.

-Shizuru et Yomi ?

-Pour l'instant, il a pas l'air très chaud mais elle l'aura à l'usure. »

Yusuke me regarde.

« C'est pas possible ? Tout le monde s'est donné le mot pour tomber amoureux ou quoi ? »

J'éclate de rire.

« C'est parce que tu ne vois rien que ça te paraît si surprenant. Mais tout ça, ça couvait depuis un moment.

-Si tu vois tout, pourquoi tu ne le dis pas ? »

Je secoue la tête.

« Et gâcher le plaisir qu'on ressent quand on se rend compte que l'amour est réciproque ? Ce serait dommage.

-Mais tu n'avais pas deviné pour Hiei avant de lire son esprit, dit Yusuke.

-Je n'en étais pas vraiment sûr. Ce sale nabot est très doué pour cacher ses sentiments. Et je n'avais rien vu pour toi non plus avant.»

Voilà, j'ai amené le sujet qui me préoccupe. Reste maintenant à le développer sans me planter.

« Attends une seconde, Kuwa ! T'es en train de dire que t'as déjà lu mon esprit avant ? Sans me demander ? »

Bon, je me suis planté.

« Non, jamais. Promis. La seule fois, c'est quand tu me l'as permis, je te jure.

-Ouais. »

Il n'a pas l'air très convaincu. Pourtant c'est vrai.

L'unique fois où j'ai lu ses pensées, c'était au domaine de Genkai.

« Ce que j'ai voulu dire, c'est que je pensais que t'étais cent pour cent hétéro.

-C'est ce que je pensais aussi, dit Yusuke négligemment. Mais bon, comme penser, c'est pas mon truc… »

Il sourit.

Moi, ce sourire, il me fait légèrement mal.

Je sais qu'il m'aime. Mais je sais aussi qu'avant le rêve d'Higesu, il n'était pas attiré par moi.

Et c'est ce rêve qui a tout déclenché.

« Et maintenant, quand tu y penses, ça donne quoi ? »

Il hausse les épaules.

« Pourquoi veux-tu que j'y pense ?

-Pour rien. »

Il me regarde en fronçant les sourcils. Mais il garde le silence.

Je sais exactement ce qu'il manque. Je le sais.

En dehors du sexe, notre relation n'a pas changé. Certes, nous vivons maintenant ensemble mais quand nous ne sommes pas dans un lit, il se comporte avec moi comme un ami.

Je sais la chance que j'ai. Je sais que je n'ai pas à me plaindre.

Mais parfois, je voudrais avoir l'impression que nous sommes vraiment des amoureux, pas seulement des amants. Ou pire, seulement des amis qui s'envoient en l'air juste pour le plaisir.

J'essaie de ne pas y penser et je termine la vaisselle.

Il est toujours assis sur la table. J'entoure sa taille de mes bras. Il me repousse sans brusquerie.

« Pas encore ! s'écrie-t-il. Tu veux me tuer ou quoi ? »

Il ne comprend pas. Il ne comprend pas que quand je le prends dans mes bras, ce n'est pas toujours parce que j'ai envie de lui. Souvent, c'est juste parce que j'ai envie de tendresse.

Je ris pour cacher ma déception.

« Mourir parce qu'on a trop fait l'amour ? Mince, c'est pas mal ce genre de mort, non ? »

Il ne sourit pas. Ses yeux ont pris un air dur.

« Ne dis pas ça comme ça…

-Quoi, chaton ?

-Rien, laisses tomber. »

Si seulement je savais ce qu'il y a dans sa tête. Je sais qu'il m'aime. Mais il y a tant de choses que j'ignore.

Et je ne peux pas combler cette ignorance.

Je passe les mains sous ses cuisses et le soulève.

« Tu me fais quoi, là ? crie-t-il.

-Je te ramène dans le lit.

-Poses-moi tout de suite, je peux marcher ! »

Je ne l'écoute pas et le transporte jusqu'à la chambre.

Je le dépose sur le lit. Et je me place au dessus de lui.

S'il n'y a qu'un seul moyen pour que je sois près de lui, alors je l'utiliserais.

Je passe ma main sous son tee-shirt en gardant mes yeux plantés dans les siens.

Il rougit et détourne son regard.

J'attrape son menton et je l'embrasse.

Il est avec moi, là, maintenant.

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Je suis réveillé en sursaut par un « Yusuke ! C'est une urgence ! » retentissant.

Je fais un bond d'un mètre et retombe sur le lit. Kuwa n'a pas bougé et ronfle comme un bienheureux. Je lui file un coup de pied, y'a pas de raison que je sois le seul à devoir me réveiller !

Il murmure un « chaton » et m'attrape dans ses bras. Je me dégage. Même dormir avec lui est étrange.

Il n'ouvre même pas un œil.

« Kuwa… »

C'est pas vrai ça, sa sensibilité est en pause quand il dort ou quoi ?

« Mais tu vas te réveiller, bordel ! »

Mon hurlement a eu de l'effet parce qu'il soulève les paupières et aperçoit enfin Koenma et Botan.

Enfin, je pensais qu'il les avait vus. Mais il referme les yeux et semble se rendormir. Deux secondes plus tard, il sort du lit brusquement.

« Mais qu'est-ce qu'ils foutent là ? crie-t-il. »

Le visage de Botan prend une teinte rouge et Koenma émet un petit « hum-hum » gêné.

C'est à ce moment là que mon idiot de mec se rend compte qu'il est complètement nu et il retourne à la vitesse de l'éclair dans le lit.

« Bien, maintenant que j'ai votre attention, dit Koenma. C'est une urgence. Le huitième sceau a été brisé. Il faut faire quelque chose. »

Je passe la main dans mes cheveux.

« C'est quoi le huitième sceau ? D'ailleurs, c'est quoi un sceau tout court ? C'est dangereux ?»

Koenma et Botan se regardent, l'air indécis.

« Et bien, en fait… On n'a pas vraiment d'informations... »

Et ils sont là, comme des abrutis.

« Non mais je rêve ! Vous nous réveillez au p'tit matin pour une mission mais vous savez même pas laquelle !

-Ca faisait partie des affaires de mon père auxquels je n'ai jamais eu accès, explique Koenma. Et il n'y a quasiment aucun dossier là-dessus, aucune trace écrite. Et je te signale qu'il est plus de dix heures. »

Je jette un coup d'œil sur le réveil. Mais dix heures, pour un samedi, c'est tôt quand même.

« Bon, votre truc, si on sait pas ce que c'est…, commence Kuwa, j'vois pas…

-On a quand même quelques indices, commence Botan. Un sceau se brise si la chose qu'il était censé surveiller s'est en quelque sorte libérée.

-Et c'est quoi cette chose ?

-On ne sait pas, répond Koenma.

-La console qui surveille les sceaux nous indique que la chose est passée dans le ningenkai. Voilà le véritable problème, dit Botan..

-Mais c'est quoi à la fin, ce machin, un yohkai ?

-On ne sait pas. Y'a une source d'énergie mais on ne sait pas si c'est vivant ou non, commente Koenma.

-Et un sceau, ça se brise comme ça ? Du jour au lendemain ? demande Kuwabara. »

Là encore, Botan et Koenma se regardent d'un air hésitant.

« En fait, dit le gnome. Cette salle n'était plus sous surveillance… et… C'est une femme de ménage zélée qui a vu une lumière clignoter et qui nous as avertis…

-On se demande bien comment ça peut encore fonctionner votre monde céleste, dis-je. Donc, si je comprends bien, vous ne savez même pas depuis quand votre sceau est brisé, vous ne savez pas ce que c'est que cette chose, vous ne savez pas si c'est dangereux ou non. Qu'est-ce que vous savez à la fin ?

-S'il avait une console de contrôle, c'est forcément que c'était dangereux, fait Botan. On compte sur vous pour essayer de repérer cette énergie. Contactez Kurama et Hiei.

-Avec le jagan de Hiei, ça devrait être du gâteau, fis-je.

-Et mon don alors ? s'exclame Kazuma.

-Ton don ? Tu ne te réveilles même pas quand y'a deux personnes qui entrent dans notre chambre !

-Si tu ne m'épuisais pas aussi… à me faire faire du ménage !»

Je lui balance un oreiller dans la figure.

« Bon, on va vous laisser, dit Koenma. Je vais essayer d'en savoir plus. Mais je n'aime pas l'idée de devoir m'adresser à mon père. »

Je les regarde s'envoler par la fenêtre.

Enma senior. Moi non plus, l'idée ne me plaît pas.

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On a tambouriné pendant dix bonnes minutes.

Yusuke s'apprête à défoncer la porte. Mais elle s'ouvre brusquement.

« Putain mais y'a pas moyen de bai… dormir tranquille ! hurle Hiei. »

Yusuke et moi nous reculons un peu.

« Ravi de te voir de retour, dit Yusuke. Et il est presque onze heures.

-Hn.

-Bonjour, fait Kurama en arrivant aux côtés de Hiei. »

Tiens, il s'est trompé dans l'ordre des boutons de sa chemise de pyjama et ses cheveux sont indisciplinés au possible. Je baisse les yeux.

Hiei n'a pas eu le temps de faire de revers à son pantalon de pyjama, il marche dessus.

« Si c'est pour vous incruster au p'tit dèj, vous pouvez rentrer ! dit Hiei.

-Non, c'est une urgence. Enfin, à ce qu'il paraît. »

Kurama et Hiei échangent un regard et poussent un soupir, parfaitement synchrones.

« Allez, entrez, dit le yohko. »

A peine cinq minutes plus tard, on s'incruste effectivement pour le p'tit dèj.

« Hé ! C'était le mien ! s'écrie Hiei.

-Y'a pas ton nom dessus !

-Crétin de ningen !

-Tiens, manges celui-ci, dit Kurama en posant un pancake tout chaud dans l'assiette de Hiei et en effleurant sa tempe d'un baiser. »

Ce genre de geste me rend envieux. Il n'y a rien de comparable entre Yusuke et moi.

Mon amant parle de la nouvelle mission et regarde plus particulièrement Kurama.

« T'as pas entendu parler d'un truc comme ça ? demande-t-il.

-Ca me dit rien.

-Dommage, vu ton grand âge, j'pensais…

-Mon quoi ? »

Je me marre discrètement. Mon chaton manque toujours autant de tact.

« Désolé, mais vraiment, je n'en ai pas entendu parler. Hiei ? »

Le nabot relève la tête de son assiette qu'il a à peine touchée. Je le trouve soudainement pâle. Et y'a autre chose mais je n'arrive pas à mettre le doigt dessus. Ca m'énerve d'ailleurs de ne pas trouver.

« Connais pas, répond-il très vite avant de se lever brusquement. J'vais prendre une douche et m'habiller. »

Il s'éclipse rapidement et je vois Kurama froncer les sourcils.

« Est-ce qu'il va bien ? demande Yusuke.

-Bien n'est pas exactement le bon mot. Il a toujours du mal à dormir.

-Et ton contre-poison ? je demande.

-Le parfum d'Higesu n'est pas d'origine végétal. Je n'arrive pas à trouver de quoi le contrer. »

Le silence se fait. La mort d'Higesu n'est pas certaine. Est-ce que c'est ça qui me gène chez Hiei ? Est-ce qu'il émettrait son inquiétude sans le vouloir ?

Non, c'est autre chose. Et je n'arrive toujours pas à savoir quoi.

Je regarde Kurama et demande :

« Pourquoi ne demandes-tu pas à Botan de dresser une protection comme la dernière fois ?

-Parce que ça ne tiendrait que trois jours. Et Botan devrait recommencer. Et elle n'a pas l'énergie pour ça.

-Et aller chez Genkai ?

-C'est pas non plus une solution, commence Yusuke sans lever les yeux de son assiette. Ils vont pas passer leurs vies là-bas ! Le plus simple, c'est d'attendre que le blondinet se manifeste et de le buter correctement cette fois. »

Kurama prend quelques secondes pour répondre.

« On n'a toujours pas de preuves qu'il soit en vie.

-Et on n'a pas de preuves du contraire non plus, réplique Yusuke. Et Hiei le sait très bien. Y'a que toi qui fait genre « Tout va bien » et qui refuse d'affronter le problème.

-Ca servirait à quoi ? s'énerve Kurama. A quoi ? A l'inquiéter davantage ? Et ce, jusqu'à la fin de sa vie ? Tout ce que je veux, c'est qu'il se sente bien ! »

Yusuke s'apprête à répondre mais je lui flanque un coup de pied sous la table.

Il me lance un regard noir mais se tait.

Nous n'avons pris en compte que la souffrance de Hiei. Parce que nous avons ressenti cette souffrance, qu'elle a fait écho dans nos esprits.

Et nous avons oublié celle de Kurama.

Il a peur lui aussi. Pour Hiei.

Je le regarde et je décide de changer de sujet.

« Bon, comment on se débrouille pour trouver ce truc du sceau ?

- T'as essayé avec ton don ? demande Yusuke.

-Ouais, j'essaie depuis tout à l'heure mais ça donne rien de précis. »

Et soudain, je me fige. Une vague d'énergie vient de s'élever.

Et je connais cette énergie qui électrise l'air.

« KURAMA ! »

Il me regarde avec frayeur. Il a senti lui aussi. Et il se met à courir, Yusuke et moi sur ses talons.

Hiei s'est écroulé dans le couloir.

Et son énergie est retombée en dessous de la normale.

Kurama pousse un cri étouffé et se précipite vers lui.

Il le soulève dans ses bras et le porte jusqu'à leur lit.

Nous le suivons en faisant le moins de bruit possible.

« Comment va-t-il ?

-Ca va. Sa respiration est normale mais il a perdu beaucoup d'énergie. »

Il se tourne vers nous.

« Le truc du huitième sceau, c'est ça ? Ca vole l'énergie ?

-Attends, dit Yusuke. Tu penses que c'est ce truc qui a…

-Quoi d'autre ? Je veux des infos, s'écrie-t-il. Tout de suite ! Si je dois tuer cette chose…

-Du calme, dis-je.

-CA A ATTAQUE HIEI ! »

Je secoue la tête.

« Non.

-Quoi, non ? fait Kurama avec colère. » Il est assez terrifiant comme ça malgré le fait que son pyjama soit d'un charmant rose.

« Non, personne n'a attaqué Hiei.

-Qu'est-ce que t'en sais ? questionne Yusuke.

-Parce que je sais mieux que quiconque repérer les énergies et les présences ! Faîtes-moi un peu confiance de temps en temps. »

Kurama se tourne vers le lit.

« T'es en train de dire… que ça vient de lui ? Seulement de lui ? »

Je hoche la tête.

« Ca m'intriguait depuis tout à l'heure, dis-je. Son énergie n'est pas seulement plus basse que d'habitude. Elle semble fluctuer tout le temps. »

Kurama serre les poings. Et son visage prend une expression coupable.

« Je… Je n'ai rien remarqué.

-Moi non plus, dit mon amant. »

J'essaye d'avoir un sourire pour les consoler.

« Vous ne pouviez pas. Même pour moi, ça a été plutôt difficile à déceler.

-Alors… Il est vraiment…, murmure Kurama. » Il ne termine pas sa phrase.

Je regarde Hiei et je vois qu'il essaie d'ouvrir les yeux.

« Il se réveille, dis-je. »

Kurama est à son chevet en un instant.

« Comment te sens-tu trésor ?

-Mmm, j'ai connu mieux. »

Yusuke et moi les laissons tous les deux et rejoignons le salon.

« T'es sûr que le truc du huitième sceau n'a rien à voir là-dedans ? demande mon amant.

-Ta confiance me ravie, chaton.

-Hé ! Tout le monde peut se planter, j'te demande juste !

-Et je te le confirme. Hiei n'a pas été attaqué par quoi que ce soit.

-Ok, si tu le dis.

-Par contre, concernant le truc du huitième sceau comme tu l'appelles, je sens une énergie particulière.

-Où ? »

J'essaie de concentrer davantage mon don mais je n'y arrive toujours pas.

« Comme tout à l'heure. Je sens l'énergie mais je suis incapable de dire où elle se trouve.

-Et tu me parles de confiance ! »

Il commence franchement à m'agacer.

« Si je savais quoi chercher, j'y arriverais peut-être !

-Ok, t'énerves pas. Je vais appeler Koenma pour avoir plus d'infos.

-Fais ça, ouais. Pendant ce temps, je continue à essayer avec ton don. »

Il fronce les sourcils mais ne dit rien.

Je libère complètement mon don. Je vais me payer un sacré mal de tête dans pas longtemps.

Mais je ne pense pas que ce soit judicieux de demander à Hiei d'utiliser son jagan dans son état actuel.

C'est vrai que je ne me suis jamais bien entendu avec Hiei.

Mais depuis que j'ai été connecté à son esprit, je me sens plus proche de lui même si je ne suis pas sûr que la réciproque marche pour lui.

Et j'estime qu'il a assez souffert. Il avait droit à un peu de bonheur avec Kurama. Et ce n'est même pas le cas.

Mon don est activé et j'entends des cris étouffés venant de la chambre.

« C'est lui ! crie Hiei, parfaitement réveillé maintenant. Il est revenu ! »

La voix de Kurama qui tente de le calmer.

« Il n'y a pas eu de rêve, trésor. Sois logique…

-Je m'en fous de ta logique. C'est lui, il a trouvé un autre moyen de… »

Il y a un long silence. Et la voix de Hiei, plus serein :

« Je déteste que tu fasses ça, Kitsu, dit-il.

-Que je t'embrasse ? Ou que je t'embrasse parce que tu deviens hystérique ?

-Hn. »

Sacrée méthode. Je ris intérieurement.

Yusuke revient vers moi.

« Y'a du nouveau ? »

Il acquiesce.

« Koenma va venir. Mais honnêtement, je la sens mal cette mission. »

Il n'est pas le seul. Moi aussi, j'ai un mauvais pressentiment.

Parce que je sais maintenant que ce truc est protégé, caché. Et qu'il est bien plus puissant que je ne le pensais.

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A suivre…

Pffuuu… Ca avance très très lentement, je sais et vous avez peut-être l'impression que je ne sais pas où je vais. Mais je le sais ! Si, si, je vous assure.

Seulement, il faut bien que je mette en place tous les éléments nécessaires !

J'espère que vous ne vous lasserez pas pour autant.

Sinon, une petite précision complètement inutile : comme Kuwa adore les chats, le surnom affectif pour Yusuke était tout trouvé et ça me fait plutôt rire.

Merci pour vos reviews.

Des réponses en vrac: Le retour d'Higesu est prévu... Le comportement de Yusuke sera expliqué... Enfin, pour faire court, toutes les questions auront des réponses. Y compris pourquoi j'ai choisi ce titre (c'est tout à la fin! Mais j'en ai déjà écrit un bout!).

Voilà, merci encore et laissez des reviews.