Auteur : kaneda26
Origine : Yuyu Hakusho
Genre : yaoi.
Couple : Hiei et Kurama évidemment ! Et Yusuke et Kuwabara.
Disclamer : Non, ils ne sont toujours pas à moi…
Note qui ne sert à rien : Pffuu… vous savez quoi ? Mardi soir, ce chapitre était fini, il ne restait que les corrections à faire… Et paf, avant de m'endormir, je commence à penser (Hiei : Non, ça t'arrive de penser ?) et je me dis que ça va pas, que ça cloche et tout et tout… Et voilà, je l'ai entièrement refait… Et j'ai arrangé le découpage (je crois que c'est ce qui est le pire dans cette fic, le découpage est pourri… totale déprime…).
Enfin, heureusement que j'ai quelques irréductibles qui me laissent des reviews sinon je commencerais à perdre ma motivation ! Merci Koorimé et Kistuné !
Même si je ne peux pas répondre à vos questions ! Tout ce que j'espère, c'est que quand je révèlerais le mystère, ça ne vous paraîtra pas totalement bancale ou stupide ou profondément nullissime (méga-angoisse…).
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Le dernier péché
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Chapitre Quatre
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« Yusuke ! Arrête de tourner en rond par pitié !
-Je fais quoi alors des cercles ? »
Kurama a un petit rire qui est tout sauf joyeux.
« Quoi ?
-Les ronds et les cercles, c'est pareil. »
Je grommelle pour toute réponse.
On est en train d'attendre qu'Enki veuille bien nous recevoir. Et il a le culot de nous faire attendre !
Kurama a beau dire de me calmer, je le vois qui tape du pied nerveusement.
Et qui resserre son étreinte autour de Hiei toujours endormi dans ses bras.
« Il n'a pas vraiment utilisé son kokulyuha, dis-je. Pourquoi il hiberne ?
-Il restaure son énergie, voilà pourquoi il dort.
-Et on ne va surtout pas s'amuser à le réveiller, dit Kuwabara. Là au moins, il est pas chiant. »
J'ai bien envie de dire à Kurama que ce n'est pas très normal ce qui arrive à Hiei mais je pense qu'il le sait déjà alors je me tais.
Et je recommence à tourner en rond.
Kuwa m'attrape au passage et me fait basculer sur ses genoux.
« Calmes-toi. »
Je glisse de ses genoux pour m'installer à côté de lui.
« Où sont Yukina et Tohya ?
-Elle est allé soigner ceux qui ont été atteints par des boules d'énergies. Tohya est avec elle, répond Kuwabara. »
Est-ce qu'il garde toujours un œil sur la femme des glaces ? Est-ce qu'il sait tout le temps ce qu'elle fait, où elle est ?
Je me relève et pour changer, je marche de long en large.
Kuwabara pousse un léger soupir de résignation.
La porte s'ouvre sur Enki lui-même. Lui qui est d'habitude d'un caractère plutôt affable, là, il est sombre.
« Venez, dit-il. »
Et il commence à marcher nous donnant juste le temps de le suivre.
« On va où exactement ? »
Il ne répond pas.
« Hé !
-C'est mieux que vous voyez par vous-mêmes. »
Il ouvre une porte et nous fait signe de le précéder.
Derrière un rideau légèrement transparent, on voit un lit avec des sortes de fil qui s'en échappe, comme une bobine de laine, et un son en arrière-plan que je ne reconnais pas. Sauf que…
Je m'approche et écarte le rideau.
« Koenma ? »
Le bruit est le bip-bip de la machine qui surveille ses fonctions vitales.
« Mon dieu…, souffle Kurama. »
Il tend Hiei à Kuwabara qui l'attrape. Mon amant est tellement sous le choc qu'il ne prend même pas la peine de râler alors que Kurama lui colle le jaganshi dans les bras.
C'est tellement moche que je détourne le regard pendant que Kurama s'approche davantage.
Avec professionnalisme, le yohko observe les blessures et les soins administrés.
Je ne regarde que Kurama ne pouvant abaisser les yeux sur la forme étendue.
« Qu'est-ce…
-Il est arrivé comme ça. Je ne sais même pas comment il a fait pour tenir le temps du voyage, explique Enki. Nous avons bloqué le passage entre le royaume et ici juste après son arrivée. Mais vous savez comme moi que ce n'est qu'une question de temps pour qu'ils le réouvrent. De même que celui qui donne sur le ningenkai.»
Je me tourne vers Kurama.
« Il va s'en sortir ?
-Et bien, il est stable. Et… Qui l'a soigné ?
-Le ningen de Kuwabara. »
Je me tourne vers mon amant.
« Ton ningen ?
-Un médecin. J'en avais parlé à Kurama. »
Le kitsuné hoche la tête et continue son examen.
« Heureusement d'ailleurs qu'il était là, dit Enki.»
Le président commence à fouiller dans la poche intérieur de sa veste.
« Il avait ça avec lui, dit-il en nous tendant une cassette vidéo. »
Je prends la cassette et au bout d'un long moment, je demande :
« Il était seul ? »
Enki comprend et acquiesce silencieusement avant de dire.
« Avant de s'effondrer, il a dit qu'elle était restée là-bas. Et il a crié son nom. Puis il nous a dit de fermer les portails.»
Je n'ai même pas besoin de regarder Kurama et Kuwabara pour savoir qu'ils pensent aussi à elle, à Botan.
Je regarde Koenma, j'ai du mal à percevoir ses traits sous les brûlures dues aux boules d'énergies. Mais j'imagine la douleur qu'il a pu ressentir. Pas seulement physique mais mentale. Il a sacrifié Botan. Il a ordonné de bloquer les portails en sachant très bien qu'elle était là-bas. Il l'a sacrifié pour sauver le makai.
Je ne voudrais pas avoir à faire un tel choix. Jamais. Car je ne suis pas sûr que je pourrais agir comme lui.
Kurama s'éloigne du lit et Kuwa est soulagé de lui redonner son fardeau toujours endormi.
« On peut utiliser ton magnéto ?
-J'ai préparé une salle pour vous.»
Enki nous précède et nous guide vers une autre pièce.
La demeure présidentielle est débordante d'activité malgré que la nuit soit tombée.
« Est-ce que tout le monde a pu évacuer ? je demande.
-Aucune idée. C'est le royaume qui consigne les yohkais qui sont dans le ningenkai. »
Je réfléchis.
« Avec Hiei, il me semble qu'on a détecté plus de trois cent cinquante démons, je me rappelle plus du chiffre exacte. Hiei s'en souviendra peut-être.
-Il n'y a que deux cent quatre-vint sept personnes qui sont passés, sans vous compter. »
Je croyais qu'on avait été efficace sur ce coup. Apparemment, pas assez. Et je doute que les hunters aient eu la moindre pitié envers les retardataires.
Le visage de Koenma apparaît à l'écran et je me surprend à superposer sur ce visage celui que j'ai vu dans ce lit. C'était donc à ça qu'il ressemblait avant, pendant un instant, je l'avais oublié.
Peu après, Botan vient le rejoindre à ses côtés. C'est elle qui a dû lancé l'enregistrement.
Où est-elle maintenant ? Est-elle… Je détourne mon regard de la télé.
Kuwabara attrape ma main et la serre quelques secondes avant de la lâcher.
Je ne sais pas pourquoi il fait ce genre de geste, ni comment il sait à quel moment j'en ai besoin mais ça marche.
Je prends une inspiration et fixe mon regard sur l'écran.
« Bonjour à tous. Je dois vous dire que les affaires ne s'arrangent pas, commence Koenma. »
Il fait une pause.
« Un conseil étudie en ce moment-même la proposition de mon père. Mais je n'ai pas grand espoir. Ils ont écouté mes mises en garde en souriant.
-Ils n'ont même pas écouté, interrompt Botan. »
Koenma hoche la tête sombrement.
« Ce… Ce n'est qu'une mascarade, ce conseil ne veut pas plus que mon père que les trois mondes soient en contact. Les hunters célestes sont déjà passés sous le contrôle du conseil et bientôt, j'en ai peur, sous le contrôle de mon père.
-Ils font croire qu'ils agissent pour le bien de tous mais…
-Botan !
-Mais c'est vrai ! »
Koenma s'éclaircie la gorge.
« J'ai peur que tout ceci n'ait été préparé depuis longtemps, au lieu de me renverser par la force, ils ont utilisé la ruse. Au point où en sont les choses, je ne peux malheureusement plus les contrer. Mais vous, oui. »
Il prend un peu de temps.
« Il faut retrouver Daburu Key. Si on élimine la menace, ils n'auront plus de prétexte pour continuer. Il faut absolument que vous le trouviez avant eux sinon… Ils se feront un plaisir de dénaturer les faits, voir de commanditer quelques massacres humains qu'ils imputeront aux yohkais. »
Je tremble de rage. Evidemment, coller tous les problèmes sur le dos des yohkais, c'est ce qu'ils ont toujours fait !
« J'aurais voulu avoir plus de renseignement pour vous aider à trouver Key mais je n'ai pas encore eu accès aux informations de mon père. J'espère juste que mon seul appui au conseil ne va pas me tourner le dos. Dès qu'il m'aura fait part de renseignements complémentaires, je vous mettrai au courant. »
L'image saute un peu avant de redevenir claire. La luminosité est moindre et les ombres sont plus longues, ça doit se passer plus tard. Botan a disparu.
« J'ai été démis de mes fonctions, dit Koenma. »
Sa voix est calme mais ses yeux trahissent son anxiété.
« Selon mon contact, une de leurs premières mesures va être de virer les yohkais du ningenkai. Avant de chercher Key. »
Il passe la main sur son front pour essuyer une légère couche de sueur.
« Pour dire vrai, je ne comprends pas pourquoi ils craignent Daburu Key, selon la console du huitième sceau, il est puissant certes, mais pas plus que toi Yusuke, ou Kurama ou bien Hiei. »
Il pianote nerveusement sur son bureau avant de reprendre.
« J'ai bien peur que ce ne soit qu'un pauvre type qui ne correspondrait malheureusement pas à la vision du monde étriqué de mon père. Et que le danger qu'il présente soit plus d'ordre moral que physique. Mais je ne suis sûr de rien. »
Botan apparaît, tenant en mains une vingtaine de disquettes qu'elle tend à Koenma avant de sortir du champ.
« Ce sont vos dossiers personnels ainsi que ceux d'autres yohkais puissants comme Yomi ou Mukuro. »
La caméra bouge, Koenma se lève.
D'un geste nonchalant, il jette toutes les disquettes dans le feu de la cheminée.
Je ne comprends pas vraiment pourquoi il fait ça.
Il se tourne vers nous, vers la caméra.
« Ils connaissent vos noms, savent que vous êtes dangereux mais maintenant, ils ignorent tout de vos capacités ou de vos faiblesses. Et plus ils seront méfiants, plus ils prendront leur temps pour agir. C'est peu mais c'étaient les seules cartes que je pouvais vous donner. Veillez à ne pas dévoiler votre jeu trop vite. »
L'image saute encore puis disparaît laissant de la neige envahir l'écran.
« Il le savait, n'est-ce pas ? dis-je à mi-voix. Que c'était possible qu'il ne nous revoie pas ? »
Kurama et Kuwabara hochent la tête en silence.
Je me lève et ils m'imitent, Hiei toujours confortablement installé dans les bras de Kurama.
Moi aussi, je préfèrerais dormir à un moment pareil !
Ok, je suis injuste, Hiei n'a pas demandé à perdre son énergie.
Sauf que s'il se fait ça lui-même, il a un sérieux problème avec son inconscient.
Voyant le regard que je jette à son trésor comme il l'appelle, Kurama resserre ses bras autour de Hiei et ses yeux me font comprendre que je ferais mieux de trouver un autre exutoire à ma colère.
J'en trouve un qui ne me résiste pas.
Mon coup de poing vient de démolir le mur donnant sur le couloir.
Quelques yohkais passent devant me regardant avec stupeur et sont même un peu effrayés.
Kuwabara m'attrape la main et je le repousse.
« Qu'est-ce qu'on fait maintenant ? dis-je.
-Prendre du repos. J'aimerais pouvoir mettre Hiei au lit, dit Kurama.
-Et une fois qu'il ira mieux, on pourra essayer de trouver ce Key avec son jagan, propose Kuwa.
-On verra, répond Kurama. Je suis d'accord avec Koenma sur ce point, Key n'est qu'une supercherie.
-Pourtant, je sens bien quelque chose, rétorque Kuwabara.
-Il est donc passé dans le makai en même temps que nous, dis-je. »
Mon amant hoche la tête.
« Je comprends pourquoi ils nous ont ejecté du ningenkai, fait Kurama.
-Comment ça?
-Par précaution. S'ils n'arrivent pas à supprimer Key, ils isoleront le makai.
-Encore faut-il qu'ils arrivent à prendre les portails, dis-je. »
Kuwabara ferme les yeux quelques secondes.
« Et ils essaient, dit-il.
-Et ça tiendra ?
-Pour l'instant, oui. »
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J'ai le sentiment qu'il s'éloigne de moi petit à petit. Que je ne le comprends plus du tout.
J'aimerais revenir à ce temps juste après qu'on se soient mis ensemble. Ces deux semaines passées dans le ningenkai. On était tellement bien tous les deux.
Tout était parfait. Trop peut-être.
Et il a découvert qu'Higesu était encore vivant.
C'est à ce moment-là que les choses ont du se dégrader.
Et je n'étais même pas là pour lui !
Qu'est-ce qui a bien pu se passer dans sa tête ? Quelles peurs se sont manifestées dans son esprit qui l'ont conduit à se priver de son énergie ?
Je n'ai pas compris pourquoi il a éclaté en sanglots hier.
J'ai juste eu l'impression que quelque chose venait brusquement de se casser et qu'il ne pouvait pas s'arrêter.
Depuis quand est-il devenu aussi sensible, presque fragile ?
Est-ce que c'est à cause de moi ?
Il fait à peine jour quand il ouvre enfin les yeux. Pour ma part, je n'ai fais que somnoler, me réveillant pas intermittences pour voir s'il allait bien.
Je pose mon livre et j'attends qu'il remarque ma présence.
« Où ? demande-t-il.
-Chez Raizen.
-Hn. »
Il se lève à moitié.
« Tu peux dormir encore si tu veux.
-Pas la peine. »
Il se fige et me fixe.
« Ton dos ?
-Je me suis soigné. Ce n'était rien.
-Je suis désolé.
-Pourquoi tu t'excuses ? Ce n'était pas ta faute.
-Bien sûr que si ! C'est à cause de moi que… »
En quelques pas, je suis auprès de lui et je le serre dans mes bras.
« C'est toujours à cause de moi que tu es blessé, dit-il.
-Pas toujours, faut pas exagérer. »
Je le garde contre moi quelques instants de plus.
« Hiei ? Je peux te poser une question ?
-D'habitude, tu te gènes pas.
-Bon, est-ce… Est-ce que tu as peur de me faire du mal ? dis-je en le regardant dans les yeux. »
Il détourne le regard et je prends ça pour un oui.
« Et… Si tu as peur de me faire du mal alors…
-Laisses tomber ta psychologie de bazar ! rétorque-t-il un peu durement.
-Mais… »
Il me repousse.
« Je sais ! C'est dans ma tête ! »
Je ne comprends pas pourquoi il est subitement en colère.
« Hiei est complètement barjo, il se fait ça tout seul ! crie-t-il. C'est ça que tu penses ? Et en plus, j'suis maso ! Bravo, c'est la totale !
-Calmes-toi, trésor, je voulais pas te vexer. »
Il grogne.
« Trésor, je t'aime. Je t'aimerais quoi qu'il arrive, ok ?
-C'est ça, même si je deviens complètement fou !
-Ca tombe bien. Moi aussi, je suis fou. »
Il hausse les sourcils.
« Fou de toi, dis-je en souriant. »
J'ai réussi à faire tomber sa colère. Il me sourit légèrement.
Puis une légère expression de souffrance passe sur son visage. Et il la chasse rapidement comme il en a l'habitude.
Je sais que l'énergie est liée au mental mais j'ai bien peur que ce ne soit pas la seule cause chez Hiei.
« Est-ce que ça te dérange si je t'examine ? »
Son regard se durcit un peu.
« Comme tu veux. »
Il s'assoit en tailleur sur le lit, il est juste vêtu de son sous-vêtement.
Je passe mes mains sur son corps. Les blessures faites par Higesu ont disparues presque entièrement.
Et aucune n'était empoisonnée. Je m'en serais aperçu.
En quelques mots, je le mets au courant des derniers évènements pendant que je passe mes mains sur son corps.
Il hoche la tête sans faire de commentaires. Et me fixe. Il frissonne brusquement.
Et je n'ai pas vraiment le temps de pousser plus en avant mon examen. Hiei vient de glisser une main sous ma chemise.
« Trésor, attends deux minutes.
-Non. »
J'éloigne sa main et je l'embrasse légèrement.
« Laisses-moi terminer maintenant.
-Non. »
Juste non. Et il déboutonne ma chemise. Et il s'installe, à califourchon sur moi.
« Hiei, tu es fatigué et…
-Non. »
J'ai parfois tendance à oublier qu'il peut être extrêmement buté quand il veut quelque chose.
Et j'ai bien l'impression que ce quelque chose, c'est moi.
Il se serre contre moi et me mord délicatement le cou.
Sa main droite s'insinue à l'intérieur de mon pantalon et je suis presque sûr qu'il sourit de me sentir réagir sous ses doigts.
Au diable son soi-disant besoin de repos ! Il m'a l'air d'être parfaitement en forme au contraire !
Et il m'envoûte complètement.
Je suis un idiot. Comment ai-je pu penser que je réussirais à avoir la moindre retenue devant son corps à moitié nu ?
Surtout s'il se colle contre moi de cette façon !
Je le fais basculer, le plaquant sur le lit, entrecroisant nos doigts, et je l'embrasse un peu violemment.
Rien que de le sentir réagir aussi intensément, frissonner sous mon corps et je suis de plus en plus excité.
Je me relève un peu.
« Attends ! Le porte n'est pas fermée à clef.
-M'en fiche ! dit-il. »
Et il attrape mes lèvres entre les siennes, libère ses mains et fait glisser ma chemise le long de mes épaules.
Oui, finalement, moi aussi, cette porte, je m'en fiche.
Je m'échappe de ses bras le temps de me déshabiller entièrement. Et il fait de même.
Je le reprends dans mes bras et je me rends compte à quel point son corps est chaud.
Toujours quand on fait l'amour mais aujourd'hui, il semble brûlant.
Il attrape ma main et lèche mes doigts.
« Vite. »
Il ne semble pas vouloir aller doucement. J'essaye de le faire ralentir mais oui, il est têtu, je devrais le savoir depuis le temps.
Je ne crois pas l'avoir déjà vu dans une telle fièvre.
Rien qu'au contact de nos peaux qui se rencontrent, il gémit.
Et tout son corps se cambre quand mes doigts entrent en lui et commencent à se mouvoir.
« C'est bon. Viens, ordonne-t-il.
-Ralentis un peu, trésor. »
Je bouge mes doigts et sa réaction est intense.
« Maintenant, Kitsu ! réclame-t-il. »
Je lui obéis. Et il gémit de plaisir quand je le pénètre.
D'habitude, il me laisse le contrôle de la situation.
Aussi, je suis surpris quand il nous fait faire un demi-tour et prend les commandes.
Et il est tout simplement beau.
Les pensées défilent dans ma tête. Je l'aime. Trop peut-être.
Mais est-ce qu'on peut trop aimer ?
Il prend appui sur ma poitrine avec ses mains et impose un mouvement rapide.
Mes doigts caressent ses lèvres et il y pose de petits baisers.
C'est tellement différent de nos étreintes habituelles, tellement plus passionné, brûlant que j'ai l'impression que c'est la première fois que nous faisons l'amour.
« Trésor… Regardes-moi. »
Il ouvre les yeux. Il halète et gémit.
« Tu es… magnifique… trésor. »
Moi aussi, j'ai du mal à garder mon souffle. Il m'envoûte entièrement, jusqu'au plus profond de mon cœur.
« C'est toi… qui… qui… »
Il perd ses mots.
Et j'inverse à nouveau nos positions. Ses mains se nouent autour de ma nuque.
« Toi qui… es magnifique, murmure-t-il. »
Il ne s'éloigne pas de moi. Nous sommes si proches l'un de l'autre à cet instant précis.
Et son corps brûlant me fait fondre.
Je ne le comprendrais peut-être jamais totalement.
Mais qui le voudrait ? Quand il peut me surprendre ainsi, s'abandonnant sans réserve sous mon corps.
J'étreins un feu plus que brûlant. Je me brûlerais peut-être mais quelle importance?
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Cette étincelle qui m'enflamme de plus en plus. Je ne peux tout simplement pas y résister.
Et j'aime aussi ce moment où le brasier se calme doucement, nos jambes entremêlées, son bras autour de mes épaules, le drap rabattu sur nos corps pour garder la chaleur de notre étreinte. Et nos coeurs qui tentent de reprendre un rythme normal.
Je ne sais pas trop ce qui m'as pris, j'ai été plutôt entreprenant. Mais j'en avais envie et ça n'a pas eu l'air de déplaire à mon Kitsu.
Quelle idée aussi de vouloir m'examiner !
Quand je le regarde, j'ai déjà envie qu'il me fasse l'amour alors s'il me touche…
C'est toujours étrange comme sensation. Cette chaleur qui monte dans mon corps.
Cette certitude que ce désir ne peut être assouvi qu'avec Kurama.
Mais aujourd'hui, c'était encore plus intense.
Il me serre contre lui, son souffle s'apaisant.
« Kurama?
-Oui, trésor.
-Je t'aime. Et je sais que je ne suis pas facile mais...
-Je t'aime Hiei et je t'aimerais quoi qu'il arrive. Même si j'admets que tu es parfois légèrement caractériel. »
Il a insisté sur le légèrement avec malice.
« Ca Kitsu, tu le savais avant, ça faisait partie du lot. C'était tout ou rien.
-Hum hum, et qu'y a-t-il d'autre dans ce lot? »
Il embrasse ma joue.
« Ceci peut-être? » Mes paupières. « Et ça aussi? » Mes lèvres.
J'attrape sa nuque et approfondit le baiser en glissant ma langue à l'intérieur de sa bouche, l'empêchant de parler.
Je prends sa main dans la mienne et la guide sur ma poitrine. Je la plaque contre moi et je sais qu'il sent les battements de mon coeur.
« Tout, Kitsu. Absolument tout. »
Il pose la tête contre mon torse et ma main caresse ses cheveux.
Il me pardonne tout. Toujours. Mes colères, mes cris, les mots dures que je peux lui adresser.
Pourquoi? Pourquoi ne me reproche-t-il jamais rien?
Ce serait tellement plus simple qu'il dise que c'est ma faute.
J'ai à nouveau ces élancements dans le ventre.
Psychosomatique. C'est dans ma tête. Et quoi que ce soit, j'aimerais bien que ça en sorte pour que je puisse avoir la paix !
La porte s'ouvre brutalement sur Yusuke.
« Hé les mecs ! Vous allez pioncer encore longtemps ? »
Il s'arrête, nous regarde.
« Bon timing, Urameshi ! dis-je.
-T'as toujours pas appris à frapper aux portes ? demande mon Kitsu en se relevant.
-C'est le matin, rétorque-t-il. Vous pouvez pas…
-Faire ça la nuit comme tout le monde ? ironise Kurama. »
J'ai un léger sourire.
« Quoi ? dis-je. Les ningens ne font ça que la nuit ? »
Yusuke prend soudain une teinte un peu rouge. Il doit sans doute se remémorer quelques scènes pas vraiment nocturnes avec Kuwabara.
« Apparemment pas, fait Kurama en pouffant de rire.
-Putain ! Y'en a pas un pour rattraper l'autre ! s'exclame Yusuke. Sortez de ce lit !
-Maintenant là tout de suite ? »
Il marmonne et claque la porte.
« Tu sais trésor, je trouve que tu deviens très taquin, dit Kurama. »
Je lui souris. Et il m'embrasse.
Et on se met à la recherche de nos vêtements.
« Hiei, on fait un détour par la cuisine ?
-Et comment ! J'ai la dalle. »
Il rit.
« Quand tout ça sera fini, je te préparerais tous les plats que tu aimes, ça te va ? »
Je hoche la tête. Je crois qu'il tient ce genre de choses de sa mère. Ce truc à propos de la nourriture. Comme si ça arrangeait tout.
Après notre arrêt à la cuisine plutôt bien remplie pour un repère de yohkai même s'il y a plus de saké que de nourriture, on retrouve Yusuke et l'autre abruti dans la grande salle.
Raizen avait du goût pour la déco. C'est classe et sobre. Tout le contraire de chez Mukuro.
« Vous avez pris votre temps ! commente Yusuke sur un ton bourru. Kurama t'a mis au parfum ? Ou vous n'avez pas eu le temps ?
-Hn.
-C'est un oui, ça ?
-C'est un oui, dit Kurama sur un ton glacial. »
Urameshi se reprend un peu.
« Bon, toi, Kurama et moi, on va chercher des infos sur ce Key. Et vous…
-Le nabot et moi, on se tape la tournée du makai pour le repérer, dit Kuwabara. »
Génial. Exactement ce dont j'avais envie. Me balader avec ce crétin de ningen.
En plus, je sens qu'il est en train de mesurer mon énergie. Et ça m'agace profondément.
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Il n'a même pas voulu dormir dans le même lit que moi. Quand je l'ai pris dans mes bras pour l'inciter à venir se coucher, il m'a poussé et m'a dit :
« Tu crois que c'est le moment pour s'envoyer en l'air ?
-Yusuke, je te demande juste de venir te reposer. »
Il n'a pas répondu et a quitté la chambre.
Quand je suis descendu pendant la nuit, il dormait sur un canapé dans la grande salle. Et je l'ai laissé là, sachant pertinemment qu'il ne voudrait pas bouger.
Et que je risquais de me prendre un mauvais coup si j'essayais de le transporter sans le réveiller.
Je suis quoi si je ne peux même pas l'aider dans ces moments-là ?
Au moins, avant, quand je n'étais pas encore son mec, il partageait ses problèmes avec moi.
Qu'est-ce qu'on partage maintenant ?
Kurama et Hiei sont déjà devant la demeure et nous attendent.
Tant pis si je fais perdre du temps, je suis inquiet.
« Chaton, ta main ?
-J'ai rien, me répond-il. »
Oui, je m'en doute. C'est le mur qui a subi le plus de dégâts.
« Où vous comptez aller avec Kurama ?
-Voir ces rumeurs sur les sceaux. Si quelqu'un en a entendu parler. Et repasser voir Enki… et Koenma.
-Ok, faîtes attention. »
Il me regarde semblant réaliser quelque chose.
« Je ne veux pas que tu y ailles, dit-il soudainement.
-Comment ça ?
-Tu vas être entouré de yohkais quinze fois plus forts que toi et qui sentent les ningens sur des kilomètres et…
-Je serais avec Hiei.
-Et Hiei n'est pas dans son état normal ! Tu restes ici !
-Et je fais quoi ? De la broderie en attendant que mon homme rentre à la maison ?
-Je ne plaisante pas, Kuwa ! »
Il attrape mon bras et le serre.
« Si ça tourne mal, j'ouvre un portail et on se carapate dans le ningenkai.
-Tu peux faire ça ? Ouvrir un portail n'importe où ?
-Je pense, oui. »
Il n'a pas l'air convaincu. Et il ne me lâche pas.
« Yusuke, tu me fais mal.
-Quoi ?
-Ta main. »
Il desserre sa prise précipitamment.
« Excuse, j'suis sur les nerfs. Si Enma reprend le contrôle, ça veut dire qu'il recommencera à faire des lavages de cerveaux aux yohkais et que j'aurais peut-être encore à tuer des innocents… Et Koenma et Botan...»
Je sais qu'il va m'envoyer balader mais je le prends dans mes bras et caresse doucement ses cheveux.
Etrangement, pour une fois, il ne dit rien, il se laisse faire.
Pas longtemps malheureusement.
Il relève la tête, m'embrasse à pleine bouche et s'échappe de mes bras.
« Fais gaffe.
-Je t'aime, chaton.
-Moi aussi. »
Sauf que tu ne me le dis jamais.
Et ça manque, ça aussi.
Même si j'ai lu dans son esprit et que je sais qu'il m'aime, j'ai besoin de l'entendre le dire.
Ca fait un mois maintenant. Et parfois, je doute.
De ses sentiments, de son orientation sexuelle qui n'est peut-être qu'une passade.
Ce serait pourtant si simple, quand je le touche, de savoir ce qu'il ressent vraiment.
Mais je ne peux me résoudre à agir ainsi.
Alors j'attends. J'attends des gestes de tendresse, des mots d'amour.
Et je suis stupidement trop romantique ! Et Yusuke ne l'est pas du tout !
« Qu'est-ce que tu glandes ? On y va. »
Je baisse les yeux sur Hiei.
Même ce nabot est capable de montrer ses sentiments. Est-ce que c'est si difficile que ça pour Yusuke ?
Hiei regarde Yusuke s'en aller.
« Il est toujours trop chaud dans sa tête, dit-il. C'est marrant, la dernière fois qu'il était comme ça, c'est quand t'as été stupidement kidnappé par Sensui. »
J'éclate de rire. Et Hiei me regarde en pensant que je suis un parfait abruti.
Mais je m'en fous. Je sais grâce à ses paroles que je compte pour Yusuke.
« Merci Hiei, dis-je.
-Ca veut dire quoi, ça ?
-Rien. Juste merci. »
Il fronce les sourcils.
« T'es vraiment un idiot. »
Et un idiot heureux par dessus le marché !
Yusuke réapparaît soudainement.
« Hé, Kuwa, attrape ! »
Il m'envoie un objet que je chope au vol.
Et il disparaît à nouveau.
J'ouvre la main. Un petit flacon d'aspirine.
Il s'est souvenu qu'un usage trop poussé de mon don me donnait des migraines.
Ok, il ne montre pas son amour de la manière dont je le voudrais, mais il le montre à sa façon.
Et je suis heureux.
J'aimerais juste qu'il accepte ma façon à moi de lui montrer mon amour.
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« Que même Yomi ne sache pas la moindre chose est étonnant, dis-je. »
Yusuke hausse les épaules, enfonce les mains dans ses poches.
« Et après ? Personne ne sait rien, c'est pas nouveau ! rétorque-t-il. »
Je ne dis rien pour ne pas que ça dégénère en dispute.
Mais Yomi était sans doute la personne la mieux placée pour nous renseigner. Il n'a pas seulement accumulé les trésors pendant son règne mais aussi des livres, des informations car la connaissance est aussi une arme.
Et rien, il n'avait rien. Je sais qu'il peut parfois être retors mais je le connais et il n'a pas menti.
Même si je le soupçonne d'être soulagé que le portail donnant sur le ningenkai soit fermé.
C'est Shura qui nous a accueilli, enfin accueilli est un bien grand mot puisqu'il nous a accordé un regard rapide avant de regarder derrière nous.
« Shizuru n'est pas avec vous ? »
Puis il a fixé son regard sur nous.
« Pourquoi vous avez fermé le portail ? Comment elle va faire pour venir nous voir maintenant ? Vous êtes trop nuls ! »
Et il s'est éclipsé en boudant.
J'avais entendu dire par Kuwabara que sa sœur se rendait souvent dans le makai.
C'était donc la raison. J'ai un peu de pitié pour Yomi. Contre Shizuru, il a aucune chance, en plus, elle semble déjà s'être mis Shura dans la poche. J'espère que ce n'est pas en lui permettant de boire et de fumer à son âge.
Yusuke a accéléré l'allure et je fais de même.
Et nous arrivons chez Enki.
Cette fois-ci, nous allons directement dans la chambre réservé à Koenma. Enki est présent.
« Il est sorti du coma, nous dit-il. Il est inconscient maintenant et il délire.
-Il a dit quelque chose ? demande Yusuke.
-Il a crié le nom de Botan. Il s'agite beaucoup et… »
Ils ont du l'attacher.
« Pourquoi vous n'augmentez pas les doses de morphine ? dis-je brusquement. »
Il souffre, il suffit de le regarder pour le voir.
« Elles sont déjà au maximum. Le docteur ne peut pas les augmenter sans… le tuer. »
Soudain, la voix rauque qui sort de la gorge de Koenma nous remplit de peur, puis de douleur.
Il hurle le nom de la guide céleste plusieurs fois.
C'est un spectacle atroce que de voir cet homme auparavant si digne s'agiter et crier ce nom désespérément mais aucun de nous ne peut détourner son regard.
Soudain les mots changent.
« Ce n'est pas un nom ! crie-t-il. »
Ses yeux s'ouvrent brusquement. Mais ce n'est en aucun cas un signe de réveil.
« Ce n'est pas un nom ! C'est un code ! C'est un code ! »
Yusuke se tourne vers Enki.
« Qu'est-ce qu'il veut dire ?
-J'en sais rien. Il l'a déjà dit mais je n'y comprends rien. »
Les yeux de Koenma se referment et il murmure à présent.
Je m'approche et tend l'oreille.
Danger ? C'est ce qu'il a dit. Et non, j'ai du mal entendre.
Sauf que quand il se remets à hurler, je comprends que mon ouïe ne m'a pas fait défaut.
« YUKINA ! DANGER ! »
Et encore cette phrase énigmatique :
« Ce n'est pas un nom, ça n'a jamais été un nom ! C'est un code ! Les koorimés ! Yukina ! »
Puis le nom de Botan vient remplacer celui de Yukina.
Et la crise s'arrête.
« Où est Yukina ?
-Elle est partie après avoir aidé aux soins. Tohya l'a raccompagne dans son pays, c'est le plus sûr.
-Yusuke… »
Il a déjà sorti son téléphone. J'espère seulement que Hiei va agir avec calme et je sais que mon espoir est vain.
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J'en ai marre. Vraiment marre.
Non seulement ça ne sert à rien. Mais en plus, je suis obligé de supporter la présence de ce crétin de ningen.
Je sais, j'ai un peu de mal à contrôler mes émotions.
Mais il m'énerve. Depuis qu'on est parti, il a un sourire jusqu'aux oreilles.
Je vois pas pourquoi il est content. Ce boulot est encore plus chiant que les patrouilles.
« Tu le repères ?
-Non, répond Kuwa. Je le sens quelque part mais je peux pas dire où. J'ai l'impression qu'il est pas loin pourtant !
-T'es nul.
-Tu fais mieux, peut-être ?
-Oh, ça va, boucles-là ! »
Et en plus, il n'arrête pas de surveiller mon énergie.
Son téléphone sonne. Rien que la musique ridicule qui s'en élève m'énerve.
« Mais décroches, bordel !
-Ca vient ! Oui, allô ? Coucou, chaton. »
Je tends l'oreille pour écouter la discussion.
J'arrache le téléphone des mains de Kuwabara.
« Où est-elle ? Où est ma sœur ?
-Elle n'est plus chez Enki, répond Yusuke. Mais tu peux la trouver sans problème, j'imagine ?
-Ouais. »
J'entends la voix de Kurama en bruit de fond. Puis clairement maintenant.
« Trésor ? N'en fais pas trop, d'accord ?
-Mais tu me saoules ! Ca te suffit pas d'avoir demandé à ce crétin de surveiller mon énergie, il faut en plus que tu m'ennuies avec tes conseils à la con ! »
Un silence me répond. Qu'est-ce que j'ai fait ?
Ce n'est pas parce qu'il me pardonne tout que je dois me comporter ainsi !
« Je suis désolé, trésor, je suis… un peu inquiet.
-Je ne t'ai rien demandé ! »
Les mots sont sortis avant que j'ai pu les retenir. Mais pourquoi je n'arrive pas à contrôler ces foutues émotions ? J'y arrive très bien d'habitude.
« Kitsu ? Pardon. Excuse-moi.
-Tout va bien, trésor. Va chercher ta sœur. »
La voix de Yusuke remplace celle de Kurama et je rend le téléphone à Kuwabara.
J'ouvre mon jagan. Je peux trouver une énergie connue facilement même si elle est très éloignée.
Elle n'est pas très loin du pays des glaces. Mais elle est seule.
Où est cet abruti de Tohya ? Il était censé la protéger.
Il est à terre, à moitié mort.
Et les énergies autour d'eux.
« Des hunters ! »
Kuwabara est toujours au téléphone.
« Le portail a été réouvert ! Les hunters célestes sont dans le makai ! Ils vont s'en prendre à ma sœur ! »
Je commence à courir et il me suit, le portable visé à son oreille.
Il raccroche au bout d'un moment.
« Ils nous ont dupés, dit-il en arrivant à ma hauteur. Ils ont ouvert un autre portail. »
Quels bandes de fourbes, ça ne m'étonne pas d'eux.
« Accélère, putain !
« Doucement, Hiei, t'es pas en état de t'opposer à eux tout seul !
-Je vais te prouver le contraire. »
Sauf que c'est faux. Parce que si j'étais vraiment dans mon état normal, il n'arriverait même pas à me suivre.
« Ok, dit-il. Si Kurama et Yusuke n'arrivent pas assez vite, on la récupère et j'ouvre un portail sur le ningenkai et on se barre. Ca devrait les perturber un peu.
-Ca me va. »
Bon, ce n'est pas une si mauvaise chose de l'avoir comme équipier. Mais c'est certainement pas un truc que je lui dirais.
Il n'y a qu'un seul endroit où le pays des glaces est lié au makai et je sais parfaitement où c'est.
Ca nous as pris quoi ? Une demie-heure au pire ?
Yukina est à genoux sur le sol devant le passage qui mène au château.
Elle se tourne vers nous, les larmes aux yeux.
Elle se lève en chancelant et se précipite dans mes bras.
« Ni-san… Ni-san… »
Je la serre contre moi et incline sa tête de façon à lui cacher les yeux.
Même si ce n'est plus la peine. Elle a déjà vu la scène qui s'étalait sous ses yeux.
Je regarde ce pays que j'ai souhaité détruire. Ces femmes que j'ai voulu tuer.
Quelqu'un l'a fait à ma place.
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A suivre…
Que dire si ce n'est que ça m'avance pas des masses et que y'a toujours plus de questions que de réponses…
Mais les réponses existent (si je vous le dis, c'est que c'est vrai, regardez-moi dans les yeux, est-ce que j'ai une tête à mentir ? Hiei : Hn (traduction: oui, espèce de crétin). Kurama : Même que t'es pire que moi ! K26 : Vous avez rien d'autre à faire ? ).
Non, sérieusement, tout trouvera une explication. Quant à savoir si vous aimerez, ça, c'est une autre histoire.
Bon, à plus et laissez des reviews ( non, vraiment, laissez-en !)
