Auteur : kaneda26
Origine : Yuyu Hakusho
Genre : yaoi.
Couple : Hiei et Kurama évidemment ! Et Yusuke et Kuwabara.
Disclaimer : Non, ils ne sont toujours pas à moi… Je ne fais que les voler !
Note : Il y a un passage où j'ai repris tous les dialogues du prologue mais d'un autre point de vue. Donc, enfin, je suis finalement arrivé à cette scène précise! Ouf! Même si je ne suis pas entièrement satisfait de ce chapitre, je pense que j'aurais pu faire mieux mais comme je ne savais pas comment... ben, j'ai laissé comme ça. Gomen!
Note2: Désolé pour le retard. Mais ça devient de plus en plus difficile de trouver du temps pour écrire. Il faudra bientôt que j'en crée si je veux en avoir!
-----
Le dernier péché
-----
-----
Chapitre Huit
-----
Il a toujours su extrêmement bien mentir. Toujours.
Mais si les autres peuvent se laisser avoir par ses mensonges, moi, y'a aucun risque que ça arrive.
Et j'ai su qu'il me cachait quelque chose. Je sais déjà quelle est l'idée perverse qui trotte dans sa tête, dans son esprit tordu.
Et c'est hors de question que je laisse quelque chose comme ça se produire!
Je l'ai suivi quand il s'est tiré discrètement. Il ne peut pas m'endormir avec son poison, ça représenterait une rupture de contrat et le sort s'activerait.
Alors, il a attendu que je dorme de moi-même, de façon naturelle. Ou plutôt que je fasse semblant de dormir.
Moi aussi, j'ai gardé mes infos pour moi. Comme le fait que j'ai été abordé par un yohkai qui voulait me recruter.
Et que j'ai arraché douloureusement à ce même yohkai tous les renseignements que je pouvais. Le rassemblement de yohkais hostiles à Enki, leur nombre approximatif, et la date et l'heure de l'attaque.
Les hunters ont fait une légère erreur, ils n'auraient pas du donner cette information aux yohkais. Et ils ont eu de la chance que rien n'ait filtré.
De la chance mais pas seulement, ils ont agi très rapidement, limitant ainsi les occasions d'être découverts.
J'ai suivi Higesu. Il endormait quiconque s'approchant un peu trop de lui. Jusqu'à ce qu'il arrive à cette porte rouge.
A l'intérieur, il a été obligé d'aller plus lentement, il n'avait pas de quoi s'éclairer et sa vision nocturne n'est pas aussi développée que la mienne.
Je n'ai eu aucun mal à le suivre sans qu'il s'en rende compte.
Ce ne sont pas ses pouvoirs qu'il faut craindre, c'est son esprit, sa folie. Dont je suis peut-être indirectement responsable.
C'était un escalier en colimaçon, aux marches saillantes.
Les bruits du combat étaient étouffés par les murs mais pas les énergies que je pouvais ressentir.
J'ai reconnu celle du yohko Kurama, du détective. Mais j'ai eu beaucoup plus de mal à percevoir celle de mon fils au milieu de tout ça.
Je reste dans le débarras sur lequel donnaient les escaliers pendant qu'Higesu sort faire son petit spectacle.
Je me cache. C'est lamentable à dire mais je me cache. Je n'ai vu Hiei que de loin, j'avais deviné un sourire sur ses lèvres quand il avait retrouvé le yohko après être sorti de la grotte d'Higesu. Et ce sourire m'avait fait pensé à Hina.
Là, je retiens ma respiration quand il passe à quelques mètres de moi.
Je savais qu'il me ressemblait, j'ai souvent entendu parler de lui et je savais qu'il avait plus pris mon côté démon de feu que celui de glace de sa mère. Je l'avais constaté par moi-même, cheveux noirs, yeux rouges.
Mais je le vois de plus près cette fois.
Et je ne vois que ça, que cette ressemblance avec Hina. Sa petite taille d'abord, puis cette équilibre entre muscles et finesse qui le fait paraître presque fragile mais qui est une preuve de nervosité, de vitesse.
Et ses yeux, ses grands yeux en amandes, presque comme ceux d'un enfant. D'ailleurs, à chaque fois que je pensais à lui ou à Yukina, je les considérais toujours comme des enfants.
Maintenant, je ne peux plus en sachant qu'il est l'amant du yohko et qu'il porte son bébé.
Ce n'est plus un enfant. Mais ses yeux garderont toujours cette forme enfantine.
Seule la couleur vient de moi.
Et quand le yohko sort une plante lumineuse pour éclairer leur chemin, je remarque les reflets bleutés dans les cheveux noirs et les mèches blanches formant une étoile.
Hina. Tout en lui me rappelle Hina. Et je ne m'y attendais pas.
Je veux faire un pas vers lui. Je n'y ai pas réfléchi et mon coeur manque un battement et se serre.
Maudit sort!
Il part, il disparaît et je le laisse partir. Comme j'ai laissé partir Hina.
Et je m'intéresse à la scène qui se déroulait dans le couloir.
-----
Je ne crois pas être resté plus de quelques minutes auprès de Kuwabara. Avant qu'on tente de me l'arracher des bras. J'ai résisté.
Puis la voix sèche de Botan m'a fait lâcher prise.
Je ne l'avais jamais entendu parler de la sorte.
Quand j'ai levé la tête vers elle, je n'ai même pas eu à faire l'effort de penser que ce n'était pas elle. Ce n'était définitivement pas elle. Parce que je n'aurais jamais pu autant haïr Botan.
« Tu as l'ordre de tuer Hiei et Yukina. Commences par Hiei, dit-elle.
-Kurama ne...
-Tues Kurama s'il essaye de t'en empêcher. »
Je secoue la tête. Ce sont mes amis. Et Hiei... Bon sang, Hiei attend un bébé. Je ne peux pas faire ça!
Ils sont en train d'emmener Kuwabara. Je regarde. Je ne fais rien.
J'ai la réputation d'agir avant de réfléchir. Mais là, je ne sais pas quoi faire. Je ne sais même pas si mon corps obéirait si je lui disais de se battre.
Je me sens idiot. Si je lui avais dit, il aurait été avec moi. Et rien ne serait arrivé. Enma n'aurait pas pu l'utiliser contre moi.
Bon dieu, je ne suis qu'un imbécile! Et un lâche! Pour quelques mots que je n'ai pas su prononcé, je l'ai perdu.
Botan parle mais je ne l'entends plus.
Je me rappelle. De ces mots que j'ai dit. Je lui ai dit que je détestais qu'il me touche. Je lui ai dit que je trouvais ça humiliant.
Et j'aimerais encore ressentir cette humiliation. J'aimerais sentir à nouveau son poids sur moi. J'aimerais le sentir s'insinuer doucement en moi pour ensuite devenir un peu plus violent. Je veux l'entendre me dire qu'il m'aime quand il me fait l'amour.
Je tuerais pour l'entendre me dire qu'il m'aime! Et je tuerais pour pouvoir lui dire!
Je lui ai dit qu'il me rendait faible. Et je me rends compte que je suis encore plus faible maintenant qu'il n'est plus avec moi.
Botan vient de m'attraper par mon tee-shirt et elle me secoue.
« Bouge-toi, détective! Tu as du boulot! »
Je ne réagis pas plus. Elle agite la boule devant mes yeux.
« Veux-tu que j'envoie son âme ailleurs pour te motiver? Dans un endroit comme celui que Toguro à choisi? Un endroit où il souffrira? C'est ce que tu veux?
-NNNOOONNN!!! »
Je tends la main pour attraper la sphère mais elle l'écarte.
« Si tu veux son âme, tu sais ce que tu dois faire! »
Je me lève lentement.
Les hunters se préparent aussi. Il semble qu'on ne me laissera pas sans surveillance.
« Ne t'avise pas de nous tromper! Tu le perdrais.
-Vous me le rendrez si je tue... si je fais ce que vous voulez?
-C'est à étudier. »
Je hoche la tête sans dire un mot.
Je n'ai jamais eu aussi mal de ma vie! Je comprends ce que Koenma a pu ressentir.
Mais je ne sais pas comment il a fait. Comment a-t-il pu la laisser derrière?
Il ne savait pas ce qu'elle deviendrait. Il ne savait pas sinon il ne l'aurait jamais abandonnée.
Le couloir est peuplé de yokhais. J'essaie de percevoir l'énergie de Yomi ou Mukuro. Mais ils ont du battre en retraite devant le nombre.
Tous ces démons qui sont là... Quel bande d'idiots! Ils ne comprennent pas que le royaume les a manipulés comme d'habitude.
Certains sont gravement blessés, par ma faute parfois. Mais je m'en fiche royalement.
Je les regarde. Ceux qui ne sont pas trop amochés ricanent sur mon passage et tentent de me frapper. J'évite les coups. Et je leur jette un regard noir. Mais ils rigolent toujours.
Je me tourne vers Botan, espérant qu'elle leur ordonne de me laisser passer. Après tout, je fais ce qu'elle me demande, je pars pour... pour tuer mes amis.
Mais elle hausse les épaules, ça lui ait bien égal.
Je vois le bout du couloir, les escaliers. Et ces deux rangées de démons qui attendent que je passe à leur portée.
J'esquive les coups. Je suis bousculé à un moment et je sens une main qui me retient furtivement mais fermement et qui me remet debout.
Je cherche celui qui a fait ça.
Ca ne peut être que le yohkai qui ne sourit pas. Des yeux rouges... Il me fait un clin d'oeil discret.
Oh bordel! Ce mec, c'est...
Je suis poussé encore et je me mets à courir, les hunters sur mes talons.
Je ne sais pas si je peux faire confiance à ce type. Mais c'est comme si on venait de me donner un second souffle.
Je dois gagner un peu de temps. Peut-être qu'il y aura alors une solution qui se présentera.
Je dois tout faire pour gagner du temps.
-----
J'ai senti l'énergie de Zin, Tohya et les autres décroître quand ils se sont éloignés. Ma soeur a pu s'enfuir. Tant mieux.
Je me sens légèrement rassuré sur ce point.
Je grimace. J'ai mal, j'ai vraiment mal au ventre. Ce n'était pourtant pas un coup de poing qui pouvait me faire très mal mais il a frappé au mauvais endroit.
Maintenant, je perds mon énergie très vite. Je crois que le bébé ne va pas bien parce qu'il me prend beaucoup de puissance. Est-ce qu'il est blessé?
Il aspire un peu plus mon énergie.
Et je crois que ça ne suffit pas.
Kurama a toujours son apparence de yohko, j'essaie de croiser ses yeux dorés.
Je sais que c'est lui.
Il n'a pas osé prendre cette forme devant moi. Mais elle ne me dérange pas. Parce que je sais que c'est mon Kurama et pas quelqu'un d'autre.
« Kitsu... »
Il se tourne vers moi, je n'ai pas besoin de dire quoi que ce soit, il se penche et me prends dans ses bras et dévale les escaliers en me serrant contre lui.
Sa main est venue se poser sur mon ventre. Il me donne de l'énergie mais j'ai l'impression que ce n'est toujours pas assez.
J'ai vraiment vraiment mal. Je ressens la douleur.
Sauf qu'il y a quelque chose de différent. Et je ne sais pas ce que c'est.
Higesu est toujours devant. Et je vois ses cheveux blonds voler derrière lui. Je veux le tuer. Je ne voulais pas le suivre.
Mais Kurama ne m'a pas laissé le choix. Et il avait raison. On serait morts si on était restés.
Et par ma faute, parce que je suis incapable de me défendre tout seul. Je suis même incapable de protéger le bébé de Kurama.
Mon dieu, il demande encore de l'énergie. J'ai peur. Il est peut-être blessé. C'est peut-être pour ça que la douleur est différente. J'ai peur.
La lumière de l'aube me parvient quand Higesu ouvre la petite porte.
« Faussons-lui compagnie, Kitsu!
-Ce serait une très mauvaise idée! rétorque notre ennemi. Vous sentez? La ville est sous le contrôle des hunters. Et ils sont en train de rouvrir le portail au sous-sol. Mais si vous voulez vous balader en amoureux, libre à vous. Vous n'irez pas bien loin. »
J'ai envie de le tuer juste parce qu'il a raison. On a besoin de lui, de sa capacité à endormir les yohkais, les hunters. Putain, je le hais!
Kurama me serre un peu plus et je comprend qu'il ressent la même chose.
« Ca va, on a compris que tu avais l'avantage! Maintenant, on sort de la ville. »
Mon kitsu me pose sur le sol et me reprends immédiatement dans ses bras, je tremble trop.
Et j'ai toujours mal.
Nous gagnons une petite ruelle qui s'éloigne du palais présidentiel.
« Trésor? Comment tu te sens?
-Ca va... »
Ce n'est pas vrai et il le sait. Et sa main revient sur mon ventre.
Je l'écarte.
« Je vais finir par te faire mal, dis-je.
-Ca m'est égal! Je ne supporte pas de te voir souffrir en silence. »
Et il repose sa main contre moi et me donne son énergie.
La ruelle est plutôt sûre mais bientôt, nous arrivons non loin d'une place, un espace bien trop à découvert.
Et il y a du monde malgré l'heure. Du monde, des yohkais qui se sont ralliés au royaume.
Higesu émit un reniflement de mépris.
« Que des traîtres! »
Et ça m'énerve parce que je viens de penser la même chose.
« Ils ne sont au courant de rien, murmure Kurama. Pour eux, c'est nous les fautifs. On a perturbé la paix. Ils croient que c'est nous les coupables. »
Hum, je n'avais pas vu les choses comme ça. Et je ne pense plus parce que j'ai à nouveau mal.
Un élancement dans le ventre. C'est douloureux, je mors ma lèvre.
Et je ne me rends compte que je me suis mordu à m'en faire saigner que quand Kurama pousse un léger cri. Il essuie le sang qui perle à ma lèvre inférieure avant de me redonner un peu de son énergie.
« Il n'y a pas d'autre chemin. On doit traverser cette place, chuchote Higesu. »
Comme si on le savait pas.
Kurama affirme sa prise sur moi pour ne pas me faire tomber et se met à courir à petites foulées. Higesu nous suit.
Si j'avais assez d'énergie, je pourrais le cramer là, tout de suite.
Mais je n'en ai même pas suffisamment pour tenir debout! C'est lamentable!
Quelques yohkais nous aperçoivent et comprennent rapidement qui on est.
Les cheveux argentés de Kurama sont facilement repérables.
Quand ils approchent, ils vacillent et tombent. Le parfum emplit mes narines. Ca empeste!
Je plaque ma main sur mon nez!
« Connard! On va le respirer aussi! »
Il me regarde avec un sourire.
« Oh non... Pas tout de suite, je t'enivrerais plus tard... trésor. »
Il dit le dernier mot avec un ton ironique et je me prépare à hurler mais...
« Tu l'appelles encore comme ça, je te tue! Compris? menace Kurama.
-Quoi? Je trouve ça tellement miignoonn. »
Kurama n'a pas le temps de répliquer. Higesu a raté une cible et un yohkai vient de s'approcher trop prêt de nous.
Je ne sais pas ce qui me prend. Je bascule des bras de Kurama, j'attrape le démon et je plaque mes mains contre lui.
Je veux de l'énergie, j'ai besoin d'énergie!
Et j'en obtiens. Je la vole...
Après tout, j'étais un voleur, j'ai toujours pris ce que je voulais. Finalement, il y a certaines choses qui ne changeront jamais.
Le yohkai tombe, inconscient.
Je m'échappe des bras de Kurama. Je peux tenir debout.
Mais il m'en faut plus. Beaucoup plus.
La traversée de la place continue et je vide comme ça deux ou trois yohkais sous le regard effaré de Kurama.
Nous nous glissons à nouveau dans une ruelle.
« Tu vas bien?
-Je t'avais dit que je risquais de te faire du mal... »
Le bébé réclame encore de la puissance. Et les élancements dans mon ventre – des contractions, je crois que c'est le mot – sont plus fortes.
Ca fait mal mais au moins, j'ai gagné un peu de force.
Je serre les dents et je me mets à courir.
J'observe Higesu... Ce serait très facile. Je tends la main vers lui. Et le parfum me monte au nez.
« Tss, tss, ne fais pas ça, Hiei. Tu es tellement prévisible, c'en est navrant. »
Je grogne et je m'éloigne de quelques pas, son rire me parvenant.
Je veux le tuer. Et je le ferais.
Lui, Enma, les hunters... Tous.
Nous débouchons à la périphérie de la ville après être passé par un dédale de ruelles.
Le makai s'étend devant nous.
« Suivez-moi! ordonne Higesu.
-Dans tes rêves!
-Tu veux rêver? Je peux t'y aider. Je peux même te faire... cauchemarder.
-Ca va, on te suit, dit Kurama. »
Je râle et je me mets à courir derrière notre allié très provisoire. Il est lent en plus.
Je pourrais le tuer si facilement sans son pouvoir. Ce fichu pouvoir!
Kurama attrape mon regard. Et m'ordonne d'être patient.
On a besoin d'un endroit où se réfugier. Surtout moi. Parce l'énergie que j'ai dérobée s'est déjà volatilisée.
-----
Je n'avais pas compris quand Hiei a dit qu'il risquait de me faire mal. Je croyais que le bébé réclamait juste de l'énergie comme à l'accoutumée.
Mais ce n'est pas ça.
La façon qu'il a eue de vider ces yohkais, c'était impressionnant. Et ça me fait peur.
Parce que ça veut dire que quelque chose cloche.
Le bébé ne devrait pas avoir besoin d'autant d'énergie à ce stade.
C'est inquiétant. Et alors qu'on s'éloigne de la ville pour s'engager dans un territoire un peu montagneux, j'ordonne de ralentir la cadence.
De toutes façons, Higesu est d'une lenteur lamentable. Il n'a vraiment que son pouvoir psychique.
A certains moments, il m'aurait suffit d'une seconde pour l'attaquer. Mais son parfum flottait dans l'air tout le temps.
Et ce qui arrive à Hiei n'est pas normal. Je veux qu'on soit en sûreté avant de tenter quoi que ce soit.
J'aurais tout le temps après. J'ai attendu très longtemps souvent pour me venger de certaines personnes.
Et en regardant Higesu qui me nargue d'un sourire, je retrouve mes anciens instincts de yohko.
Je pourrais lui faire subir ce que j'ai fait à mes ennemis. Retrouver cette cruauté, cette inflexibilité, cette insensibilité qui a fait de moi une légende.
Je pourrais retrouver tout ça.
Et quand je vois son regard qui se pose sur Hiei, je sens déjà l'envie de vengeance qui se manifeste. Mais c'est trop tôt.
Je ne sais pas où il nous emmène mais je surveille les alentours. Et Hiei fait de même. Où est le deuxième? Où est le père de Hiei?
Se sont-ils séparés? Pour l'instant, je n'en sais rien et je reste sur mes gardes.
Peu de temps après avoir passé un petit bois clairsemé, nous débouchons sur une colline contre laquelle est adossée une maison.
Hiei a recommencé à vaciller. Et il scanne la demeure avec son jagan avant d'ouvrir la porte brusquement.
Il n'y a aucune énergie. Et l'endroit n'est pas en très bon état. Il semble avoir été abandonné pendant longtemps. Sauf qu'il y a la preuve d'un feu récent dans la cheminée.
Hiei regarde un peu plus attentivement que moi les marques de feu et je comprends.
Ces marques là, c'est les mêmes que donnent ses flammes noirs.
Ici, c'est le refuge d'Higesu et du père de Hiei.
On aurait pas du venir. En même temps, ce lieu possède certains avantages. Il n'est pas trop éloigné de la ville et il sera possible d'avoir des nouvelles. Et il est tellement peu éloigné que Enma et les hunters n'y songeront pas tout de suite.
Rien que de penser à Enma, j'ai cette colère qui me gagne.
Et un peu de peur. Yusuke, Kuwabara, ils étaient encore là-bas. J'ai vu Tohya et les autres s'enfuir en protégeant Yukina.
Mais nous avons été séparés de Yusuke pendant l'attaque et même si je sentais encore son énergie alors que nous quittions le palais, je ne sais pas ce qui a pu se passé ensuite.
Hiei ne semble pas avoir de problème pour se déplacer maintenant mais sa main reste crispé sur son ventre.
Higesu est resté sur le pas de la porte. Et il observe le makai.
De là où nous sommes, la ville est légèrement visible.
Il a fermé les yeux. Je n'ai aucune idée de ce qu'il fabrique.
-----
Les hunters ont des détecteurs d'auras.
Ils doivent être configurés pour détecter Kurama ou Hiei.
Des yohkais sont sortis de la ville en même temps que nous, alléchés par la prime. Certains groupes nous suivent sans être vraiment discrets.
On dirait une chasse aux sorcières.
Kurama m'avait dit que c'était facile de manipuler les gens, de leur faire peur.
Là, c'est encore pire. Nous sommes devenus les briseurs de paix. Et ils réclament vengeance.
Et si en plus, ils peuvent s'en mettre dans la poche, tout serait parfait.
Je pense encore au clin d'oeil de ce type. Est-ce que je l'ai bien vu ou est-ce que je l'ai imaginé?
Après tout, pourquoi voudrait-il m'aider? Ou aider Hiei?
Et je me rappelle des traces de flammes sur les corps des hunters dans le pays des glaces.
Il a aidé Yukina, il l'a protégée.
Peut-être veut-il agir de même avec Hiei?
Mais dans ce cas, pourquoi fait-il équipe avec Higesu?
Je n'ai pas vu le blondinet mais j'ai vu des yohkais s'écrouler comme des masses et plonger dans un profond sommeil.
Pour l'instant, les hunters ne détectent rien. Parfait, un peu de temps de gagné.
Etrange comme je me sens seul. Finalement, j'ai du m'habituer sans m'en rendre compte.
J'ai du m'habituer à le sentir toujours prêt de moi, même quand nous n'étions pas encore ensemble.
Je savais qu'il était là. Même quand je l'ai repoussé comme un niais, je savais qu'il était là, qu'il serait toujours là.
Connerie de certitude à la con!
J'étais tellement sûr que je l'aurais toujours que je n'ai rien fait pour le garder.
Kuwa avait raison et tort à la fois.
Ce n'est pas parce que je ne prenais pas cette relation au sérieux que j'évitais de lui donner de la tendresse, de lui dire des mots d'amour.
C'est au contraire parce que je pensais que je ne perdrais jamais Kuwa que je ne les ai pas dit.
J'ai agi insensiblement, je n'ai pas réfléchi comme d'habitude. Je n'ai pas du tout pensé à ses sentiments.
Je ne voyais pas combien Kuwa avait peur de ce manque, je ne voyais pas qu'il l'interprétait comme de l'incertitude.
Ca m'agace en même temps. Il aurait pu me faire confiance.
Croit-il que je ferais l'amour avec lui si je ne l'aimais pas?
Mais justement, je lui ai dit que je n'aimais pas faire l'amour avec lui.
Tout ça parce que je suis un débile de macho et que j'ai cette foutue fierté masculine qui me dit qu'ouvrir les cuisses pour un homme, c'est avilissant.
Et pourtant, j'aimais ça.
J'aimais quand il caressait mon torse de sa main, qu'il descendait le long de mon ventre et qu'il effleurait l'extérieur de ma cuisse avant de revenir vers l'intérieur.
A ce moment-là, j'écartais toujours les jambes avec un frisson d'anticipation.
Je me sens glacé. Je veux ressentir à nouveau ce frisson.
Si je veux revoir Kuwa, si je veux lui dire que je l'aime, il faut que j'affronte deux amis.
J'ai compris dès le début qu'Enma ne le libèrera peut-être jamais. Que c'était un trop bon moyen de pression pour qu'il l'abandonne.
Je comprends l'incertitude maintenant. Je vais tenter de faire tout ce que je peux pour retrouver Kuwa sachant que cet espoir n'existe peut-être pas.
Comme Kuwa a tout fait de son côté pour m'aimer sans savoir si un jour, il entendrait la réciproque.
C'est idiot l'espoir. Parce qu'on s'y raccroche forcément.
Mais je n'ai que ça!
Ca et ce clin d'oeil furtif.
Et je veux y croire.
Un des détecteurs vient de biper, coupant court à mes pensées.
Et l'un des hunters me donnent l'ordre de me bouger.
J'attrape un détecteur. Il est configuré sur Hiei.
C'est quoi ça? On dirait une guirlande de noël, le point clignote disparaissant complètement parfois pour réapparaître affichant une puissance démesurée.
Et je suis poussé vers l'avant, vers ce point qui clignote.
-----
J'ai du me connecter à plusieurs yohkais dont les rêves étaient complètement inintéressants, qui ne savaient rien, avant de tomber sur un rêve qui me donne quelques informations.
Un yohkai blessé, qui a fini par sombrer dans l'inconscience.
J'oriente son rêve pour l'amener à me révéler ce qui se passe en ville.
Et je comprends rapidement. Ce n'était sûrement pas quelque chose à quoi je m'attendais.
Mais ça m'arrange en fait. Oui, ça m'arrange.
J'ouvre les yeux. Et je ne peux m'empêcher de sourire quand je leur annonce la nouvelle.
« Votre pote s'est rallié au royaume, dis-je.
-De qui tu parles? grogne Hiei.
-Du détective.
-Absurde! »
Je secoue la tête toujours souriant et j'explique le chantage pratiqué par le monde céleste, par Enma.
« Putain d'enfoiré! crache Hiei entre ses dents. »
Il me regarde en disant ça et je pense que cet insulte n'est pas seulement destiné à Enma mais aussi à moi.
Je lui souris et il pâlit encore légèrement.
L'énergie qu'il a volé ne semble plus suffire. Ce bébé... Il doit être diablement puissant pour demander autant d'énergie. Il doit être vraiment exceptionnel.
Kurama se rapproche de Hiei et passe son bras autour de ses épaules. Son regard suspicieux est vraiment drôle.
Je le vois qu'il donne un peu d'énergie à Hiei.
Mais il en faut plus. Beaucoup plus. Cet enfant... Oui, il doit être fort. Peut-être plus fort que Hiei ou même que son père.
Brusquement, Hiei porte la main vers son ventre.
Et je sens l'énergie de Hiei qui augmente.
Kurama le transporte sur un canapé.
J'ai toujours été mauvais pour distinguer clairement les énergies. Mais celle de Hiei me frappe comme un coup de fouet et elle doit être ressentie à des kilomètres à la ronde.
Il réclame de la puissance.
Je me demandais à quel moment j'allais signaler notre présence aux hunters mais je n'ai même pas besoin de me donner cette peine.
Hiei vient de le faire pour moi.
Le yohko n'aura pas le choix quand les hunters arriveront.
Et Hiei non plus.
C'est cet amour qui les perd, presque toujours. Cette envie de le revoir, de le garder. Cet espoir idiot.
Mon sort est déjà prêt. Le même, exactement le même.
-----
Je ne sais pas si le détective a vu le signe que je lui ai fait.
Je ne sais pas s'il a compris qui j'étais. Après tout, il n'a croisé mon regard qu'un quart de seconde.
Et puis, il n'a aucune raison de me faire confiance.
Je n'ai pas eu trop de mal à savoir qu'ils n'avaient pas encore trouvé Yukina. C'est parfait.
Les yohkais qui la protégeaient étaient d'un bon niveau. Mais peut-être pas suffisants contre des hunters.
Mais tant qu'ils ne savent pas où elle est, elle est en sécurité.
Le palais s'est vidé progressivement, laissant les yohkais blessés et quelques gardes.
J'ai déjà localisé le corps, ils l'ont laissé sur le sol dans une chambre comme un vieux sac.
Et je trouve la femme, la guide mais il a quelques gardes avec elle. Je pourrais n'en faire qu'une bouchée de ces types mais je n'ai pas envie qu'elle fasse quelque chose de malencontreux, comme jeter la boule sur le sol.
Aussi, je m'incline bien bas quand j'entre dans la pièce au rez-de chaussée. C'est une salle de réunion.
« Qu'est-ce que tu veux?
-J'ai des informations.
-J'écoute. »
Je m'approche doucement en gardant les yeux baissés. Leur couleur pourrait me trahir.
« Je sais où elle la fille, la koorimé, dis-je en chuchotant.
-Où?
-Je veux d'abord être payé. »
Elle sourit. Ce n'est pas la première fois que je vois un lavage de cerveau. C'était monnaie courante au temps d'Enma. Mais celui-ci est vraiment réussi.
Parce que même dans ce sourire, il n'y a rien.
« Après. Parle. »
Je secoue la tête et me rapproche comme si je voulais lui parler à l'oreille.
Je vois les gardes qui bougent mais elle les arrête d'un geste de la main.
« Je te donne une partie de la prime. Mais tu as intérêt à ce que tes infos soient valables.
-Elles le sont. »
Je me penche et je l'agrippe à la gorge.
Mon autre main plonge dans la poche de son kimono.
Elle voudrait hurler mais je l'étouffe. Et j'envoie des flammes sur les gardes.
C'est une erreur d'envoyer toutes ses troupes dehors, il ne reste ici que des yohkais de basses catégories.
Je fouille ses vêtements. Ce n'est pas très galant mais la galanterie n'a jamais été mon fort.
Et ma main se referme sur la sphère.
J'envoie valdinguer la guide contre un mur. Je veux l'estourbir un peu et pas la tuer.
Je me tourne vers les gardes.
Ils ont évité mes flammes.
Je bloque une hache qui tente de me fendre le crâne.
Hum, ça m'a l'air pas mal ce truc, j'assomme le yohkai avec la poignée de la hache et je la récupère.
Et je tranche les gardes restants avec facilité.
Je n'avais pas pensé à ça mais peut-être que Hiei tient sa prédilection pour les armes tranchantes de moi.
Et de sa mère, cette capacité de sourire sans retenue face à la personne qu'il aime.
Ce sourire qu'Hina m'a appris à faire aussi.
Je referme la salle derrière moi. Je marche tranquillement jusqu'à la chambre.
Un yohkai apparaît dans le couloir, courant vers moi.
« On les as repérés, hurle-t-il. Le jaganshi et le yohko!
-Où ça?
-Au sud de la ville, dans les collines. »
Le yohkai se dirige vers la salle, vers la guide céleste.
Et je l'empêche de donner l'alerte.
Puis, je me mets à courir.
J'espère que le détective a pigé et qu'il gagnera un peu de temps!
-----
J'ai une douleur dans la poitrine. Quelque chose essaye de rentrer.
Putain, ça fait mal!
Mais... Hé! Si je ressens la douleur, ça veut dire que...
Oui, je suis de retour dans mon corps. Ma vision est un peu trouble. Quelqu'un est devant moi.
Je lève les yeux, et puis je regarde encore plus haut jusqu'à croiser un regard brillant de rouge.
« Hiei? Qu'est-ce t'as foutu? T'as une soudaine poussée de croissance? »
Ma vision s'éclaircit et un sourire ironique me répond.
Pas de mèches blanches, pas de jagan, les cheveux noirs sont plus courts.
Et bordel, ce qu'il est grand!
« Putain! T'es qui, toi? »
Question idiote parce que je sais très bien qui il est.
« On t'as jamais appris à dire merci avant de gueuler?
-Merci pour quoi? J't'ai demandé quelque chose?
-Stupide ningen!
-Avorton débile! »
Ca y'est, je sais d'où vient le sale caractère de Hiei.
Je tourne la tête à droite et à gauche. Yusuke. Où est-il?
Je n'arrive pas à ressentir son énergie.
« Bouges ton cul! On y va! crie le père de Hiei.
-On va où?
-Empêcher ton mec de tuer mes fils. »
Je me lève.
« Yusuke ne ferait jamais ça. Heu... Tes fils?
-Higesu et Hiei. »
Ma machoire vient de se décrocher. Higesu est le frère de Hiei?!
« Avances! dit-il. Au lieu d'essayer de gober les mouches. »
Je le suis. Et je m'arrête brusquement.
Je ne vais pas faire deux fois la même erreur. Que me dit que je peux lui faire confiance?
Il me regarde et plaque sa main sur mon front.
Et je ressens l'inquiétude et l'amour.
Pour Hiei? Oui, pour Hiei. Et aussi pour Yukina. Et pour Higesu. Tout cet amour est mêlé de tristesse.
J'écarte sa main.
« Ca va, j'ai pigé.
-Parfait. Alors actives! »
Je le suis dans le couloir, je vais me diriger vers les escaliers quand il m'entraîne dans un débarras. Et je vois qu'il y une autre sortie plus discrète.
Je descend les marches après lui.
« Hé! T'as un nom?
-Ouais, j'en ai un. »
Ben tiens, et après on s'étonne des capacités de communication limitées de Hiei.
« Et c'est quoi?
- Hiiro.»
Et il tire sur mon bras pour m'obliger à forcer l'allure.
Quelques unes de ses pensées m'atteignent.
Il souffre. Depuis tellement longtemps que ça me fait de la peine.
-----
Mon énergie augmente vite. Très vite. Et ça me brûle presque.
Comme les fois où j'ai appris à maîtriser le kokulyuha mais en cent fois pire.
Je suppose que mon corps réagit ainsi pour nourrir le bébé.
Mais ça fait vraiment trop mal cette fois.
Je n'arrive pas du tout à maîtriser toute cette puissance.
Je crois même qu'actuellement, je suis au-delà de toutes les classifications des yohkais.
« Trésor? »
Je regarde Kurama.
« Je... Je...
-Je sais. »
J'ai donné notre position et il le sait parfaitement.
Mon énergie s'abaisse brusquement. Le bébé se nourrit.
Kurama passe la main sur mon ventre et fronce les sourcils.
J'ai les larmes aux yeux quand je le regarde faire.
Je sais que le bébé ne va pas bien.
Mais il lutte. Quelque part, je crois que je me sens fier et je ne sais même pas pourquoi.
Quand mon énergie augmente à nouveau, je la laisse faire, je ne tente plus de la contenir.
Kurama lève la tête et se penche vers moi.
Je sais ce qu'il va dire avant qu'il ne murmure doucement.
« Yusuke nous a trouvés. »
Et mon énergie redescend.
« Kit... Kitsu! »
Kurama m'embrasse et me donne de l'énergie.
A son baiser, à sa langue qui se glisse dans ma bouche, je pense à nos étreintes qui ont donnés cette chose dans mon ventre. Ce bébé.
Tiens, je viens de me rendre compte que ce mot ne me fait plus aussi peur qu'avant.
« Tout ça, c'est de ta faute, Kitsu!
-De ma faute? »
J'acquiesce et j'attrape encore ses lèvres.
Et il sourit quand j'arrête le baiser.
Un sourire triste mais un sourire de connivence.
Higesu est toujours sur le pas de la porte. Et ses yeux gris se sont assombris. Il nous regarde avec une expression que je comprend parfaitement, de l'avidité.
Je peux presque encore l'entendre me dire « Tu es à moi ».
Sauf que je ne suis qu'à Kurama. Je préférerais mourir plutôt que d'appartenir à quelqu'un d'autre.
C'est peut-être ce qui va m'arriver.
Parce que je n'arrive même plus à bouger maintenant, je suis trop faible.
Je ferme les yeux sous la douleur d'une contraction.
Je sens les lèvres de Kurama sur les miennes. Il me donne de l'énergie vitale.
J'ouvre les yeux. Je crois qu'ils doivent être emplis de peur parce que Kurama me caresse les cheveux et murmure des mots que j'ai du mal à saisir, mais je sens l'intonation tendre.
« Tout ça, c'est de ta faute, Kitsu! dis-je en souriant. »
Parce qu'il a cette capacité d'allumer ce feu, ce désir en moi et que j'adore ça.
Sauf que mes souvenirs heureux sont emportés quand la douleur se manifeste encore.
Et que mon énergie fluctue encore pour regagner de la hauteur.
J'aurais mieux fait de filer un plan aux hunters avec une flèche et un petit mot à côté genre nous sommes ici, ça n'aurait été pas été plus crétin.
C'est trop tard maintenant. Tout le makai doit savoir où on se trouve.
Je sens les doigts de Kurama qui caresse mes cheveux.
« Tout ça, c'est de ta faute, Kitsu. Je te déteste. »
Ma voix n'est qu'un souffle mais je souris quand même. Il aime mon sourire.
Peut-être pas celui que j'ai en ce moment précis. Mais c'est le seul que j'ai à disposition.
Et il me répond doucement.
« Moi aussi, je t'aime Hiei. »
Et il m'embrasse encore.
Ma langue s'engouffre dans sa bouche. Et j'ai un mauvais pressentiment.
Sous la douleur, j'écarte la tête brusquement et je crie.
Je le sens maintenant. Yusuke n'est pas très loin. Les hunters, les yohkais.
Bon sang, combien sont-ils? Beaucoup trop!
« Ca va aller, trésor. Ca va aller, je te le promets. »
J'attrape sa main. Non, ça ne va pas du tout! Je n'arrive plus à bouger et il y a des centaines sinon des milliers d'ennemis qui se rapprochent.
« Ils sont là, dis-je. »
A quelques kilomètres.
« Je sais. »
Il essaye de s'éloigner et je le retiens. Je ne veux pas ça!
« Restes avec moi! Restes avec moi, Kurama! »
J'accroche sa main avec désespoir et je suis contraint de la lâcher quand la souffrance s'incruste en moi.
Kurama est trop loin de moi. Je tends la main mais elle retombe presque immédiatement.
Mon kitsu regarde Higesu.
« Je vais tenter de faire diversion. Essayes de l'emmener chez le doc. »
Ce sourire sur ce visage d'Higesu. Je déteste ce sourire.
« Et je te préviens, il lui arrives quoi que ce soit, je te tues. »
Higesu rit. Je lui ferais rentrer ce rire dans la gorge un jour ou l'autre.
« A condition que tu reviennes en vie, ricane Higesu. »
Kurama s'éloigne. Yusuke n'est pas loin, je le sens.
Je crie.
« Ne me laisses pas, Kitsu. Ne me laisses pas avec lui. »
Il s'arrête. Oui, c'est ça, ne pars pas.
« Je reviens dans pas longtemps, trésor. »
Il se met à courir et je me mets à crier mais il ne m'entend pas.
Il est trop loin maintenant.
Je comprends combien on peut être égoïste par amour et combien c'est stupide.
Je mourrais pour Kurama sans aucun regret. Je pourrais mourir pour le protéger.
Et c'est égoïste et inutile.
Parce que je ne veux pas ça! Je ne veux pas qu'il meure pour me protéger!
Kurama, tu sais bien qu'il y a une chose que je n'arrive pas à protéger tout seul, tu le sais pourtant!
Si tu meurs, je n'arriverais plus à protéger mon coeur. Je retournerais vers cette noirceur.
Je redeviendrais ce que j'étais avant.
Et je ne le veux pas.
Higesu vient de s'approcher de moi.
Il passe sa main dans mes cheveux exactement comme Kurama l'a fait.
« Enfin seuls, dit-il. C'est le moment de passer un petit accord, tu ne crois pas? »
Etrangement, ses mots ne me font pas peur, pas plus que son sourire moqueur et sûr de lui.
Pourquoi il me paraît pathétique tout à coup? C'est pourtant toujours le même, toujours ce démon que je déteste.
Je lui donne un de mes demi-sourires sarcastiques.
« Vas-y. Fais-moi rire! »
Et son visage se décompose. Moi aussi, je peux trouver la faiblesse des autres, je peux la viser.
Et celle d'Higesu, ce n'est pas simplement une faille, c'est une crevasse énorme.
Où je suis tout prêt à m'engouffrer.
-----
A suivre...
Pffuu, suis fatigué... Et en plus, je suis pas vraiment content de ce chapitre.
Mais je peux pas tellement faire mieux.
Bon, sinon, ouais, enfin le point de vue du père de Hiei! Le nom Hiiro veut dire « rouge écarlate » selon les dicos que j'ai consulté, j'espère que ça vous plait.
Voilà, merci à Koorimé, Lilirara, Kitsuné, Zephis, Lavlav-san, Sirane pour vos reviews sur le chapitre précédent. Et si, je sais si c'est une fille ou un garçon!
J'espère que je pourrais poster le prochain sans retard mais rien n'est moins sûr, je suis vraiment débordé.
A plus et laissez des reviews! Et merci de me lire!
