Chapitre 9
Rauru fut conduit dans la chambre de Zelda, après qu'il eu prouvé son identité.
- Princesse…
- Sage Rauru ! Comment allez-vous ?
- Bien, merci de vous en inquiéter. Et vous ?
- Bien, bien. Je m'ennuis. Je voudrais sortir.
- Il ne le faut. Il y a des patrouilles partout. Une récompense est donnée pour tous renseignements qui pourraient conduire à votre capture.
- Hum…
Le silence se fit et perdura pendant de longues, longues minutes.
Les deux nobles sursautèrent lorsque Link entra sans frapper.
- J'ai croisé Kaepora Gaebora, Nabooru a disparu. Et Darunia aussi.
- Mes Déesses…
- Il ne reste plus que vous…
- J'ai brouillé les pistes. Magiquement. Soupira Rauru, mais j'ignore combien de temps cela tiendra.
- Le Temple est un sanctuaire sacré, s'exclama Zelda, n'y serions-nous pas mieux protégé ?
- Je ne sais pas. Je doute.
- C'est là qu'ils chercheront en premier. Termina Rauru.
- Reste à savoir qui est " ils ". Un Homme seul ne pourrait détruire tout un peuple, enlevé la nourrice de Zelda, le meilleur goron, la princesse zora et la reine gérudo.
- Hum. Link, va me chercher les deux livre que je t'ai montrés.
- Ok. J'en ai pour une ou deux heures.
- Tant de temps ! S'écria Zelda.
- Je vais passer chez moi, chercher des armes.
- Ha… Vous reviendrez vite ?
- Aussi vite que je le pourrais.
Rauru crus entendre et voir de la déception dans la voix et le regard de la Princesse.
Lorsque Link fut parti, il se tourna vers cette dernière et lui demanda ce qu'elle éprouvait pour le jeune homme :
- Rien ! Rien, hormis qu'il est grand, beau, fort, intelligent, gentil, que quand il me regarde je me sens bizarre, que quand tout sera finit, je ferais bien plus ample connaissance, mais ne me prenez pas pour une… non, non je suis pas...
Zelda reprit enfin sa respiration, après sa longue tirade dite très rapidement.
- Zelda, il faut que vous sachiez quelque chose à propos de Link...
Passé le premier rempart, les rues se dégageaient et il put rejoindre sa maison sans encombre. Une fois à l'intérieure, il sortit son bouclier, son épée, poignard et autre joyeuseté.
- Tu prépares la guerre ?
" tss tu parle d'un héros, pensa Link en sursautant, même pas capable d'entendre quelqu'un entré "
Le jeune homme se retourna.
Adossé à la porte, Ganondorf le regardait, un petit sourire mesquin aux lèvres.
Link, lui se trouvait à l'autre bout de la salle.
- Qu'est-ce que tu fais là ?
- Je suis venu te voir. Alors ?
- Qu'est-ce que ça peut te faire ?
- Que t'est-il arrivé, demanda le gérudo et faisant un pas vers le jeune homme.
- De quoi… (Il porta la main à sa joue) Ho ça, s'est rien.
- Rien ? Ta joue est noire.
- C'est rien. Reste ou tu es. En fait, non, part.
- Tu m'en veux. Pourquoi ?
- Tu me demandes pourquoi ? Dit moi, tu m'enverras un faire-part. Nan, vaut mieux pas. Félicitation pour ton mariage (ils étaient l'un en face de l'autre maintenant) Dit-moi, j'étais quoi pour toi ? Un jeu ? Un…
Ganondorf, énervé par le laïus de l'hylien, le saisit par les épaules et l'embrassa sauvagement.
- Je t'aime, murmura le gérudo. Je t'interdis d'en douter. Mon mariage, c'est la tradition. C'est la loi. Toi, c'est mes sentiments. Compris ?
- Compris.
Ils s'embrassèrent encor. Et encor. Et encor.
- Ga… Ganon, j'ai pas… le temps.
- On a toujours… le temps… Amour…
- Link… Il est… Gay ?!?
- Et oui. Je n'y croyais pas moi non plus.
- Tout s'explique… Le comportement des enfants, de Lyana… Et son goût vestimentaire !
- C'est pour ça que son père l'a mit à la porte.
- Mais et vous, comment avez-vous réagis ?
- J'ai honte… Je l'ai rejeté... Mais c'est sa vie. Il fait se qu'il veux. Il reste le Héros du Temps.
- Hum…
A suivre…
