Chapitre 5 : Enlèvement et Agression
Assise dans son canapé, Hermione était en train de lire un de ses nombreux livres quand ses amis la rejoignirent. Ron s'assit auprès d'elle et mit son bras sur son épaule. Elle ferma son livre, prit le visage de Ron entre ses mains et embrassa passionnément son petit ami. Harry détourna la tête et croisa le regard amoureux de Ginny. Oh, que c'était difficile de ne pas en faire autant ! Hermione se leva et se mit à leur servir à chacun une tasse de thé. C'était devenu leur habitude depuis que les deux amies avaient cet appartement.
- Au fait, demanda Ginny, où se trouve Drena ?
- Elle fait une dernière tournée dans les couloirs, répondit Hermione
- Elle prend son travail drôlement à cœur, dit Harry
- Vous savez, elle a beaucoup changé, elle ne supporte plus les insultes contre les sangs-mêlés, reprit Hermione
- Ah oui ? Ne penses-tu pas qu'elle pourrait jouer un "rôle" ? Ou qu'elle est sous la domination de "l'Imperium" ?
- J'aurais cru, Ron, qu'après toutes ces semaines passées avec elle, tu aurais apprit à la connaître !
- Disons que parfois les vieilles insultes qu'elle nous balançait ne reviennent en tête !
- Il faut apprendre à pardonner Ron, dit Hermione, je t'ai bien souvent pardonné !
Elle l'embrassa goulûment et le renversa contre le canapé. Il lui prit la taille et elle vint s'asseoir à califourchon sur lui !
- Eh Oh… ! Vous n'êtes pas tous seuls ! On est là nous aussi !
Ils entendirent toquer à la porte. Hermione se releva vite fait en se rajustant et en jetant des regards noirs à Harry et Ginny. Elle ouvrit la porte et découvrit le professeur Mc Gonagall.
- Eh bien, jeunes gens, ne devriez-vous pas retourner chacun dans vos chambrées
- Oui, professeur, nous partons dit Harry
- Dîtes-moi, miss Granger, où se trouve votre compagne de chambre ?
- C'est vrai, il est tard, habituellement elle est déjà revenue !
- Messieurs Potter et Weasley, je vous demanderai de bien vouloir rechercher Miss Malefoy et n'oubliez pas vos baguettes !
Les deux jeunes hommes partirent en patrouille dans les couloirs. Qu'était-il arrivé à Drena ? Cela faisait déjà de longues minutes qu'ils écumaient les couloirs de Poudlard. Le temps commença à leur paraître trop long et leur inquiétude pour la jeune fille monta d'un cran. Lorsque enfin sa voix leur parvint. Elle criait : "NON". Armés de leurs baguettes, ils coururent dans la direction de ce cri ! Ils reconnurent la voix de Zabini qui ricanait.
- Il te veut, Drena ! Et ma mission est de te ramener à lui !
- Alors, toi aussi, tu es aussi son petit toutou ?
- Franchement, ma pauvre, je ne vois pas ce qu'il peut te trouver. Surtout que tu l'as trahi !
- Si tu ne vois pas pourquoi, c'est que tu es vraiment un sacré imbécile !
- Tu vas te la boucler, Malefoy ! Je suis loin d'être un imbécile !
- Je vois bien que tu ne vois pas le "profit" que ce maudit Mage Noir peut tirer de moi !
- Et tu vas me le dire ?
- Oui, "très cher", je vais te donner les DEUX grandes raisons pour lesquelles il me voudrait, la première parce que je suis une sang-pur et qu'une progéniture renforcerait son emprise sur ses partisans, la deuxième est que je suis la seule et unique héritière de la fortune des Malefoy qui est la plus grande fortune parmi TOUS les sorciers. Voilà pourquoi, "ton" seigneur des ténèbres me veut !
Harry, qui entendait parfaitement l'argumentation de son amie, était étonné de son sang-froid car il savait que c'était la plus grande terreur de sa vie. Il choisit ce moment-là pour surgir devant Zabini…
- Alors, Zabini, on s'attaque aux jeunes filles fragiles et innocentes !
- Fragile, elle ? Mais avant que je l'amène ici, elle s'est défendue comme un beau diable, Potter…
- Maintenant, relâches-là !
- Et c'est toi qui vas m'y obliger, Potter ?
- Oui !
Harry, se lassant de parler, lança tout un paquet de sorts contre le kidnappeur, il le mit à mal et l'entrava. Quand il eut fini, il trouva la jeune fille dans les bras de Ron qui lui frottait le dos pour la réconforter. "Le" monstre vert se mit à "bouillir" dans son cerveau et son cœur. Que lui arrivait-il ? Serait-il jaloux ? Il s'ébroua pour oublier cette drôle de sensation. Ils ramenèrent leur amie à sa chambre. Enfermées avec elle, Hermione et Ginny la changèrent puis la bordèrent soigneusement en l'embrassant sur le front puis retournèrent dans le salon commun aux deux préfètes en chef.
- Ne trouvez-vous pas qu'elle est en danger ? demanda Hermione à la Directrice Mc Gonagall toujours présente
- Certes, Miss Granger, et il va falloir que vous surveilliez ses "camarades" serpentard ! Oui, il va bien falloir la protéger
Tout le monde finit par partir se coucher. La nuit de la plupart d'entre-eux se révéla agitée. Drena revit à nouveau le visage reptilien de Voldemort. Hermione passa sa nuit à la calmer après qu'elle l'ait réveillée par ses hurlements. Ron lui rêva qu'il embrassait la jolie serpentard. Harry, qu'il donnait des coups de poings à Ron, il en tomba par terre au cours de la nuit. Quant à Zabini, lui, il dut affronter les détraqueurs car on venait de l'enfermer à Azkhaban pour collusion avec Voldemort.
Pendant les deux jours suivants, Harry, Ron et Neville se relayèrent pour assurer la protection de Drena. Elle explosa très souvent de colère et d'humiliation rentrée. A cause de Neville qui osait lui transmettre son stress, de Ron par qu'il la collait un peu trop et Harry parce qu'il l'ignorait un peu trop. Elle en eut tellement assez qu'elle trouva un moment le moyen de s'éclipser dans le parc. Etonnement, Neville avait réussi à la suivre en catimini.
Harry parcourait les couloirs en ronchonnant contre Neville qui n'était pas venu le trouver pour qu'il le relève de son tour de garde. Ron avait fini par le rejoindre tout excité de revoir Drena. Harry lui lança une vanne.
- Je croyais que tu aimais Hermione ?
- Mais c'est le cas !
- Ah oui ? Alors pourquoi tu cours après Drena ?
- Je ne cours pas après elle !
- Ben voyons !
Leur conversation aurait pu se transformer en dispute, s'ils n'étaient pas tombés, au détour d'un couloir, sur le corps stupéfixé de Neville. Ils se regardèrent et gémir : "Oh non ! Cela recommence !". Ils commencèrent à courir pour découvrir qui s'était encore attaqué à Drena. Quand ils passèrent devant une porte entrouverte laissant passer de la lumière. Ils chuchotèrent en se regardant : "La Salle sur Demande". Ils entendirent alors des cris et des grognements.
Ils entrèrent et ce qu'ils virent les horrifièrent. La jeune fille était allongée sur une méridienne les cuisses largement ouvertes. Ses mains étaient attachées. Son chemisier ouvert sur ses seins blancs. Son slip était resté accroché sur une cheville, sa jupe était relevée sur sa taille. Randy Parkinson, qui leur tournait le dos, était entre ses cuisses, son membre dans une main et tenant les poignets de la jeune fille de l'autre main. Les deux gryffondors espérèrent qu'ils étaient arrivés à temps. Ils lancèrent de multiples sorts qui éloignèrent l'agresseur de sa victime. Elle pleurait toujours. Ron s'approchait d'elle pour la réconforter, défit les liens et la recouvrit de sa cape. Il s'apprêtait à l'emmener mais Harry fut plus rapide. Il repoussa son ami et emporta Drena dans ses bras pour la ramener à sa chambre. Drena le regarda ainsi que Ron. Elle voulut plaisanter.
- Vous savez les gars, on ne dit jamais deux sans trois !
- Drena, que dis-tu ? S'inquiéta Harry horrifié !
- Ooooh HARRY !!!
Elle s'accrocha éperdument à son cou et pleura à chaudes larmes dans son épaule, il resserra son étreinte en espérant que cela suffirait à la calmer. Il se rendit compte que cela ne suffisait pas. Comme il entrait dans le salon des deux amies, il y trouva Hermione en train de lire devant la cheminée. Elle se leva d'un bond à la vue du trio et jeta son livre.
- Que s'est-il passé encore ?
- Ce salaud de Randy Parkinson était en train de la violer !
- Tu es sûr ?
- Il était sur elle… je l'ai bien vu !
- Allonges-là sur le canapé !
Harry s'exécuta à regret. Drena se mit en chien de fusil sur le canapé. Hermione la prit dans ses bras.
- Drena, comment te sens-tu ?
- Je me sens sale, si sale ?
- Veux-tu te laver ?
- Oh, Hermione, oui !
- Viens, je t'emmène dans la salle de bain !
Une intuition poussa Hermione à mettre Drena encore habillée sous le pommeau de la douche. Petit à petit, elle lui enleva ses vêtements pour ne pas la brusquer. Tout d'un coup, la pauvre victime s'effondra au fond de la baignoire. Complètement nue, elle agrippa ses genoux et se balança d'avant en arrière en gémissant.
- Drena ! Drena !
- Ouiiiiii…
- Finalement, je ne sais pas !
- Quoooiiii !
- Est-il… est-il allé jusqu'au bout ?
- Hein ?
- A-t'il eut ce qu'il voulait ?
- Nooonnn, Harry est arrivé à temps !
- Alors tu vas "guérir" plus vite s'il ne t'a rien fait !
- Mais si, il m'a fait quelque chose ! A cause de lui et Zabini aussi, j'ai perdu ma tranquillité d'esprit et même s'il ne m'a pas violée, je me sens sale si sale !
- Pleures, Drena, cela va te libérer… Je reviens dans quelques minutes, je prépare ta chambre et je vais dire aux garçons de partir…
- Oh Merci, Hermione ! J'aurais si honte de les croiser !
- Tu n'as pas à avoir honte, tu es "la" victime !
- Si, c'est de ma faute, je n'aurais pas cherché à échapper Neville, il ne se serait peut être rien passé ?
- Cela ne sert à rien de ruminer ! Je te laisse tranquille un court instant ! Tu verras après une bonne nuit de repos, il n'y paraîtra plus !
Quand son amie fut partie, Drena finit par sortir de la baignoire alors qu'elle passait son peignoir, elle remarqua ses poignets meurtris par les cordes. Les pleurs revinrent, elle se regarda dans le miroir et vit l'hématome sur sa pommette et ses lèvres gonflées par les baisers violent de Parkinson. Honteuse et en colère, elle brisa le miroir d'un coup de poing et s'écroula au sol. Elle venait de s'évanouir !
