Chapitre 12: Derniers mois à Poudlard !
Les cours avaient repris deux semaines plus tard. Neville n'avait pas hésité à revenir. Drena était sortie du coma, ce qui n'était pas le cas de Ginny. Colin et Ron aussi étaient revenus.
Les obsèques des victimes avaient eut lieu cinq jours après les attaques. Celles des fils Weasley avaient été très émouvantes et très populaires. Molly avait été comme absente, elle l'était encore. Les seuls moments où elle semblait s'éveiller un peu, c'était lorsqu'elle touchait le ventre de Fleur déjà arrondi de Fleur, ou lorsqu'elle prenait la main de Ginny.
Drena et Hermione quittèrent leur appartement et parlaient des comportements des élèves.
- Tu sais, Hermione, j'ai pu remarquer que Neville se retrouve entouré de toute une Cour de filles !
- Oui, j'ai bien vu, entre son combat, la perte de son bras et son regard si grave, tout ceci les attire beaucoup.
- Ron, Dean, Colin et tous les autres aussi attirent les filles folles de Héros !
- En parlant de héros, tu en es où avec Harry ?
- Nulle part ! D'abord, nous n'avons pas trouvé un seul moment pour parler de ce qui s'est passé entre nous. Ensuite, d'après Ron, il est obsédé par Ginny. Tous les anciens combattants de l'école promènent des regards graves et tristes sur les autres élèves et Harry n'est pas le dernier. J'ai souvent l'impression qu'une sorte de rage grandit en lui comme un volcan bouillonnant.
- Il s'en remettra, il s'en est toujours remit.
- Je n'en suis pas si sûre !
- En attendant le retour de Ginny, j'aimerai, Drena, que tu t'occupes de lui ! Et s'il le faut… que tu couches avec lui pour tout lui faire oublier.
- Quoi ?
- Et bien oui ! Il a besoin d'aide et qu'on l'aime !
- Oui, je l'aime mais te rends-tu compte de ce que tu me demandes ?
- Oui, je sais que tu vas en souffrir parce que tu l'aimes et que lorsque Ginny ira mieux, il retournera vers elle.
- Hermione… s'il te plait… ne me demandes pas cela… Je sais que je vais être laminée, je ne m'en relèverais pas !
- Je suis désolée… oublies tout ce que je t'ai demandé ! C'était très bête et très égoïste ! Oublies !
- Non, je ne puis oublier ! Comme je l'ai dit avant la bataille, je suis résignée ! Je vais faire mon possible pour le rendre heureux !
Les deux jeunes filles entrèrent à ce moment-là dans la Grande Salle. Le brouhaha ressemblait à celui d'avant mais il était moins bruyant. Il y avait quelques changements. Depuis leur retour, les anciens combattants ne prêtaient plus attention aux différences de maisons. Le fait que Drena, une serpentard, mange à la table des gryffondors et parfois à celle des serdaigles.
Hermione et Drena s'asseyèrent à la table des gryffondors, à côté de Ron et Harry. Neville était là aussi toujours aussi taciturne. Luna était assise à côté de lui et semblait être là que pour n'être à son côté. Hermione enlaça Ron qui lui donna un baiser langoureux. Il se rappelait la nuit qu'il venait de passer avec elle. Il en était sûr Hermione était faite pour lui, sans aucun doute. Il avait prévu avant la fin de leur scolarité de la demander en mariage.
Pendant que le jeune couple échangeait moults baisers, Drena, assise à côté de Harry, frottait sa jambe à celle du jeune homme. Il la regarda en fronçant les sourcils. Elle lui répondit en souriant. Elle s'amusa à lui donner à manger, à poser sa main sur sa cuisse, à mettre sa main dans ses cheveux. Au bout d'un moment, n'y tenant plus, il grogna.
- Vas tu arrêter Malefoy ?
- …
- Arrête de me peloter, sale serpentarde !!!
Drena choqué écarquilla les yeux. Ron et Hermione s'était arrêté de s'embrasser le regardèrent ébahis. Le seul problème, c'est que beaucoup d'élèves l'avaient aussi entendu. Blessée, la jeune femme se leva et quitta la salle à grands pas.
- Harry, suis-là, tu lui as fait du mal !
- Mais Hermione !
- Harry, c'est notre amie !
- Elle a raison, répliqua Ron
- Occupez-vous de vos affaires !
Il replongea le nez dans son assiette en grognant. Le gentil et vivant brouhaha avait disparu. Cette tension, à la fois ancienne et nouvelle, entre la "princesse" des serpentards et le "survivant" avait stressé les autres élèves. Finalement, Harry quitta la table et parti à la recherche de Drena. Il finit par la trouver alors qu'elle prenait la direction de sa chambrée.
- Drena !
Elle s'arrêta le dos tendu sans se retourner.
- Drena ! Retournes-toi !
- Non !
- Voyons, Drena ! Dit-il en se rapprochant d'elle.
- Tiens donc, ce n'est plus Malefoy ? Chuchota t'elle toujours sans se retourner.
Harry la plaqua contre lui mais elle le repoussa et lui fit enfin face.
- Tiens donc… cette fois-ci, tu veux que l'on se touche.
- Qu'est-ce qui te prends, Malefoy ? Tu n'as plus envie de jouer ?
Elle le dévisagea, les yeux écarquillés
- Pourquoi m'appelles-tu Malefoy ?
- Parce que je n'ai pas envie de t'appeler autrement !
- Après ce que j'ai fait pour l'Ordre, après ce que nous avons fait "ensemble" ce matin-là, je ne mérite plus que tu m'appelles Drena ?
- Qu'as-tu fait pour l'Ordre ? Proposer un plan qui a eut la chance de réussir ? Crois-tu que ton petit revirement de ces derniers mois suffise à faire de toi l'une des nôtres ?
- Oui, j'avais la pauvre prétention d'y croire mais que t'arrives t'il Harry ? Pourquoi es-tu devenu si dur et si méchant ? Ce n'est pas toi, Harry, ce n'est pas toi !
- Tu m'emmerdes, Malefoy !
- Ne me diras-tu pas ce qui t'arrive ?
Il la plaqua contre le mur et prit sa bouche pour la faire taire. Elle se débattait contre lui mais il était trop fort. Qu'elle aimait ce baiser mais il lui était donné avec trop de rage pour qu'elle l'accepte. Il passa l'une de ses mains sous sa jupe plissée. Il écarta le slip de la jeune fille pour dégager son sexe où il entra deux doigts. Elle se tortillait dans tous les sens pour éviter la caresse tant désirée pourtant. Il l'embrassait toujours avec violence et se mit à grogner de douleur. Drena lui avait mordu la lèvre inférieure. Pour faire bonne mesure, elle lui donna une claque et partit en courant. Il ne la laissa pas partir comme cela et lui courut après. Il lui attrapa le bras et lui tordit.
- Garce, tu vas me le payer !
Il lui prit à nouveau la bouche et ouvrit la porte qui se trouvait derrière eux. Il s'agissait d'une classe désaffectée. Il la poussa contre une des tables poussiéreuses. Elle se débattait toujours et lançait ses bras le frapper et le griffer mais il les empoigna.
- Cela ne sert à rien de résister ! Et puis ce n'est pas comme si tu étais encore vierge ? Hein, puisque je m'en suis chargé ?!
- Salaud, lâche-moi !
- IMPEDIMENTA
Il venait de lui lier les mains par un sort d'entrave. La jeune fille était horrifiée. Le courageux et gentil "survivant" allait la violer. Elle essaya encore de se débattre. Il lui arracha ses vêtements, elle n'était plus qu'en sous-vêtements. Des flots de larmes ruisselaient sur son pâle visage. L'homme qu'elle aimait était en train de lui faire subir la pire chose qui soit pour une femme.
- Je me vengerai, Harry, profites-en, car je te le ferais payer !
Pour la faire taire, Il la bâillonna d'une main et la retourna face contre la table. De son autre main, il lui arracha son slip, dernier et fragile rempart avant l'outrage. Puis il empoigna son pénis qu'il enfonça brutalement dans le vagin de sa victime. Elle eut hoquet de douleur et se mit à gémit de souffrance en pleurant derechef. Il avait toujours la main sur la bouche de la jeune fille. Les va et vient étaient violents et puissants. Elle avait arrêté de se débattre : que pouvait-elle espérer face à la force brutale de Harry ? C'est alors qu'il se vida complètement en elle. Il maintint encore la jeune fille sur la table et sortit sa baguette. Il l'appuya fortement sur les dernières vertèbres en bas du dos de Drena. Il se mit à marmonner et la jeune fille à crier sous la douleur. Elle avait l'impression qu'il avait apposé un fer chaud sur sa peau délicate. Il la retourna et la releva vers lui.
- Je viens de te marquer, Malefoy, tu as reçu un sort de soumission sexuel ! Comme cela tu ne te refuseras plus jamais à moi !
- Harry ! C'est… c'est… c'est de la… lllla Magie Noire ! Comment as-tu pu me faire cela ?
Il la regarda admiratif car malgré ce qu'il venait de lui faire, elle l'affrontait avec courage et dignité.
- Tu sais, pour combattre Voldemort, on m'a "informé" sur l'utilisation de la Magie Noire !
- Oh Harry !
- Plus jamais, tu ne pourras te refuser à moi, plus jamais, tu es à moi !
- Et Ginny ?
- Elle, c'est "la" femme de "ma" vie, toi, tu es ma chose, tu dois payer pour tous les tiens, les sangs-purs.
Drena croisa le regard haineux et lui en rendit un d'une tristesse sans limite. Il avait changé, beaucoup et de la pire façon qui soit.
- Allez, Malefoy, rhabilles-toi, tu as l'air de sortir d'une passe !
Il la laissa là, pendant qu'elle rassemblait ses affaires. Elle les avait dans les bras et tomba à genoux en pleurant à chaudes larmes, un cri rauque sortit de sa gorge.
- Oh mon amour, que t'as donc fait Voldemort ?
Trois jours plus tard, la jeune fille ne parlait plus guère. Même Hermione n'arrivait pas à lui arracher plus que quelques mots. Tous les jours, à n'importe quel moment, Harry usait de la marque pour la soumettre à ses désirs. Partout, dans les classes vides, dans les placards, dans la chambre de Drena, dans le parc ou dans les tours peu fréquentées, il usait d'elle de toutes les façons que son imagination lui permettait. Malgré tout, elle n'arrivait pas à ne plus l'aimer. Elle était partagée entre la haine et l'amour, entre le dégoût et le désir, entre la honte et le plaisir. Elle ne pouvait en parler à personne, elle se sentait seule, si seule.
Elle se promenait dans le parc et déambulait surtout en bordure de la forêt interdite. Elle y fit quelques pas puis se laissa tomber au pied d'un arbre et s'y adossa. La tête contre le tronc, elle ferma les yeux, elle devait réfléchir mais une main plaquée sur sa poitrine lui prouva que c'était une vaine tentative.
- Alors Malefoy, on cherche à m'éviter !
- Je ne t'évite pas Harry, j'avais besoin de réfléchir, un peu.
Elle n'eut pas le temps de continuer qu'il l'embrassa sauvagement et posa ses mains sur ses fesses pour la soulever contre lui. Il la plaqua contre l'arbre et lui mordit la gorge.
- Dis-moi les mots, Malefoy !
- Les… les mots ? Hoqueta de désir la jeune femme
- Les mots crus ! Les mots de soumission !
- Oh Harry…
- Dis-les !
- Je suis à toi Harry !
- Plus… Pires… Murmura-t'il tandis qu'il commençait à pointer l'entrée de la chaude caverne
- La Malefoy appartient à Harry Potter… hummm
- Oui !
- Elle est sa chose… Il a tous les droits sur elle !
- Encore !
- Soumets-moi, Mon Maître !
- Oh oui !!! Grogna-t'il en s'enfonçant puissamment.
- Oh Maître, votre esclave se soumets, prenez moi, plus loin, plus fort… hummmmm
Les mots ne vinrent plus car sous les coups de butoir de son amant, la jeune fille avait perdu le fil de ses pensées, elle n'était plus que sensations comme lui. Et pour la première fois depuis des jours, c'était ensemble qu'ils atteignirent le plaisir. Il se retira et se rajusta. Elle était contre l'arbre encore soumise.
- Bien, mon esclave, continues comme cela ! Ricana-t'il en lui tournant le dos
Avec un mouchoir, elle s'essuya l'entre-jambe souillé par les deux fluides mélangés. Puis elle se rhabilla rapidement. Les jambes flageolantes, elle repartit pour son dortoir.
Cela faisait déjà deux semaines que Harry lui faisait subir cette soumission et ces assauts sexuels quand Ginny sortit enfin du coma. C'est à ce moment-là, quand Ron vint lui annoncer la nouvelle, qu'il arrêta de regarder Drena et surtout de la posséder.
Toute l'école se réjouit, quand une semaine après son réveil, la jeune Weasley, complètement remise décida de reprendre les cours. Tous ses amis lui firent la fête. Harry lui demanda de ressortir avec lui ce qu'elle empressa d'accepter.
Hermione organisa une soirée entre filles à leur appartement avec Drena, Ginny et Luna.
Alors qu'elles mangeaient des pâtisseries arrosées de bière au beurre et qu'elles plaisantaient. Ginny fit une remarque à Drena.
- Ma pauvre Drena, c'est une impression ou tu m'as l'air de plus en plus pâle !
- Je m'en faisais aussi la réflexion, tu as l'air très fatigué et un peu amaigrie, comme si tu n'étais pas déjà si mince, rétorqua Hermione
La jeune fille serpentard ne put qu'ébaucher un pauvre sourire puis courut jusque dans sa chambre en claquant sa porte. Ses amies se regardèrent attristées comprirent que la soirée était finie. Ginny repartit au dortoir des gryffondors et Luna dans le sien. Hermione alla rejoindre Drena car elle était par trop inquiète. Elle entra dans la chambre où son amie pleurait comme une bête blessée. Elle s'asseya sur le lit et passa sa main sur les longs cheveux blonds de la jeune Malefoy.
- Drena, veux-tu me parler ?
- Oh, Hermione ! Gémit-elle en se jetant dans les bras de son amie.
La jeune gryffondor ne fit que la consoler pour commencer puis attendit la confidence tout en disant une réflexion.
- C'est parce qu'il est avec Ginny, c'est cela, hein ?
Drena la regarda sans mot dire puis rejeta son opulente chevelure en arrière et croisa ses doigts sur ses genoux.
- Hermione, c'est ma dernière semaine à Poudlard. Je retourne chez moi au Manoir où mon parrain va vivre avec moi. Je passerais mes ASPIC l'année prochaine en candidate libre.
- Oh Drena, pourquoi ?
- Je suis riche, je n'ai pas besoin d'un diplôme et ni de rester ici pour si peu, tu sais !
- Drena, dis-moi la vraie raison !
- …
- Tu ne veux pas me le dire ?
- C'est qu'il y a plusieurs raisons. Harry ne m'aime pas. Il aime Ginny. Il n'a fait qu'assouvir le désir qu'il avait pour moi.
- Oh Drena !
- Et puis tu vois bien qu'il ne m'adresse même plus la parole ! S'il te plait, laisses-moi maintenant !
Hermione ne sachant plus trop comment réconforter son amie la laissa seule.
Une semaine plus tard. Tous les élèves purent voir paraître une Drena toute de blanc vêtue. Elle portait une robe de crêpe blanche qui mettait en valeur sa silhouette élancée. Elle portait une toque de fourrure blanche et un manteau de cachemire couleur neige. Elle était sur le pas de la porte de la Grande Salle et promenait son regard typique de Malefoy sur ses camarades tout en enfilant des gants de peaux immaculés. Une grande silhouette noire vint à son côté. Rogue prit alors le bras de sa filleule et jeta un regard méprisant à la tablée des gryffondors. Son regard se fit encore plus mauvais en se posant sur Harry. Ce dernier ne pouvait s'empêcher de dévisager son ancienne maîtresse. Elle ne lui accorda pas un seul regard et pourtant quand elle se tourna pour quitter définitivement les lieux, il ne put empêcher le désir fouailler ses reins.
