Chapitre 13 : Bilans et évolutions
Poudlard – 5 ans après la mort de Voldemort – Fin d'année scolaire
La Grande Salle de Poudlard était décorée des couleurs des quatre maisons. Des airs typiques du début des années 90 emplissaient la pièce. De nombreuses tables rondes la ceignaient. Des boules à facettes jetaient mille feux sur les participants. Dans l'ensemble, ils avaient dans les vingt-deux ans. Ils étaient jeunes encore mais l'on sentait qu'ils avaient prématurément vieillis. Comme si ce qu'ils avaient vécu cinq ans auparavant les avait fait mûrir plus vite que prévu.
Sous l'impulsion de certaines anciennes, Hermione avait organisé cette fête qui réunissait toute la promotion de 1991, la sienne et celle de Harry. Maintenant que la fête était "partie", elle avait enfin pu s'arrêter d'aller à droite et à gauche et s'asseya enfin à côté de son mari et de son meilleur ami.
- Enfin, Hermione, je croyais que tu n'allais jamais t'arrêter, dit Harry
- Comme tout roule, je n'ai plus de raison de m'en occuper ! Rétorqua Hermione
- Ce qui m'étonne c'est que Ron n'a pas cherché une seule fois à t'arrêter !
- Mon cher Harry, trois ans de vie commune avec ma chère épouse m'ont apprit à savoir ce que je peux ou ne peux pas lui dire.
- Mais Ron, elle est enceinte jusqu'aux yeux !
- Tu connais Hermione, Harry !
- Vous avez fini de parler comme si je n'étais pas là, grogna Hermione
- Alors, comment va mon filleul ? Demanda Harry
- Il nous épuise ! Souffla Ron. Il n'a pas encore quatre ans et je voudrais qu'il soit déjà arrivé ici à Poudlard.
- RON !
- Oui, mamour ?
- C'est notre fils quand même !
- Je m'inquiète déjà des jumeaux qui vont naître bientôt.
- Pourquoi ? dit Harry
- Parce que je trouve que quatre ans d'écart avec leur frère c'est se pourrir la vie !
- Mon cher RonRon ! Aurais-tu voulu que j'abandonne définitivement mes études ?
- Oh non, mamour ! Tu tenais tant à être médicomage !
- BIEN !
Harry souria généreusement devant cette légère dispute amoureuse. Ils virent alors Neville arriver avec son épouse Luna, accompagnés de Ginny et Dean qui enlaçait amoureusement celle-ci. Harry se rendit compte qu'après un an de séparation, il s'était bien remit de cette rupture. Il n'était plus amoureux de la sœur de son meilleur ami. Les quatre arrivants prirent place à la tablée de Harry.
- Bonjour la compagnie, s'exclama Dean
- Bonjour Dean ! répondirent les trois amis.
Ils se mirent à papoter gaiement. Harry attira l'attention de Ginny qui le regarda étonnée.
- Alors à quand le mariage ?
- Ce n'est pas d'actualité ! Répondit-elle en rougissant sous le regard inquisiteur de son frère.
- Tu sais que maman n'est pas contente ! Hasarda Ron
- Je m'en fiche ! Pourquoi devrais-je faire comme les autres ?
- Peut-être Dean a envie de t'épouser lui ! Objecta Harry.
L'intéressé baissa son nez dans son verre faisant hurler de rire toute la tablée.
- Je voudrais bien ! souffla t'il. Surtout maintenant !
- Ah oui, surtout maintenant ? Demanda Ron
- Nous… nous allons être parents !
- GINNY ! Cria Ron.
- Ron ! Mon enfant ne sera pas le prétexte à un mariage ! Jamais !
Elle croisa les bras en soutenant le regarde de son frère. Ron se mit à ronchonner sur cette sœur qui ne veut pas se plier aux convenances.
- A propos d'enfant, justement ! Dit Neville. Luna est à nouveau enceinte.
- Et bien mon cher Neville, ria Harry, si tu continues, les Londubat vont battre les Weasley ! Ce sera ton quatrième c'est cela ?
- Oui ! Et j'en suis content, j'ai souvent souffert d'être enfant unique et orphelin, je veux une grande famille et Luna aussi.
Toute la tablée continua à papoter de leurs vies respectives. Ainsi Ron était joueur dans l'équipe nationale irlandaise de Quidditch, Hermione venait d'obtenir son diplôme de médicomage et entrerait à Sainte Mangouste après la naissance de ses jumeaux. Neville était devenu un Horticulteur de grand renom et fournissait les sorciers l'Europe entière en plantes magiques. Malgré ses grossesses successives, Luna avait reprit la direction du Chicaneur. Harry et Dean étaient devenus aurors quoique leur travail était plutôt calme depuis un an car tous les mangemorts déclarés avaient été arrêtés. Ginny, elle, avait prit la gérance à Pré-au-lard d'un des magasins des jumeaux Weasley.
Soudain, le prénom de Drena vint sur le tapis lancé par Ginny.
- Mais que devient Drena Malefoy ? Demanda t'elle.
- Je ne sais que peu de choses ! Intervint Luna. Elle est très secrète sur sa vie depuis son départ intempestif de Poudlard.
- Moi, dit Hermione, je sais qu'elle a rendu la liberté à ses elfes de maison et que deux d'entre-eux ont tenu à rester.
- Je sais qu'elle donne beaucoup aux œuvres pour les victimes de Voldemort ! Rétorqua Neville.
- J'ai entendu dire qu'elle avait eut un gros chagrin d'amour ! Rêva Ginny.
- Ah, cela me fait penser que, récemment, l'un de ses prétendants a fini à Sainte Mangouste gravement blessé ! On n'a jamais pu savoir ce qui était arrivé, reprit Hermione
- Dis-moi, Hermione, la place libre à notre tablée n'était-elle pas pour elle ? Interrogea Harry.
- Tout à fait, je suis même plutôt étonnée car elle a toujours été très ponctuelle.
Comme le dit si bien l'adage : "Quand on parle du loup, on en voit la queue !". En effet, ce fut ce moment-là, au seuil de la Grande Salle, qu'il y eut une apparition argentée. Tous les hommes se retournèrent ébahis et admiratifs. Ils avaient, virtuellement, la langue qui pendait.
Drena était là, vêtue d'une robe en lamé argenté fendue sur les côtés jusqu'en haut de ses longues jambes, elle moulait des hanches rondes. Elle était chaussée de magnifiques sandales argentées avec des strass, à moins que ce ne fût des diamants. Son décolleté descendait bas entre ses seins généreux. Sa luxuriante chevelure blonde était relevée pour retomber en une magnifique cascade de boucles, elle était toute recouverte de strass et de paillettes argentées. Ses cils et ses paupières étaient maquillés de blancs mais ses lèvres étaient rouge sang. Elle n'avait pour tout accessoire qu'un sautoir dont le luisant et chatoyant cristal scintillait entre ses seins ainsi qu'une pochette argentée à la main. C'était une princesse des glaces que les mâles de la salle venaient de voir surgir. Elle avança lentement, sûre de son succès et de son effet. Ceux qui la virent passer purent remarquer qu'un décolleté agrémentait aussi le dos et descendait très bas sur ses reins, dévoilant un dos sculptural. Ils purent remarquer une marque ou un tatouage qui était trop loin de leurs yeux pour voir à quoi il ressemblait.
Toujours aussi lentement, Drena s'approcha de sa tablée. Son cœur n'arrêtait pas de rater des battements depuis qu'elle avait vu Harry. Et bien, il semble que je l'aime toujours, ce salaud de "Survivant" !. Elle continua à s'avancer en souriant à la vue du regard assombrit par le désir que le gryffondor posait sur elle.
- Bonsoir, mes amis Prononca-t'elle d'une voix rauque, sensuelle et traînante...
- Bonsoir, Drena, lui répondirent-ils
Harry se leva et tira la chaise à côté de lui car c'était là que Hermione l'avait installée. Elle en prit le dossier en lui dédiant un sourire charmeur.
- Merci, Harry !
- Et bien, Drena, tu fais de l'effet à tous les hommes même sur les nôtres, grimaça Ginny
- Ne t'inquiètes pas, Ginny ! Je ne veux pas d'homme dans ma vie ! Pour l'instant en tous cas !
- Alors que deviens-tu, toujours célibataire ? Interrogea Ron en rougissant et sursautant quand Hermione lui donna un coup de coude.
Drena posa sa pochette sur la table et avec élégance s'installa sur la chaise. Elle prit son visage entre ses mains pour répondre à son vieil ami.
- Cher Ron, le célibat est un "état" qui me convient le mieux du monde !
- Pas l'ombre d'un amant ? Souria Ron
- Là, Ron, tu deviens lourd ! Répliqua Hermione
- Mais cela nous intéresse ! Murmura Harry à l'oreille de Drena
- Vraiment, Harry ? Cela t'intéresses ?
- Oui ! Susurra t'il sensuellement
- Et bien, cela ne "te" regarde pas à qui je donne mon corps ni à combien !
Le regard du "héros" devint presque noir et ses yeux, habituellement émeraude, se rapprochèrent plutôt de la malachite mais il en fallait plus à une Malefoy pour être impressionnée. Soudain, il se mit à sourire et en impressionna bien plus la jeune femme.
- Veux-tu que j'aille te chercher à boire ?
- Oui, qu'as donc préparé Hermione ?
- Punch au rhum, quelques cocktails…
- S'il y a de la vodka !
- Je t'amène cela tout de suite !
Pendant que lui et les autres hommes de la tablée partirent chercher des boissons pour les femmes. Hermione vint s'asseoir auprès de son amie et commença à lui parler à voix très très basse. Sa voix était de toute façon couverte par la musique.
- Comment vas-tu ?
- Mal, très mal et encore plus de l'avoir revu, surtout en sachant qu'il n'est plus avec Ginny !
- Pourquoi ? Puisqu'il est libre ! C'est la meilleure occasion que tu ais ! Tu pourrais faire ta vie avec lui !
- Non, je lui en veux trop pour cela !
- Parce qu'il est allé avec Ginny ?
- Non… pour m'avoir jeté deux sorts définitifs ! Dont un qui est résolument de la Magie Noire !
- Quoi ?
- Figures-toi qu'au cours des semaines précédent le moment où il s'est remit avec Ginny, il m'a violée et possédée comme on possède une pute tout cela parce qu'il m'a jeté un sort de "soumission". JE NE PEUX PAS ME REFUSER A LUI !
- Ce n'est pas possible ! Pas Harry !
- Le Harry qui venait de vaincre Voldemort, lui l'a fait !
- C'est horrible ! Et tu me parlais d'un autre sort !
- Tu as sûrement entendu parler d'un de mes petits amis qui a fait un séjour à Ste Mangouste ?
- Oui !
- Et bien figures-toi qu'un guérisseur m'a dit que c'est moi, enfin, le sort qui m'a été lancé qui a blessé mon petit ami ! Harry m'a jeté un sort, de façon involontaire, certes, le jour où il m'a prit ma virginité. C'est un sort d'ancienne magie qu'il faut répéter trois fois et il a répété trois fois : "Je veux être seul à te posséder jamais". Ce qui fait que dès que je commence à vouloir coucher avec un homme, il est projeté au loin par des éclairs. Padraic a été envoyé à plus de trois mètres de moi. Il a été frappé violemment par une douzaine d'éclairs. Et ce n'était pas le premier à subir cela mais plus j'ai de petits amis plus le suivant est "frappé" plus durement.
- Il faut lui dire d'arrêter ces sorts ! C'est horrible ce qu'il t'a fait !
- Non, il ne saura rien ! Si j'ai l'air de lui donner trop d'importance, il voudra se mêler de ma vie.
- Mais pourquoi Drena ? Pourquoi ne veux-tu pas qu'il se mêle de ta vie ?
Depuis le début des confidences de Drena auprès de Hermione, Luna et Ginny, qui les observaient, n'osaient pas les interrompre mais elles devinèrent que cela était plutôt grave.
- Oh Hermione, j'ai un secret depuis 5 ans ! Depuis que je suis partie d'ici !
- Tu ne veux pas me dire ?
- D'accord mais tu dois me JURER que tu ne le diras à personne, même pas à Ron !
- Je te jure, Drena, que je serais une tombe !
- Si je suis partie il y a cinq ans, c'est parce que j'étais enceinte ! J'ai un petit garçon de quatre ans, James.
- C'est… c'est le fils de Harry ?
- Oui ! Il a été conçu le jour de la mort de Voldemort.
- Mais Harry doit le savoir !
- Tu m'as promit le secret !
- OK ! OK ! C'est terrible ! Pourquoi ne veux-tu pas lui dire ?
- Un homme qui n'a pas hésité à jeter un sort de magie noire pour violer une femme ne mérite pas de connaître un fils aussi merveilleux que Jamie.
- Oh Drena !
- Ne t'inquiètes pas, je m'en sors très bien !
- Drena… Je…
- Oui ?
- Pourrais-je venir voir ton petit bonhomme ?
- Hermione… tu me fais tellement plaisir… bien sûr ! Je t'accueillerais avec plaisir !
Elles arrêtèrent leur conversation quand elles virent revenir les quatre hommes chargés de boissons et d'assiettes de petits fours. Neville, plus malin, et en tant que handicapé habitué à se débrouiller, avait usé du Wingardium leviosa ! Hermione regagna sa place en faisant un clin d'œil à Drena. Harry posa une assiette devant Drena et lui. Elle prit le verre de vodka qu'il lui remit et commença à y tremper ses lèvres rouges puis passa la langue sur ses dernières. Elle remarqua que son ancien amant regardait sa bouche avec envie.
Tout le reste de la soirée, il était resté quasiment collé à elle Ses amis souriaient contents pour lui qu'il se trouve enfin quelqu'un avec qui il pourrait peut être refaire sa vie. La jeune femme se laissa caresser le dos et la main baladeuse de Harry descendit très bas jusqu'à la marque qu'il lui avait faite. Elle se raidit alors.
- Retire ta main de cet endroit !
- Pourquoi ?
- J'ai assez de peau sans que tu ailles là !
- OK ! Oooh… un slow… veux-tu venir danser ?
- Avec plaisir !
Déjà que les célibataires de la fête enviaient Harry d'être en sa compagnie à table mais la voir danser avec lui leur fut une torture. Leurs deux corps avaient l'air de s'assembler à merveille. Et plusieurs fines mouches, dont Luna, devinèrent qu'ils avaient déjà été amants. Une main à la base de l'élégante nuque de la jeune femme et l'autre sur ses reins, Harry la plaqua contre lui et son bas-ventre pour lui montrer le désir qu'il avait déjà d'elle. Leur danse était de plus en plus langoureuse et l'assemblée se demandait s'ils n'allaient pas faire l'amour sur la piste de danse. Quand Harry lui mordilla le lobe de l'oreille, ils en furent presque persuadés. La voix rauque, il murmura à son oreille.
- Que dirais-tu si on quittait la place ?
- Pourquoi faire ?
- Pour échapper à la chaleur des lieux ? Pour être un peu plus tranquille !
- Alors juste quelques minutes pour rafraîchir tes ardeurs au froid de la nuit !
Harry la tenait par la taille pendant qu'ils quittaient la Grande Salle sous le regard envieux des autres hommes. Il l'emmena dans la petite cour intérieure. Ils déambulèrent sous les arcades de longues minutes sans dire un mot. Il lui avait mit sa veste sur les épaules pour ne pas qu'elle ait froid. Elle trouva ce geste d'une galanterie sans nom et espérait qu'il continuerait dans cette voie.
- Drena !
- Oui, Harry ?
- J'ai envie de toi !
- Aaah…
- C'est tout ce que tu as à me dire ?
- J'ai aussi envie de toi mais il ne se passera rien ce soir ! Sauf si tu m'invites dans un restaurant du chemin de Traverse !
- Et pourquoi faire ?
- Parce que je ne suis pas une prostituée que l'on culbute quand on en a envie. Je suis une Malefoy.
- Tu te refuserais à moi ?
- Cela n'en serait que meilleur, non ?
- Tu oublies, MA-LE-FOY, que tu ne peux pas te refuser à moi !
- Tu userais du sort de soumission ?
- Oui !
- Oh non, s'il te plait Harry, la soirée était si belle et tu étais si galant.
- Mais j'en envie de toi et je serais le seul homme de la soirée à t'avoir !
- S'il te plait Harry, NON !!!
- Par la marque que tu portes, soumets-toi !
- Oh Harry !
Sentant la brûlure de la marque au bas de son dos, sans qu'elle puisse s'en empêcher, elle se soumit et s'approcha de lui en laissant couler ses larmes. Il lui enleva la veste qu'il jeta sur le sol. Il lui embrassa sauvagement le cou en la mordillant puis lui prit les lèvres. Et il l'allongea sur la veste. Il souleva la robe et souria quand il constata qu'elle n'avait pas de sous-vêtements. Il ouvrit sa braguette et sortit sa verge pour pointer la vulve de sa maîtresse. Sans l'avoir préparée, il s'enfonça en elle puissamment la faisant à nouveau sienne. Elle se raidit quand il entra profondément. Elle avait la tête sur le côté pour ne pas subir un éventuel regard méprisant ou goguenard. Elle avait si honte. Il la labourait vigoureusement sans aucune considération pour la beauté sculpturale qui avait fait fantasmer tous les hommes de la fête. Elle était à lui et cela l'excitait plus que tout. Il se sentait fort. Il n'y avait qu'avec elle qu'il se sentait vraiment un homme complet et viril. Ses coups de reins étaient puissants et il fourrageait ardemment la femme sous lui. Il se dégoûtait un peu car le Harry d'aujourd'hui n'était pas celui qui avait lancé le sort mais son désir avait été trop fort. Il accéléra le va et vient quand il atteignit la jouissance et éjacula dans Drena qui gémissait doucement. Il se retira épuisé. Il savait qu'elle aussi avait eut du plaisir malgré la façon dont leur coït avait eut lieu. Il se releva et lui souria mais déchanta devant le regard de haine qu'elle lui jeta. Il eut des paroles dures pour cacher sa déconvenue.
- Décidemment, Drena, c'est toujours aussi bon de baiser avec toi ! Tu es vraiment un bon coup !
Pâle et tremblante, la jeune femme se releva aussi en rabaissant sa robe. Les larmes venaient à nouveau de couler. Elle lui jeta un regard méprisant et transplana aussitôt. Harry se sentit alors comme une coquille vide et seul, très seul. La lune éclaira au sol une des étoiles de diamants qui scintillaient quelques minutes plus tôt dans la chevelure de sa maîtresse. Il s'abaissa pour la prendre. Il se sentit alors plus que jamais rempli de regrets.
