Chapitre 14 : Le mépris de Hermione

Le lendemain – Au Manoir Malefoy

Hermione était impressionnée par la taille du Manoir. D'après les descriptions de Drena, elle le savait immense mais là cela dépassait ses espérances. Elle toqua à la porte en levant le lourd marteau de cuivre. Un elfe apparut sous ses yeux.

- Bonjour, Madame ! Vous souhaitez rencontrer Miss Malefoy ?

- Oui ! Je suis Hermione Weasley !

- Voulez-vous patienter ?

Une fois l'elfe reparti, elle se retourna et admira le parc. Il était magnifique et très bien entretenu. Dans cette partie donnant sur l'allée et sur la Grande Entrée, c'était un Jardin à la Française. Elle se demandait quel type de parc il y avait de l'autre côté.

- Hermione ! Bonjour !

- Bonjour, Drena ! Comment vas-tu ?

A ces mots, Drena s'écroula en larmes dans les bras de son amie. Hermione referma la porte derrière elles et l'emmène vers ce qui semble être un petit salon. Elle tapotait le dos de son amie en attendant que les pleurs cessent.

- Je ne sais pas ce qu'il s'est passé entre vous mais j'ai bien remarqué qu'à son retour. Harry était blême. Il avait l'air perturbé et plus du tout heureux.

Drena la regarda étonnée et furieuse.

- Pauvre petit saint Potter !

- Drena !

- Il a remit cela !

- Comment ?

- Il a usé du sort de soumission. J'aurais souhaité attendre avant de recoucher avec lui mais il avait trop envie de moi !

- Oh non ! Il n'a pas fait cela ?

- Si ! Et il m'a traitée comme une prostituée !

- Non mais quel imbécile ! Tu es la meilleure chose qui pourrait lui arriver mais il gâche tout.

- Il s'était montré si galant ! Si tendre ! J'ai vraiment eut beaucoup d'espoir hier soir, trop peut être !

- Je ne comprends pas ! Avec aucune des filles avec lesquelles il sort, il ne se comporte comme cela !

- Et voilà ! Cela va être de ma faute, s'il me force ?!

- Non, je ne dis pas cela mais j'ai l'impression que le désir, l'attirance, peut être même l'amour, qu'il peut éprouver pour toi, ressortent de façon exacerbée !

- Je me demande d'où cela peut bien lui venir ! C'est bizarre parce que le jour où je lui ai donné ma virginité, il a été très tendre !

- Il s'est passé quelque chose mais quoi ?

- Crois-tu que le fait que je sois une Malefoy et que mon parrain ait tué Dumbledore pourrait l'expliquer ?

- Je ne sais pas ! Tu sais, Harry ne fonctionne pas comme les autres hommes !

- Je m'en étais rendue compte !

- Et en plus, tu ne peux même pas aller avec d'autres hommes !

- Je n'en ai pas envie de toute façon ! Je crois que je vais me consacrer à mon fils et à ma nouvelle œuvre !

- Ta nouvelle œuvre ?

- J'ai décidé de créer un orphelinat ici. Le manoir est tellement grand que je pourrais y accueillir toutes les petites victimes de Voldemort qui n'ont pas trouvé de foyer et avoir encore assez de place pour mon fils et moi !

- C'est formidable, Drena ! Les gens vont t'adorer !

- Je ne fais pas cela pour que l'on m'adore ! Dit-elle avec un air hautain purement malefoyen !

- Je ne voulais pas dire cela !

- Je sais, je sais, je blaguais, Hermione… LITTA !

Un pop se fit entendre et un elfe femelle apparut devant les deux jeunes femmes.

- Oui, Maîtresse !

- S'il te plait, peux-tu m'amener Jamie ?

- Oui, Maîtresse, Litta va chercher tout de suite le petit maître !

L'elfe repartit aussitôt

- Bravo, Drena, je vois que tu dis "s'il te plait" à des elfes de maison !

- J'ai "vraiment" beaucoup changé Hermione ! La mort de mes parents, Voldemort, Harry, la guerre, et surtout mon fils m'ont beaucoup changée ! Et puis de toute façon avec ou sans "s'il te plait" ils sont si heureux travailler pour moi !

A nouveau un pop se fit entendre et un petit garçon brun courut directement vers Drena en lui faisant un gros câlin.

- Mon petit sauvage ! Dit-elle affectueusement en embrassant goulûment son fils. Jamie, je te présente Hermione, la meilleure amie de ta maman ! Hermione, je te présente James Harry Malefoy.

- Bonjour, Madame ! Dit James en se retournant vers la dame Weasley.

Hermione vit alors la copie exacte de Harry. Certes, l'enfant était bien mieux nourri que ne l'avait été Harry mais ses joues rondes ne masquaient pas les traits typiques de son meilleur ami. Ses cheveux étaient aussi foncés et ébouriffés, et les yeux verts caractéristiques de Harry et Lily la dévisageaient. Comme son père, Jamie était myope mais il portait des lunettes d'enfant colorées en rouge et dans un solide plastique. Il était habillé comme un Malefoy doit être habillé, avec élégance. Il portait aussi une étrange médaille dorée en forme de blason, on pouvait y voir un lion enserrant dans sa mâchoire un serpent qui se lovait autour du lion. Hermione n'arrêtait pas de se tourner vers Drena la bouche ouverte. Cette dernière souriait généreusement en comprenant la surprise de Hermione.

- Bonjour, Mon bonhomme, je peux t'embrasser ?

- Bien sûr, Madame !

- Et appelles-moi tata Hermy ! Car je compte bien te rendre visite régulièrement et je préfère être comme une tata pour toi !

- Bien, Tata Hermy !

- Brave petit !

- Maman ?

- Jamie ?

- Je peux aller jouer dehors ?

- Oui, mais tu sais ce que je t'ai déjà dit ?

- Je n'y vais qu'avec Litta !

- Bien vas-y alors…

Et l'enfant sortit dehors en criant : "Litta".

- Je comprends mieux pourquoi tu le caches ! Evidemment ! C'est la copie exacte de Harry !

- N'est-ce pas ? Quand je vois mon fils, il m'est impossible d'oublier son père et que je l'aime encore !

- A t'il des pouvoirs magiques ?

- Oui, il est déjà très doué !

- Il va donc entrer à Poudlard !

- Oui, et en même tant que le tien et celui de Neville !

- Drena…

- Oui ?

- Harry a décidé de démissionner de son poste d'auror parce que Minerva Mc Gonagall lui a proposé le poste d'enseignant de Défense Contre les Forces du Mal !

- C'est très bien pour lui !

- Le jour, où ton fils entrera à Poudlard… Harry le reconnaîtra comme sien !

- Le temps aura passé ! Ce ne sera plus pareil !

- Il t'en voudra quand et ne penses-tu pas que ton fils a besoin d'un père ?

- Souvent oui ! Je suis souvent tentée de lui dire mais ce qu'il m'a fait me retient ! Je n'arrive pas à me départir de ma colère.

- Et pourtant tu l'aimes !

- C'est fou, hein ?

Elles continuèrent à papoter jusque tard dans la journée. Hermione dût entrer car son fils Charlie, il portait le prénom de son beau-frère défunt, allait revenir de chez sa grand-mère paternelle. Ce qu'elle ignorait c'est que Ron avait invité Harry à manger. Ils étaient dans le canapé familial à discuter Quidditch et à jouer avec le petit garçon. Harry souria à Hermione qui le regarda à peine.

- Bonjour, Hermione !

- Mouais ! C'est ça ! Grommela t'elle en allant dans sa cuisine.

- Et bien mamour que t'arrives t'il ? Interrogea Ron.

- Rien mais y'a des gens que je n'ai pas envie de voir quand je rentre chez moi !

- Mais Hermione, c'est HARRY !

- Mouais !!!

Harry se leva, s'approcha de son amie et sans lui demander la prit dans ses bras pour lui faire de grosses bises sur les joues. Elle le repoussa.

- Caresses de chien donnent des puces ! Grogna t'elle.

Harry était choqué et ne savait que répondre.

- Alors là, Harry, je ne comprends pas ! Hier soir, elle te plaignait parce que tu avais l'air malheureux et aujourd'hui, on dirait qu'elle te déteste. Cela doit être ses hormones !

- Mes hormones, mes hormones, tu sais c'qu'elles te disent mes hormones !

Sur ces derniers mots de la jeune femme, les deux amis fuyèrent dehors pour aller jouer au Quidditch. Quand ils revinrent, l'attitude de la jeune femme n'avait pas changé d'un iota. Elle posait toujours sur Harry un regard méprisant et reniflait à chacune de ses réflexions. La présence de son fils fut la seule raison qui l'empêchait de dire ce qu'elle pensait de lui. Il quitta la maison Weasley aussitôt le repas fini. Après qu'elle eut couché leur fils, Ron vint la rejoindre dans la cuisine où elle rangeait sa vaisselle

- Que se passe t'il avec Harry ?

- Il a fait quelque chose de méprisable et il va me falloir beaucoup de temps pour lui pardonner !

- Tu ne veux pas me dire ce qu'il a fait ?

- Ce n'est pas mon secret ! Je ne peux rien te dire.

- Très bien, c'est son problème, tant que tu ne me fais pas la tête à moi, mamour !

- Bien sûr que non ! Toi, t'es mon homme, t'es comme personne, je t'aime.

Ils commencèrent à s'embrasser ce qui laissait augurer d'une fin de journée agréable.

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Les semaines suivantes et malgré sa grossesse qui l'alourdissait de plus en plus, Hermione passait ses journées avec Drena et son fils. Elle avait emmené le jeune Charlie et lui avait fait jurer le secret concernant James, ce qui amusait l'enfant. Elle aidait son amie à faire les démarches et à aménager le manoir pour accueillir les orphelins qui allaient bientôt arriver. D'ailleurs, elle s'occupait d'organiser la future infirmerie quand Drena entra dans la pièce principale.

- Hermione !

- Ah, Drena ! Un problème ?

- Si on veut oui !

- Je t'écoute ! Rétorqua t'elle en prenant la main de son amie pour s'asseoir sur les sièges d'attente.

- Devines ce qui m'arrive !

Hermione la dévisagea et secoua la tête.

- Non, je ne vois pas ! Dis-moi !

- Je… je suis enceinte !

- Oh non, ma pauvre !

- Cela devient une manie… dès qu'il me "touche"… il me met enceinte !

- Que vas-tu faire ?

- Comment cela ?

- Vas-tu le lui dire ?

- Eh bien, je ne suis guère plus décidée qu'avec James. Et Severus, m'a fortement déconseillé de le faire !

- Mais enfin, Drena, il a le droit de savoir qu'il est père et qu'il va le redevenir !

- Je… je… ne ppeux pas ! Je me sens si malheureuse !

- Oh Drena que veux-tu que je te dise c'est ta vie… je n'ai pas vraiment le droit de m'en mêler… mais cette fois, je serais présente !

- Avec tes jumeaux qui ne vont plus tarder, ton aîné et ton futur travail de médicomage, quand crois-tu pouvoir venir me voir ?

- Je ferais mon possible, tu as besoin de moi ! Je le sens !

Drena lui dédia un pauvre sourire.

- Quelque part, je suis contente cela prouve que l'on est vraiment accordé si on fait des bébés aussi facilement, non ? Même s'il n'a pas l'air de s'en rendre compte !

- Il faudrait que cet imbécile se bouge les fesses !

- Oui, pas un message, rien ! J'avais espéré… suis-je bête !

- Je me demande ce que tu peux bien lui trouver ! C'est un fat, un coureur, c'est tout juste s'il n'est pas plus petit que toi, il n'est pas vraiment beau, il est un peu maigrichon, il était paresseux dans ses études, je suis sûre qu'il le sera comme professeur !

- Ah non, je t'interdis de dire cela, il est magnifique, et il est peut être mince mais il est incroyablement musclé, j'adore ses cheveux ébouriffés, c'est moi qui suis trop grande, c'est l'homme le plus courageux que je connaisse, tout le monde l'adore !

- Pas de doute ! Tu l'aimes !

- Désespérément ! Tu as raison, je devrais peut être le lui dire ! Je vais lui envoyer un hibou, il faut que l'on se voie !

- Ouille !

- Quoi ?

- Mummppffff !

- Hermione ?

- Ils arrivent !

- Tu es sûre ?

- En fait… cela fait une petite heure mais cela devient de plus en plus dur !

- Où dois-tu accoucher ? Chez toi ou à Ste Mangouste !

- Cette fois-ci, ce sera à l'Hôpital !

- Bien, j'envoie des messages à la maternité et à ton mari. Viens t'allonger quelques minutes et je t'emmène.

Drena aida son ami à s'allonger sur un des lits de l'infirmerie et alla écrire ses parchemins. Alors que ses hiboux étaient partis emmener les messages, elle confia les enfants à Litta et emmena Hermione à l'hôpital.

Elle arriva à l'air de transplanage. Les infirmiers qui l'attendaient mirent Hermione sur un brancard et l'emportèrent vers la maternité. Drena les suivaient. Elle s'arrêta à la salle d'attente où Ron, Harry, Molly, Arthur et Fleur attendaient. Elle embrassa tout le monde sur la joue y compris Harry. Le temps de l'attente commença.

Harry parlait avec Ron et le charriait pour lui faire oublier l'angoisse de cette naissance. Ron faisait partie de ces hommes pour lequel il était hors de question d'assister à la naissance de ses enfants. Cela ne l'empêchait pas de s'inquiéter pour sa compagne. Harry lui passait son temps à contempler Drena qui n'avait pas eut le temps de se changer. Elle était encore vêtue de sa salopette et d'un simple top dont elle se servait pour faire du bricolage. Elle avait encore sa longue tresse qui pendait sur sa poitrine et avait du plâtre sur le nez. Elle non plus ne pouvait s'empêcher de regarder le père de ses enfants. Elle était décidée, elle lui dirait aujourd'hui pour Jamie et sa grossesse. Le regarder lui était une torture tant elle l'aimait et le désirait. Elle se leva.

- Je vais me chercher un café ? Quelqu'un en veut un ?

- Oui, s'il te plait ! Demandèrent en chœur Molly et Fleur.

- Ah… peut être tout le monde en veut un ?

Comme ils opinèrent de la tête, elle prit les commandes de tous.

- Je t'accompagne ! La surprit Harry.

- Oooh, euh… Merci Harry !

Ils déambulèrent dans les couloirs sans se dire un mot, en cherchant la cafétéria, ils étaient visiblement gênés.

- Drena !

- Harry ?

- Je…

- Oui ?

- Je n'arrête pas de penser à toi depuis la fête de promo !

- Aaah…

- Ce que j'ai fait… je… je m'en veux terriblement !

- Eh bien… moi aussi, je t'en veux terriblement ! Ironisa t'elle.

- Ah !

- Et c'est tout ce que tu as à me dire ?

- C'était mal et pas très mature !

- Tu as tout à fait raison !

- …

- Et la dernière phrase que tu as dite n'était pas en plus très agréable à entendre !

- Je suis un salaud doublé d'un imbécile !

- Encore une fois, tu as tout à fait raison !

- Ne me laisseras-tu pas une chance ? Me pardonneras-tu ?

- Il faudrait que tu en fasses beaucoup ! Comme m'enlever ce sort qui m'oblige à me soumettre !

- Je puis te le faire maintenant !

- Ici devant tout le monde et qu'ils sachent tous que le Grand Harry Potter a usé d'un sort de magie noire ?

- Tu as raison !

- Oui ! Tu n'as pas beaucoup changé, toujours aussi impulsif, hein, Harry ?

- Il va pourtant falloir que je change car dans quelques jours, je commence les cours à Poudlard !

- Je sais Hermione m'a raconté ! Tu sera le meilleur professeur de Défense Contre les Forces du Mal qu'ils auront jamais eut !

- Je te remercie, cela me flattes beaucoup, surtout venant de toi !

- Mumm… Concernant le sort, je voudrais y revenir, tu es vraiment sérieux pour le lever ?

- Oui, je propose que nous amenions le café aux Weasley et après nous irons t'enlever ce sort dans une pièce tranquille !

- Oh Harry, Merci ! Tu sais que je dois me retenir de ne pas t'embrasser pour te remercier !

- Et pourquoi te retiens-tu ?

- Eh… c'est que je suis une Malefoy, je sais me tenir, moi, et puis, le "survivant" qui se fait embrasser par la fille d'un mangemort, mumm, pas bon !

- Je m'en fiche de ton père !

- Moi aussi !

On leur remit à ce moment-là les gobelets de café. Ils repartirent alors vers la maternité. Ils purent voir que tous les autres membres de la famille Weasley étaient arrivés. Il y avait Bill, Fred et Georges et Ginny dont la grossesse devenait visible était accompagnée de Dean. Harry s'adressa à eux.

- Voulez-vous un café aussi ?

- Ils répondirent par l'affirmative.

- Tu viens avec moi, Drena ?

Quand elle opina de la tête, les Weasley échangèrent des regards entendus, personne n'était dupe. Ron souriait hautement satisfait que son ami se "bouge" enfin. Les deux amoureux quittèrent une deuxième fois l'assemblée. Alors qu'ils étaient dans un couloir désert, Harry ouvrit la porte d'un débarras et la fit entrer. Il s'approcha très près d'elle, la faisant rougir et chuchota à son oreille.

- Il va falloir que tu baisses ta salopette.

Elle souria langoureusement, lui tourna le dos puis ôta les bretelles et descendit sa salopette sur ses hanches. Elle le regardait par-dessus l'épaule en se passant la langue sur les lèvres. Il s'approcha doucement et souleva son top. Sa main effleura le dos de Drena plus qu'il n'était nécessaire et elle frissonna longuement. Elle entendit qu'il avait le souffle court. Il tint ses hanches d'une main et posa sa baguette sur les reins de sa compagne et elle y sentit comme un souffle frais.

- Zut ! Cria t'il.

- Quoi ?

- La marque est restée !

- Tu as rompu le sort ?

- Oui, en informulé ! Attends ! On va tester !

- Comment ?

- Drena, je veux que tu m'embrasses ! Soumets-toi au sort !

Elle resta loin de lui en tenant toujours sa salopette. Elle s'exclama.

- Formidable, je ne suis plus contrainte.

- Mais pourquoi la marque est-elle restée ?

- Je ne sais pas ! A moins que son symbolisme représente beaucoup pour nous deux.

Il s'approcha un peu plus et en réajustant ses lunettes il détailla la marque alors qu'il n'y avait jamais fait attention jusque là..

- En fait, je ne l'avais jamais vue ! C'est un lion qui…

- Tient dans sa gueule un serpent qui s'enlace autour de lui !

- Tu le savais alors qu'elle t'est inaccessible ?

- Je l'avais fait prendre en photo et agrandir…

- Tu as raison, elle est très symbolique. C'est tout à fait nous !

Il se releva et la regarda dans les yeux. Il prit son visage entre ses mains et posa ses lèvres sur celles de sa compagne. Elle y répondit en les entrouvrant et dardant sa langue dans la bouche du jeune homme. Ils se mirent à gémir ensemble et s'enlacèrent nerveusement. Elle le repoussa alors du plat des mains.

- Non, Harry !

- Non ?

- Pas maintenant, pas comme cela, pas ici !

- Pourquoi ?

- J'ai de nombreuses choses à régler avec toi… avant que nous recouchions ensemble. Et puis…

- Et puis ?

- Nous sommes à l'hôpital et Hermione est en train d'accoucher

- Tu as raison, j'ai l'impression d'être un cerf en rut !

- Normal avec ton patronus ! Ria t'elle.

- Oh, je t'adore ! Réajustes-toi, nous avons des boissons à aller chercher pour les Weasley.

Ce qu'elle fit. Alors qu'ils prenaient pour la deuxième fois la direction de la cafétéria, ils tombèrent sur un homme brun, plutôt grand aux yeux verts. Ses yeux se posèrent sur Drena et s'illuminèrent.

- Drena !

- Padraic !

Il enlaça la jeune femme et l'embrassa avec gourmandise. Drena essaya de le repousser mais Harry anticipa son geste et attrapa Padraic par sa robe de sorcier. Il le plaqua violemment contre le mur.

- Je peux savoir ce que vous faîtes ?

- J'embrasse ma petite amie !

- Nous ne sommes plus ensemble, Padraic !

- Rectification, Drena, je ne t'ai pas revue depuis mon séjour ici mais tu es toujours avec moi à ce que je sache.

- Padraic, je t'ai envoyé un hibou avec mes excuses et mon désir de rompre !

- Je suis désolé, tu es toujours à moi !

- C'est moi, qui suis désolé ! Grogna Harry. Elle est à moi ! Et je vous interdis de la toucher. C'est ma femme.

- Harry ! S'écria Drena.

- Laisse-moi faire ! Qu'il comprenne à qui tu es !

- Je ne suis à personne, je suis une femme libre et je fais ce que je veux de mon corps et de ma vie ! Allez-vous faire voir tous les deux !

Là-dessus, la jeune femme les quitta précipitamment et rejoignit la maternité. Apparemment, Hermione n'avait pas fini d'accoucher. La voyant les mains vides, Fred la regarda.

- Et bien, mon café ?

- Rien à f….., tu le demanderas à cet imbécile de balafré !

- Ouuuuuh, y'a d'l'eau dans l'gaz ! Intervint Georges.

Elle fusilla les jumeaux d'un regard noir. Harry arriva sur ces entrefaites et vint s'asseoir côté d'elle. Elle se releva et alla prendre un fauteuil plus loin. A nouveau, il alla à côté d'elle.

- Drena !

Elle leva l'index devant lui en fronçant les sourcils.

- Ne me parles plus ! Je te l'interdis !

- Mais Drena !

Elle changea encore de place et s'éloigna de son amant. Le gynécomage arriva alors et demanda à Ron de venir. Celui arriva quelques minutes plus tard, les yeux tout ronds.

- Vous ne devinerez jamais ?

- Non ? Dit l'ensemble de l'assemblée.

- Ce ne sont pas des jumeaux !

- Des triplés ? Proposa Bill.

- Non !

- Des Quadruplés ? Reprit Dean.

- Non, ce sont des jumelles !

Là-dessus, tout le monde éclata de rire et congratulèrent Ron. Enfin, il y avait à nouveau des filles dans la famille Weasley.

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Une semaine plus tard. Au domicile de Hermione et Ron.

Hermione était en train d'allaiter Pénélope déjà affectueusement surnommée Penny tandis que sa sœur Albanie dormait à côté d'elles dans un couffin. Ron jouait dehors avec Charlie. Quand la porte d'entrée sonna. Hermione reposa Penny à côte de sa sœur et alla ouvrir. C'était Harry.

- Ah, c'est toi ! Dit-elle en pinçant les lèvres.

- Quoi, Hermione ?

- Tu es peut être mon ami, mais tu es un sacré imbécile !

- De quoi parles-tu ?

- De Drena, bougre d'âne !

- Qu'est-ce que j'ai fait ?

- Tu la laisses filer !

- C'est elle qui ne veut pas me voir !

- Mais as-tu seulement tenté quelque chose ?

- Elle refuse de répondre à mes messages !

- Tu me désespères ! Et finalement, elle a peut être raison de ne plus vouloir te voir ! Oui, peut être sera t'elle mieux sans toi !

Elle retourna s'asseoir auprès des jumelles en lui jetant un dernier regard méprisant. Il n'avait qu'à se débrouiller seul. Drena et James étaient trop bien pour lui. Elle posa ses yeux sur ses deux petites rousses et leur fit des câlins.