Chapitre 17 : Promesses d'un meilleur avenir
Poudlard – Le lundi suivant.
Alors qu'il corrigeait ses copies en retard, Harry repensa à son premier week-end avec Drena et leur dernier-né. Il avait du mal à se concentrer. Leur nuit torride l'avait plus marqué que toutes les fois où il l'avait possédée. Peut être parce que cette fois-ci, l'amour était entré dans l'équation. De plus, le petit Severus avait été enchanté d'avoir rencontré son père et d'avoir pu jouer avec lui.
Harry et Drena s'étaient séparés avec difficulté. Ils s'étaient renouvelé leurs serments d'amours. Harry avait dû promettre de ne rien dire encore à James sur leur lien père-fils. Il l'avait beaucoup observé ces deux derniers jours. Ce que sa mère avait pu lui apprendre sur lui, lui avait permit de mieux cerner l'adolescent.
Il faut que je travaille, bon sang ! Mais ses pensées vagabondèrent vers sa compagne et son corps élancé et sensuel.
Grande Salle – Le mercredi suivant : heure du courrier.
James était en train de réviser ses cours de potions. Son parrain en parlerait sûrement à sa mère s'il ne travaillait pas sur cette matière. Ses amis étaient avec lui, ils révisaient eux aussi. Les hiboux et autres chouettes arrivèrent alors avec le courrier du jour. James vit arriver un des grands ducs noirs du Manoir Malefoy. C'était évidemment un parchemin de sa mère.
Mon Grand,
Je sais qu'il n'est pas habituel qu'avant les vacances scolaires un élève vienne rejoindre sa famille. Néanmoins, la Directrice Mc Gonagall a autorisé ta venue pour ce week-end.
Je t'attends donc au Manoir, dès ce vendredi soir pour le dîner qui aura l'horaire habituel. Tu voudras bien te vêtir en conséquences car nous aurons un invité de grande importance.
J'ai apprit par Severus et un autre de tes professeurs que tu étais diligent dans tes études. J'en suis ravie et même très fière de toi, continues comme cela.
Ta mère qui t'aime,
Drena
Malefoy
James referma son courrier et regarda ses amis.
- C'est raté pour la sortie à Pré au lard.
- Oh Non ! Gémit Franck.
- Tante Ginny devait nous emmener manger aux trois balais ! C'est quoi ta lettre ?
- C'est ma mère, elle m'attend pour dîner ce vendredi soir et tout le week-end !
- C'est étrange quand même !
- Oui, je trouve aussi surtout qu'il y aura un invité mystère !
- Eh Jamie…
- Oui ?
- Si cela se trouve, c'est ton père ! Insinua Charlie.
Loin d'être dupe de cette invitation, le jeune Weasley démontra que s'il possédait le physique de son père, c'était de sa mère que provenait son intellect.
Aux mots de son ami, James plongea dans ses pensées. Serait-ce possible qu'il rencontre son père ? Là, tout d'un coup, à peine deux semaines après que sa mère lui ait certifié qu'il saurait son identité avant Noël. La peur lui prit les tripes. Et si son père était un salaud de première ou un pire un mangemort !
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Au même moment, dans son bureau, le professeur de Défense Contre les Forces du Mal recevait lui aussi la visite de l'autre grand duc noir des Malefoy.
Ma Douce Torture,
Depuis ton départ, tu me manques tant que je me suis retenue pour ne pas t'envoyer chaque jour un hibou. Je me réveille la nuit et je recherche ta chaude présence. Il ne t'aura fallu qu'une nuit passée à mon côté pour que mon corps et mon cœur s'habituent à ta présence.
Mes yeux recherchent la couleur forêt de ton regard. J'aspire à retrouver tes bras puissants et réconfortants quand ils m'attirent à toi. Je fantasme sur tes mains bronzées posées sur mon corps si pâle. Je frissonne en repensant à ce que tes longs doigts sont capables de me faire. Je rêve de tes baisers profonds et à ce que tes lèvres et ta langue arrivent à me faire crier, quand elles vont plus bas, beaucoup plus bas que ma bouche.
Demain soir, la nuit plutôt, je serais à nouveau tienne et cette fois-ci encore de ma pleine volonté. Dis-moi te sens-tu aussi fébrile et impatient que moi ? Je suis sur des charbons ardents.
Pour couper là mes délires sensuels, je dois t'informer que NOTRE (tu remarqueras le nôtre en majuscule) Jamie a été informé de ta présence, sans lui dire qu'il s'agissait de son père et professeur de DCFM ! Il aura donc la double surprise au cours du repas ce vendredi soir. Severus est déjà prévenu de ne rien dire à son frère et de ne pas t'appeler "papa" jusque-là. Quel petit ange ! Il sera dit que les fils que tu m'as fait sont d'une gentillesse sans limite. Ils doivent sans nul doute tenir de toi car chez les Malefoy le côté "poufsouffle" des sentiments n'est pas de bon ton.
Je t'embrasse, Ma douce torture et à vendredi.
Ta "quoi"
? Maîtresse, Amante, Compagne, Mère de tes enfants
?
Drena Malefoy
Harry sentait son cœur palpiter et cherchait à contrôler sa respiration. Cette femme avait le don de réveiller chez lui le désir, même avec une simple lettre. Encore une journée et demie à attendre. Il allait devoir attendre que son fils apprenne son "existence", attendre de pouvoir les entendre lui et son frère l'appeler "Papa", attendre de pouvoir embrasser et caresser le corps lascif de sa compagne. Oui, compagne, même s'ils ne vivaient pas ensemble, elle était pour lui une compagne. Il voulait qu'elle le sache et lui envoya un hibou par retour.
Ma Douce Compagne, (voilà comment je pense à toi)
Je t'avoue que j'appréhende un peu la réaction de notre fils. Autant celle de Severus était celle d'un jeune enfant avec une soif inextinguible d'amour et de présence paternelle et ne m'a pas vraiment inquiété, autant celle de Jamie me fait peur. C'est un adolescent qui découvre la vie à Poudlard et en communauté et par-là même l'indépendance vis à vis de la tutelle parentale. Dès lors, acceptera t'il la venue d'un père dans le nouvel ordre de sa vie ?
Concernant ta fébrilité et ton impatience, je puis t'assurer qu'elle est réciproque. Depuis mon départ, mon corps fait des siennes et me montre le désir qu'il a pour le tien et ce malgré la distance. J'imagine déjà de te voir te cambrer sous mes caresses, de voir s'ériger tes mamelons, de lécher ta peau salée par la transpiration due au plaisir, de m'abreuver à ta source, d'écouter tes gémissements et surtout tes hurlements de plaisir quand tu te lâches enfin. Oh oui, je suis impatient de te faire à nouveau crier mon prénom à l'abri de ton lit à baldaquin.
Et voilà… d'y penser et mon corps réagit. Vivement vendredi.
Reçois, mes baisers, ma douce compagne.
Ta douce torture, ton Compagnon
H.P.
A la réception de ce message, Drena était dehors à regarder ses petits orphelins en train de jouer avec Severus. Elle était dans le belvédère, lieu réservé exclusivement aux Malefoy, à boire son thé habituel. Alors qu'elle lisait la lettre, elle sentit ses joues s'enflammer et son ventre se tordre de désir. Elle se ventila avec le parchemin, en vain. Elle ignorait ce talent épistolaire chez son amant et se demandait si elle ne devait pas continuer dans ce sens. Elle se rappelait avec lu ce genre d'échange écrit et sensuel entre l'écrivain français George Sand et l'un de ses amants. Quand elle se fut un peu calmée, elle fit apparaître son nécessaire d'écriture par un "accio".
Ma douce torture, mon compagnon,
Nos deux fils partagent la même gentillesse et je ne crains pas trop ses réactions surtout qu'il m'a avoué son admiration pour toi dans l'un de ses courriers. Sinon, Severus et moi serons là pour te soutenir face à notre adolescent, ne t'inquiètes pas.
Tu me dis que j'ai crié ton prénom la dernière fois ! Je n'en ai guère de souvenirs. Je n'étais que soumission aux plaisirs dont tu m'abreuvais. Je n'étais qu'un corps et qu'un cœur balayés par un maelström de sensations et d'émotions. Je n'étais plus qu'instinct primal sous Tes caresses, je n'avais plus d'esprit plus de mots pour exprimer quoique ce soit. Si ton prénom est sorti de ma gorge, c'est qu'il était le seul son animal gravé dans mon inconscient. Mes seuls moments de conscience furent ceux où je m'appliquais à TE donner du plaisir avec ma bouche. Moi aussi, j'ai goûté au sel de ta peau, au sel de ta semence et je me suis sentie comme une odalisque, comme une geisha. C'est à dire obsédée et dévouée à te donner du plaisir.
Oh, il me faut arrêter là car le jeune Severus qui vient jouer près de moi, avec le vif d'or que tu lui as envoyé, risquerait d'entendre les gémissements de sa mère.
A bientôt ma douce torture !
Ta soumise compagne,
Drena
Harry venait de quitter la Grande Salle et le repas du soir quand il trouva le message sur son bureau. Il trembla légèrement avant que de l'ouvrir. Il avait reconnu l'écriture. Une fois ouverte, il la dévora. A peine eut-il fini de la lire qu'il dût aller se mettre sous une douche froide. Quand son membre reprit sa position de repos, il ne fut pourtant pas soulagé.
Ma douce et coquine compagne,
Tu m'as si bien chauffé que pendant de longues minutes j'ai dû aller prendre une douche froide. Si je suis enrhumé demain soir ce sera de ta faute ! Comment une femme qui n'a connu qu'un seul homme peut-elle avoir un vocabulaire si déluré et si érotique ? J'en reste pantois ! Serais-tu la réincarnation d'une geisha ou celle de la favorite de l'un de nos rois d'Angleterre, si tu te sens ainsi? Encore une fois, je crains que cette nuit mes draps se souviennent de toi ! Il serait peut être bon que nous arrêtions ces échanges même s'ils me ravissent !
Pour notre Jamie, je crains que son admiration pour le professeur que je suis ne s'arrête demain soir car il m'a avoué la semaine dernière qu'il méprisait ce père qui les avait abandonnés lui et sa mère.
Je me prépare pour me coucher et te souhaite une bonne nuit.
Je t'aime.
Ton
impatient compagnon,
H.P.
Drena venait d'endosser son déshabillé quand le hibou de Harry arriva. Elle demande à l'animal d'attendre car une réponse allait venir. Une fois qu'elle eut lu cette lettre, sa réponse fusa de son cerveau à la plume.
Ma douce torture,
Tu ne veux plus de mes écrits brûlants ? Ils me viennent comme cela après avoir lu de nombreux échanges épistolaires érotiques de plusieurs couples moldus très célèbres. Ces gens, les moldus, ont un rapport à la sexualité si "magique" que j'ai dévoré tous les ouvrages regroupant ces échanges.
Tu ne veux donc pas savoir que je porte un déshabillé turquoise fait de la plus légère et douce soie et qu'elle me fait frissonner quand je l'endosse ? Tu ne veux donc pas savoir que lorsque je pense à nos ébats amoureux, ma main se glisse imperceptiblement aux creux de mes cuisses puis plus haut ? Tu ne veux donc pas savoir combien je vibre à l'avance que ce soit ta bouche qui en prenne la place ?
Puisque tu ne veux pas savoir, je te souhaite une bonne et tranquille nuit, ma douce torture car ce ne sera pas le cas pour moi !
Tendres baisers.
Ta compagne
Drena
A la réception de ce dernier, Harry ne tint plus et dut se servir de sa main pour assouvir le désir provoqué par sa maîtresse et compagne. Qu'elle serait douce la nuit suivante !
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Manoir Malefoy – 19 heures
James était fébrile et anxieux, il jetait de fréquents regards à la porte d'entrée. Il était intrigué par les sourires béats de sa mère comme si elle rêvait debout. Son jeune frère était passablement excité et jouait avec un vif d'or qu'il ne lui avait jamais vu. L'invité mystère était en retard. Au manoir Malefoy, on mangeait à 18 h 30. Soudain, le lourd marteau de la grande porte se fit entendre. Ce fut Drena elle même qui alla ouvrir. James fut ébahi de reconnaître son professeur de D.C.F.M. Ce n'était donc pas son père qui viendrait ce soir. Alors que sa mère menait Harry Potter à la table familiale, James fut choqué de voir combien elle était fébrile. Ce n'était qu'un professeur après tout.
Une fois assis et les plats servis, la conversation mouronnait sur des sujets comme seuls les Britanniques peuvent avoir. Severus regardait souvent son professeur comme s'il le connaissait et avait l'air gêné. Alors que le repas avançait, James décida d'intervenir.
- Pourrais-je savoir ce qu'il se passe enfin ?
- Et bien mon fils… je trouve que tu n'es pas très vif surtout quand on connaît les gênes dont tu bénéficies.
- Justement, je ne connais pas la moitié de mes gênes.
- Voyons, mon chéri, tu me déçois beaucoup, serais-tu exempt de l'intelligence et de ta mère et ton père ?
- Voyons, Drena ! Intervint Harry.
- Comment vous permettez-vous de parler à ma mère comme cela ?
- JAMES HARRY MALEFOY !
- Maman !
- Tu ne te demandes pas pourquoi tu es allé à Gryffondor ? Tu ne te demandes pourquoi ton deuxième prénom est Harry ? Tu ne te demandes pas pourquoi j'ai invité ton professeur ici présent ?
Là, la lumière eut l'air de jaillir dans l'esprit du jeune élève, il regarda alors Harry et sa mère, ainsi que son petit frère qui avait l'air d'en savoir plus que lui. Et il comprit.
- Vous… vous êtes mon père ?
- Oui et aussi celui de ton frère !
- Quoi ? Vous avez fait deux enfants à ma mère et vous l'avez abandonnée avec nous deux ? Vous êtes un vrai salopard.
- JAMES ! Hurla Drena
- James, je n'ai pas abandonné ta mère et vous. J'ai appris ton existence le jour de ton arrivée à Poudlard.
- Maman, c'est vrai ?
- Oui, il ignorait votre existence, je lui aie caché !
- Mais pourquoi, maman, pourquoi ?
- Parce qu'il m'avait fait souffrir ! Je lui en voulais ! Et le priver de ses fils était, je l'avoue, une façon de me venger. Je me rends compte aujourd'hui que je vous aie porté préjudice à tous les trois.
James dévisagea ses parents comprenant que quelque chose de très fort s'était passé entre eux. Harry comprit encore mieux sa compagne et attendit la suite. Quant à Severus, lui, il attendait que tout le monde se calme pour montrer à son père comment il attrapait le vif d'or.
- James, ton père est un homme d'honneur ! Si je lui avais dit que tu existais, il aurait tout abandonné pour toi et moi ! Au fond de moi, je ne voulais pas lui imposer cela ! Il venait de vaincre Voldemort et sa vie avait été en suspend depuis tant d'années ! Je te demande de me pardonner, mon grand ! J'étais jeune encore, j'étais malheureuse et j'allais devenir maman ! Je ne savais pas, je ne savais plus ce que je devais faire. Je te demande de me pardonner.
Là-dessus et voyant les larmes de son fils, elle se leva et alla le prendre dans ses bras, en lui murmurant des excuses. Par-dessus l'épaule de sa mère, James vit son père se lever et s'approcher d'eux.
- Tu permets ? Dit Harry en lui tendant les bras.
Et l'adolescent se leva et se jeta dans les bras de son père. Harry serra son fils avec amour. Il remarqua sa compagne les bras ballants. Il ouvrit un de ses bras et elle vint s'y blottir suivie aussitôt par Severus. Le câlin familial dura de longues minutes égrenées lentement par la vieille horloge.
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Plus tard dans une des chambres, des chuchotements se faisaient entendre. Harry était sur le lit de Drena qu'il tenait étroitement enlacée. Depuis qu'ils s'étaient couchés, ils n'avaient fait que parler des enfants, d'eux même, de l'avenir de leur "famille". Ils ne s'étaient même pas déshabillés.
- Comment veux-tu que nous nous arrangions dans la semaine ? Demanda Harry.
- Que veux-tu dire ?
- Veux-tu que je rentre tous les soirs ou me voir le week-end te suffit ?
- Je pourrais être tentée par peur de la routine de te dire seulement le week-end mais j'ai été "sevrée" de ta présence bien trop d'années pour avoir envie de te "lâcher"… Alors si tu peux venir dormir ici je serais heureuse !
- C'est d'accord, je dormirais ici !
- Aaah… seulement dormir ?
- Muummm, bien sûr que non, ma petite coquine !
- Ouf, je suis soulagée…
- Pour continuer dans nos projets… Je dois… je…
Il se tortillait dans tous les sens pour attraper quelque chose dans sa poche arrière. La jeune femme fronça les sourcils. Il se redressa, se mit à genoux et releva sa compagne devant lui.
- Si j'étais en retard, c'est que j'ai fait un "détour" par le chemin de Traverse ! Je suis allée faire un "petit" achat !
- Lequel ?
- Patience !
- Drena ! Cela fait des années que nous nous tournons autour toi et moi, que nous faisons l'amour comme si notre vie en dépendait. Tu m'as donné deux gentils, beaux et solides garçons. Tu m'as donné ton amour et ce depuis tant d'années ! Quant à moi, je suis encore surpris que tu veuilles quand même de moi après tout ce que je t'ai fait. Drena ! Je t'aime ! Veux-tu m'épouser ?
Il lui mit alors sous le nez un écrin qui contenait une bague argentée sertie d'un diamant bleu. Elle était là à regarder tour à tour son compagnon et la bague ne sachant comment réagir. Il souria amoureusement et d'un doigt releva le menton de la jeune femme afin de refermer sa bouche.
- Attention à ne pas avaler les mouches, ma douce !
- Hein ?
- Une Malefoy serait-elle à cours de mots ?
- Je…
- Il semblerait ! Alors, ta réponse ?
- Je… Oui, oh oui, Harry ! Murmura t'elle les larmes aux yeux.
Il prit alors la bague dans son écrin et lui passa la bague de fiançailles.
- J'ai choisi l'argent parce que c'est le métal qui te va mieux et ce diamant bleu car il est de la couleur de tes yeux, ma douce.
- Oh, mon amour !
- Tiens, je ne suis plus ta douce torture ?
- Si… toujours…
- Dis-moi, ne m'avais-tu pas fait plusieurs promesses ce jeudi soir dans tes lettres ?
- Qui moi ?
- Petite coquine, je t'aime !
Les rideaux du baldaquin ne laissèrent alors plus passer que des gémissements et un soudain : "Oh Harry !"
