Chapitre 18 : Serait-ce enfin le bonheur ?

Manoir Malefoy - Quelques semaines plus tard

La foule avait envahi les parcs du Manoir. Ils étaient décorés aux couleurs des gryffondors, de gueule et d'or. Jamais de mémoire de sorciers, un amour si inconditionnel n'avait été vu chez une Malefoy. Tout le gratin était là même Rita Skeeter. Ce qui avait fortement déplut à Harry car il ne voulait pas que sa vie de famille soit décortiquée par cette harpie. Drena lui avait assuré qu'elle avait un moyen de pression non pas sur la journaliste mais sur le rédacteur en chef qui lui soumettrait tous articles les concernant.

Harry était déjà dans le belvédère où aurait lieu la cérémonie. En effet, ils avaient décidé de se marier au plus vite. C'est au cours de la préparation de leur mariage, ils avaient découvert que la jeune femme était à nouveau enceinte. Ce qui avait une source de plaisanterie de la part de cette dernière. Elle aimait à dire que son futur mari et elle était de "parfaits reproducteurs". Ils avaient tous les deux gardé cela secret. C'était leur petit trésor à eux seuls, même leurs fils n'étaient pas au courant.

Harry vit venir Ron à lui. Un grand sourire sur les lèvres illuminait son ami et témoin alors que lui même se sentait très angoissé.

- Alors, Harry, pas trop stressé ?

- Ron ! J'ai une peur bleue ! Et si elle ne voulait plus de moi ?

- Tu rigoles, je viens de la voir joliment parée, c'est une femme décidée et amoureuse qui plus est une Malefoy… Et puis, elle a décoré tout son domaine à tes couleurs ! Si ce n'est pas de l'amour cela !

- J'ai peur quand même !

Harry vit alors les parrains respectifs de ses fils. Severus Rogue avait sa main sur l'épaule de James, tandis que Théodore Nott se tenait à leur côté. Un air moyenâgeux se fit alors entendre. Il put voir venir alors son plus jeune fils qui portait le coussin des alliances. Un sourire mangea le visage du père à la vue de Severus. A quelques pas derrière marchaient avec légèreté les petites Pénélope et Albanie qui lançaient des pétales de lys, de chèvrefeuille et de lilas. Où sa future avait pu trouver ces fleurs à cette période de l'année était un mystère pour lui. Il est vrai qu'il pensait parfois encore comme un moldu. Il vit ensuite venir Ginny et Hermione en dame d'honneur, elles étaient habillées de tenues blanches avec de fraîches broderies dorées. Elles se placèrent dans le belvédère.

Ce fut le moment où la future apparût à tous. Harry sentit son cœur manquer plusieurs battements. De nombreux invités laissèrent échapper des "Ouah" ! Drena était tout simplement splendide. Sa chevelure était légèrement remontée à l'arrière de sa tête et retombait une superbe cascade de boucles blondes. De nombreuses et minuscules roses rouge et jaune vif agrémentaient cette crinière flamboyante.

Elle avait autour du cou un lion doré aux yeux de rubis qui brillaient de mille feux. Elle portait un corset de soie jaune rehaussé de broderies dorées. Quant à la jupe, elle était en brocart de soie rouge et finissait en une longue traîne parsemée de dizaines de roses jaune vif. C'était une vision impériale.

L'ancienne serpentard exposait encore plus son amour pour le "survivant". La maudite plume de Rita Skeeter n'en pouvait plus de gratter.

Harry, lui, dévorait des yeux sa compagne. Il ne voyait plus qu'elle. Les invités et l'officiant avaient disparu même ses amis n'existait plus pour lui. Il se retenait même à grand peine d'aller prendre la main de Drena pour l'emporter dans leur chambre. Son regard était si explicite que tout le monde en comprit le message. La future mariée, elle, sentit ses joues rosirent sous les yeux chargés de désir.

Elle arriva enfin sous le belvédère et Harry s'empressa de lui prendre la main comme si elle allait s'échapper.

- Je ne vais pas m'enfuir, Harry ! Dit-elle en regardant sa main emprisonnée.

L'assemblée l'entendit et se mit à rire aux éclats. Harry les regarda furieux mais il rencontra le doux sourire de Drena et se calma. Aucun des deux amoureux n'entendit véritablement l'officiant les marier, tellement ils étaient occupés à se regarder dans les yeux. Il n'est que la phrase "Vous pouvez embrasser la mariée !" qui les fit réagir. Harry se jeta goulûment sur les lèvres de son épouse. Il est vrai qu'elle avait lui tenait la dragée haute depuis une semaine afin que leur nuit de noces soit mémorable.

A la fin du baiser torride, tout le monde se mit à applaudir gaiement. Les mariés invitèrent les convives à aller se sustenter puis se mirent à naviguer parmi ceux-ci. Ils furent chacun de leur côté alpagués par des amis et se retrouvèrent séparés. Ils se cherchaient du regard en vain.

Drena finit par se maudire. "Ce n'est pas vrai, je n'ai pas invité ce salaud ?". Elle vit qu'il était accompagné d'une ancienne serpentard qui, elle, avait été invitée. Randy Parkinson s'approcha d'elle en louvoyant parmi les invités en tenant deux verres de champagne à la main. Il lui en remit un.

- Bonjour, belle Dame ! Une petite soif ?

- Bonjour, Randy !

- Tu es plus resplendissante que jamais ! Susurra t'il à son oreille en se frottant à elle.

- Doucement, Randy ! Je suis mariée et mère de famille !

- Oui, j'ai apprit que les bâtards que tu avais eut étaient de ton "époux" !

- Je t'interdis d'appeler mes fils comme cela et puis leur père va bientôt les reconnaître, ils s'appelleront Potter bientôt.

- Ok, ok ! Je n'ai rien dit ! Tu sais pour moi cela ne change rien ton état civil ! Tu es toujours aussi bandante.

Drena ne lui répondit pas et se mit à rougir de honte. Elle ne pouvait oublier qu'il avait failli la violer, que Harry et Ron l'en avaient empêché et l'avaient retrouvée la jupe retroussée. Il continua à poser ses mains sur elle pendant qu'elle veillait à ne pas renverser son verre. Il la dégoûtait. Elle cherchait son époux des yeux mais n'arrivait pas à le trouver. Elle ne voyait même pas un seul de ses amis. Rita Skeeter, elle, était là et jubilait en laissant courir sa plume. Soudain, Randy fut comme soulevé du sol et envoyé à trois mètres de là. Harry se tenait là dans toute sa splendeur. Le serpentard se tenait la mâchoire.

- Je t'interdis de t'approcher de ma femme ! Dégages d'ici, tu n'es pas le bienvenu !

- Elle a peut être envie que je reste !

- Drena ? Grogna Harry en se retournant vers elle.

La jeune mariée était choquée par le regard coléreux de son mari, la jalousie y flamboyait. Douterait-il d'elle ?

- Fiches le dehors, ce malotru ! Soupira t'elle.

Il n'eut pas besoin de s'exécuter car les jumeaux Weasley, Bill et Ron le prirent par les quatre fers pour l'emmener. La position du personnage indésirable fit hurler de rire l'assemblée. Drena attrapa sa robe et se jeta dans les bras de son mari. Elle murmura à son oreille : "Mon héros !" Il l'embrassa avec un air de propriétaire. Le reste de la journée, il ne voulut pas la quitter d'un millimètre et jetait des regards jaloux à tous les hommes qui l'approchaient de trop près. Son attitude possessive prêta beaucoup à sourire. Il était évidemment que Harry avait enfin trouvé LA femme de sa vie. Même son ami Ron eut tout juste le droit de l'embrasser pour la féliciter. Comme à leur habitude, Fred et Georges voulurent en faire une blague et ils s'arrangeaient pour que l'un d'entre eux occupe Harry pendant que l'autre emmenait Drena danser. Beaucoup d'autres hommes s'amusèrent à ce même manège. Drena passa entre les bras de nombres d'hommes qui prirent plaisir à écouter son rire de gorge quand on la faisait valser ou danser une "scottish". Harry rageait de ne pas être le seul bénéficiaire de ses sourires. Il ne put avoir que deux danses avec son épouse. La fin de la fête sonna bientôt pour les mariés. Ils quittèrent la fête laissant le soin à Hermione et Rogue de la gérer. Ils transplanèrent alors jusqu'au Square Grimmaurd où les attendaient leurs bagages.

Alors qu'elle contrôlait leurs affaires, Drena se sentit attrapée par la taille. Une bouche gourmande embrassa son cou élancé. Elle se mit à gémir le prénom de son mari. Il se mit à grogner.

- J'aimerais bien que tu arrêtes de regarder les autres hommes !

- Quoi ?

- Tu crois que je ne t'ai pas vue ? Avec Randy, Ron, Fred, Georges, Théo et les autres ?

- Es-tu fou ? Ce ne sont que des amis quant à Randy, il s'est invité !

- Je ne veux plus que tu regardes les autres hommes !

- Oh Harry, moi qui croyais que tu me faisais assez confiance pour annuler le sort d'exclusivité !

- L'annuler ? Comment ?

- Ne fais pas l'innocent ! Hermione m'a dit que tu le pouvais !

- Mumm ! Oui !

- Alors ?

- Je n'en ai pas envie !

- Pourquoi ?

- Quand je t'ai vue avec tous ces hommes, aujourd'hui, j'ai eut peur !

- Non, tu es bêtement jaloux ! J'étais LA femme de la journée, je suis devenue LA femme du Vainqueur de Voldemort, forcément que les regards étaient sur moi !

- Je ne sais pas ce qui m'arrive !

- Il va falloir que tu te contrôles, mon amour ! Cela risque de détruire notre couple ! Je t'aime et je t'ai toujours aimé ! Tu peux avoir confiance en moi ! Je ne te tromperai pas !

- J'ai si peur !

- Et MERDE, Harry, je suis une femme enceinte et je n'ai pas de désir pour d'autres hommes que toi !

- Drena, tu deviens vulgaire !

- Harry, nous devons partir en voyage de noces, ne gâches pas tout, s'il te plait ! Gémit-elle.

Il la prit alors dans ses bras en la couvrant de baisers et en murmurant des "pardons".

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Ministère de la Magie – 10 mois plus tard.

Drena était assise dans la salle d'attente pendant que Harry était partit leur chercher un café pour patienter. Ils étaient venus pour régler les derniers papiers qui feraient de Harry le père de James et de Severus. La jeune femme tenait une belle petite fille de 3 mois dans ses bras. Elle s'appelait Lily Hermione Potter, son parrain était Ron et sa marraine était Hermione. Autant ses frères ressemblait à leur père, que la pouponne avait les cheveux blonds de sa mère et ses yeux pers. Toute attentionnée à sa fille, Drena ne remarqua pas les regards lubriques des hommes qui la contemplaient pendant qu'elle lui donnait le sein. Harry arriva sur ces entrefaites. A la vue de ces mâles en rut, il posa précipitamment ses gobelets de café et enleva sa veste pour cacher le sein et la tête de sa fille qui tétait goulûment.

- Harry, tu va l'étouffer !

- Les hommes te regardent !

- Et bien, laisses-les regarder, c'est lassant à la fin, Harry !

Il haussa les yeux au ciel. Pourquoi fallait-il qu'il ait épousé une femme aussi sexy ? Il ne se rappelait pas que Ginny ait provoqué autant de ravage sur les hommes ou peut-être était-il moins amoureux de celle-ci qu'il le pensait. Depuis leur mariage, il avait pu remarquer que Drena attirait la convoitise de bon nombre de mâles et elle ne s'en rendait même pas compte. Il était certain de sa fidélité et qu'elle portait plus d'attention aux enfants et à lui qu'autres hommes mais il n'arrivait pas à départir de sa jalousie. Au cours du voyage de noces, il avait cédé et avait annulé le sort d'exclusivité mais le doute ne l'avait pas quitté.

Néanmoins, il était heureux car cette nouvelle maternité n'avait pas amoindri le désir qu'elle avait de lui. Elle était restée tout aussi sensuelle et lascive qu'avant. Il adorait sa fille, elle était son premier enfant qu'il verrait grandir et ne se lassait pas de la contempler. Elle ressemblait étonnement à sa mère et faisait déjà des ravages parmi la gent masculine.