Chapitre 21 : Trahison !
Manoir Malefoy – Salle à Manger – Compte à rebours : 1 mois.
Harry dévisageait sa femme, il cherchait à percer son stoïcisme si malefoyen. Il lui trouvait le teint encore plus pâle qu'habituellement. Ses magnifiques yeux étaient cernés. Depuis plusieurs nuits, elle s'était même refusée à lui prétextant des maux de tête. Même au cours de sa grossesse, ils n'avaient pas arrêté de faire l'amour. Il était inquiet. Il hésitait entre un problème de santé qu'elle lui cacherait et le pire des scénarios. Ce dernier serait qu'elle le trompe et qu'elle ait des remords. Demain, on était un samedi. Il irait voir son ami Dean Thomas, toujours conjoint de Ginny, qui était devenu détective privé à la naissance de son premier enfant, à la demande de Ginny.
Le lendemain très tôt, il parcourait discrètement le chemin de Traverse. Il se dirigea vers l'allée des embrumes. Il prit l'escalier d'un bâtiment miteux. Au fond du couloir, il y avait une porte vitrée où des lettres indiquaient : "Dean THOMAS – Détective privée – Discrétion Assurée – Talent d'ancien auror proposé." Il toqua et au "entrez" entra dans le bureau.
- Harry ! S'exclama Dean qui se leva et lui sera la main avec joie. Que viens-tu faire ici ?
- Je veux que tu enquêtes sur ma femme !
- Drena ? Non, Harry ?!
- Je la soupçonne de me tromper !
- Non, pas Drena, elle t'adore !
- Elle me fuit depuis deux semaines comme si elle cherchait à me cacher quelque chose, elle ne me regarde plus et… euh…
- Oui ?
- On ne fait même plus l'amour !
- C'est sérieux effectivement et je vois souvent cela dans mes enquêtes ! Néanmoins, es-tu sûr que ce n'est pas de la jalousie de ta part ? Tu as une drôle réputation à ce sujet !
- Quoi ?
- Les hommes de ton entourage savent qu'ils ne peuvent pas "approcher" ta femme et tout juste la regarder !
- Ecoutes ! Cela fait un mois qu'elle est comme cela ! Je ne sais plus quoi faire ! Nous ne nous parlons même plus. Même pas de nos enfants. Nos enfants, elle les couve comme jamais, elle les surprotège. Le pauvre Severus ne peut pas faire un pas sans qu'elle soit sur son dos. Elle passe son temps avec Lily dans ses bras. J'ai même apprit qu'elle envoyait des sorts, des potions et objets magiques de Protection à James.
- Il se passe quelque chose effectivement, si elle a changé ses habitudes. Je m'en occupe !
- Merci, Dean ! Tu m'enverras la facture à Poudlard.
- Je t'enverrais mes rapports au même endroit.
- Bien, je te laisse car depuis que nous sommes ensemble avec Drena, nous n'avons jamais passé un week-end loin de l'autre.
- A bientôt, Harry !
- A bientôt, Dean !
Harry quitta le bureau la tête basse. Il déserta aussi l'allée des embrumes. Alors qu'il déambulait dans le chemin de Traverse, il s'arrêta devant la bijouterie où il avait acheté la bague de fiançailles de Drena. Il vit un pendentif qu'il eut envie de lui acheter. Il s'agissait d'un serpent qui enfonçait ses crocs dans la gorge d'un homme. Il entra dans le magasin et l'acheta. Il alla ensuite acheter des bonbons pour Severus. Il repartit pour le Manoir.
Drena était à son bureau occupée à gérer les papiers de l'orphelinat ainsi que ceux de la fortune Malefoy. Elle leva à peine les yeux quand il entra. Il passa derrière elle et tout en l'embrassant dans le cou, il lui passa le pendentif. Elle s'exclama.
- Oh, Harry, c'est si gentil ! Mais en quel honneur ?
- Dois-je forcément avoir une raison pour offrir un cadeau à ma femme ?
- Cela représente quoi ? Dit-elle en se levant.
Elle alla devant la cheminée où un miroir trônait. Elle détailla le pendentif. Un homme se tordait de douleur sous la morsure d'un serpent femelle, il lui avait été rajouté une poitrine. Il était fait dans une pierre noire avec des inclusions bleues. Elle ressentit un grand malaise.
- C'est étrange comme symbolique, Harry ! Tu veux me transmettre un message ?
- Ma chère Drena, il est clair pourtant, tu es la serpentarde qui a terrassé le pauvre homme que je suis !
- Oh Harry, je n'aime pas que tu penses cela de moi ! Non, je n'aime pas du tout !
Moins pour la faire taire que pour lui celer les raisons de cet achat, il lui prit les lèvres à pleine bouche. Emporté par son désir, il la plaqua contre la cheminée puis laissa une main descendre jusqu'en bas de la jupe en soie verte. Il commença à la faire remonter en faisant courir ses doigts sur une jambe gainée de bas de soie. Il arriva au bord et effleura la peau douce et chaude. Il sentit le porte-jarretelles en dentelles. Féminine et d'une classe folle, voilà ce qu'était sa femme. Cela l'excita encore plus surtout quand les gémissements de sa femme firent échos aux siens. Il l'enlaça encore plus fermement. Elle ne le repousserait pas aujourd'hui, il saurait se montrer persuasif. Tout en maintenant son emprise sur elle, il l'emmena vers la méridienne de style directoire. Il l'allongea et l'écrasa sous lui. Quand elle sentit sa virilité durcie contre elle, elle l'agrippa aux épaules et y enfonça ses ongles. Il gémit à la fois sous la douleur et le désir. Elle avait déjà les cuisses écartées et commençait à entourer les hanches de son mari avec ses longues jambes effilées. Il se mit à rire dans son cou. D'un geste impatient, il lui arracha littéralement son fragile slip en dentelle fine et en fit de la charpie. Il avait aussi ouvert sa braguette et en sortit son pénis dur et chaud. Drena le prit en main en se passant la langue sur les lèvres d'un air gourmand. Elle eut un doux mouvement de va et vient. Harry se mit à grogner en lui dévorant le cou. Elle pointa le membre de son mari vers sa chaude et humide caverne où il s'enfonça d'un seul coup. Elle frissonna alors des talons à la nuque et rejeta la tête en arrière.
- Oh Harry, mummm
- Oui ?
- Muummm, tu es au fond !
- C'est vrai ?
- Oui ! Oh Oui !
- Je reste là ?
- Ooooh, Harry, muummm…
- Tu veux que je bouge !
- Ouuiiii !
- Tu ne sais pas ce que tu veux !
- Bouges, possèdes-moi !
- Cela te manquait ?
- Ouuiiii ! Prends-moi fort ! Soumets-moi !
Il eut un sourire empreint de tristesse. Il n'était plus aussi sûr qu'elle était à lui seul. Il était tenté de lui re-jeter le sort d'exclusivité. Chassant cette idée qui tombait mal, il entama le va et vient dans le ventre de sa compagne, il la serrait fort contre lui comme pour s'imprimer en elle. Ses ahanements devenaient de plus en plus rauques et répondaient aux gémissements de sa maîtresse. Il se mit à accélérer lui donnant de coups de reins de plus en plus puissants puis il se vida en elle. Quand il se releva, il remarqua qu'il lui avait laissé des marques sur l'intérieur de ses cuisses et sur son cou de cygne. Elle avait un sourire alangui et n'avait pas l'air de lui en vouloir. A combien d'hommes avait-elle offert ce sourire sensuel ? Voilà la question qu'il se posa. Il secoua la tête puis se rajusta.
- C'était très bon, ma douce !
- Muummm, tout à fait d'accord, Harry !
- Alors pourquoi t'es-tu refusée à moi ces derniers jours ?
Elle resta silencieuse et se rajusta sans le regarder.
- Tu ne me réponds pas ?
- Que veux-tu que je te dise ? Je n'étais pas dans mon assiette ! C'est tout !
- Et bien, je peux compter sur ma gentille petite épouse cette nuit ?
- Gentille, moi ?
- N'essaie pas de faire la Malefoy ! Ton masque ne marche plus, nous savons tous que tu es une véritable poufsouffle !
- Oooh, non ! La pire des insultes.
- C'était un compliment !
Elle se releva et embrassa son mari sur le nez.
- Ouaip, et bien les Malefoy ont perdu tout leur prestige !
- Y'a plus de Malefoy ! Répondit-il.
- Et ce n'est sans doute pas un mal !
Il fronça les sourcils car jamais sa femme n'avait parlé si mal de sa famille. Que se passait-il ? Il avait sentit énormément d'amertume dans ces mots.
- Il va falloir que j'aille recherche un slip, regardes ! Dit-elle en exhibant la malheureuse dentelle déchiquetée.
Il souria, enchanté.
- Peut-être devrais-tu éviter d'en porter ?
- Es-tu fou ? Avec nos enfants et les orphelins dans les parages ? Décidemment, Harry, tu n'as aucunes manières !
- Et tu aimes cela ! Murmura t'il en l'enlaçant.
Ils échangèrent un long baiser amoureux et oublièrent leurs soucis. Ils s'aimaient tant. Pourquoi la vie ne pouvait-elle les laisser tranquille ? Harry se détacha de Drena.
- Allez, je te laisse travailler, tu n'oublieras pas le déjeuner ? Pas comme la semaine dernière ?
- Non, mon amour !
Il venait à peine de refermer la porte qu'un hibou vint toquer à la fenêtre avec une lettre de couleur pourpre. Elle se mit à blêmir. De nouvelles consignes lui étaient envoyées. Elle ouvrit la fenêtre et prit le document. Ses mains tremblaient pendant qu'elle ouvrit la lettre. Elle se mit à pleurer, elle savait qu'elle ne tiendrait plus longtemps. Finalement, toute serpentarde qu'elle était, elle savait qu'elle n'était pas douée pour les complots. L'avancement de sa mission consistait à laisser des sorts et contre sorts "invisibles" afin d'aider ses maîtres-chanteurs à atteindre l'objet désiré.
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Le mardi suivant, l'après-midi, Harry était à son bureau de Poudlard en train de corriger les devoirs de la veille. Un grand duc de très grande taille entra alors par la porte grande ouverte. Il lâcha un lourd dossier sur le bureau. Il était accompagné d'une lettre de Dean.
Cher Harry,
Tout d'abord, tu dois savoir je me suis fait aider par Colin Crivey qui est mon photographe attitré lors de nos filatures. Ce qui fait qu'à part toi, nous sommes deux à connaître ce que contient ce dossier.
Je dois t'annoncer qu'il y a une bonne et une mauvaise nouvelle.
Je vais commencer par la bonne nouvelle : ta femme ne te trompes pas.
La mauvaise est, hélas, beaucoup plus grave pour elle, pour toi et tous le monde en fait : Drena travaille pour les mangemorts. Je ne pense pas qu'elle en soit un.
Tu remarqueras sur les photos qu'elle s'est engueulée plusieurs fois avec eux. Je pense qu'ils ont un problème.
Colin et moi ne parlerons à personne de ce que nous avons découvert. Nous te laisserons libre de trouver la solution. Si tu as besoin, n'hésite pas à nous contacter.
A bientôt.
Dean
P.S. : Au fait, j'ai décidé que je ne te ferais pas payer mon travail alors ne te fatigues pas à me demander la facture.
Harry eut un triste sourire. Il ouvrit le dossier et vit les photos compromettantes de sa femme qui parlait à des hommes masqués comme à la grande époque de Voldemort. Il la vit aussi entrer au Ministère et entrer au département des Mystères en jetant des sorts de ci de là. Quand il eut tout lu, il se prit la tête dans les mains. Oh, Drena ! Qu'est-ce qui t'a pris ? Pourquoi ? Que dois-je faire ? QUE-DOIS-JE-FAI-RE ?
