Chapitre 22 : La prison d'Azkhaban
Manoir Malefoy – Un mois et quelques jours après la visite des mangemorts
Drena venait de reposer sa fille, dûment allaitée, dans son lit. Elle avait déjà 6 mois et sa mère pensait déjà à diversifier ses repas. Elle lui avait fait essayer une compote de pommes et Lily avait adoré. Oh, Merlin, comme je t'aime mon petit ange !. Elle caressa longtemps les doux cheveux où la mèche coupée avait "remplacée". Elle l'embrassa tendrement. Elle prit la direction de sa chambre à coucher. Elle entendit son mari qui bougeait dans le lit.
- Drena ?
- Oui !
- Viens tout de suite !
- Je voulais me changer !
- Non, viens maintenant !
- Tu es impatient, ma torture !
- Oui ! Viens !
Elle rejoignit son mari dans le lit. Il était lui aussi encore habillé. Elle s'allongea et reçut la bouche de son mari. Alors qu'elle sentait sa langue jouer avec la sienne, la main de son mari passa sur sa nuque. Un gouffre noir l'aspira et l'éloigna alors du visage aimé de son mari.
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Un frisson. Un très long frisson. Comme il fait froid ! Et je me sens si triste !. Drena finit par se lever. Elle n'était pas dans son lit devant elle un mur gris, tout autour des murs de pierres grises. Le lit était dur, les couvertures étaient grises et d'une laine rêche et terne. Il y avait un broc d'eau clair, un pot pour les commodités, il lui semblait. Elle n'était pas chez elle. Que lui était-il arrivé ?
Elle se leva et s'approcha de la fenêtre qui était grillagée. Elle regarda au dehors. Une île voilà où elle était. Elle vit "voler" des détraqueurs. Elle était dans une cellule. Azkhaban ! Je suis à Azkhaban ! Oh Merlin, comment ai-je pu atterrir ici ?. Elle alla à la lourde porte de bois. Elle se mit à taper dessus et à hurler.
- Le directeur, je veux voir le Directeur !
Un garde arriva à ce moment-là et la regarda par l'œilleton.
- Que veux-tu Malefoy ?
- Oh Seigneur, c'est un cauchemar ! Je suis Drena Potter, la femme de Harry Potter ! Appelez-moi le Directeur !
- Le directeur Goyle ?
- Hein ? Euh Oui !
- J'vais l'chercher !
Elle était en train de rêver. Le garde l'appelait Malefoy. Que s'était-il passé ? Au bout de quelques minutes, des bruits de talons claquèrent dans le couloir. Une clé grinça dans la serrure et la porte s'ouvrit en couinant sur ses gonds.
- Bonjour, Drena !
- Ah Goyle ! Fais-moi sortir d'ici !
- Pourquoi faire ?
- C'est une erreur ! Je suis la femme de Harry Potter !
- Je sais qui tu es et je sais aussi que c'est grâce à ton mari que tu es ici !
- NON ! Ce n'est pas possible ! Jamais Harry ne m'aurait fait cela !
- Vraiment ? N'as-tu pas trahi ?
- Non ! Murmura t'elle en baissant les yeux.
- Menteuse ! Dean Thomas t'a espionné. Il a transmis le dossier à ton mari qui l'a transmis au Ministère et au Bureau des Aurors. Tu as parti lier avec les mangemorts !
- Je… je veux voir mon mari ! Il faut que je lui explique !
- Il se doutait que tu dirais cela ! Il nous a dit qu'il ne voulait plus avoir affaire à toi !
- Mes enfants ! Ils…
- Eux non plus, tu ne les verras plus !
- NON ! Pas mes bébés ! Goyle… ils sont en danger ! Ils vont mourir ! Laisse-moi partir !
- Boucle la, Malefoy ! Cria t'il en sortant suivi par le garde.
- Goyle, NOOOONNN ! Goyle ! Mes bébés, mes bébés, ils vont mourir, je dois les sauver ou alors dis-le à Harry. Dis-lui que nos enfants sont en danger ! S'il te plait ! Goyle, Goyle ! NOOOOOOOOON !!!
Son ancien camarade était déjà loin et ne l'entendait déjà plus. Elle continua de taper contre la porte et s'écorcha les mains. Elle finit par se laisser glisser contre le pan de bois et se mit à pleurer à chaudes larmes. Elle hoquetait et disait sans cesse "Mes bébés, oh mes bébés !"
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Prison d'Azkhaban – Un mois plus tard.
Deux gardes exploraient le pied des tours d'Azkhaban. C'était une obligation que le nouveau Directeur avait instaurée depuis cinq ans. Il avait permit d'éviter beaucoup d'évasions. En faisant leur ronde, ils veillaient à se tenir éloignés des détraqueurs. Ces derniers étaient "revenus" à Azkhaban après la mort de Voldemort. Les gardes arrivèrent à la Tour Ouest. Là, ils virent une accumulation excessive d'animaux de toutes sortes qui vivaient au pied de la tour. Certains voletaient, d'autres levaient la tête. Les gardes fouillèrent au pied de la tour, ils trouvèrent des restes alimentaires, soit des os, des noyaux de fruits, etc. Ils levèrent les yeux et virent aussi des traces de sauce sur la fenêtre de la coupable.
- C'est la Malefoy ! Elle a jeté sa nourriture !
- Qu'est-ce qu'on fait ?
- On avertit le Directeur ! Surtout que l'on a l'obligation de détecter ceux qui font la grève de la faim !
Ils finirent leur tournée et remontèrent jusqu'au bureau de leur directeur. Il était penché sur le dossier d'un ancien mangemort qui devait être relâché après 10 ans passés dans cette forteresse. Il releva la tête à l'arrivée de ses hommes.
- Oui ? Un problème ?
- On a retrouvé des traces de nourriture au pied de la tour Ouest !
- Oui et alors ?
- Nous pensons que la Malefoy ne se nourrit plus !
- Très bien, venez avez moi, nous allons aller la voir !
Ils tenaient de lourdes torches qui jetaient des ombres difformes sur les murs des couloirs de la prison. Ils arrivèrent rapidement à la cellule de "La Malefoy" ! En cette fin de journée, elle était plongée dans le noir, mais les torches en illuminèrent l'intérieur. La femme était allongée sur le côté le dos tourné vers la porte. Ils s'approchèrent, elle ne bougeait pas. Le directeur la tourna vers lui. Elle était creuse, sa peau était collée aux méplats de son visage, ses cheveux était ternes et sans vie. Il passa sa main sur les côtes de la silhouette amaigrie. Il ne sentait que les os pas un gramme de chair. Il posa alors ses doigts sur le cou. Tout d'abord, il ne sentit rien, puis une très légère palpitation frémit sous la pulpe de ses doigts.
- Allez chercher un brancard, elle est en train de mourir, cette idiote !
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Hôpital Sainte Mangouste – Une demi-heure plus tard.
La malade avait été mise dans une chambre à part, plus pour qu'elle passe inaperçue que pour son confort personnel. Les médicomages et les guérisseurs n'arrivaient pas à lui jeter un sort comme si elle avait un bouclier qui empêchait qu'on la soigne.
- Il faut appeler son mari, peut être arrivera t'il à quelque chose ?
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Poudlard – Quelques minutes plus tard.
Le cours de Défense contre les forces du mal était particulièrement ardu ce jour là. Comme tous les précédents à dire vrai. James regardait son père et le regard dur qu'il jetait à ses élèves. Depuis que sa mère les avait quittés, Harry s'occupait d'eux avec toute l'attention dont il pouvait faire preuve. Molly Weasley avait accepté de garder Severus et Lily dans la journée comme elle le faisait avec ses propres petits enfants.
Le départ de Drena avait un grand choc pour tous ses amis. Seuls les plus proches savaient qu'elle avait travaillé pour les mangemorts. Le monde des sorciers, lui, pensait qu'elle en avait eut marre d'être une mère poule et qu'elle était partie avec un jeune sorcier. Harry laissait les pires rumeurs circuler sauf si cela pouvait perturber ses enfants et plus particulièrement Jamie.
Harry avait sombré pendant une semaine dans l'alcool mais le soutien de ses amis et la présence de ses enfants l'avaient fait sortir de son marasme. Dean avait été désolé d'avoir occasionné ce séisme dans sa vie. Harry lui avait dit qu'il n'était en rien responsable de l'égarement de sa femme.
La Directrice Mc Gonagall toqua puis entra dans la classe de Harry.
- Professeur Potter, pouvez-vous venir un instant ?
- Oui, Madame la Directrice ! Londubat, je vous confie la classe !
- Oui, professeur.
Harry sortit de la pièce et écouta sa Directrice.
- Harry, il paraîtrait que Drena a été emmenée d'urgence à Sainte Mangouste. Le Directeur Goyle l'a trouvée en train de mourir de faim.
- Quoi ?
- Elle s'est laissée mourir de faim !
- Pourquoi ?
- Ça, il faudrait que vous lui demandiez vous même ! Les médicomages n'arrivent pas à la soigner !
- Comment cela se fait-il ?
- Je l'ignore ! Ils souhaitent votre présence pour les y aider
- Bien… vous vous occupez de mes élèves ?
- Pas de problème.
Harry repartit dans sa classe, prit sa baguette et sa mallette.
- Je dois partir ! Je vous confie à Madame la Directrice.
Il partit alors en courant jusqu'à la grille de l'école et là transplana jusqu'à l'hôpital.
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Hôpital Sainte Mangouste – Plus tard.
Harry fut reconnu par le médicomage qui avait la charge de sa femme. Il lui serra la main en souriant.
- Monsieur Potter, je suis Hart Precious ! Votre épouse est dans un état très critique, nous ne sommes pas sur qu'elle survive !
- Elle a arrêté de se nourrir, c'est cela ?
- Pas seulement ! En plus de l'affaiblissement général, elle a apparemment subi une infection à la poitrine suite à un engorgement de lait, il y a aussi que nous la soupçonnons d'avoir "attiré" les détraqueurs sur elle mais le pire c'est qu'elle a vraiment l'air de ne plus avoir de raisons de vivre.
- Je sais, je ne voulais pas qu'elle voit ses enfants, j'aurais peut être du lui laisser les voir !
- Je ne vous juge pas, Monsieur Potter, je vous donne juste son bilan de santé ! Voulez-vous la voir ?
- Je vous suis !
Harry suivit le soignant dans une pièce dont la lumière avait été adoucie. Il s'approcha de la frêle silhouette recroquevillée sur le lit. Il recula à sa vue. Il avait l'impression de voir une de ces silhouettes si connues chez les moldus. Sa femme donnait l'impression d'être sortie d'un camp de concentration. Sa peau était parcheminée et jaunâtre. Des cernes énormes creusaient ses traits, son beau visage ressemblait plus à un crâne de squelette qu'à celui de la mère de ses enfants. Ses lèvres étaient craquelées et ensanglantées. Ses cheveux avaient l'air gris et morts. Il toucha sa joue qui lui parût si froide, si glacée. Le médicomage chuchota.
- Nous n'arrivons pas à lui jeter de sorts de soins comme si elle avait créé un bouclier qui nous en empêchait. Nous n'arrivons pas à lui faire ingérer de potions car elle ne se réveille pas. Peut être arriverez vous à la sortir de son inconscience ?
- Je vais essayer !
- Il faudrait lui faire boire la potion sur la table là !
- Oui, j'essaierai !
Il s'approcha de sa femme, le cœur serré. Malgré ce qu'elle avait fait, il l'aimait toujours et la voir dans cet état lui brisait le cœur.
- Drena ! Drena, c'est moi Harry ! Réveilles-toi ! Il faut que tu te réveilles !
Il la regardait et ne vit aucun frémissement rien qui puisse montrer qu'elle était vivante. Il sentit les larmes perler à ses yeux. Oh, Je l'aime encore ! Garce, je croyais t'avoir arrachée à mon cœur !. Il lui prit la main décharnée et se mit à l'embrasser avec amour.
- Drena, c'est Harry, réveilles-toi, ma douce !
Enfin, ses yeux papillonnèrent mais restaient dans le vide et le cœur de Harry manqua un battement. Evidemment, elle avait eut besoin de véritable tendresse. Mais pourquoi n'arrivait-il pas à la détester ? Il l'entendit murmurer faiblement. Il mit son oreille à sa bouche.
- Bébés, bé… mes béb… és !
- Tes bébés, Drena ?
- Mou… mourir…
Il releva la tête, effrayé. Avait-il bien compris ? Il essaya à nouveau d'écouter mais les balbutiements restaient les mêmes et étaient soumis à la fièvre de Drena.
- Drena, il faut que tu te réveilles, ma douce ! Je ne comprends pas ce que tu me dis ! Réveilles-toi !
Elle ouvrit les yeux au moment où le médicomage se rapprocha.
- Ah, notre malade se réveille ? Peut-être pourriez-vous lui donner sa potion alors ?
- Je vais essayer ! Dit Harry
Il ouvrit le flacon et fit couler un filet de potion, une infime partie sortit par la commissure des lèvres. A peine, la jeune femme avait-elle avalé sa médicamentation qu'elle se mit à hoqueter douloureusement. Le soignant poussa Harry et mit la malade sur le côté. Elle se mit à rendre toute la potion ainsi que quelques gouttes de sang.
- Je m'en doutais… Il va falloir que nous allions doucement ! Son estomac n'est pas prêt à accepter quoique ce soit ! Il va falloir lui donner goutte par goutte !
- C'est une bonne idée cela ! Je connais des médicomages, dont mon amie Hermione Granger, qui utilisent la méthode moldue de la perfusion pour faire prendre leur potion aux inconscients.
- Je ne suis pas de ceux là !
- Essayons ! Vous voulez bien ?
- D'accord, d'accord !
Une demi-heure après l'installation du goutte à goutte par Hermione qui était restée auprès de Harry. Il fut réveillé par un mouvement dans le lit. Il redressa la tête et vit que sa femme tentait faiblement de repousser la main de son époux.
- Drena ! Comment vas-tu ma douce ?
- Va-t'en ! Croassa t'elle d'une voix rauque
- Je ne peux pas !
- Va-t'en ! Va-t'en ! Va-t'en ! Hurla t'elle à s'en faire grincer les cordes vocales.
- Je ne peux pas ! Je t'aime trop !
- NOOONNN ! Si tu m'aimais, tu ne m'aurais pas envoyée "là-bas" !
- Tu oublies que tu m'as trahi !
C'est à ce moment-là que Dean entra comme Harry lui avait demandé. Il s'installa dans le coin où se trouvait Hermione.
- Trahi ! Avais-tu besoin de m'envoyer "là-bas" ? En traître, justement ?
- Ce que tu faisais était impardonnable !
- Tu ne peux pas comprendre… ils sont "tout" pour moi !
- Les mangemorts sont tout pour toi ?
- NON ! Mes enfants, mes amours, je mourrais pour eux mais je suis une mauvaise mère, je n'arrive pas à mourir pour eux et je n'arrive pas à empêcher leur mort. Oh… j'aurais dû aller "embrasser" ce détraqueur quand il s'est approché de ma fenêtre… oui, j'aurais dû !
- Ne dis pas cela !
- Si ! Je n'en puis plus !
- Penses à tes enfants qu'est-ce que cela leur ferait si tu mourrais ?
- De toutes façons, ils mourraient peu de temps après moi !
- Drena ! Mais avant tout dis-moi quel est le rapport entre la mort hypothétique de nos enfants et ton travail pour les mangemorts ?
- Si je n'accomplis pas ma mission dans le mois qu'il me reste, un sort les terrassera tous les trois ! Comment crois-tu que je puisse vivre avec cela ?
Harry se retourna vers Hermione et Dean, comme lui, ils avaient un regard terrorisé. Les mangemorts revenaient et s'attaquaient directement à la femme et aux enfants du "Survivant".
- Raconte-moi tout !
- Cela a commencé, il y a deux mois, j'allaitais Lily ! Mon petit ange, je lui caressais les cheveux et quelque chose me gênait. Puis j'ai reçu un message de Jamie.
Elle décrivit alors tout ce qu'elle avait vécu : la mort programmée de ses enfants, la description des personnages. Hermione était horrifiée et s'imaginait avec une menace identique sur la tête de ses enfants. Elle se rendit compte qu'elle aurait fait exactement la même chose.
- Il ne me reste plus qu'un mois pour accomplir ma mission.
- Pourquoi ne m'as-tu rien dit ?
- Et pourquoi ne m'as tu pas demandé pourquoi j'avais fait cela au lieu de m'envoyer "là-bas" ?
- Je te demande de me pardonner !
- Je m'en fiche ! Plus rien ne compte !
- Harry ! Intervint Dean.
- Oui ?
- Il faut aller au bureau des Aurors ! Ils doivent traquer ces mangemorts ! Avec les descriptions qu'elle a faites sur leurs méthodes de travail, cela devrait nous orienter !
- Oui, tu as raison ! Drena, je te laisse aux bons soins de Hermione ! Je t'aime !
Il allait l'embrasser sur la bouche quand elle détourna la tête et le baiser atterrit dans le cou ce qui occasionna un frisson chez la jeune femme. Il espérait que ce fut un frisson de plaisir. Rejoignant Dean, il se retourna avant de quitter la pièce.
- Je t'aime quand même, ma douce !
Harry et Dean se présentèrent au bureau des aurors où suite à l'envoi d'un hibou, le Ministre les attendait déjà ! Les deux amis expliquèrent de bout en bout toute l'affaire. L'homme politique eut des paroles qui donnèrent à Harry l'envie de l'embrasser.
- Il s'avère donc que votre femme et vos enfants sont les énièmes victimes de ces fichus serviteurs du Mage Noir !
- Oui !
- Monsieur Thomas !
- Oui, Monsieur le Ministre ?
- Pourrions-nous compter sur vous pour reprendre vos activités au sein des aurors ?
- Ma compagne risque de tiquer mais comme c'est pour Harry et Drena, je pense qu'elle comprendra.
- Bien, monsieur Potter, il faudrait emmener vos enfants auprès des médicomages pour voir quels sorts leur ont été jetés ! Je demanderais au professeur Rogue de les aider dans leur recherche s'il s'avérait que c'est une potion qui ait été utilisée. Après tout, c'est une potion qu'ils ont promise à votre épouse !
- Oui ! Ils lui ont dit qu'une fois la mission effectuée, ils lui donneraient.
- Et bien commençons, le temps nous est compté, Monsieur Potter !
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Une heure plus tard, Harry revint vers la chambre de son épouse. Il y entendit des cris de rage et des insultes typiquement malefoyennes. Apparemment, sa femme avait reprit le dessus. Il entra. Il put constater qu'elle était au bord du lit en train de "combattre" l'infirmière.
- Vous allez me laisser, sale garce ! Je dois aller voir mes enfants. Foutez-moi le camp ! Vous saurez ce que c'est d'emmerder une Malefoy !
- Je te signale que tu es une Potter maintenant !
- Je ne le suis plus depuis que tu m'as envoyée à Azkhaban, enflure !
- Eh bien, j'ai déteint sur toi, tu es devenue bien vulgaire !
- Ferme là, espèce d'enfoiré ! Tu m'as fait perdre un mois ! Espèce de salaud.
Enragée, elle donna une claque à l'infirmière, arracha sa perfusion et se dirigea d'un pas chancelant vers son mari. Elle voulut le frapper à coup de poings mais elle était trop faible. Elle se serait écroulée au sol si son mari ne l'avait pas retenue contre lui. Il le tenait serrée par la taille. Elle pleurait la tête dans son épaule alors qu'elle tentait de le repousser.
- Je te déteste, mes bébés vont mourir à cause de toi !
- Je les sauverai, je te le jure, Ma Douce ! Je les sauverai !
Elle ne lui répondit pas, épuisée et continuait à pleurer. Il l'emporta dans ses bras, elle était tellement légère, si éthérée, fragile comme du cristal. Il s'allongea avec elle sur le lit. Elle s'endormit dans ses bras.
