Chapitre 23 : Reste t'il de l'espoir ?
Manoir Malefoy – Compte à rebours : 3 semaines.
Le Jardin d'hiver était florissant. La chaleur était reposante et Drena somnolait sur un une méridienne. Harry avait insisté pour qu'elle fasse une sieste tous les après-midi comme sa fille ! Un magnifique papillon rouge voletait et se cognait contre les vitres. Il vint se poser sur le visage de Drena qui, dans son sommeil, se mit à froncer son nez pour s'en débarrasser.
Harry arriva sur ce fait. Il souria amoureusement. Il remarqua que les soins, les potions et une alimentation assez riche avait fait disparaître le fantôme qu'elle était. La belle jeune femme pleine de vie au corps si désirable était revenue. Il s'approcha lentement sans faire de bruit. D'un revers de main, il fit s'envoler l'importun. Seul lui avait le droit de toucher à ce magnifique et pur visage pâle. Il s'agenouilla à côté d'elle et posa doucement ses lèvres sur la bouche attirante. Un doux gémissement lui répondit. Puis des bras fins entourèrent son cou pour l'attirer contre elle. Il se mit alors à embrasser les yeux fermés, puis son nez, puis ses tempes, puis ses oreilles, il semait et parsemait de légers baisers partout sur le visage de sa bien aimée.
- Mummm, merci, mon amant, profites-en, mon mari n'est pas là !
- Ah oui ? Le problème c'est que tes fils veulent te voir !
Elle se redressa rapidement en donnant un coup de tête dans le nez de son mari qui se mit à gémir.
- Oh, pardon, mon chéri mais je suis tellement contente de les revoir !
- Ils arrivent dans quelques minutes, ta fille aussi !
- Pourquoi ne me les as-tu pas amenés plus tôt ?
- Parce que je voulais que tu reprennes des forces avant de les revoir !
- Ainsi, ma douce torture aime à me torturer ?
- Je tiens trop à toi ! Et je te voulais à moi seul !
- Oh, regardes l'allure que j'ai, il faut que je m'habille, que je me brosse et puis…
- Tout doux, ma douce… Ce sont tes enfants, ils t'aimeront comme tu es…
- Mais cela fait plus d'un mois que je ne les aie pas vus ! Si tu savais comme ils m'ont manqué.
Dans le salon, la cheminée fit entendre son bruit caractéristique de la poudre de cheminette. Drena se leva de sa méridienne et se mit à trottiner pieds nus vers la pièce où pépiaient déjà ses enfants.
A peine était-elle arrivée devant eux qu'elle se mit à genoux et tendit ses bras. Severus courut s'y réfugier tandis que James avançait à pas mesurés très intimidé. Molly, un grand sourire aux lèvres, lui remit la pouponne qui pouvait déjà se tenir debout. Les pleurs ruisselaient sur les joues des deux plus grands et de leur mère. Harry entra et, à la vue de ce spectacle, se retint lui aussi de pleurer. Il croisa le regard affectueux de Molly. Des centaines de bisous et de mots d'amours furent échangés entre les quatre protagonistes contemplés par Molly et Harry.
Le soir venu, Drena était penchée au-dessus du lit de Lily. Elle la contemplait amoureusement. Comme tu m'as manqué, mon petit ange !. Elle déposa un léger baiser sur le front de la pouponne. Elle passa ensuite dans la chambre de Severus. Il était assis en train de lire un conte de fée moldu offert par Hermione. Il souria à sa mère, posa son livre sur sa table de nuit et tendit ses bras à sa mère. Ils se firent un gros câlin et de gros bisous. Ensuite, il s'allongea et elle borda bien serré puis lui passa la main pour repousser les cheveux ébouriffés si semblables à ceux de son père. Elle finit par lui donner un dernier bisou sur le front. Elle rejoignit son "grand". James était devant son bureau entre de réviser avant de repartir pour Poudlard. Elle s'approcha de lui et l'embrassa sur la joue.
- Il faut te coucher mon grand !
- Oui, maman, j'y vais !
Il courut jusqu'à son lit et rabattit ses couvertures. Il fit un grand sourire à sa mère. Malgré son âge, il avait méchamment envie de se faire embrasser par sa mère. Elle s'assit au bord du lit.
- As-tu quelque chose à me dire, mon grand ? J'ai bien remarqué que toute la journée, tu mourrais d'envie de me poser des questions !
- Maman, tu n'étais pas vraiment une mangemort, hein ?
- Non, mon chéri ! Je voulais juste vous protéger, ils avaient menacé de vous tuer !
- Ah c'est cela, on ne voulait rien me dire !
- Je pense que tu as le droit de savoir !
- Merci maman ! Bonne nuit ! Maman….
- Oui ?
- Je t'aime !
- Je t'aime aussi mon grand ! Si fort !
Elle lui fit un gros bisou sur la joue et comme pour son frère, elle arrangea ses cheveux. Elle se releva et vit Harry qui l'admirait amoureusement. Ils sourirent mutuellement et s'enlacèrent sous les yeux de leur aîné. Le chef de famille ferma la porte de la chambre en emmenant sa femme vers l'escalier. Pendant qu'ils le descendaient, il soutenait sa femme qu'il savait encore faible.
- Je t'ai entendue dire à Jamie que tu avais voulu les protéger !
- Je ne pouvais pas lui dire qu'il était toujours en danger de mort.
- Cela va s'arranger, nous avançons dans l'enquête !
- J'ai si peur, Harry, le temps passe vite ! Il ne reste que trois semaines avant le délai imparti.
- Nous y arriverons, ma douce, ne t'inquiètes pas !
- Mais je m'inquiète ! Rien n'a bougé !!!
- Viens, allons-nous coucher ! Je vais t'aider à oublier ! Murmura t'il prometteur en l'emmenant dans leur chambre.
Elle entra la première dans la pièce conjugale et se retrouva fougueusement enlacée. Harry poussa sa femme vers le psyché doré près du lit. Il posa son menton sur la frêle épaule puis se mit à mordiller la nuque tant adorée. Pendant tout ce temps, ils se regardaient dans le miroir. Les mains masculines enveloppaient la taille sur lesquelles étaient posées fines, blanches et racées celles de la jeune femme. Elle bascula sa tête en arrière contre la poitrine de son mari. Quand le baiser se fit suçon et quand des mains audacieuses relevèrent le déshabillé arachnéen, elle se mit à gémir languissamment en fermant les yeux. Des doigts tout aussi hardis étaient arrivés en haut de ses cuisses interminables. Des trémolos de plaisir jaillirent de la douce gorge. Une voix rauque parvint à son cerveau engourdi.
- Ouvre tes beaux yeux, ma douce !
Ce qu'elle s'empressa de faire. Elle rencontra les yeux fascinants de l'homme de sa vie. Un regard chargé de désirs suaves et lubriques usait du miroir pour couvrir le corps tant désiré de son épouse. Elle sentit ses jambes faiblirent mais elle fut retenue par les bras forts de son amant.
- Des faiblesses, ma douce ?
- Mummm !
- Je vais t'en guérir, tout de suite !
Il la prit dans ses bras et l'emmena vers le lit. Elle soupirait contre lui. Il déposa délicatement sur la couche accueillante. En moins de temps qu'il n'en fait pour le dire, il se déshabilla totalement. Il était nu et exposait fièrement sa virilité tendue. Il s'allongea sur la sylphide alanguie. Il frissonna au contact de la soie blanche.
- C'est quoi ce "chiffon" qui m'empêche de sentir ta peau si douce !
- Tu n'as qu'à me l'ôter !
De ses mains puissantes, il arracha le fragile rempart. Elle frémit sous le regard brûlant de son mari.
- Regarde, ma douce, ce que tu me fais faire ! J'ai détruit un vêtement de grand prix !
- Pfffuuu, je m'en achèterai un autre !
- Et je pourrais aussi le détruire ?
- N'en fais pas une habitude tout de même ! Susurra t'elle. En attendant, qu'attends-tu pour continuer ton "ouvrage" ?
- Oh, ma petite coquine est revenue !
Il se pencha sur le corps nu et commença par baiser le ventre arrondi, il porta attention à chaque cicatrice qui le zébrait. Il s'attaqua ensuite au sensible nombril qui la fit onduler sous lui. Tandis qu'une de ses mains attrapa un des seins lourds, l'autre écarta l'une des cuisses blanches et sa bouche descendit plus bas. Les hanches de sa compagne basculèrent en avant pour s'offrir totalement. Il releva la tête et l'observa. Elle avait fermé les yeux et s'accrochait aux draps. Il se redressa et s'allongea sur elle puis lui embrasse le cou fiévreusement. Drena enveloppa les hanches de Harry de ses jambes démesurées qu'elle croisa. Il ne put faire autrement que de venir en elle. Il décida que ce serait long et bon. Il prit tout son temps et ses reins prirent un rythme lent et suave. Cela durait depuis un bon bout de temps quand il remarqua qu'une fine pellicule de transpiration faisait briller le visage de sa femme. Il murmura tout prêt de son oreille.
- On accélère ?
- Oui, oooh ouiii !
Il intensifia son mouvement et, allait et venait de plus en plus vite soulevant le corps de sa maîtresse. Elle grognait et lui enfonçait ses ongles dans le dos puis le prit à bras le corps pour sentir tout le corps de son mari contre elle.
- Oh, Drena, j'arrive.
Puis s'écroula sur elle, il voulut se retirer pour ne pas peser sur elle mais elle le maintint dans cette position. Il était lourd sur et en elle mais elle voulait qu'il reste ainsi sans bouger. Elle délia ses jambes qu'elle laissa tomber sur les côtés.
- Je vais t'étouffer, ma douce ! Je vais t'écraser !
- Non, reste, j'aime ça !
Ils restèrent ainsi de longues minutes quand l'inconfort la gagna.
- Ah tu vois ! Heureusement que je ne me suis pas endormi !
Il la bascula sur lui en se mettant sur le dos.
- C'est une meilleure position !
Il souleva la tête de sa femme et vit qu'elle commençait à s'endormir. Il l'embrassa sur le nez et l'enferma dans ses bras pendant que la tête blonde reposait sur sa large poitrine.
Manoir Malefoy – Compte à rebours : 2 semaines.
Alors que James était retourné à Poudlard et que Harry passait son temps libre en dehors de Poudlard pour faire ses enquêtes, Drena veillait sur les deux plus jeunes comme une mère poule sur ses poussins. Harry et tous leurs amis s'en amusaient et se moquaient d'elle. Ils aimaient à lui rappeler l'ancienne Drena si hautaine, si méprisante, si peu encline à l'amour maternel. Elle répondait que c'était le passé et les errements de la jeunesse. Tout le monde, son parrain y compris, cherchait à la noyer sous les occupations pour qu'elle évite de penser au compte à rebours mais son cœur palpitait chaque jour un peu plus. Ses enfants commençaient à ressentir l'inquiétude de leur mère et usaient de sa crainte pour obtenir tout ce qu'ils voulaient. Leur père lui en faisait le reproche en l'accusant de les "pourrir". Elle ne répondait pas mais le regardait avec des larmes dans les yeux. A ce moment-là, il la prenait dans les bras et lui demandait pardon. Puis il l'emmenait dans leur chambre pour la noyer sous ses baisers et son désir.
Manoir Malefoy – Compte à rebours : 1 semaine.
Elle avait prit sa baguette et s'était habillé de vêtements confortables et de chaussures de marche. Cela faisait une heure qu'elle avait confié ses enfants à Molly en prenant comme prétexte des courses à faire. Ce que tous ignoraient c'est que cela faisait deux jours qu'elle avait mûri son projet. Elle venait d'envoyer un hibou à ses "contacts" mangemorts et attendait la réponse.
Elle pianotait la table de la cuisine quand elle ne se levait pas pour faire les cent pas. Un de ses grands ducs entra avec le parchemin typique utilisé par ses anciens commanditaires, il était accompagné d'un petit paquet. Elle tremblait en ouvrant la lettre et la déchira quelque peu.
Dame Malefoy,
Nous n'ignorons pas dans quelle situation vous vous trouvez à l'heure actuelle.
Vous avez fait un séjour à Azkhaban car vous avez été découverte ainsi que le but de votre mission.
Néanmoins, au vu de vos bonnes "dispositions" et des antécédents de votre famille, nous acceptons de vous rencontrer. Vous trouverez ci-joint un portoloin conçu pour n'emporter qu'une seule personne : vous !
Toute autre personne qui essaierait de l'utiliser subirait un sort mortel.
Nous vous attendons, curieux de connaître ce que vous pourrez nous offrir en échange des potions nécessaires à la survie de vos enfants.
Bien à vous.
Les fidèles mangemorts de Lord Voldemort.
Elle ouvrit le paquet qui contenait un petit serpent de pierre. Elle le prit dans la main et se sentit aspirée.
Quelque part
Elle "atterrit" dans une grotte sombre seulement éclairée par quelques torches.
- Dame Malefoy, entrez donc ! Fit la voix très grave du chef des Mangemorts.
Elle s'approcha du fond de la grotte. Elle ouvrit la main et vit que le serpent de pierre était en poussière.
- Pourquoi ? Dit-elle en montrant sa main
- Il était à sens unique et devait s'autodétruire.
- Ah !
- Bien, Dame Malefoy ! Que nous voulez-vous ?
- Je voulais savoir ce que je pouvais faire pour pallier à l'échec de ma mission ?
- Nous ne pouvons vous redonner cette mission ni même une autre puisque vous seriez d'office "surveillée" par votre époux et le Ministère !
- Ne puis-je vous être utile en quoique ce soit ?
- Moi, j'ai une idée !
C'était le "jeune ami" qui venait de parler et de s'approcher. Il penchait la tête et regardait la jeune femme.
- Vous savez que je dois régulièrement me mettre en "quête" ! Si j'avais ma "nourriture" à portée de mains peut être serais-je plus efficace dans "mes" missions !
- Certes, c'est la meilleure utilité que nous pouvons trouver à cette femme ! Pensez-vous que les contre-poisons pour ses enfants méritent sa présence à vos côtés ?
- Oui, je le pense !
- Comme il vous plaira, mon "jeune ami" !
- Alors ? Demanda Drena.
- Bien, vous servirez à ce jeune homme de "nourriture" ?
- C'est un vampire ?
- Un semi-vampire !
- Acceptez-vous ce marché ?
- Oui, à la condition que nous fassions un serment inviolable vous et moi !
- Cela me convient on ne peut mieux… Josuah, approches, tu vas nous enchaîner !
Le dit Josuah sortit sa baguette. Le chef toujours masqué joignit sa main droite à celle de Drena. L'Enchaîneur posa sa baguette sur leurs mains jointes. Et le géant se mit à parler.
- Drena, vous engagez-vous à servir de nourriture à Tom, notre jeune Maître ?
- Oui ! Tremblota la jeune femme.
Et là Drena put voir commença Severus avait été "enchaîné" pour la sauver. Un filet de flamme entoura les mains.
- Drena, vous engagez-vous à ne jamais rien révéler de n'importe quelle façon sur nous et nos lieux de réunion ?
- Oui ! Redit Drena.
Une nouvelle langue de feu s'enroula encore.
- A vous, Dame Malefoy !
- Et vous…
- Fenrir !
- Hein, Fenrir ???
- Oui, je suis toujours vivant !!! Continuez !
- Fenrir, vous engagez-vous à fournir la potion contre-poison au mal mortel dont vous avez atteint mes TROIS enfants et que vous ne tentiez plus d'atteindre à leur vie ?
- Oui ! Répondit le Loup-Garou.
Encore une fois, les mains furent entourées d'un lacet de feu.
- Fenrir, vous engagez-vous à me laisser partir quand Tom n'aura plus besoin ou envie de moi comme nourriture ?
- Oui ! Ricana Fenrir.
Et une autre flammèche les lia une dernière fois.
Poudlard - Grande Salle – Repas de midi – 1 heure plus tard.
Le brouhaha habituel couvrait les conversations. Les professeurs étaient tous présents et parlaient tout autant que leurs élèves. Soudain, un immense hibou gris entra dans la Grande Salle. Il se posa devant Harry. A ses pattes étaient attachées deux enveloppes et un paquet. Harry les prit et l'animal repartit.
Il ouvrit alors le paquet et trouva trois fioles. Chacune portait les prénoms de ses enfants. Chaque potion était plus ou moins importante au vu de l'âge de chacun des enfants. Harry regarda alors Severus et Minerva avec inquiétude. Il ouvrit l'un des deux plis.
Potter,
Votre femme est entre nos mains. Dois-je ajouter de son plein gré ?
Comme convenu avec elle, vous avez dû trouver ci-joint la potion qui devra être donnée au plus tôt à chacun de vos enfants.
N'essayez pas de retrouver Dame Malefoy ! Nous n'hésiterions pas à la tuer si vous vous approchiez trop près de nous !
Le chef des serviteurs de Lord Voldemort.
Il donna la lettre à Severus puis prit et ouvrit la suivante.
Ma douce torture,
Lorsque tu liras cette lettre, cela voudra dire que mes enfants seront saufs.
Que veux-tu : je les aime trop ! Je ne pouvais pas attendre que vous trouviez le remède. Et si vous ne le trouviez jamais ?
Je sais que tu aimeras nos enfants autant que je les aime et que tu les protégeras au péril de ta vie. Saches néanmoins que j'ai fait le nécessaire pour que plus jamais, ils n'attentent à la vie de mes bébés.
Saches aussi, que JE T'AIME et que JAMAIS je ne cesserai de t'aimer et que nos merveilleux souvenirs empliront mes rêves.
Ici, je ne serais jamais que de la "nourriture" pour l'un de nos ennemis. Je risque de ne jamais revenir vivante. Je l'ai compris à peine j'avais fini de prononcer l'un des engagements au cours du Serment Inviolable que j'avais avec leur chef. J'ai été si bête, un comble pour une serpentard.
Il était écrit que nous n'aurions jamais la vie calme et paisible d'un couple normal !
Je t'aime.
Ta compagne.
Harry s'était levé au cours de sa lecture. Les larmes ruisselaient sur son visage. Severus et l'ensemble du personnel le vit pâlir et la lettre tomber à ses pieds. La Directrice se leva et prit la lettre. Tout le monde put remarquer qu'elle tremblait et laisser couler quelques larmes.
Pas un adulte n'avait vu James s'approcher à la vue de son père en larmes. Il arracha la lettre des mains de Minerva et la lisait. Il se mit à crier.
- NOOOOOOOOOOOONNNNNNNNNN !!!
Il partit de la Grande Salle en courant. Son père lui courut après.
