Chapitre 26 : La fin des Mangemorts
Manoir Malefoy – Quelques semaines plus tard.
Froid. Toujours froid et seule si seule. J'ai rêvé pourtant. Dans mon rêve, Harry était là. Il m'embrassait encore, et encore, et encore. Dans mon rêve, il y avait aussi Jamie mais il avait une drôle de voix qui changeait tout le temps. Dans mon rêve, Severus pleurait encore et me parlait de Poudlard. Dans mon rêve, j'ai entendu une petite fille qui m'appelait "maman" à tout bout de champ. Ce n'est pas Lily c'est encore un petit bébé ! Elle ne sait même pas marcher. Je dis dans mon rêve mais c'est dans mes rêves. Dans mes rêves, c'est surtout Harry qui les hante. Je suis allongée sur le côté et lui est dans mon dos. Il me dit qu'il va me réchauffer que je vais guérir. Guérir ? Non, je suis morte ! Comment je sais que je suis morte ? Et bien, parce que j'ai froid, très froid, si froid. En fait, à part les caresses de Harry la seule sensation que j'ai c'est d'avoir froid. Encore et toujours. Même quand Harry m'enlace très fort, sa chaleur d'homme fort et en bonne santé ne passe pas en moi mais c'est normal ce n'est qu'un rêve. Je suis morte et j'ai froid. Je n'aurais jamais cru que ce serait cela la mort. Mon Harry, pourtant, me distrait un peu de ce froid. Il me dit des tonnes de mots d'amours, des dizaines d'excuses, pourquoi ces excuses ? Il me caresse encore et encore mais je suis morte alors je ne bouge pas. D'ailleurs, en plus d'avoir froid, je ne peux pas bouger. Comme si j'étais encore sous l'emprise de Tom et de son venin. Ce n'est pas possible. Il a fini par me tuer ce fichu semi-vampire. Oh Harry, voilà que tu recommences tes caresses. Quelle torture !
Harry avait mit Drena sur le côté et s'était installé derrière elle. Le drap recouvrait leurs deux corps. Il avait mêlé leurs jambes. Il avait posé sa tête sur l'épaule de sa femme. Il laissait glisser ses doigts sur le ventre et les seins généreux. Il embrassait sa nuque adorée. Cette nuque qui lui faisait tant d'effet depuis qu'il l'avait trouvée à Stonehenge. Pendant qu'il caressait son épouse, il se remémora tous ses souvenirs et en parla à sa femme encore et encore. Il s'endormit paisiblement. Depuis qu'il avait "récupéré" sa compagne, il avait passé tout son temps libre à lui parler et à la caresser. Il espérait que la potion que préparaient Hermione et Rogue soit moins indispensable que son amour. Il savait qu'il se leurrait et que le poison, le venin, était très puissant et que c'était un miracle que la jeune femme soit toujours en vie.
Ce fut des voix qui s'opposaient qui le réveillèrent. Il grogna en leur disant de se taire.
- Encore en train de vous disputer ? Ne pourriez vous taire et respecter notre intimité aussi ?
- Harry, nous croyons avoir trouvé l'antidote mais Severus pense que je suis trop pressée !
- Oui, nous n'avons pas fait de test avec son sang !
- Mais elle peut mourir d'un jour à l'autre ! Regimba Hermione
- En parlant de sang ! Reprit Harry. Mon sang pourrait-il aider à sa guérison ?
- C'est une idée ! opina Severus. Si cette potion ne marche pas, nous pourrions tenter le coup. En attendant, testons celle-ci !
Severus mit sa filleule sur le dos puis releva sa tête. Il ouvrit la fiole et commença à laisser goutter la potion dans la gorge de la malade. Une fois qu'il lui eut fait boire l'ensemble de la potion. Il attendit nerveusement ce qui était assez rare chez le vieux Maître de Potions. Des gémissements surgirent alors du corps si silencieux ces dernières semaines. Las, c'était des gémissements de douleur. Le corps de la jeune femme se mit à se tordre dans tous les sens comme sous l'emprise d'un doloris. Sa peau se retrouva humide et Harry sentit la chaleur qui en émanait. Elle faisait de la fièvre.
- MAIS QUE SE PASSE T'IL ? Hurla t'il
- Cela ne marche ! Ce n'est pas sensé faire cela ! Pas du tout !
Le Maître des Potions qui avait prévu une possible réaction allergique avait sorti une fiole contenant une potion inversant le processus. Il le fit boire à sa filleule dont le corps sursautait et qui gémissait de douleur. Hermione était tombée à genoux et pleurait.
- Pardon, Harry, pardon, j'étais si sûre ! Si sûre que cela marcherait.
Harry ne répondit pas. Il était concentré sur sa femme dont les soubresauts s'arrêtèrent petit à petit. Il repoussa les cheveux emmêlés et trempés par la transpiration. Il lui murmurait des mots tendres et doux et la berçait dans ses bras.
- On va essayer avec mon sang, Rogue.
Manoir Malefoy – Deux jours plus tard.
Oh, comme j'ai froid. Pourquoi j'ai si froid ? C'est désagréable la mort, en fait ! Avoir froid tout le temps, c'est bien l'idée que je me fais de l'enfer ! Et puis mes rêves avec Harry sont vraiment de plus en plus étrange et de plus en plus torride. Je dois être vraiment en manque mais comment peut on être en manque quand on est morte ? C'est vraiment bizarre. Oooh, Harry m'embrasse. Oooh, c'est curieux, j'ai l'impression de me réchauffer. Mummmh, c'est si bon ! Mummmh, j'ai chaud enfin si chaud. Mais alors, je ne suis plus morte ? Je… je… veux… do… dor… mir !
Harry contemplait sa femme. Cela faisait une heure qu'on lui avait donné la nouvelle potion contenant son sang cette fois-ci. Il l'avait mise sur le côté dans le cas où elle aurait besoin de vomir encore. Depuis l'ingestion de la nouvelle potion, elle n'avait pas arrêté de vomir, encore et encore. Elle avait expulsé tout le venin que le semi-vampire lui avait transmis. Sa peau était redevenue chaude et douche. Ses lèvres avaient recouvré leur incarnat habituel et l'envie de les embrasser le tenaillait encore plus. Alors qu'il repoussait les mèches fines et blondes et qu'il caressait son visage, il vit ses paupières papillonner. Il s'arrêta et la dévisageait. Il allait enfin revoir ses beaux yeux si pâles. Quand ses cils laissèrent passer un regard éperdu et timide. Harry croisa alors ce magnifique regard et se mit à souffler. Il avait arrêté de respirer dans l'attente de ce moment. Son épouse, sa compagne adorée le contemplait, lui, comme s'il était la huitième merveille du monde. Il vit qu'elle leva les mains et qu'elles s'agrippèrent à sa chemise. Et il entendit sa voix chaude et traînante légèrement rocailleuse.
- Harry, oh Harry, mon amour !
Les pleurs se mirent à dévaler sur les joues pâles.
- Harry, ne me laisses plus, je ne veux plus être loin de toi ou des enfants, garde-moi dans tes bras, garde-moi auprès de toi. Oh Harry.
Elle ferma les yeux et posa son front sur la poitrine de son mari. Elle finit par bredouiller des phrases de plus en plus hachées et incohérentes. Elle tremblait et marmonnait des "ne me laisses plus", des "Je t'aime", des "je suis si malheureuse". Il ne savait pas comment la calmer et décida d'y renoncer. Il la serra dans ses bras pendant qu'elle pleurait à chaudes larmes et mouillait sa chemise. Il perdit toute notion de temps. Il ne voulait que serrer sa femme et la consoler. Il frottait son dos d'une main et de l'autre caresser l'épaisse chevelure blonde. Sa femme était revenue et plus rien, ni personne, ne comptait qu'Elle. Elle s'endormit dans ses bras.
Nord de l'Ecosse – Deux semaines plus tard.
Les "hautes" montagnes d'écosse découpaient une horizon torturée sous les yeux des Aurors et ex-aurors. Les nombreuses filatures et enquêtes de ces deux dernières années avaient finalement porté leurs fruits. Ils savaient que tous les mangemorts serait présents derrière cette montagne qu'ils étaient en train de gravir. Sur l'autre flan de celle-ci se dévoilerait l'entrée d'une grotte. Harry serrait le poing sur sa baguette. Il se ferait un malin plaisir de tuer et, peut être, de torturer le semi-vampire. Sa femme se remettait mal de son statut de "garde-manger" tant physiquement que moralement. Liée par le Serment Inviolable, elle n'avait pas pu leur donner énormément d'indices. Néanmoins, le peu qu'elle avait pu leur fournir avait permit de faire avancer leurs investigations. Ils avaient pu attraper deux ou trois nouveaux mangemorts qui leur avaient tout révéler. Ainsi que le fameux "Tom" était le fils de Voldemort qu'il avait eut avec une femme vampire trois mois avant sa mort. Etrangement, Tom avait n'avait "tiré" de son père que les pouvoirs magiques de n'importe sorcier et ce venin qu'il inoculait à ses victimes. Sa plus grande force et ses plus grandes capacités lui venaient plus de sa mère. Ils avaient aussi apprit que Fenrir Greyback avait survécu et qu'il était le chef de ce nouveau mouvement.
Les "Chasseurs" de Mangemorts venaient d'arriver au sommet et commençaient déjà à redescendre vers la grotte. Après quelques minutes, ils en virent l'entrée. Armés de leur baguette, ils se ruèrent à l'intérieur. Cette fois-ci, il ne serait pas fait de quartier.
