Titre : Légende

Auteur : Subaru-chan

Rating : T

Warning : ben, c'est plus ou moins shônen-ai, donc si cela dérange quelqu'un… sinon ENORMES SPOILERS de toute la fin de la série

Personnages : Tous

Disclaimer : Les personnages de X ne m'appartiennent pas, heureusement pour eux, ils sont à leurs merveilleuses créatrices de CLAMP !

Genre : Autant dire résumé …Ma version de la fin de X

C'est ma toute première fanfic, alors s'il vous plaît soyez indulgents…

Légende

Chapitre 1 – Rêve

Une plume. Un rêve. Yumémi.

Ce rêve n'était pas celui du futur. Il n'y avait plus de futur, le dernier rêve allait se réaliser, ce n'était qu'une question de temps.

Le monde allait s'effondrer, et il allait mourir. Kakyô se demanda pourquoi, à la veille de la réalisation de son souhait, il ne ressentait que du regret. C'était ce regret qui le poussait à rêver encore. Pas un rêve du futur, un rêve du passé. Kôshi.

Une plume. Un rêve. Ise-jingu.

Elle vit pour deux maintenant. Il lui a dit de vivre comme sa mère et dame Kaede avant lui, et c'est pour cela qu'elle vivra. Comme preuve qu'il a existé, c'est ce qu'il a dit. Elle qui s'était toujours plus ou moins pliée à son destin, elle avait voulu le contrer pour celui qu'elle aimait. Accélérant encore la roue du destin. Elle est au Campus Clamp, maintenant, avec ses anciens alliés qui le sont de nouveau. Ils ont compris, bien sûr, comment lui en vouloir ? Sceau, Ange, et Sceau de nouveau, même sans sabre ni kekkai, ce qui compte c'est de souhaiter. Elle est forte, elle lui survivra. Elle le pleurera mais sourira à nouveau pour lui. Elle protègera ce monde qu'il lui a légué, pour qu'il soit toujours aussi beau.

Une plume. Un rêve. Kôya.

Il est parti, pour elle, dans la bataille du temple Yasukuni. Il n'a pas de regrets, et il n'en a jamais eu. Il a vécu heureux, a eu ce qu'il désirait pour finir par s'éteindre dans ses bras. Pour Arashi, pour Kamui. Il espère juste qu'elle ne pleurera pas. Il est au Campus Clamp, lui aussi, et il attend la fin du monde. Pour avoir enfin ses obsèques, pour retourner à Kôya. Elle sera là, elle l'aime, finalement, c'est tout ce qui compte. La Terre sous ses pieds sera là aussi. Mais il ne pourra pas y aller. Lui s'en est allé dans les étoiles, celles qui ont tracé sa voie et qui lui en ont fait part. Quelque part, l'étoile filante qui a réalisé son souhait "Que la femme que j'aimerais soir vraiment super canon ! "

Une plume. Un rêve. Cyber.

Elle était étendue, pas si loin de lui, à des profondeurs insoupçonnées sous le sol. Elle y avait été entraînée par un démon qui l'aimait, et qui avait préféré la garder plutôt que de la perdre. Il l'avait emmené avec lui dans son suicide, et s'était rendu intouchable. Elle avait oublié qu'elle était à lui comme il était à elle. Tuée par sa propre œuvre, par une création qu'elle pensait connaître et qui lui cachait son secret au plus profond de ses circuits. Sa souffrance de métal. Son amour en code binaire, cette espèce de dysfonctionnement quelque part dans la carte mère. Ce virus fatal à elle comme à son ordinateur, cette "erreur fatale" qui n'autorisait aucun retour en arrière, aucune reprogrammation du système. Qui n'étais pas venu de l'Internet mais d'une petite image trop longtemps regardée, une image dont les pixels retraçaient le visage souriant d'un homme. Un homme, machine si imparfaite, pleine d'erreurs répétées comme un logiciel qui tournerait en boucle. Pourtant, ce système défectueux plein d'inconnu avait eu sa préférence.

Une plume. Un rêve. Courant.

Les rivières et les fontaines qu'il aimait tellement coulent toujours, même sans lui. "L'homme qui s'amuse" s'était amusé jusqu'au bout. Il souriait encore en partant. Cette femme aux cheveux flamboyants avait une véritable force, elle avait même réussi à vaporiser l'eau avant qu'il ne l'éteigne. Et encore, sans Satsuki-chan… Elle était venue à son secours… C'était bien, il lui laisserait un souvenir, quelque part, sans doute. Il n'avait jamais cherché ni à connaître ni à fuir son destin. Il ne voulait pas essayer de faire barrage à un fleuve qu'il était bien plus amusant de suivre dans l'insouciance. Mais malgré tout… Il aurait bien voulu retourner prendre le thé avec elle.

Une plume. Un rêve. Nouveau-né.

Elle seule trouve encore la force de sourire, même Aoki-san ne sourit plus. Ils sont tous morts, elle le sait. Ce n'est pas parce qu'elle est la plus jeune qu'elle est si naïve et qu'elle se fait des illusions. Elle n'est pas aveugle, non plus, elle voit bien que Tôkyô est presque anéanti. Mais, elle ne peut pas se résoudre à penser qu'ils se sont tous battus pour rien. Qu'Inuki n'est né que pour quelques semaines. Elle avait promis de les aider, mais elle n'a pas dû être si utile que ça, puisqu'elle restait, juste fatiguée, à peine égratignée, quand les autres étaient grièvement blessés. Mais c'était trop tard, le prochain combat serait celui de Kamui. Elle aurait bien voulu le voir, pour essayer de lui donner courage, mais il a sans doute envie d'être seul. Elle ne peut rien pour lui non plus. Pas plus qu'elle n'a pu faire quoi que ce soit pour Kusanagi-san. Il est blessé, et elle n'y peut rien. Le pire, c'est qu'il est blessé à cause d'elle. Arashi aussi, elle n'a pas pu l'aider. Elle regarde dans le vide en pensant à Sorata. Et tous les autres… Mais ce n'est plus, ou pas encore, le moment pour pleurer ou regretter. Tout n'est pas encore fini, d'ailleurs, tout le monde n'est pas encore mort, n'est-ce pas ?

Une plume. Un rêve. Inuki.

C'était grâce à ce chien qu'ils s'étaient connus. Cette petite mam'zelle gentille mais un peu bizarre, avec son chien si intelligent. Le cri des arbres se taisait un peu quand elle souriait. Elle avait le même nom que ces animaux qu'il entendait, tous ces chats avec lesquels il se sentait plus à l'aise qu'avec tous ces êtres humains compliqués, qu'il ne haïssait pas vraiment mais qui agissaient avec une telle inconscience, se moquant des pleurs qu'ils n'entendaient pas. Mais elle… Bizarre, vraiment, c'était son amie, il sortait avec elle, et c'était son ennemi dans ce combat dans lequel ni l'un ni l'autre n'était sûr d'être du bon côté. Pourtant, ils s'en moquaient tous les deux, ça ne changeait rien. La fin du monde leur paraissait si loin. Mais il avait bien dû finir par choisir. C'était elle qu'il avait choisie. Il n'avait rien à regretter.

Une plume. Un rêve. Incendio.

Des flammes, de l'eau, ça devait finir ainsi. C'était ce qu'elle avait souhaité, finalement. Elle avait protégé Aoki, et si elle perdait la vie, elle n'aurait aucun regret. Elle ne voulait pas lui causer de problème. Il avait déjà une famille. Et elle n'en faisait pas partie. C'était la première fois, pourtant, qu'elle n'arrivait pas à se résigner. Mais il ne fallait pas qu'il le sache. Ça ne pourrait que lui compliquer la vie. Il était si gentil, il ne saurait plus quoi faire. Mais la question ne se posait pas. Cependant, elle ne pouvait s'empêcher de penser à ce que "Kamui" lui avait dit, il y a peu, quand elle avait perdu cet enfant qui aurait pu être le sien. Aoki allait la regretter, si elle mourait. Il le lui avait dit. Parce que personne ne l'avait jamais fait, elle avait voulu, quelque part, avoir un jour quelqu'un qui la pleurerait. Mais elle ne voulait pas qu'il pleure.

Une plume. Un rêve. Kaze.

Le vent souffle plus fort que jamais, maintenant que la plupart des murs de Tôkyô sont tombés et ne l'arrêtent plus. Il est sorti pour le sentir. Pour qu'il sèche ses larmes, si elles coulent. Quand Daisuké est mort, il a promis de ne pas le pleurer. Mais pour Karen…Il n'a pas promis. Elle n'est pas morte, mais il sent qu'elle ne se battra pas. Il a compris quand elle s'est jetée devant lui. Ce qu'il devait être pour elle. Elle lui a dit, que c'était tout ce qu'elle souhaitait, le protéger. Lui et sa famille. Famille…Il espère qu'elles vont bien, toutes les deux. Il n'y a plus de téléphone, et elles ont quittés Tôkyô. Le monde ne peut pas s'effondrer et les engloutir, il ne le permettra pas. Pas plus qu'il ne laissera Karen, morte ou non, disparaître. Son souvenir doit persister, elle va vivre. Le vent ranimera les flammes.

Une plume. Un rêve. Famille.

Kazuki était dans le noir maintenant. Mais il s'en moquait. Il avait retrouvé son papa et sa maman. Elle était si jolie, et le sourire de son papa était si gentil. Ils ne l'avaient pas mis au monde, Nataku le savait, mais Kazuki ne voulait pas le savoir. C'étaient papa et maman, peu importe tout le reste. Il savait cependant que ça ne durerait pas. Que cette famille n'était qu'une illusion. Que lui n'était pas un homme ni une femme ni un enfant, mais un étrange croisement des trois, un être humain purement physique bâti en laboratoire. "Nataku", le dieu sans âme. C'est pourquoi il avait confié une fois encore à son père ce souhait. Il ne s'était jamais senti aussi apaisé qu'à ce moment-là. Quand maman l'avait serré contre elle, et puis que papa l'avait pris dans ses bras. Puis plus rien. Ce n'est pas grave, maman est restée avec lui. Il est avec elle maintenant. Pour toujours.

Une plume. Un rêve. Cerisier.

Enterré dans une tombe à jamais fleurie de pétales rosés, enfoui et disloqué sous le Rainbow Bridge. Il n'était plus le Sakurazukamori, simplement Seishirô-san. C'est de ce Seishirô-san que se souvient Subaru. Subaru…Il était assez fier de lui, dans l'ensemble. Il était à lui, à jamais. Jamais il ne lui serait infidèle. Il était si superbe… Il avait voulu graver ce dernier instant de lui dans son esprit mourant, pour l'emmener où qu'il aille. Ses larmes dans ses grands yeux si expressifs. Sa peau si blanche et si douce et si parfaite. Sa voix si adorable. Tu es si beau. Je t'ai détruit, je le sais. Ca m'est égal. Je suis mort dans tes bras, comme je l'attends depuis l'âge de 15 ans. Le reste ne compte pas.

Une plume. Un rêve. Absence.

Il s'est couché. Ses jambes ne le portaient plus, il a eu du mal à se traîner jusqu'au lit. C'est son lit dans son appartement. Ou alors le sien, maintenant ? Quelle importance, c'est le dernier lieu où il est là. Son odeur, la chaleur de son corps, s'il se concentre, il arrive encore à croire que ce sont les siennes. Et alors il a encore plus mal, tellement mal qu'il arrive à peine à respirer. Mais cela lui fait du bien. Cette douleur est pour lui, comme si c'était encore lui qui le torturait. Elle lui donne aussi cette confirmation : il est encore en vie. Lui et Seishirô avec lui. Il se sent alors apaisé, un petit peu, parce que Seishirô est toujours là, n'est-ce pas, puisqu'il peut encore lui faire tellement mal ?

Une plume. Un rêve. Attente.

Il n'attend plus que lui. C'est la fin, cette fois, et il va réaliser le souhait ultime, celui de la Terre. Kamui ne sait toujours pas. C'est inutile. La yumémi des Dragons du Ciel, aux portes de la mort, lui a donné les dernières instructions, un soubresaut d'espoir stupide, elle le savait, pourtant, que Kamui n'était pas prêt. Mais elle avait voulu essayer. C'est inutile… Son souhait. Il aurait voulu le réaliser, ce souhait niché dans son cœur, mais ce n'était pas le destin. Tant mieux…tant pis ? Quelle importance, il a une mission, c'est pour cela qu'il existe. Pour ce souhait. Il va accomplir ce devoir et tout sera fini. Tant pis pour celui de cet être qui est lui.

Une plume. Un rêve. Kamui.

Il a beau penser, il ne trouve pas. Il lève les yeux sur la nuit infinie. Le ciel est très clair, c'est un superbe soir du début de l'hiver. Il ne neige pas, pas encore. C'est bientôt Noël, des tas d'enfants attendent leurs cadeaux, et leur neige. Ils ne l'auront pas, s'il ne trouve pas. Son épée, dans sa main, chante doucement, un chant inaudible qui ne passe pas par ses oreilles. Il sent F…"Kamui" à travers elle. Et son tourment redouble. Il ne sait pas ce qu'il doit faire, il n'est pas prêt… Sa mère, Hinoto, les Sept Sceaux ou ce qu'il en reste ne peuvent plus l'aider. Et… Subaru… Non. Il ne faut plus penser à Subaru. Mais il voudrait tant qu'il soit là, assis les yeux dans le vague, ou allongé à fixer le plafond, et puis lui sourire en le voyant, dans ce bâtiment qu'il voit de là où il est. Mais Subaru ne sourira pas, plus jamais, sans doute. La lumière de sa chambre reste éteinte. Le poids de l'absence pèse sur les épaules du garçon. Subaru, comme les autres, est parti. Comme sa mère, qui ne lui dira plus des paroles étranges, bien des années avant qu'il ne puisse les comprendre. Comme Fûma, qui ne lui sourit plus que pour le briser. Comme… Il y en a tant, qui l'ont laissé, qu'il n'a pas pu sauver. Qu'il n'a pas pu protéger de leur destin. Il relève soudain ses yeux améthyste brillants de rage. Non, il ne les a pas sauvés. Mais il essaiera encore. Il ne laissera pas encore six milliards de personnes mourir sans qu'il puisse rien faire. Tant pis pour cet être qu'il a tant aimé. Tant pis pour cet être qui n'est plus lui.

Sept et sept plumes. Sept et sept rêves. Shichiyô.

Sept Sceaux, Sept Anges, combien sont encore là ? Le Sakurazukamori fut le premier à partir. Le frère d'Hokuto…oui, il est mort, mais c'est un Ange. Yûto, Satsuki, tués par leur destin, pas de souhaits ni de regrets, sauf peut-être celui de ne pas s'être trouvés avant. Nataku, Sorata, morts pour leurs souhaits, pour leur destin, ils n'ont pas cherché à l'éviter.

"Si personne ne doit tuer personne, pourquoi perd-t-on de vue le plus important ?"

Quatre Anges, quatre Sceaux. Sadame.

Anges, Sceaux, sauver pour détruire ou détruire pour sauver, combats insensés. Il n'en reste plus qu'un, maintenant.

Une plume. Un rêve. Yumémi.

Il y avait aussi les autres. Hinoto, une yumémi comme lui…Elle avait quitté la prison de son rêve, y avait été arrachée par la mort de sa sœur. Le temps de crier la vérité à Kamui, et elle était morte. Il l'avait tuée, comme elle le lui avait demandé, pour au moins mourir dans son corps et pas dans ce monde fugitif où elle s'étiolait. Encore des regrets pour lui, encore un choix qui de toute manière ne serait pas le bon et arriverait au mauvais moment. C'était sans doute pour cela que "Kamui" avait tué Kanoé. Il était temps de lever les scellés.

Une plume, un rêve. Shinken.

Les scellés de l'Epée sont levés maintenant. Kamui attend, il l'a dans la main. Il cherche, il fouille son esprit en tous sens. Efforts inutiles, il ne trouvera pas. Encore un combat qui n'aura pas de sens, et puis tout sera fini. La Tour de Tôkyô en ruine, Tôkyô en ruine. Le monde, en ruine. Il ne sait toujours pas.

Une plume. Un rêve. Onmyô.

Il est quelqu'un qui sait. Cet être étrange, âgée de seize, vingt-cinq et trente-quatre ans, et qui est tellement plus vieux. Celui qui réunit tout, celui qui s'annule lui-même. Sakurazukamori qui ne tue pas, Suméragi qui ne sauve pas, Sceau qui ne protège pas, Ange qui ne détruit rien. Yin et Yang, Ciel et Terre, lui il sait. Mais il est mort. Comme les autres, il ne viendra pas.

Une plume. Un rêve. Nozomi.

Ils savent tous maintenant. Tôkyô, ce qui s'exprimait en mois s'exprime maintenant en minutes. Lui aussi, il le sent dans les tréfonds de son être. L'issue du combat n'a pas d'importance. Son souhait va se réaliser, et pourtant…Regrets, aucun soulagement, pourquoi ? Hokuto…Tu es encore là, tu reviens sans cesse, est-ce que tu veux me dire quelque chose ? Non, tu ne diras rien, rien de plus que ce que tu as déjà dit, jamais, parce que…

"Il ne faut jamais dire jamais !"

Je ne peux rien changer, Hokuto. "Kamui" va tuer "Kamui", parce que ni l'un ni l'autre n'ont fixé les limites de leurs souhaits. Je suis le seul à savoir. Les Dragons du Ciel ne font plus de kekkai, et moi, je ne rêve plus. Tu sais ce qu'il va se passer ? Tu sais qu'ils ont tous tort…

"Mon frère souffre... Il souffre d'avoir d'immenses pouvoirs et un cœur pur."

Lui ? Mais il est mort, Hokuto. Il s'est dévoré de l'intérieur, il essaye de le faire revivre. Celui dont je ne veux pas prononcer le nom, surtout pas ce nom affectueux que tu lui donnais, celui qui t'a arrachée à moi. Il est devenu lui. Il s'est enfermé dans son souvenir. Enfermé, il n'en sortira pas. Un peu comme moi…. Il est mort, Hokuto.

"Viens Kakyô, partons d'ici, sortons dehors !"

Moi je ne suis pas mort, je sais. Je t'ai eue toi pour m'aider. Pourquoi viendrait-il ? Lui comme moi attend la fin, pour cesser enfin de souffrir. C'est maintenant, Hokuto.

"C'est ce que tu souhaites ? Dans ce cas, je ne peux rien dire…"

Non, ce n'est pas ce que je souhaite. Ce que je souhaite est devenu un rêve. Je t'ai perdue. Tu n'es plus là, tu n'es plus avec….

"Hokuto Suméragi est avec toi "

Avec moi…

Le sourire de la jeune fille flotte encore un instant sur ses lèvres, puis elle disparaît, doucement, se dissolvant en entraînant avec elle le paysage marin qui abritait le dernier rêve du dernier yumémi. Elle ne reviendra jamais plus, il le sent soudain au fond de lui. Non…Le cri des mouettes s'assourdit, les vagues se firent moins vive, et seule resta une voix.

"Envie de t'aider…"

T'aider…

Pourquoi perdons nous de vue le plus important…

Je ne suis pas un héros, à peine un Dragon, rien qu'un pauvre comateux qui comme tous les yumémi rêve en le payant de tout son être. Je n'ai pas pu te sauver. Mais…

Peut-être que je ne sais pas, moi non plus, je crois que je ne sais plus. Mais je pense que j'ai compris. "Le plus important"...

Une plume. Une rêve.

Shûmatsû.