Les deux jeunes filles déambulées dans les rues de la ville à la recherche de ce que Ginny appelai « La tenue fatale ». C'est-à-dire les vêtements qui ferai craquer Fred. Hermione n'était pas vraiment enchantée à l'idée de devoir essayer des tas de vêtements mais elle avait envie de se faire la plus jolie possible pour plaire à l'homme de ses rêves.

Après avoir enfin trouver la tenue idéal pour Hermione, ainsi que des vêtements pour Ginny, les deux filles se décidèrent à s'arrêter à un café pour boire quelque chose. Évidemment, la discussion se dirigea vers Hermione et Fred.

- Tu ressens quoi exactement pour lui ?

- Je sais pas trop. Il est beau ça c'est indéniable, mais avec lui je me sens bien, il me fais rire, il a grandit et n'est plus le gamin immature de Poudlard.

- Oui, tout le monde a mûrit depuis.. Enfin depuis ce que tu sais…

Hermione vit que Ginny aussi était troublée par les souvenirs de la guerre. Elle inspira une grande bouffée d'air et se dit qu'il était temps d'exorciser tout ses démons, et peut être ceux de Ginny.

- Gin', dit doucement la brunette, on est tous encore marqué par la guerre, et ça nous suivra toute nos vie, ce qu'il s'est passé…, elle sentait les larmes monter mais devait résister, … ce qu'il s'est passé est horrible, il n'y a aucun mots pour le décrire. Mais on doit continuer à vivre. Pense a Hagrid, il ne supporterai pas de nous voire dans cet état.

Hermione savait qu'en parlant de Hagrid elle se lançait sur une pente sensible. En effet, ce dernier avait sacrifié sa vie pour sauver la rouquine.

Ginny regardai son verre où la couleur rouge de sa grenadine lui rappelai le sang qui avait coulé pendant cette guerre. Puis elle regarda Hermione, les larmes coulaient sur ses joues et contre toute attente, elle sourit.

Hermione en voyant le sourire illuminer le visage de son amie, sourit faiblement a son tour.

- Merci Hermy… Tu a raison on doit continuer a vivre.

Elle marqua une pause, sécha ses larmes et continua.

- Mais toi, pour vivre tu a besoin de Fred, alors ne le laisse pas filer.

Hermione éclata de rire devant la détermination de son amie et les deux jeunes filles continuèrent leurs bavardages.

De leur coté, les garçons s'étaient installé sur une petite crique. Ron et Harry commençaient à sérieusement se poser des questions sur le comportement de Fred. En effet depuis leur arrivé a la crique, ce dernier ne cessai d'avoir un léger sourire au coin des lèvres et on devait l'appeler plusieurs fois avant qu'il ne sorte de ses pensées. Georges avait promis de garder le secret de son frère et repoussai les attaques incessantes des deux autres en leur disant d'aller directement parler a celui que ça concerner. Fred était entrain de nager et se retrouva soudain nez a nez avec deux jeunes gens au regard interrogateur. Ron mis les pieds dans le plat dès le début.

- Il se passe quoi entre Hermione et toi ?

- RON ! On avait dis avec du tact, dit Harry en lui foutant un coup de pied.

- C'est Fred je te rappelle, donc pas besoin de tact.

Fred tenta de l'occasion pour se sauver en nageant.

Mais les deux autres étaient plus musclés et plus rapide.

- Ne fuit pas ! Et explique nous ! Cria Ron

Fred s'arrêta et se tourna vers les deux garçons.

- Il n'y a rien a expliquer, dit il en haussant les épaules

- Tu crois que on a pas remarquer les petites œillades que tu lui lance, répliqua Harry en souriant, et puis t'a l'air complètement dans la lune depuis qu'on est partie, comme ci quelque chose ou quelqu'un était constamment dans tes pensées.

Fred soupira, plongea la tête dans l'eau et en ressortant lâcha le morceau.

- Oui, Hermione Granger me plait, voila vous êtes content de connaître le dernier potin ?

L'air agacé il parti vers les rochers, grimpa et s'allongea en priant pour que Ron et Harry se fassent manger par n'importe quelles créatures aquatiques.

Ron et Harry rejoignirent Fred.

- Écoute Fred, dis Ron l'air gêné, on voulait pas t'énerver on se posai simplement la question.

- Et bien vous avez votre réponse et maintenant foutez moi la paix. Répliqua sèchement Fred.

- Mais qu'est-ce que tu a ? Pourquoi c'est un sujet si sensible ? On va pas te critiquer, Hermione et quelqu'un de très bien. Dis prudemment Harry.

Fred se leva d'un bond, et on pouvait lire la fureur dans ses yeux.

- Le problème c'est qu'elle ne m'aime pas ! Elle ne ressens strictement rien pour moi ! Elle est malheureuse depuis la guerre, elle était presque éteinte quand on est arrivé et malgré mes efforts elle ne va pas mieux ! Je ne peux rien pour elle parce qu'elle ne me laisse pas l'aider, parce qu'elle ne m'aime pas ! Ça vous va ou je dois vous faire un dessin ?

Fred s'éloigna un peu pour se calmer. Ron et Harry avaient la tête baissé. Eux aussi avait remarqué la détresse d'Hermione, et de Ginny par la même occasion.

Harry s'approcha de Fred, posa sa main sur son épaule et lui parla doucement.

- Ginny fais des cauchemars toutes les nuits. Elle pleure dans son sommeil. Au début je me le reprochai-je me sentais impuissant. Mais j'ai compris que personne ne pourrai rien pour elle tant qu'elle n'aura pas elle même exorciser ses peurs. Pour Hermione c'est la même chose. Ça ne va pas se changer en deux semaines tu sais. Mais elle a besoin de quelqu'un près d'elle et…

- Et tu es la bonne personne pour elle. Acheva Ron.

Fred se tourna vers son frère.

- Je ne supporterai pas de voir Hermione dans les bras de quelqu'un qui ne s'occupera pas bien d'elle. Continua-t-il.J'ai confiance en toi.

Fred regarda tour a tour les deux garçons et un sourire se dessina timidement sur ses lèvres.

- Merci les gars… Vous, comment vous vous sentez depuis que tout est fini ?

- Mal, répondis Harry mais je commence a comprendre que en restant ainsi rien n'avancera, je veux m'en sortir, pour Ginny tout d'abord, pour nous construire un avenir. Et aussi pour moi-même.

Fred et lui se tournèrent vers Ron. Celui-ci regardai la mer l'air absent.

- Moi aussi je me sens mal, j'ai l'impression d'être coupable d'être en vie alors que d'autres sont morts. Mais tout les jours je me sens un peu mieux, se sera long mais on s'en sortira tous.

Le silence retomba et lorsque Georges les appela de l'autre coté de la crique, chacun d'entre eux essaya de chasser les images de la guerre de sa tête.

Les quatre garçons se dirigèrent ensuite vers la villa, pour se préparer en vu de la sortie de ce soir.