Trois mots de trop
Disclaimer : L'histoire de base appartient à J.K.Rowling mais les idées et les événements qui s'y passent n'appartiennent qu'à moi ainsi que les Inséparables, ce sont mes bébés, tous les autres ces les bébés de Madame Rowling !
Résumer : Un mercredi, James demande le divorce à Lily. La rousse va donc squatter chez sa meilleure amie Juliette. Mais quand James et Lily vont chez l'homme qui les a marié, celui-ci refuse leur divorce. Pour venir la soutenir dans son malheur, les meilleurs amis de Lily éparpillé dans les 4 coins du monde reviennent en Angleterre. Alors que Matthew voulait rendre de meilleure humeur Lily en l'emmenant à la plage, celle-ci s'évanouit brusquement...
Je sais, ça fait, très, très longtemps... mais je n'y peux rien, je suis une enfant très, très lente... je vous jure que ce n'est pas fait exprès histoire de vous faire souffrir. Je le promet, c'est juste parce que j'ai eu beaucoup de boulot c'est denier temps. Mais bon, j'espère que ce nouveau chapitre pourra vous mettre de meilleure humeur !
Sheena China
------------------------------------------------
Chapitre 5 : Trois pensées différentes...
En cette fin de journée, j'étais assis le long du la rive, mes jambes balançaient dans le vide. Le vent soufflait assez fort maintenant que le soleil se couchait et je sentais le souffle du vent passer sur mon visage ; le vent, j'avais toujours aimé le sentir contre moi, rassurant et doux mais également violant et dangereux, simple et complexe à la fois, il avait tellement de facettes différentes ; quand je jouais au Quidditch, je me sentais toujours libre comme l'air... oui, j'aimais le vent... parce qu'il était toujours présent et m'apportait un soutient continu. Je regardais les couleurs orange, mauve du soleil qui descendait au loin, se confondant avec le bleu de la mer, l'union du soleil couchant et de la mer m'avait toujours ébloui... au-dessus de ma tête, j'entendais les mouettes pousser leurs derniers cris, j'en avais un frisson.
Dans cette immensité, je me sentais si seul, c'était trop grand, trop immense, j'avais l'impression de ne pas être grand chose, c'était si fort pour moi que j'en avais le tournis. En fait, si j'étais venu ici, c'est parce que je tentais désespérément d'oublier ce qu'il venait de se passer... mais c'était impossible. Mes poings se contractèrent à cette pensée, dans un geste de colère, je pris une pierre au hasard et la lançait au loin, le plus loin que je le pus ! Et dans un geste primitif, j'avais poussé un cri de rage ! Comment avait-elle pu ?
Ma mâchoire se contracta, pour qui ? Oui, a qui m'avait-elle préférée ? Un inconnu ? Mon cœur se serra... Matthew ? Est-ce qu'il allait tenir sa promesse qu'il m'avait fait il y a de cela déjà un moment ? Cette simple idée me fit tressaillir, non, tout, mais pas lui ! Je refusais cette simple idée ! Car si c'était pour Matthew, jamais je n'arriverais à m'en relever ! Ce mec, Lily en avait tellement été accro, il m'avait fallut une éternité pour lui sortir son meilleur ami de la tête, mais surtout de son cœur. Et même marié, j'avais toujours éprouvé une jalousie maladive envers ce mec qui comprenait Lily là où moi je restais pantois ! L'idée que Matthew et Lily se mettent enfin ensemble me donnait envie de vomir ! La sueur perla sur mon front, j'avais tellement peur de la voir avec lui... je passais mes mains sur mon visage pour tenter de me calmer et de penser à autre chose, je ne sais pas dire exactement combien de temps je suis resté dans cette position, mais longtemps, car à présent, les étoiles brillaient au-dessus de ma tête et la lune se reflétait sur l'eau.
Je clignais des yeux, tout changeait tellement vite... et j'avais toujours cette impression d'être incapable de retenir le changement et je détestais cette idée d'être impuissant, de devoir laisser faire les choses, je supportais mal le changement... surtout ceux qui font mal.
Je mis alors mes mains dans mes poches, pour les réchauffer, ma main droite effleura alors quelque chose de métallique, je ressortis l'objet de ma poche les sourcils froncés... et je palis quand je vis ce que c'était... mon alliance... mon doigt effleura alors doucement l'inscription gravé dans l'anneau, je la connaissais par cœur : « pour toujours mon amour ». Je me mis à jouer avec l'anneau, c'était des conneries l'amour. Pour toujours, quels crétins pouvaient réellement croire ça ?! Pour toujours, mon cul ! Oublié en moins de deux semaines ! Peut-être déjà remplacé ! Toujours ! Lily ne devait pas avoir une notion longue durée du toujours !
Je me relevais alors, me dégourdir les jambes, voilà, c'est ce que je voulais faire ! Me promener sur la berge, et puis... et puis vagabonder dans les rues... et puis... boire pour oublier, c'était la meilleure solution, non ? Et puis de toute façon j'avais l'age maintenant, je pouvais enfin boire pour noyer mon malheur ! Alors que je prenais le chemin jusqu'au petit village dans lequel je mettais réfugier, je sentis quelque chose me chauffer le coup, puis lentement la chaleur se propagea à tout mon corps : c'était ma chaîne en or. Celle-ci était légèrement rouge, je la sortis de sous ma chemise et je le regardais de manière inquiet, ça n'annonçait rien de bon... je regardais une dernière fois la reflet de la lune sur la mer, puis je me passais la main dans les cheveux, hésitant, et puis, retrouvant enfin mon courage, je consentis enfin à transplaner...
-------------
Dans un geste stressé je tapotais le sol avec le bout de ma chaussure, je me mordais sans arrêt les lèvres et regardais constamment l'horloge affichée juste en face de moi ! Pourquoi cette putain d'aiguille n'avançait-elle pas ? En plus, dès que j'entendais quelqu'un franchir la porte, c'était à peine si je ne l'agressais pas ! J'étais à fleur de peau mais, il fallait me comprendre aussi quoi ! Ma meilleure amie était derrière cette porte et on m'interdisait le passage ! Sous quel prétexte ! « Vous n'êtes pas le mari ! » avait dit ce crétin de docteur ! Et alors, je connaissais Lily depuis plus longtemps que James, j'avais droit à un traitement de faveur, non ?!
-Arrête ! S'écria alors brusquement Kathleen.
-Quoi ?
-Ton pied !
Je la regardais surpris, maintenant que j'y pensais, c'était étonnant qu'elle n'ait pas craqué plutôt, si ce n'était pas dans ces conditions, je l'aurais félicité de son sang froid, mais je ne pouvais pas. Pas en ne sachant pas ce que Lily avait. Pourquoi s'était-elle effondrée brusquement ? En plus je n'étais même pas là pour le voir ! Quel meilleur ami pitoyable je faisais, quel prince charmant de pacotille j'étais ! Je me pris la tête en main, pas trop réfléchir, respirer et ne pas péter un plomb en entendant cette putain d'horloge sur ce putin de mur d'hôpital de merd... calme, tout va bien, je ne vais pas tourner maso, de plus, je suis docteur moi aussi, on nous a appris à ne pas perdre le contrôle de soi-même.
Un homme franchit alors la porte à ce moment, c'était un médecin. Je lui bondis aussi tôt dessus, mais Emma qui était plus proche que moi de la porte fut la première à être près de lui.
-Alors ? Elle est morte ? Vivante ? Où elle dort ? Est-elle sous calmant ? Est-ce grave ? Est-ce contagieux ? Où est-ce guérissable ? Est-ce que c'est opérable ? Si non, dites nous dans quel pays c'est faisable ! S'emporta Emma sur le pauvre médecin, au vu de sa chemise, j'en déduis que c'était un interne.
-Heu... fut la seule réponse du jeune homme qui recula prudemment, l'interne regardais la sortie avec envie, il déglutit difficilement devant l'insistance de la blonde vénitienne.
Je soupirais, ces bleus anglais étaient vraiment pitoyables incapables de répondre à quelques petites questions ! Je me passais la main dans les cheveux, histoire de me détendre un peu.
-Mais vous allez répondre ! S'écria Emma à bout, tout en agrippant l'interne au col de sa chemise.
-Em', calme toi, il devient vert ! Soupira alors Kathleen avec agacement.
Emme sembla alors reprendre son calme et lâcha l'interne tout en soupirant, le bleu lui lança un regard de remerciement et prit la poudre d'escampette sans demander son reste. La métisse faisait les cent pas, elle avait une cigarette en main éteinte naturellement, on était quand même dans un hôpital, mais de temps en temps, elle la mettait au niveau de sa bouche, pour faire comme si elle fumait, c'était son moyen à elle de faire évacuer son stress. Pendant ce temps, Emma se remit à sa place près de la fenêtre et regardait au dehors, le regard vide, elle avait prit l'habitude de se vider l'esprit pour ne pas être trop anxieuse... Mon regard bifurqua alors vers la personne la plus calme dans la pièce : Juliette. La belle brune n'avait adressé la parole à personne, elle gardait obstinément son regard sur ses chaussures, elle tripotait négligemment sa montre et de temps en temps, elle regardait l'heure. Alors que ce n'était pas vraiment le moment, je ne pus m'empêcher de détailler les traits de son visage.
Pourquoi Lily avait-elle décidé de s'évanouir au moment où tout allait pour le mieux avec Juliette ? Je soupirais, puis immédiatement, je me réprimais mentalement, j'étais ailleurs... et ce n'était pas dans mes habitudes, enfin, surtout quand une histoire touchait de près ou de loin Lily, je prenais immédiatement tout à cœur... mais cette fois-ci... je me pris la tête en main, il ne fallait pas que je me complique les choses maintenant ! Il fallait que je garde une seule chose à l'esprit ! Lily était à l'hôpital pour une raison qui m'échappait !
-Lils, t'assure pas sur ce coup, qu'est-ce qu'il t'arrive ? Soupirais-je en me passant la main dans les cheveux.
En fait, je savais très bien ce qu'il lui arrivait : elle divorçait de celui qu'elle aimait... et même après toute ces années, ça me faisais toujours un pincement au cœur de penser ça... Heureusement, la porte fut de nouveau franchit par un autre médecin qui portait des lunettes, cela me permit de concentrer mon attention sur un autre sujet moins épineux. Le médecin regarda une à une toutes les personnes présentes et son regard s'arrêta finalement sur Juliette.
-Juliette, pourrais-je te parler en privé ? C'est au sujet du Docteur Potter, dit alors le médecin d'une manière solennelle.
Juliette se leva sans un mot et commença à se diriger vers son collègue mais Kat et Emma ne l'entendaient pas vraiment de cette oreille.
-Comment va Lily ? Demandèrent en même temps Kathleen et Emma.
Ça me faisait toujours bizarre d'entendre le nom de Potter associé à Lily, c'est pourquoi je n'avais pas réagi... Le médecin fronça les sourcils embêtés.
-Ce sont ses meilleurs amis, expliqua alors Juliette à l'autre médecin qui opina alors de la tête.
Elle parlait pour la première fois depuis notre entrée dans ce service, sa voix fit battre un peu plus fort mon cœur. Mais alors que toute mon attention était rivée sur la jeune femme, je constatais amèrement que les regards que l'autre docteur lui lançait n'étaient pas très innocents. Je compris immédiatement que la relation qu'ils entretenaient tous les deux n'était pas que professionnelle... j'en eus un pincement de jalousie.
-Oh... hum, fit le docteur en se raclant la bouche.
-Comment va-t-elle ? Demanda Kathleen.
-Elle va bien, elle récupère physiquement... mais... moralement... c'est... comment dire... une autre histoire...
-Que voulez-vous dire ? Demandais-je inquiet.
Je m'étais rapproché de mes deux meilleures amies mais ce n'était pas ma plus brillante des idées, surtout qu'elles s'agrippèrent de toutes leurs forces à mes pauvres bras.
-C'est assez ennuyeux... elle a fait une fausse couche... avoua finalement le docteur en regardant uniquement Juliette dans les yeux.
A ce moment, on poussa une personne dans les couloirs sur un brancard qui se vidait de son sang… Moi, j'étais paralysé de stupeur par cette révélation... Kathleen perdit l'équilibre et Emma... elle s'évanouit... à la vue du sang… elle avait une sainte horreur du sang… Elle serait tombée à terre si je ne l'avais pas rattrapé à temps. Mon corps avait réagi, mais mon esprit était définitivement ailleurs en ce moment.
-------------
Je venais d'apparaître dans un sentier, je regardais par précaution dans les environs. Ce n'était pas vraiment une partie de plaisir pour moi d'être ici, mais je n'avais pas le choix, je m'étais engagé ! Le sentier montait de manière assez abrupte et menait jusqu'à une cabane d'aspect déglingué, je me dirigeais vers cet endroit et toquais délicatement sur la porte en bois, trois petits coups secs. La porte s'ouvrit délicatement, laissant apparaître les yeux bleus de Dorcas, qui eut un sourire rassuré en me voyant.
-On n'attendait plus que toi James... Souffla la jeune femme en me faisant rentrée. Mais bon, comme tu es encore en retard, on n'a pas le choix et on fait encore équipe se soir. Les autres sont déjà partis, tu sais bien qu'on ne peut pas traîner pour t'attendre, c'est des vies que nous protégeons après tout… Dorcas haussa les sourcils, elle n'était pas habitué à se calme de la part de son coéquipier. James ? S'inquiéta-t-elle.
Elle me regarda alors avec attention tout en fronçant les sourcils, elle plissa alors les yeux, tentant de percer mon secret et ma carapace qui était véritablement réduite à néant depuis quelques temps... un éclair de compréhension passa alors sur son visage et elle eut un petit sourire désolé.
-Est-ce que ça va James ? Tu es bien pâle. Tu veux en parler ?
J'eus un sourire amer, je tendis alors la main et agrippait sa main, je la serrais alors contre moi et je lui embrassais tendrement le front. Ensuite, par besoin de tendresse, je mis ma tête contre la sienne, en fermant douloureusement les yeux, j'avais besoin de calme, et Dorcas m'apportait ça.
-Ne t'en fais pas Dorcas, ça ira, murmurais-je.
Un pli d'anxiété pris place sur le doux visage de mon amie. Elle me caressa alors tendrement le dos.
-Arrête de toujours te préoccuper des autres Do, je vais bien, enfin, je vais déjà mieux.
Dorcas ne semblait pas convaincue.
-Tu sais James, tu ne passes pas une période facile, et tu sais très bien que si il le faut je...
Je déposais mon index sur les lèvres de la jeune femme qui se tut, et peut-être parce que je savais que Dorcas était vraiment une fille bien, je la serrais dans mes bras une nouvelle fois, pour avoir de sa force. La brune me serra en retour, et dans cette étreinte, je me laissais finalement aller et me mis à pleurer. Dorcas me susurra des mots réconfortant mais je n'en compris absolument pas le sens, mon cerveau n'était plus connecté, c'était mon cœur qui parlait enfin, et celui-ci pleurait...
-------------
J'avais mal, tellement mal, comment était-il possible de souffrir autant et malgré ça, être en vie ? J'avais si mal, je me sentais si vide, comment est-ce que j'avais pu ? Comment est-ce que j'avais fait ? Je soupirais et me passais la main sur le visage, j'avais du mal à enregistrer toutes les données. Ce n'était pas possible, je n'avais pas fait ça ! Je ne m'étais pas comportée comme la pire des salopes ! Je n'avais pas tué mon bébé !
Mon bébé...
Cette simple pensée me donna les larmes aux yeux, ça, jamais, jamais, je n'arriverais à me le pardonner ! J'avais été enceinte, et je ne m'en étais même pas rendue compte ! J'avais été enceinte et j'avais bu comme un trou, j'avais fait des choses que je n'aurais jamais du faire dans ma situation ! Quelle mère pitoyable je faisais, comment est-ce que j'avais fait en plus pour ne pas m'en rendre compte ? J'avais pris du poids, j'avais mal à la tête, je n'avais pas eu mes règles ! J'avais été aveuglé, par moi-même, et je n'arriverais sans doute jamais à me le pardonner. C'était impossible. Mais je ne pus continuer mes sombres pensées car quelqu'un rentra dans ma chambre. Mon cœur se serra et je fermais les yeux, pour que cette personne croie que je dormais... pour avoir la paix... pour qu'on ne cherche pas à me réconforter...
Mais malheureusement pour moi, la personne se rapprocha délicatement de moi, et je sentis une main douce et puissante à la fois me caresser tendrement le visage. Il le fit pendant longtemps, je ne saurais exactement dire combien de temps, mais suffisamment pour que toute cette douceur me fasse craquer et que je me mette à pleurer comme un bébé...
J'ouvris brusquement les yeux pour croiser ceux de mon meilleur ami qui eut un sourire désolé pour moi.
-Oh Mat', j'ai fait la plus grosse connerie de ma vie.
Matthew continua de me caresser le visage avec tendresse et mes pleurs augmentèrent.
-Chut, souffla-t-il navré pour moi.
-J'ai été tellement égoïste ! J'ai tué l'enfant qui vivait en moi !
-Lily... s'étrangla alors Matthew. Ne dit pas ça, tu ne savais pas... tu...
-Ne me console pas ! M'écriais-je alors, soudain révulsée par cette tendresse excessive qu'il avait pour moi. Je suis un monstre ! J'ai tué mon enfant ! J'ai tué l'enfant de l'homme que j'aimais parce que j'ai été incapable de faire preuve d'altruisme ! J'ai été une personne égocentrique ! Alors que toute ma vie je me suis battue contre ce genre de personne ! Qui est-ce que je suis Mat ? Qu'est-ce que j'ai fait ?
Matthew me souleva tendrement et me serra fort dans ses bras et doucement, il se mit à me bercer, au début, j'ai résisté, mais mes défenses étaient réduites à néant, j'étais anéantie dans tous les sens du terme.
-Chut ma Lilou... tu ne pouvais pas savoir, tu passes une période difficile... c'est tout, tu ne l'as pas voulut, tu ne l'as pas véritablement cherché.
-J'aurais du voir les signes ! J'ai été conne ! Aussi simplette qu'une Poufsouffle !
-Tu n'étais pas bien Lilou ! Les signes, on aurait pu nous-même les remarquer ! Mais on a cru que ta prise de poids était due à ta séparation... personne ne pouvait savoir !
-Arrête de me trouver des excuses ! Je suis coupable ! Je suis le monstre que Pétunia a toujours décrit !
-Non ! Dit fermement Matthew. Tu n'es pas comme ça Lily ! Tu es une femme adorable ! Toute ta vie, tu as toujours pensé aux autres ! La preuve en est que ton rêve était de partir en Afrique aider les jeunes enfants, les soigner, améliorer leur condition de vie ! Une personne qui a ça comme objectif dans la vie ne peut être mauvaise ! Je t'interdis de le penser et de prêter la moindre importance aux paroles de ton cheval de sœur !
-Tu parles ! Mon rêve ?! Je n'ai fait que l'imaginer, je n'aie même pas réussi à le concrétiser ! Une personne est uniquement jugée sur ses actes et non sur ses paroles, aussi belle soit-elles, moi, je n'ai rien fait, je n'ai finalement rien apporté à ces africains ! Pitoyable, voilà ce que je suis !
Matthew s'éloigna brusquement de moi, dans ses yeux brûlaient la colère.
-C'est si tu n'agis pas maintenant que tu pourras le dire ! La Lily que j'ai toujours connue s'est toujours redressée ! Elle était forte, elle surmontait tous les obstacles ! Je suis sûr qu'elle pourrait encore revenir ! Si tu le veux vraiment, tu le pourras Lily je le sais.
Je me mis alors à ricaner, tout en secouant négativement la tête.
-Tu ne comprends pas Matty, la Lily que tu décris n'avais pas tué son enfant ! Cette ancienne Lily, elle est morte à jamais ! Comment veux-tu que je me regarde dans une glace à présent ? Comment crois-tu que je me sentirais quand je verrais un enfant passer dans la rue ? Une mère qui pousse une poussette ? Comment veux-tu que j'arrive à regarder encore une seule fois James dans les yeux en sachant que j'ai tué son enfant ?
-Et qu'est-ce que tu vas faire ? T'apitoyer tout le reste du temps sur toi-même ? Te refermer au monde pour pleurer cet enfant qui n'était même pas encore un être humain !
Je sentis la colère bouillonnée en moi, ma main partie alors très vite, pour s'abattre sur la joue de mon meilleur ami. Il ne dit rien, il me regarda juste avec ses yeux perçants, ses yeux qui lisaient en moi.
-Casse toi ! Sifflais-je les dents serrées.
-Je ne t'abandonnerais pas maintenant ! Je t'ai promis d'être là aux moments dur ! Je suis là, tu ne me repousseras pas une nouvelle fois !
-Arrête de me parler comme ça Mat ! Arrête de faire comme si j'étais à toi ! Je ne suis pas ta femme ! Je ne suis pas la femme que tu aimes ! Je suis juste ta meilleure amie ! Alors arrête tu m'entends, je n'ai pas besoin d'un ami ! J'ai besoin de mon mari ! Tu n'es pas lui ! Ce n'est pas toi que j'ai choisit pour être avec moi tout le long de ma vie !
Je me mis à pleurer. Matthew resta interdit, je l'avais blessé intentionnellement et pourtant, il ne bougea pas, il se remit à me bercer, tendrement. Et on ne parla plus, parce qu'aucun parole pouvait soigner mon mal.
C'est seulement après un long moment que Matthew se dégagea de moi, mes pleurs avaient diminués, et il alla chercher une potion de sommeil, il enleva le bouchon de liège avec ses dents et me tendit le contenu, je le pris d'une main tremblante, j'hésitais à prendre cette potion, je ne voulais pas atténuer ma souffrance, je n'en avais pas le droit... Et Mat, percevant mon désarrois, se rassit sur le bord de mon lit et se mit lui-même à me donner la fiole. Je la pris sans faire d'histoire et je me couchais dans mon lit, en me mettant dos à mon meilleur ami, mes yeux se fermèrent une fois... et ne s'ouvrirent plus avant le lendemain...
-------------
Je transplanais dans la cabane dans laquelle je m'étais rendue la veille, au dehors, le soleil pointait son nez, les premiers rayons filtraient à travers les trous de la cabane. Essoufflé comme jamais je dus me plier en deux, j'essuyais d'un revers de main le sang qui coulait à flot d'une blessure magique, je redressais ma tête pour voir ma partenaire ; Dorcas semblait en meilleure forme que moi, mais c'était à chaque fois comme ça, moi j'étais couvert de blessure, et elle s'en sortait sans la moindre égratignure, le monde était injuste pour les sorciers banals.
-ça va ? Soufflais-je pour la forme.
-Contente d'être rentrée, avoua alors mon amie en baillant et en s'étirant.
Dorcas se redressa de tout son long et me fit un sourire supérieur. Elle se dirigea alors vers un des placards de la cabane et sortit deux tasses de cafés.
-Tu en veux ? Me demanda-t-elle poliment.
-Non, je préférerais de l'eau, la dernière fois que tu m'as fait un café j'ai été malade pendant deux jours ! Souris-je.
Dorcas parut alors vexé et me tira la langue. J'éclatais alors d'un rire un peu plus bruyant qu'à l'accoutumer, ça ressemblait beaucoup à un rire forcé... mais c'était la fatigue et le stresse qui me perturbait... j'étais vraiment dans les vaps et j'avais pas dormi de la nuit… c'est Dorcas qui me ramena à la réalité en me passant alors sa main devant mes yeux pour me faire reprendre pied. Elle eut un petit sourire moqueur et me tendit la tasse remplie d'eau.
-Merci, haletais-je à bout de souffle.
Dorcas ne répondit rien et se mit à tourner sa petite cuillère dans son café tout en soufflant de temps en temps dessus.
-Je crois qu'on devrait rentrer chez nous et nous changer... finit alors par dire mon amie après avoir bu deux gorgée de son café avec une petite grimace amer.
-Tu vois, même toi tu le trouves infect ton café ! Dis-je hilare.
-Ça n'a rien à voir ! Tenta de se défendre pitoyablement Dorcas la mine boudeuse. Bon, d'accord, avoua-t-elle finalement, mon café est infect mais le monde est cruel pour les Sauveurs qui savent se battre avec les méchants mais qui sont incapables de manier les choses ménagères !
Je ricanais, finalement, le monde était cruels pour tous êtres humains vivants sur terre.
-Pour répondre à ta question, dis-je alors, je n'ai pas trop envie de rentrer chez les mecs...
Dorcas me regarda alors du coin de l'œil et hocha alors la tête, elle comprenait, sans dire grand-chose.
-Tu veux venir chez moi ? Je crois que les affaires de Press devraient t'aller...
-Dorcas je ne peux pas...
-Tais-toi, ordonna alors la jeune fille le regard soudain plus froid. Il n'est plus là, mon petit frère ne sera plus jamais auprès de moi, je le sais, je l'ai enfin accepté... mais je sais une chose : il détesterait que je garde ses vieilles affaires comme je le fais. Alors, à la place de m'en débarrasser, si ses affaires pouvaient servir à quelque chose... ça me ferait vraiment plaisir... est-ce que tu peux comprendre ça James ?
Je me rapprochais alors de Dorcas pour l'enlacer. Oui, je pouvais comprendre. Press Meadowes était un gars très dynamique, un Gryffondor aventurier en puissance. Bien qu'il ait été plus jeune que moi de deux ans, il était relativement grand pour son âge. Mais il était parti très vite. Press avait été une des premières victimes des Mangemorts... alors qu'il avait à peine 15 ans à l'époque... je serrais mes poings, pour Press, pour tous les autres... je lançais un petit regard à Dorcas, cette fille dégageait une telle détermination ! Elle savait ce qu'elle voulait : venger son petit frère. Et elle savait comment y arriver : détruire Voldemort et ses Mangemorts. Et avec elle, le Seigneur des Ténèbres c'était fait un réel ennemi. Peut-être un des plus puissant et des plus influençant.
Le nom Meadowes n'était pas inconnu dans les familles de sorciers de Sang-Pur, et on pouvait dire qu'il imposait le respect. L'arrière grand-père de Dorcas avait été le plus grand Ministère jamais connu. Il avait été également le Directeur de Poudlard, un peu farfelu, mais sans faille. On racontait que c'était lui qui avait formé deux grands sorciers du siècle : Dumbledore et Grindelwald eux-mêmes. Bien sûr, un avait servi le bien et l'autre le mal... mais, dans un sens, c'étaient des grands sorciers qui avaient et qui marquait encore l'histoire de la sorcellerie.
Dorcas, grâce à son nom, imposait encore le respect, et en se tournant de front face à Voldemort, de nombreux noms de grandes familles l'avaient suivit, en premiers lieu, les Prewett, Serpentards invétérés pourtant, et les Potter, ensuite venait les Weasley, les Richards et les Fudge. De plus, les Meadowes, étant des Sang-Pur, étaient apparenté à de nombreuses familles, ils avaient leurs influences et grâce à ça, Dorcas avaient pu ralentir l'augmentation des rangs des Mangemorts : comme les Black, dont la famille avait été déchiré en deux camps, les pros Meadowes et les autres, ou encore les Parkinson où les plus jeunes soutenaient leurs cousines Dorcas, même chez les Malfoy où Roméo avait renié sa famille pour se ranger du côté de sa cousine.
Mais Dorcas n'avait pas hérité que le nom de son arrière grand-père, elle avait également de nombreux pouvoirs indiscutables. Beaucoup comparait son don à celui de Dumbledore quand celui-ci était jeune, Dorcas était un espoir pour toute la population sorcière et presque personne ne doutait qu'un jour, elle mettrait fin au pouvoir de Voldemort. C'était ainsi, mais pour l'instant, Dorcas avait tout juste 22 ans, elle n'était pas encore arrivée à l'apogée de son pouvoir mais elle y travaillait activement, elle ne laissait rien au hasard, Dorcas était comme ça, perfectionniste, elle allait réussir, j'avais confiance en elle, s'était une vieille amie, c'était même une ex, alors je savais de quoi elle était capable.
-On y va ? Demanda alors Dorcas en s'éloignant de moi.
Elle n'aimait pas se laisser aller.
-Chez toi ?
-Ouais, sauf si tu connais un autre endroit où tu trouveras des vêtements sans être interrogé tout le reste de la journée pour savoir où tu as passé cette nuit ?!
Je fis semblant de réfléchir longuement.
-En effet, ça pourrait devenir long l'interrogatoire de Sirius, Pet et Rém... Alors allons-y ! M'exclamais-je avec enthousiasme en prenant le chemin de la sortie et en ouvrant la porte pour laisser d'abord passer mon amie.
Dorcas sourit en passant devant moi et une fois au dehors, on transplana.
-------------
Je lisais tranquillement le journal, j'étais le seul présent dans la salle d'attente, Kathleen était partit sans un mot et Emma avait faim, quant à Juliette, je n'avais aucune idée d'où elle pouvait être... j'étais plus fatigué qu'à l'accoutumer et je ne me sentais pas spécialement bien, mais en lisant le journal, même si ce n'était pas vraiment glorieux, j'arrivais toujours à relativiser mes problèmes. Oui, on pouvait dire ça, voir ce qu'il se passait me permettait de voir que mes soucis n'étaient rien, face aux mort, aux blessés, aux quartiers détruits, aux familles détruites et j'en passe... En voyant tous ces problèmes, je comprenais que j'avais fui, en m'installant en Amérique, j'avais fui l'Angleterre qui était en décadence à cause d'un mégalo qui zigouillait tout sur son passage.
-Mauvaise nouvelle ? Me demanda alors Emma qui revenait avec un café et deux croissant normal et un au chocolat qu'elle me tendit.
-ça ne va vraiment pas bien chez nous... soupirais-je, puis je regardais mon petit pain au chocolat bizarrement. Pourquoi j'en ai eu qu'un ?
-Bah, l'autre... je l'ai légèrement perdu... en fait, il est tombé par terre, j'ai du le jeter à la poubelle. Mais bon, qu'est-ce qu'il raconte ton journal ?
-Voldemort, de nombreux morts, d'ailleurs il y a parmis eux des élèves qu'on a connus... et à oui bien sûr, Dorcas Meadowes, notre Espoir.
Emma ne dit rien, elle touilla seulement son café avant d'en prendre de grande gorgé. Elle sortit alors de son sac un jus d'orange qu'elle me tendit, elle me fit un petit sourire d'excuse.
-Désolé, j'ai faillit oublier que je te l'avais acheté...
-Merci Em'.
La blonde vénitienne ne rajouta rien, et puis, parce que c'était Emma, je me permis de m'appuyer sur elle. Ma tête reposa donc sur l'épaule de ma meilleure amie.
-Comment tu te sens Matthew ?
-Pas bien, mais mieux que Lily, et mieux que toutes ces personnes, avouais-je en désignant de la tête le journal que j'avais encore en main. Tu crois que nous avons fui Emma ? Finis-je par demander.
C'était ce qui me perturbait, pouvait-on considérer mon envie de voyager comme une fuite ?
-Non... nous avons réalisé nos rêves... mais, à force de vouloir suivre notre chemin, nous avons égoïstement pensé qu'à nous-même...
-Est-ce qu'on doit vraiment repartir Emma ? Parce que si on repart cette fois-ci, on sera conscient de se que nous quittons et ce sera alors véritablement une fuite.
-Je sais... mais, chacun de nous devra faire son choix, je connais déjà le mien...
-Qu'est-ce que tu vas faire ?
-Je vais rester.
-Pour Lily ?
-Pas seulement, pour Rémus, pour Peter, pour Sirius, pour ma famille, et puis... pour d'autres personnes qui sont mortes en affrontant Voldemort et ses Mangemorts et que j'ai eu la chance de connaître...
Le regard d'Emma s'était fait douloureux, je me mis à lui caresser tendrement le dos. On portait tous en nous nos douleurs et nos croix... et peut-être encore plus Emma.
-Quel beau tableau attendrissant, ça change de cette sale ambiance d'hôpital ! Soupira alors Kathleen en s'asseyant lourdement de l'autre côté d'Emma.
La métisse posa sa tête sur l'épaule d'Emma. Kathleen semblait exténuée, elle était à bout, elle ne devait pas avoir fermé l'œil de la nuit. Et la connaissant, elle devait être sortie dans une soirée quelconque, elle devait s'être fait draguer et peut-être même avait-elle ramener un homme à l'hôtel. Kathleen était une mangeuse d'homme qui s'attachait rarement, les hommes l'aidaient à décompresser, à oublier les problèmes qu'elle vivait. C'était pour ça que Kat avait été la première du groupe à perdre sa virginité. Parce qu'elle était celle qui recherchait le plus l'amour et à part le sexe, rien ne simulait autant ce sentiment...
-Tu as vu Lils ? Murmura alors Kathleen, toujours dans la même position, les yeux fermés, l'air épuisé.
-Oui, avouais-je.
-Oh, bien.
Kathleen ne posa pas de question, j'eus un petit sourire, certaines choses ne changeaient pas et c'était tant mieux ! Kathleen n'aimait pas poser des questions. Et puis, elle connaissait Lily, elle savait comment sa meilleure amie se sentait, elle ne voulait pas de confirmation, elle ne voulait pas l'entendre non plus... et comme Kat était la plus jeune du groupe, tout le monde cherchait toujours à la protéger. C'était ainsi, Kat était leur petite sœur, la plus petite, celle qu'il fallait chouchouter. C'est pour ça qu'Emma se mit à caresser tendrement les cheveux de la métisse. Et après un moment silencieux, le souffle régulier de Kathleen nous fit comprendre que la noire de cheveux avait sombré dans le pays de Morphée.
-Comment va-t-elle ? L'interrogea alors Emma à présent certaine que Kathleen ne pouvait entendre.
-Mal... elle n'avait jamais semblé si désespéré... ça me fait mal de la voir dans cet état...
Emma me regarda alors avec un sourire adoucit.
-Que vas-tu faire Maty ?
-De quoi tu parles ?
-Arrêtes de faire l'idiot, tu sais bien de quoi je parle ! Tu te rappelles très bien la promesse que tu as faite à James !
Je me raidis brusquement, je devais accomplir mon devoir n'est-ce pas ? Tenir mes promesses ! D'ailleurs, j'avais toujours tenu mes promesses... pourtant... je secouais la tête, il fallait que je me reprenne. Je le devais, je n'étais pas un lâche, j'étais un Gryffondor !
-Evidemment, je vais faire ce que j'ai dit !
Emma fronça les sourcils et me regarda droit dans les yeux, d'un regard si perçant qu'il me fit détourner les yeux.
-Tu t'en sens capable ?
Je la regardais choqué qu'elle doute de moi.
-Tu ne m'en crois pas capable ?
-Si... mais c'est toi qui ne l'a pas voulut à la base... alors pourquoi vouloir le reprendre maintenant ?
-Tu crois que c'est mal ? Moi je pense que non ! Je pense qu'elle a besoin de moi, je suis le seul qui peut la sortir de là ! M'obstinais-je avec fermeté, il ne fallait pas que je flanche.
-Tu mens ! Tu n'es pas le seul... tu n'es plus le seul, me répliqua froidement Emma.
Cette allusion à James me fit froncer les sourcils.
-Je vais la reprendre, je vais lui sortir de la tête Potter, je la rendrais heureuse, je l'épouserais, nous aurons notre maison, des enfants si elle en veut de moi... et nous couleront des jours heureux jusqu'à notre mort ! Répondis-je froidement.
J'entendis alors un bruit de cassure au loin mais je n'y pris pas garde.
-Cette promesse folle que tu as faite à James l'a toujours effrayée... c'est pour ça qu'il te déteste autant, c'est parce que quand tu lui as dit ça, il a toujours eu peur que tu lui reprennes Lily. Mais maintenant qu'il est parti, tu vas devoir la tenir cette promesse. Alors que toi, comme lui, tu crèves de peur de la tenir. C'est toi le premier qui a voulut rompre cette promesse non dite avec Lily. C'est toi qui lui as dit que tu en aimais une autre ! Le Matthew de 16 ans est toujours le même que le Matthew de 23 ans, il refuse de voir sa vie toute tracée ! Parce que tu sais qu'avec Lily, tout serait prévu, qu'il n'y aurait jamais cette étincelle qui anime les couples ordinaire !
-Tais-toi ! Soufflais-je le souffle coupé.
-Tu sais très bien que c'est vrai ! En plus, si tu l'épouses, tu mettras Ju...
-TAIS-TOI ! Criais-je débordant de colère.
Emma me lança un regard froid. Kathleen c'était redressé brusquement et frottait ses yeux. Elle me regardait du coin de l'œil, elle ne comprenait pas trop, mais elle m'en voulait de l'avoir réveillée.
-Tu le sais, mais tu te voiles la face. Si tu fais ça Matthew, tu vas te renier... et tu te détesteras. Je suis ta meilleure amie, je ne veux pas te voir devenir malheureux pour le restant de tes jours.
Je lui tournais alors le dos, pour m'enfuir, pour m'éloigner de cette vérité qu'Emma venait de me balancer mais que je refusais d'admettre. Comme je l'avais dit, je tenais toujours mes promesses : j'épouserais Lily !
-Tu fuis Matty, pourtant, tu connais notre règle d'Or quand nous ne sommes pas d'accord !
-Je comprends rien ! S'exclama alors Kat complètement réveillée. Mais je joue avec vous ! J'adore notre règle d'Or.
-Evidemment ! M'écriais-je à l'adresse de Kat. Tu as inventé cette débilité !
-Tu dis ça parce que tu perds tout le temps, me répondit la métisse avec un sourire provocateur.
-Salle femme ! Tu vas voir qui va perdre ! Dis-je vexer.
Je fis apparaître une table et quatre chaises au milieu du couloir et on prit chacun place devant une chaise laissant la 4ème vide. C'était par habitude… et puis, ça aurait plut à Lily qu'on lui laisse une place.
-------------
On arrivait dans le parc, on ne transplantait jamais directement chez Dorcas, d'ailleurs c'était impossible, sa maison était trop bien protégée.
-Tu veux aller prendre un croissant ? Me demanda mon amie avec un sourire. Il y a un bon petit café par là ! Dit-elle en pointant du doigt une extrémité du parc.
-Bah, j'ai plutôt envie de rentrer.
-Ils font un bon café…
-En même temps, on a du temps ! Dis-je en prenant la direction pointée par Dorcas.
-Mais tu vas vraiment me vexer pour finir, mon café n'est pas si dégueu quand même !
-Tu as déjà goûté 4 Dragées de Berti Crochu en même temps ? Lui demandais-je soudain sérieux.
Dorcas grimaça de dégoût, apparemment, elle avait fait cette expérience... très ragoûtante…
-Et bien ton café est pire ! Avouais-je sérieusement.
Et je pris aussi tôt la poudre d'escampette, je connaissais le tempérament volcanique de Dodo.
-Attends pour voir ! S'écria-t-elle en me poursuivant.
On se mit à courir à travers le parc, j'étais mort de rire et Do était dans le même état que moi. Elle finit par me rattraper –parce que je venais de m'étaler de tout mon long à cause d'une racine– et par vengeance, elle fit apparaître un glaçon par magie qu'elle me mit dans le dos. Je me mis à me débattre avec ce putain de truc froid dans le dos tout en me tortillant sous les éclats de rire de mon amie, elle rigolait tellement qu'elle en avait les larmes aux yeux !
-Ne soit pas cruel Do', aide moi stp ! Finis-je par dire désespérer sans pour autant parvenir à enlever le glaçon.
En âme charitable, elle souleva ma chemise et enleva son glaçon, je lui lançais un regard noir.
-Arrête de faire cette tête de merlan fris, je vais te payer ton café !
-C'est tout ce que tu proposes pour la douleur que tu m'as fait subir ! M'exclamais-je abasourdi. Et je suis pas un merlan fris !
-Un aigle fin si tu préfères ! Un croissant en plus ça te va ?
-Avec un donut à la banane ! Et c'est quoi un aigle fin ?
-Ok, j'accepte, et va voir dans un dico, il est grand temps que tu améliore ta culture générale mon bon vieux Jamesie.
-M'appelle pas comme ça !
-Allez, viens !
Dorcas me prit la main et me tira jusque dans le petit café où la plus grosse partie des clients étaient des vieilles personnes. En général, comme ils n'avaient pas grand-chose à faire, ils venaient dans des cafés pour manger, pour être entouré malgré leur solitude…
-Bonjour, que puis-je vous servir ? Demanda alors la serveuse d'un âge assez avancé.
-Deux croissant nature, un chocolat chaud, un café et un donut à la banane si vous avez.
-Oui, je dois encore avoir si, dit alors la serveuse en jetant un regard dans la vitrine. Oui, vous avez de la chance, il m'en reste un. Ce sera tout ?
-Oui. C'est pour manger ici. Va t'asseoir James, je vais prendre le plateau.
J'hochais alors la tête et regardais par la fenêtre. Je me demandais si mes amis s'inquiétaient pour moi, après tout, je n'étais pas rentré de la nuit et je ne les avais pas prévenu que j'avais eu une mission. Et puis mes pensées dévièrent évidemment vers Lily, dès que mon cerveau n'était plus occupé, mon cœur prenait les devants et me rappelait sans cesse l'image de la rousse. Je me demandais ce qu'elle faisait, est-ce qu'elle allait bien ? Et puis le plus important et le plus douloureux à la fois : était-elle heureuse sans moi ? Puis mon regard dévia vers Dorcas qui sortait son portefeuille. En tout cas, elle arrivait à me faire oublier mon malheur, et moi, j'étais bien avec elle, comme par le passé… c'était ma meilleure amie.
-------------
La tension était palpable, je regardais mes deux adversaires de manière hésitante, la partie était serrée comme elle ne l'avait jamais été. En même temps, Lily n'était pas là et d'habitude, c'était elle qui gagnait à chaque fois ! J'avais de bonne carte en main, mais Emma avait une chance de cocu et Kathleen était la meilleure baratineuse au monde…
-Je suis et je relance de deux, dis-je finalement (1).
On jouait au poker, c'était Lily qui nous avait initié à ce jeu et depuis lors, dès qu'il y avait un problème, on jouait à ce jeu pour se départager, le perdant, en plus de perdre son fric, perdait des vêtements, c'est pourquoi, j'étais torse nu, en plein milieu du couloir, il ne me restait plus que mon jeans et mon calbar. Kathleen était un soutient gorge mais ne s'en formalisait pas et Emma avait juste enlever son pull, il lui restait tout le reste ! Bien évidemment, notre accoutrement avait attiré d'abords les gens du personnel, puis des malades sortis de leur chambre pour nous mâter, le monde virait vraiment aux voyeurisme, c'est pas parce qu'il y avait en plein milieu d'un couloir des gens à moitié nu, qu'il fallait accourir avec… des appareils photos ? Il y eut alors un flash, j'étais éberlué, je regardais alors Emma et Kathleen pour voir leur réaction et… ces sales pestes posaient en faisant le V de la victoire ! Merlin, étais-je la dernière personne sensée dans cet hôpital ?
-Décoince toi mon Matty ! Sourit alors Kathleen en regardant l'objectif en faisant un clin d'œil.
-Tais-toi ! Em', à toi de jouer.
Emma sans rien dire baissa les cartes sur la table, je soupirais, elle se couchait, restait plus que Katy. Celle-ci eut un sourire arrogant. Je tirais une nouvelle carte –un 2 de cœur– et la mis à côté du valet de trèfle et du 10 de cœur. J'avais en main un 5 de pique et un 10 de pique, j'avais mes chances.
-Je mets trois jetons, dit alors Kat en me regardant avec un sourire arrogant.
Je lançais trois nouveaux jetons sur la table improvisée. Je tirais une nouvelle carte, un as de pique.
-Je relance de 5 !
J'eus alors une moue, Kat avait sans aucun doute une paire, mais moi aussi. Tout allait se départager à la dernière carte, j'en avais conscience, mais je savais que j'avais mes chances, Kat n'était pas là plus douée à se jeu après tout, elle avait rarement de la chance.
-Je te suis et je relance de 3, dis-je finalement.
Une voile de doute passa alors sur les yeux de Kat, puis elle reprit un visage impassible avant de déposer trois jetons. Je tirais alors la dernière carte, un 10 de carreau. Je ne laissais passer aucune émotion, mais cela annonçait ma victoire à coup sûr ! Faire un brelan était rare.
-Je relance de deux, finis par dire d'une petite voix Kat.
J'eus un sourire victorieux.
-Je suis et relance de 10 !
-Bon, de toute façon j'ai plus rien à perdre ! Ragea alors Kathleen en mettant les jetons.
-Alors ? Demanda Emma.
Je révélais mon jeu et pris les jetons mais Kat me bloqua d'une main et eut un sourire mauvais avant de me montrer sa main : 2 as en main, et un troisième sur la table. Je pâlis dangereusement, cette saleté venait de me faire le coup du bluffe, elle avait un brelan d'as !
-Merde ! M'écriais-je en laissant prendre tous les jetons par Katy qui me tira la langue.
-Tu sais ce qu'il te reste à faire Matty ! Se moqua alors Emma.
Je la regardais d'un œil noir avant d'enlever mon jeans, je venais de perdre le peu de dignité qu'il me restait et en plus tous ses vicieux qui me regardaient en faisant des commentaires.
-Il est plutôt bien fait, entendis-je malgré moi.
Je me sentis rougir. D'ordinaire, j'aimais ce genre de commentaires, mais pas quand les personnes m'entourant était presque tous plus vieux que moi d'au moins une dizaine d'années !
-Tu joues encore une part Mat ? Se moqua alors Kat en mélangeant les cartes.
-Ha ha, très marrant ! Raillais-je. Si jamais je perds je devrais enlever… je frissonnais d'horreur. Non merci, j'arrête de jouer.
La foule commençait alors à se disperser, les gens nous laçaient des derniers regards amusés et approbateurs à la vue de nos corps bien taillé.
-Donc tu admets ta défaite ? Demanda alors Emma en me faisant un sourire supérieur.
-Hmm.
-Quelle réponse claire et explicité ! Ricana Kat.
-Hmm.
-Donc tu ne vas pas tenir ta promesse ! C'est ainsi, tu as perdu, ce qui signifie que ton idée était nulle et que la mienne était magnifiquement splendide ! Se pavana alors Emma en se levant. Bon, maintenant, ce n'est pas tout ça, mais où sont les toilettes ?
Emma partit alors sans attendre une réponse. Kathleen eut un sourire pervers.
-Tu paries avec moi qu'elle se perd !
-Je parie pas, je sais pertinemment qu'elle va se paumer de toute façon. Et avec sa chance, elle va surprendre des membres du personnel entrain de le faire !
Kat eut une petite moue hésitante.
-Moi j'aurais opté plutôt pour une petite escale dans un bloc opératoire suivit d'un évanouissement en bonne et du forme à la vue du sang !
-Hmm… je préfère ma solution.
Kat tendit alors la main.
-Je parie un dîner dans le meilleur resto de la ville !
-Marché conclu, approuvais-je en serrant sa main.
On entendit au loin un petit vacarme.
-Bouge pas, j'y vais, sourit alors Kathleen en se levant.
-------------
Je marchais dans les rues en tentant de rester le plus discrètement possible, j'avais remis des vêtements passe-partout noir et difforme, pour que personne ne me reconnaisse, en plus, j'avais mis une casquette et des lunettes noirs. Bien sûr, par prudence, je regardais sans arrêt partout autour de moi, j'avais tellement peur. Mais ce n'était pas ce qui me rendait la plus nerveuse… ce qui me mettait à bout, c'était de savoir que je me rapprochais de plus en plus de mon but. Et mon pauvre cœur battait tellement fort… je comprenais enfin l'expression « avoir le cœur jusque dans la gorge »… et ce stresse qui ne me quittais pas, pourtant, je n'avais rien fait de mal ! Enfin, presque rien…
Et puis, je décidais de prendre un raccourcit, un chemin par un parc, je marchais tranquillement, tête baissée et alors que je passais devant un banc occupé quelques chose roula devant mes yeux. Je m'accroupis pour ramasser l'objet, un petit nounours qui faisait du bruit quand on appuyait sur son ventre. Je déglutis, je ramassais ce petit jouet d'une main tremblante.
-Maxou ! S'exclama alors la maman en réprimandant son enfant qui venait de lancer son jouet.
L'enfant avait un sourire innocent, il se relança en arrière dans sa poussette tout en rigolant au éclat. La maman soupira et caressa tendrement les cheveux de son enfant.
-Et en plus tu le fais exprès canaille ! La femme tourna alors son visage vers moi et me regarda bizarrement. Heu, excusez moi, vous pouvez me le rendre ?
-Oui, évidemment.
Je tendis alors le nounours au petit garçon qui le reprit d'un coup sec. Puis il éclata de rire. Il devait avoir 1 an ½ et il avait d'adorable fossette quand il souriait.
-Meci, sourit-il de toutes ses dents qu'il avait en nombre réduit.
-Au revoir.
Et je partis précipitamment, puis je me mis à courir, loin, très loin, et finalement, je me suis arrêté devant un arbre contre lequel je me suis écroulé, je m'appuyais sur cet arbre, je crois que sans lui, je serais tombé, mais je faisais tout mon possible pour ne pas craquer, alors je respirais profondément, tout en me touchant le cœur.
Un enfant… un bébé… ma main descendit alors lentement jusqu'à mon ventre. Je refermais douloureusement les yeux, cette fois-ci, je sentis mes yeux picoter, j'essuyais rapidement ce début de larmes ; j'avais du mal à reprendre ma respiration, mais il fallait que je me calme, je ne m'étais pas enfuie pour rien de St-Mangouste, j'avais un but, je m'étais fixée une mission, je ne pouvais pas me laisser aller tout de suite, je pleurerais ce petit être plus tard. Mais là… il fallait que je refoule mes émotions…juste quelques minutes, peut-être quelque heures...
Puis, je ne sais pas dire exactement combien de temps je suis resté comme ça, entrain d'essayer de me contrôler, mais une fois sûre que j'arriverais à aller jusqu'au bout, je relevais la tête et me remis à marcher en regardant le sol, il fallait absolument que j'évite de regarder des enfants... ça me faisait trop mal. Et puis, j'arrivais enfin à destination. Je me mordis les lèvres, hésitante, lançant un petit regard par-dessus mon épaule, j'avais encore le choix non ? Retourner à l'hôpital et me faire consoler... ou affronter cette affaire avec la personne la plus concernée dans tout ce bordel ! Puis ma décision fut prise, je n'avais pas fait tout ce chemin pour rien, je n'avais pas le droit de douter maintenant que tout le début du travail était fait.
Alors je me dirigeais vers les escaliers d'un grand immeuble, je gravis les marches quatre à quatre, je m'arrêtais au deuxième étage. Prise par mon élan, je touais trois petits coups sec et je retins ma respiration. J'entendis alors un bruit de remuement à l'intérieure de l'appart, et très lentement, de mon point de vue, la porte commença à s'ouvrir. Voilà, j'allais devoir le faire, affronter James et lui dire que j'avais perdu notre bébé...
-------------
J'étais paniqué, elle voulait vraiment qu'on se tape une crise cardiaque ou quoi ? Je sentis la colère bouillir en moi, j'allais exploser, j'avais accumulé trop de truc en trop peu de temps, j'allais craquer ! Et ce putain de médecin qui restait bêtement en face de nous sans rien dire d'autres que « désolé, votre amie s'est enfuie et on ne sait pas exactement quand » !
-Comment ça, elle a fait le mur ? S'écria alors Kathleen dans le même état que moi.
-Vous n'êtes pas sensé la surveiller ? Veiller sur elle ? M'écriais-je à mon tour plus que sur les nerfs.
-Calmez-vous ! Ordonna alors Emma en posant une main réconfortante sur nos deux épaules en nous lançant un regard appuyé et menaçant pour qu'on obtempère. Vous savez nous dire vers qu'elle heure elle serait partie plus ou moins ?
Elles étaient revenues assez rapidement mais Kat n'avait pas eu le temps de me dire les conneries qu'avait encore fait Emma parce que le médecin était venu nous trouver ! Et pour nous annoncer ça en plus !
-La dernière ronde dans sa chambre s'est fait vers 5h40, elle avait demandé de l'eau... mais ça fait plus de deux heures déjà... donc, elle est peut-être partie juste après cet événement ou bien plus tard, je ne serais rien vous dire de plus... je suis réellement navré.
-Et on vous croit, répondit alors Emma avec un sourire d'excuse.
Le médecin hocha la tête et continua son chemin. Deux heures ? Lily pouvait être très loin déjà ! Quel con, j'aurais du rester tout le temps à son chevet ! Je passais ma main sur mon visage, j'étais coupable. Je sentis alors une main douce passer sur mon dos.
-Il y a un problème ? Demanda alors Juliette qui venait tout juste d'arriver, elle semblait toute pimpante par rapport à nous, laver, coiffer, elle n'abordait pas de cerne.
C'était elle qui avait fait ça alors... je frissonnais et m'éloignais en douceur de cette caresse. Il le fallait, je n'avais pas le choix...
-Lily s'est enfuie, lui expliqua Emma en me regardant du coin de l'oeil.
J'aimais moyennement ce regard et je plissais les yeux dans la direction de la blonde vénitienne qui soutint mon regard, pour elle, elle avait raison et moi tords ! Et même si j'avais perdu je ne reviendrais jamais sur ma parole ! Une promesse était une promesse ! Et la défaite à un débile jeu de carte ne pouvait pas l'effacer.
-Quoi ? Dis-je froidement en sa direction.
-Il y a un problème ? Demanda alors Juliette en fronçant les sourcils en lançant un regard surpris, allant d'Emma et moi consécutivement.
-Ouais, il y a un problème, Lily est partie sans prévenir personne, on ne sait pas où elle a pu aller, on ne sait pas ce qu'elle peut bien faire et elle va très mal, mais à part ça, j'crois que ça va plus ou moins bien ! Expliquais-je ironiquement.
Juliette fronça alors les yeux et ses yeux se chargèrent d'éclairs, elle dut respirer un bon coup pour récupérer son calme.
-Non, je voulais dire entre toi et Emma, répliqua-t-elle d'une voix doucereuse.
-Rien, il n'y a rien eut entre elle et moi ! Dis-je buter.
-Il est con et il se voile la face, à part ça, entre nous ça va très bien ! Sourit alors Emma.
Je lançais un regard mauvais à ma meilleure amie qui me regardait hautainement.
-Arrête de sourire, sifflais-je.
Emma allait répliquer quelque chose que je n'aurais certainement pas apprécier, mais Kat intervint en se mettant entre nous deux et en nous lançant un regard appuyé.
-Vous réglerez ça plus tard, dit alors la métisse. Je pense qu'on a une chose plus importante à faire là, non ?
-Tu as raison, approuvais-je, bon on y va parce que plus on parle pour ne rien dire, moins on a de chance de retrouver Lily !
-La ferme Richards ! Calme tes nerfs, on s'inquiète tous pour Lily, ne fait pas d'elle ton sujet exclusif ! Lily est ma meilleure amie, et pendant que toi t'étais en Amérique, je me suis toujours très bien débrouillé avec elle ! Réfléchissons calmement, on connaît tous Lily et sa façon de procéder. Donc, dans son état, où peut-elle être à votre avis ?
Kathleen se tint le menton pour mieux réfléchir, je me mis également à réfléchir, oui, je connaissais très bien la façon de procéder de Lily ; alors je compris immédiatement, j'avais trouvé, je regardais les autres pour voir si elles avaient également trouvé. Emma avait évidemment trouvé, Kathleen eut un sourire crispé tout d'un coup et Juliette hocha positivement la tête.
-J'y vais, dis-je aussi tôt.
-Tu ne devrais pas, je ne sais pas si elle a envie de te voir ! Répondit alors Juliette en me tenant par la manche.
-Et qu'est-ce que t'en sais toi ? Reniflais-je avec mépris.
Juliette resta impassible mais soutint mon regard.
-Oh, c'est simple, si elle est allée voir James, c'est justement pour se tenir éloigné de toi.
Je pris cette réponse comme une claque, je me défis d'un mouvement brusque de sa poigne.
-Elle a raison Maty, approuva alors Kathleen.
-J'irais bien, mais... je vais me perdre à coup sûr, soupira alors Emma en se rasseyant.
-Et toi Katy ?
-Je sais pas où ils habitent moi les Maraudeurs !
Toutes les têtes se tournèrent alors vers Juliette.
-Bon, j'y vais alors, soupira la brune. Je vais d'abord prendre ma veste et je pars tout de suite.
-Attends, je veux t'accompagner ! M'exclamais-je énergiquement.
-Je crois que t'as pas trop saisi ce que j'ai dis avant je crois bien.
-J'ai pas dit que j'allais aller la voir, je veux juste t'accompagner toi, au cas où...
Juliette hocha alors positivement la tête et parti chercher son manteau.
-Moi, je préfère rester ici, si jamais elle revient, ce sera ici, il ne faut pas la rater, dit alors Emma en me regardant.
Kathleen sembla alors peser le pour et le contre de m'accompagner.
-J'crois que je vais rester avec Emma... c'est plus prudent, tout à l'heure, en essayant d'aller aux toilettes, elle s'est retrouvé dans un bloc opératoire ! Et j'ai gagné ! Toc dans les dents Mat ! A moi un bon restau ! Se pavana aussi tôt Kathleen.
-Merde ! M'écriais-je.
Emma rougit à cette révélation, je soupirais, cette fille était vraiment grave et elle n'avait aucun sens de l'orientation ! En plus, la connaissant, elle s'était évanouie à la vue du sang. Je secouais la tête, Emma était grave, gentille et tout, elle était d'un grand soutient, mais il fallait toujours la surveiller car elle ne pouvait s'empêcher de toujours aller là où il ne fallait pas !
Mes deux amies se regardèrent alors comme si elles se mettaient d'accord, j'eus soudain un doute... elles semblaient avoir mis quelque chose au point et je ne savais pas quoi, j'allais les interroger mais Juliette me fit une petite tape sur le dos pour me faire réagir.
-Bon, allons-y, dis alors Juliette qui avait fait vite pour revenir.
Je me levais sans rien dire, lançant un dernier regard suspicieux vers mes amies qui me firent un large sourire qui n'annonçait rien de bon... j'accompagnais Juliette jusqu'à la sortie de l'hôpital, on n'avait pas le droit de transplaner à l'intérieure du bâtiment. Durant le trajet, je n'avais pu m'empêcher de lui lancer de petits regards du coin de l'œil, je me demandais si elle m'en voulait pour mon comportement. Mais en même temps, je me réprimandais, je n'avais plus le droit de penser à elle. Si je voulais tenir ma promesse, il faudrait que tôt ou tard, Juliette sorte de mon cœur...
-Bon, tiens moi la main qu'on puisse partir ensemble, dis alors Juliette en me tendant la main sans pour autant me regarder.
Je tendis alors lentement ma main vers elle, dire que cette main, toute la fin de ma 6ème et tout le long de ma 7ème, j'avais eu envie de la tenir, de la serrer, Juliette, je l'avais voulu mienne... et puis, sans trop comprendre pourquoi ni comment, une chaleur grandit en moi… ainsi que le désir, j'étais fiévreux… qu'est-ce qu'il me prenait ? Je déglutis difficilement, j'en eu le vertige et du m'appuyer contre le mur. Je regardais partout autour de moi, essayant de comprendre…
-Mat ? Me demanda alors Juliette, penché vers moi.
Et alors, sans trop comprendre ce qu'il se passait réellement, je l'agrippais alors brusquement et la tirais vers moi pour l'embrasser. Elle fut d'abord surprise et tenta de se défaire de ma prise, mais je tins bon, ce baisé, même volé, je l'avais tellement désiré ! Puis, elle se laissa aller et sa main droite se plaça alors dans mon coup et elle approfondit notre baisé, son autre main était passé son ma chemise, j'en eus quelques frissons de plaisir. Mes mains qui jusque là étaient restées bien sagement sur ses hanches passèrent d'abord sous sa chemise, je lui tins les hanches et me mis à la caresser avec mon pouce. Elle refoula alors un gémissement qui provoqua une douce chaleur dans le bas de mon ventre... et quand elle s'en rendit compte, elle stoppa notre baisé passioné. Elle me regardais confuse, droit dans les yeux, et me poussa le torse pour que je ne sois pas trop proche d'elle. J'en eus un pincement au cœur.
-Pourquoi ? Dit-elle à bout de souffle. Je croyais que tu avais choisi Lily...
Je clignais alors des yeux surpris, elle n'était pas sensé savoir ça, à moins que...
-Emma ?
Et puis, en disant son nom, je compris enfin, c'est sales femmes venaient de me lancer un sortilège ! Un sortilège de désir en plus ! Je regardais partout, étaient-elles encore là pour que je les flagelle ?
-Non, j'étais là à ce moment... je vous ai écouté parler, avoua alors Juliette.
Je sursautais, elle était là ? Mais quand ? Comment ? Je me pris la tête en main, trop de chose en trop peu de temps ! J'étais fatigué moi merde, qu'on laisse mon cerveau se calmer deux secondes le temps que je récupère un tant soit peu de lucidité !
-Je vous ai écouté parler, répéta alors Juliette. Je suis resté… hum… on va dire caché, parce que votre conversation était trop personnelle alors je n'ai pas voulut… intervenir. Mais tu n'as toujours pas répondu à ma question.
-Quelle question ? Demandais-je bêtement.
-Pourquoi tu m'as embrassé ?
-Je ne sais pas... avouais-je pitoyablement.
Si je savais… un sort, mais je n'avais pas envie de lui dire, je n'avais pas envie de la blesser, c'était la seule chose dont j'étais sûr en cet instant.
-Tu n'aurais pas du alors, dit-elle tout simplement.
-Tu n'aimais pas peut-être ? Soufflais-je, blessé dans mon orgueil.
-Non, je n'ai pas dit ça, mais maintenant, si tu choisis Lily, je crois que sa me fera quelque chose... allons-y.
Je déglutis, je n'avais pas vraiment tenu compte des sentiments jusqu'à présent... Juliette posa alors sa main sur mon épaule et on transplana.
-------------
La porte s'ouvrit calmement.
-C'est maintenant que tu rentres !? James franchement, il... Lily ? S'étonna alors Rémus.
-James n'est pas là ? Demandais-je en lançant un coup d'œil à l'intérieure de l'appart des Maraudeurs.
Rémus sortit de l'appart et ferma la porte jusqu'à laissé une petite fente, il me regardait suspicieux et étonné, après tout, il savait que j'avais été à l'hôpital...
-Non...
-Il est partit il y a longtemps ?
-Il est allé chercher notre petit déj...
-Bon.
Je faisais demi-tour, prête à partir.
-Lily, tu n'est pas censé être à l'hôpital ? Me questionna-t-il finalement.
J'haussais les épaules avec inintérêt.
-Rémus, est-ce que James est revenu ? Si c'est lui, engueule le de ma part, il faut être irresponsable pour découcher sans prévenir ! Surtout dans un moment pareil ! Cria alors Sirius d'une voix lointaine.
Rémus se tapa alors le front.
-Le boulet, murmura alors Rémus.
Je remontais alors les marches.
-Il n'est pas rentré chez vous ?
-Non... mais je ne pense pas que...
-Tu ne penses pas quoi ? Dis-je durement.
Rémus ferma définitivement la porte derrière lui, il me regarda durement.
-Tu l'as oublié Lily, tu as déjà tourné la page toi ! Laisse-lui faire pareil.
Je me mis alors à ricaner.
-La demande de divorce, ce n'est pas moi. Je n'ai pas tourné la page... tu sais ce que j'ai abandonné pour être avec lui ?
-Matthew ?
Je lançais un regard noir au Maraudeur. Pourquoi où que j'aille tout tournait toujours autour de Matthew ! Quand est-ce que les gens accepteraient que Matthew n'était plus que mon meilleur ami ? On avait été proche, je l'accordais, je voulais bien même admettre qu'il avait été la personne la plus importante pour moi dans ma jeunesse. Mais une fois avec James, c'était lui qui avait eu la première place !
-James t'aimait comme un malade, mais toi, tu ramenais toujours tout à Richards, continua alors Rémus.
-C'est faux ! J'aimais James, plus que j'ai aimé Mat. Ne compara l'amour platonique que j'ai porté à mon frère de cœur à l'amour que je porte à James ! Ne compare pas l'incomparable ! M'écriais-je blessée.
Rémus se tut et se gratta le coup mal à l'aise.
-Il t'aime encore Lily, mais il veut tellement te protéger...
-Me protéger ? Je me mis à pouffer puis j'ai éclaté d'un rire franc mais ironique. C'est tordant non ? Il m'a rendu tellement amer. Tu vois, la Lily que tu as en face de toi n'arrive même plus à se regarder dans la glace ! J'ai perdu son enfant Rémus... je l'ai tué... mais je ne suis pas la seule responsable ! J'ai ma part d'erreur... mais je ne suis pas la seule ! Me protéger ? Mais j'en ai rien à foutre de sa protection, moi, tout ce que je voulais c'était être heureuse ! J'avais hurlé cette dernière partie de ma phrase.
Rémus me regardait désolé, il eut un geste vers moi pour me réconforter mais je me reculais tout en lui lançant un regard cruel et rempli de colère accumulé depuis ces derniers temps. Puis j'entendis des bruit de pas dans les escaliers, des talons... je lançais un dernier regard à Rémus, il tendit la main vers moi pour me retenir, mais c'était trop tard, j'avais déjà transplané.
J'atterris alors dans une petite ruelle de Londres, je me mis à marcher, perdue dans mes pensée, une seule phrase me restait en tête : « il t'aime encore », mon cœur se réchauffa. Puis, mes pas me conduire automatiquement vers un café. Je regardais le nom u café avec un petit sourire nostalgique. Je poussais la porte et m'arrêtais sur le seuil, étonnée de voir des têtes bien connues à une table. J'avançais alors prudemment vers cette table et m'assit à la place laissée libre. A la place que je pris, il y avait déjà un café fumant et un petit pain au chocolat. Autour de cette table, Emma et Kathleen qui me souriaient réconfortantes. Je fondis alors en larme et Emma posa sa main dans mes cheveux.
-Chut ma Lilou, souffla alors Kathleen en me caressant le dos avec tendresse.
-Je suis un monstre !
-Non, tu es humaine, tu commets des erreurs. C'est si tu t'apitoies sur ton sort et que tu vis dans le passé que tu deviendras un monstre rempli d'amertume et de tristesse, sourit alors calmement la métisse. Mais alors tu seras notre monstre et nous ne t'abandonnerons jamais !
Je me tus, enregistrant les paroles de ma meilleure.
-Tu vas rester ici ? M'étonnais-je.
-Ais-je le choix Lily ? La dernière fois que je suis partie, j'ai réalisé mes rêves. Mais maintenant, je suis consciente de ce que j'abandonne. Je ne peux pas me cacher ! Au dehors des gens se battent, meurent tous les jours... je n'ai plus le droit d'être égoïste.
-Et toi Emma ?
-Je reste.
-Et Mat ?
-Ça, c'est à lui de décider... mais la vraie question ne se situe plus là Lily. Toi, que vas-tu faire maintenant ?
Je me tus et me mis à réfléchir. Avais-je envie de rester en Angleterre ? La réponse se fit d'elle-même : non. Trop de souvenir, heureux ou triste. Trop de chose qui me rappelait que j'avais perdu mon bébé. Je ne pourrais plus remettre les pieds à St-Mangouste avant un moment, je ne le supporterais pas. Je ne pouvais plus vivre dans mon appart', je ne pouvais plus non plus m'appuyer sur Juliette, il ne fallait pas que j'exagère non plus, elle aussi avait sa vie à vivre. Elle ne devait plus faire sa vie en fonction de la mienne. En plus, si je partais, même si c'était pour fuir, il me restait quelque chose à accomplir ! Mon rêve : l'Afrique. La dernière lueur dans la vie, la seule chose qui pouvait véritablement me rendre utile au monde, une dernière raison de vivre, de m'accrocher, de redresser la tête : rendre des enfants heureux.
-Je vais partir. Il faut que je quitte l'Angleterre, j'ai trop perdu et encaissé. Il faut que je réalise mon rêve, c'est tout ce qu'il me reste pour rester debout, si je ne le fais pas... mais je reviendrais me battre dès que j'irais mieux...
-Prend ton temps, dit alors simplement Emma avec un sourire compatissant.
Mes deux meilleures amies me serrèrent alors dans leurs bras. Je me mis à pleurer, il fallait que je fasse une dernière chose, mais j'avais besoin d'elles.
-Vous voulez bien m'accompagner à un endroit ? J'aurais besoin de vous je crois bien...
-Tu n'étais même pas obligée de poser la question, soupira Kathleen en levant les yeux au ciel avec amusement.
-------------
L'eau coulait sur mon corps, ça me faisait du bien, toutes les crasses sur mon corps partaient, je me sentais mieux, j'avais toujours apprécié me laver, surtout après un salle boulot comme ça. Ça m'enlevais de la tête ce que j'avais durant la nuit, les cris qui résonnaient encore dans ma tête. Je fermais finalement le robinet et sortit de la douche, je pris la serviette qui m'attendait à la sortie et me mis à m'essuyer. Je me rhabillais tranquillement et alors que je remettais mon jeans, j'entendis un bruit d'impact, je regardais au sol et réalisais alors que c'était mon alliance qui était par terre. Je restais un moment perdu, j'hésitais à ramasser ce bout métallique, puis doucement, je me penchais pour le ramasser, je le pris entre mon pouce et mon index, puis, je regardais partout à la recherche de uelue chose de précis, puis je vis les toilettes. Je me dirigeais vers celle-ci, je mis alors l'alliance au-dessus de la toilette, devais-je le faire ? Devais-je jeter cette alliance ? Tout oublier pour tout recommencer ? Ma main s'ouvrit, et je tirais sur la chasse.
Je me laissais glisser et m'accroupis tout en me prenant la tête. Puis, on toqua à la porte.
-James, est-ce que ça va ? Me demanda alors Dorcas de l'autre côté de la porte.
Comme je ne répondais pas, elle ouvrit doucement la porte et me trouva dans la même posture : accroupis me prenant la tête dans les mains. Elle s'approcha doucement de moi et se mit à me caresser le dos avec apitoiement.
-Tu veux en parler ? Me demanda-t-elle doucement.
-Non, je suis juste un lâche ! Dis-je avec colère. Incapable d'oublier Lily !
-Qu'est-ce que tu veux dire ?
Je ramassais alors la bague sur le sol, juste à côté des toilettes.
-J'ai été incapable de l'effacer, au dernier moment, je l'ai lâché sur le sol, là où j'étais sûr de pouvoir la retrouver ! Je suis con, non ? C'est moi qui demande le divorce et je crois bien que c'est moi qui en souffre le plus, c'est moi qui n'arrive pas à tourner la page, c'est moi qui refuse de l'oublier, de faire une croix sur nos deux ans de mariage ! J'ai été con, j'ai cru u'une fois que notre boulot serait finit, Lily me reprendrait sans problème, je n'avais pas réalisé que c'est elle qui m'effacerait de son cœur !
-Tu aurais du lui dire la vérité...
-La vérité ? Tu te rappelles de Johnson ? Il l'a dit à sa femme la vérité, et tu sais très bien comment elle a finie une fois qu'on a appris les activités de son mari ! A moins que tu veuilles que je te rappelle qu'elle a été torturée et qu'on a renvoyé sa tête à Johnson en souvenir ! Les Mangemorts non aucune pitié pour nous, pour ceux qui se battent contre eux ! J'ai accepté de faire parti des rebelles à cause de la mort de mes parents ! A l'époque, je n'avais plus rien à perdre ! Mais après j'ai eu Lily... et maintenant qu'il y a un traître parmi l'Ordre qui balance les membres, je n'ai plus vraiment le choix ! Je voulais juste la protéger, l'éloigner de moi avant qu'on ne me renvoie sa tête en cadeau ! Hurlais-je à bout.
Dorcas ne dit rien, elle posa juste sa tête sur mon épaule. Elle passa alors sa main sous ma chemise et tira mon médaillon, il représentait un Phoenix.
-Tu veux que je te l'enlève, tu veux partir ? Tu veux la rejoindre ? Je peux le faire James, tu sais très bien que j'en ai le pouvoir, je peux te renvoyer à ta vie de simple Aurore, après tout, c'est moi qui l'ai créé, pour mon frère, pour ma famille, pour tout le monde.
Je la regardais puis secouais la tête.
-Dorcas, c'est impossible, tu crois que je pourrais dormir tranquille en sachant que tu combats sans coéquipier ? Que au dehors vivent des salauds qui pourraient s'en prendre à toutes les personnes chères à mon cœur ? Je sais très bien que ma famille est une cible de choix si on découvre mon activité... mais je ne veux pas attendre qu'on m'attaque, je suis... j'étais marié à une enfant de Moldus, mon meilleur ami est un renégat, mon autre ami est un loup-garou et le troisième est trop influençable ! On les attaquera tôt ou tard ! On s'en prendra tôt à tard à leur vie, je ne veux pas attendre que cela arrive. Je resterais Dorcas, mais je suis touché par ta proposition, sincèrement.
Dorcas me regarda alors dans les yeux et se leva, elle me tourna alors le dos.
-Je suis désolé James ! Je n'aurais jamais du te recruter ! Tous les autres membres... non, avec tous les autres membres, on a rien à perdre... on a plus de famille, on est des célibataires endurcis, toi, tu avais une vie, des amis chers à ton cœur, une femme... je n'aurais jamais du m'approcher de toi pour te demander ton aide !
-Quelqu'un d'autre m'en avait déjà parlé... avant toi de cet Ordre du Phoenix...
Dorcas se retourna brusquement et me regarda interdite.
-Qui ? Demanda-t-elle aussi tôt.
-Ton oncle, avouais-je.
-Albus ?
-Je connaissais son existence, alors si tu n'étais pas venue me voir, moi, j'aurais été vers toi pour en faire parti de l'Ordre du Phoenix.
-Pardon James, pour moi, pour Albus de t'emmener dans la merde !
Alors devant mes yeux, la grande Dorcas Meadowes se mit à pleurer, elle craqua complètement. Je me levais et la serrais dans mes bras.
-Chut Dodo, soufflais-je en la berçant lentement. Tu sais, moi aussi j'avais tout perdu, mais des fois, comme Johnson par exemple, on arrive à reconstruire une famille, alors on veut tout faire pour protéger ce nouveau bonheur, Johnson ne t'en voudras jamais, car tu es celle qui nous a donné une voie à suivre. Tu dois continuer de recruter, tu ne dois jamais douter de cet Ordre, de la force des Meadowes, du Phoenix qui est votre blason, qui représente l'espoir qui revient à chaque fois ! Qui renaît toujours, même dans les pires conditions, il y a toujours un nouvel élu, et toi Dorcas, même si ce n'est pas toujours facile de l'être, tu es l'Espoir de toute une génération de sorcier, mais un sorcier seul ne peut rien contre l'armée que s'est constitué Voldemort, c'est pour ça que des hommes comme moi sommes là, comme Sirius et Rémus aussi, nous sommes là pour te soutenir, pour que l'Espoir ait de bonne base.
Dorcas se tut, elle enregistrait mes paroles, elle s'éloigna alors de moi et eut un sourire de remerciement.
-Merci James, heureusement que...
Mon amie n'eut pas le temps de finir sa phrase, un bruit d'explosion venait de se faire entendre en bas. Dorcas récupéra aussi tôt un visage sérieux et confiant. La magie bouillonnait soudainement autour d'elle.
-Pars James.
-Je suis ton coéquipier Dorcas. On doit s'entre aider.
-Alors je ferais en sorte que tu ne meurs pas aujourd'hui !
-J'ai confiance en toi.
Dorcas sourit et hocha alors positivement la tête avant de franchir la porte... je savais u'on allait affronter une horde de Mangemorts... mais j'étais confiant, tant que vivrais Dorcas, je garderais éternellement espoir.
------------------------------------------------
(1). C'est du poker pour ceux qui connaisse pas le jeu.
Note de Sheena China.
Ouais, enfin finit! Je m'auto applaudis, parce que je sais que vous vous appréciez moyen mon retard, mais moi, je suis contente, j'ai tellement ramé pour ce chap, je l'ai commencé, recommencé, rerecommencé, je n'en pouvais plus, j'ai du faire ça 10 fois au moins! Alors dégustez le ce putain de chap qui m'a posé trop de problèmes! J'en avais marre, mais j'ai tenu le coup! La preuve, c'est mon plus long chap je crois bien! Plus de 23 pages il me semble.
Bon, comme je viens de le finir, j'ai encore les événements en tête. Ce chap est différent des autres parce que j'ai mis trois "héros" en avant plan. Je sais pas si vous avez trouvé ça confus, mais je pense que ça doit être allé. Au début, c'était encore plus compliqué. J'ai préférée être dans la tête de James je pense bien, puis Matthew et enfin Lily, elle était trop dépressive, c'est pour ça que je l'ai moins appréciée.
Aussi non, vous savez enfin pour James. J'espère que vous n'êtes pas trop déçu, mais moi, ça me convient, je trouve cet argument pas mal. Je sais je suis cruel pour l'enfant de Lily, je n'aurais pas du faire ça... mais c'ets une erreur de ma part, je n'ai pas fait attention au mois au début de l'histoire, elle commence en été. Il faut 9 mois pour un bébé, si il était resté un an dans le ventre de Lily, j'sais pas si la fic aurait été cohérente... Je susi cruel, mais c'est ainsi, je n'ai pas eu le choix, j'ai du tué le bébé.
Sinon, comme d'hab, j'ai adoré Emma et Kathleen, elles sont trop puissante. Heureusement qu'elles étaient là, ça a rendu la fic moins sombre.
Réponse aux review anonyme.
Noriane: Merci pour ton message. Maintenant, tu sais le secret de James, j'espère que tu n'es pas trop déçu que se soit juste ça. Enfin, encore merci, et à la prochaine j'espère.
Super!! bravo!!: je trouve ce speudo marrant. sinon, merci pour ton message, il fait bien plaisir. Sinon, t'en fais pas, je lâche pas ma fic, je l'aime trop pour faire ça, c'est juste que je suis très très lente et très très parreseuse, mais je vais faire des efforts pour la prochaine fois. A +.
Jojo Potter: Bravo, t'es trop puissant d'avoir tout deviner, enfin, une grosse partie. Mais bravo, t'as la même logique que moi, bon boulot. Sinon, merci, j'espère avoir encore fait du bon boulot pour ce chaitre qui m'a donné du file à retordre. Ciao.
Julie: Merci pour ton commentaire, c'est vrai que c'est pas un sujet que j'ai bcp vu sur fanfic. Hé bien voilà le chapitre que tu attendais avec impatience. Je promets d'aller plus vite pour le suivant, comme je suis en vacance maintenant ça devrait aller. Allez, merci, à la prochaine j'espère.
Voilà, encore merci à tous et même ceux qui ne me laisse pas de review, je fais aussi ce boulot pour vous.
Sheena China.
